CHAPITRE 2

C'est une blague ?

Le plus grand Sorcier de tout les temps, ou du moins comme il aimait à le penser, se prélassait dans un bain moussant, en cette douce soirée estivale.
Des sels de bains à la cerise et quelques bougies parfumées embaumaient l'air de la salle de bain aux murs jaune citron du très célèbre et fameux Albus Dumbledore.
Ce dernier chantonnait une chanson bien connue du monde moldue ''Sous l'Océan'' tout en frottant vigoureusement la peau ridée de ses bras avec une éponge grattante rose bonbon.

Bien loin de ce qu'il se passait en ce moment même dans la demeure ancestrale de la noble famille Black, au Square Grimmauld.

Au même moment, à Poudlard, Albus Dumbledore venait de sortir précipitamment de son bain et d'enfiler un peignoir d'un rose de mauvais goût suite à l'arrivée impromptue d'un hibou.

' Cher Albus,

Le garçon que vous m'aviez chargé de surveiller à disparu depuis ce matin.
Je ne sais pas quoi faire, j'ai retourné tout le quartiers afin de ne pas vous alerter sans raison valable, mais rien n'y fait.
Sa famille ne compte pas prévenir la police moldue, que dois-je faire ?

En attente de vos instructions.

Arabella Figg

'

- C'est une blague ?! Pesta Albus alors que ces yeux parcourait la lettre.

Non seulement affolé par la nouvelle, le directeur de Poudlard était complètement hors de lui.
Ça ne devait pas se passer comme ça ! Le garçon devait être sous son contrôle !

Il avait toujours agit avec au minima une dizaine de coups d'avance, et voilà qu'un stupide petit garçon venait de lui damner le pion.

Il se dirigea vers son bureau, et sous le regard dubitatif de son phénix et de la totalité des anciens directeurs présents sur les murs, il écrivit une brève missive à Arabella, toujours vêtu de sa robe de chambre et sa longue barbe trempée gouttant sur le sol.

Arabella,

Je me charge de tout, restez sur place.

A. Dumbledore

Et suite à cela, il décida qu'une réunion d'urgence avec ces plus fidèles et loyaux suiveurs devaient être organisée.

Pendant ce temps là, Harry Potter, qui ne se doutait pas de l'émoi que sa disparition était en train de susciter, mangeait une soupe en compagnie de Regulus tout en discutant avec ce dernier.

- Ça me paraît tellement gros.. Je ne doute pas de la véracité de ce que tu m'as dis, mais comprend que cela laisse place aux doutes. Dit Regulus après avoir finit son bol.

- Je pense que je m'en suis toujours douté.. Enfin je veux dire, dans mon ancienne vie. Je ne voulais juste pas le réaliser..

- Certes, mais je peine à comprendre pourquoi.. Puis que va-t-on faire ? Tu es un garçon de 6 ans, et je suis en train de mourir, je le sais..

Harry plongea son regard émeraude dans celui orageux de son nouvel allié, et tout deux réfléchirent en silence.

- Je n'ai jamais été le plus doué en potion, mais je pense qu'avec quelques recherches, il me serait possible de t'aider. La priorité, pour le moment, ce va être de se cacher et de te guérir, si bien sûr tu es d'accord ? Demanda Harry en retrouvant espoir. Après tout, prévisible comme était Voldemort, le poison que Regulus avait bût en récupérant l'Horcruxe devait avoir été réalisé par Severus Rogue, et par conséquent, un antidote devait être réalisable.

Le malade sembla y réfléchir, avant de proposer directement à Harry de faire ses recherches dans la bibliothèque familiale, et d'utiliser la cave comme laboratoire de Potion, avec l'aide de Kreature.

Il fallut un bref instant avant que le jeune garçon n'acquiesce. Malgré l'antipathie profonde qu'il avait ressenti envers son ancien professeur de potion dans sa première vie, ce dernier avait pourtant réussit à donner à Harry un niveau respectable en Potion, et si ce dernier devait travailler d'arrache-pied pour devenir le meilleur dans le domaine et ainsi sauver son seul et unique allié de fortune, il s'y plongerait sans hésiter corps et âme.

C'est ainsi qu'une certaine routine se mit en place, Harry se levait à l'auror chaque matin et passait la matinée à étudier les différents poisons et les ingrédients qui les composaient, puis il déjeunait avec Regulus, avant de passer l'après-midi à tenter de réaliser un antidote, avant de dîner le soir tout en faisant par de ces progrès ou non à son hôte, et en apprenant quelques anecdotes sur la vie de son parrain et de son père à Poudlard.

Par ailleurs, la santé de Regulus, qui n'était pas au mieux, avait cessé de décliner depuis que le petit garçon était arrivé.
Non seulement il avait apporté à Regulus de la compagnie et une aide non-négligeable, mais en plus ce dernier lui avait apporté une raison de se battre en la personne de sa fille, Hermione Granger.

Et si Kreature dans son ancienne vie avait été désagréable et traître, il était un millions de fois plus agréable et cuisinait divinement bien.

Après presque un mois de cohabitations, Harry Potter accouru vers la chambre de Regulus en tenant dans sa main une fiole.

Cette potion lui avait prit une semaine à la réaliser, et malgré de nombreux échecs, Harry en était sûr, cette fois c'était la bonne.

Haut comme trois pommes, le petit garçon s'était précipité sur le lit d'un Regulus bougon, qui n'appréciait visiblement pas d'être ainsi importunée, avant de réaliser ce que la présence de la petite tête brune des sorciers sur son lig, avec un grand sourire et une fiole à la main, pouvait signifier.

Il avala d'une traite la petite fiole et fut déçu de ne rien sentir de spécial après quelques minutes.

Pourtant le sourire de Harry ne faiblissait pas, et une heure durant, l'état de Regulus s'améliorait à vue d'œil.

C'est donc après trois heures que le plus jeune de Black parvint à se lever de son lit, et qu'il se mit à rire comme il ne l'avait plus fait depuis l'enfance, en pleurant des larmes de joies.

Grâce à son ami, il n'allait pas mourir dans son lit.. Grâce à un Harry Potter de 6 ans, le grand Regulus Black avait retrouvé la vie et il s'apprêtait à la croquer à pleine dents.

Le soir venu, après un copieux dîner, (le bougre avait besoin de reprendre des forces après 7 ans à manger de la soupe) il était sorti de sa maison respirer l'air extérieur.

Bon, il avait fait trois pas avant de s'effondrer, dû à la non-habitude de ses jambes à porter son poids, mais il était sorti !

- C'est une blague putain ?! Avait-il quand même trouvé à dire après qu'Harry et son Elfe ne lui ait ordonné de rester quelques jours de plus au lit.. Mais qu'est-ce que quelques jours de plus quand on a toute une vie ? Avait-il pensé en s'endormant.