Hello hello, c'est encore moi! J'aime beaucoup écrire cette histoire et je n'arrive plus à m'arrêter! donc vous avez droit à deux chapitre aujourd'hui. J'espère qu'il vous plairons, ils sont plus sombre que les premiers mais vu le secret de la jeune fille ça me semble logique. Enfin bref, j'espère que vous les aimerez, mais dans tout les cas laissez moi une reviews que je sache quoi améliorer!

Enjoy


Chapter 3 : Je ne veux pas faire semblant…

Anne se réveilla en sursaut. Encore cette faim qui lui tiraillait les entrailles. Elle se précipita vers sa table de chevet et saisit la fiole qui s'y trouvait. Elle bu de longues gorgées jusqu'à ce que sa faim se calme. Lorsqu'elle reposa enfin la fiole, elle aperçut son reflet dans la glace. Son visage était toujours aussi pâle à l'exception de ses pommettes qui étaient légèrement rosies par sa boisson. Anne soupira et détourna le regard. Elle consultât son réveil : 5h45, pas la peine d'essayer de ce rendormir, il faisait encore nuit et si elle voulait pouvoir rester éveillé jusqu'au soir, il fallait qu'elle se lève. Prenant un livre, elle décida d'aller dans la salle commune qu'elle n'avait pas encore eu le temps de réellement visité, puisqu'elle ne pouvait jamais sortir de sa chambre seule au cours de la journée.

Vérifiant qu'il n'y avait personne qui gardait sa chambre, elle se faufila vers le fauteuil le plus éloigné du feu qui mourait dans l'âtre. Anne se plongea dans sa lecture et ne releva la tête que lorsqu'elle entendit des pas dans l'escalier menant au dortoir. Craignant que ce soit l'une des filles, elle s'enfonça un peu plus dans son fauteuil, profitant de la pénombre pour observer le lève tôt.


Oliver descendait les escaliers en faisant attention de ne pas trébucher, se casser quelque chose maintenant serait vraiment mal avisé ! On était déjà le 24 octobre et le premier match était dans deux semaines. Et il ne voulait pas avoir à déclarer forfait face au Serpentard juste parce qu'il c'était tordu quelque chose dans les escaliers. Baillant, il passa dans la salle commune et se dirigea vers la sortie.


Voyant Oliver, Anne n'avait pas hésité une seconde, elle lui avait emboité le pas et était sortie à sa suite, réglant son pas au sien pour qu'il ne la repère pas. Elle le suivit lorsqu'il sortit du château, se demandant ce qu'il pouvait faire dehors de si bonne heure, mais la pluie l'arrêta sous le porche. Lorsqu'elle le vit se diriger vers le stade de Quiddich, elle comprit. Elle se décida finalement à le suivre, songeant qu'elle avait bien fait d'enfiler son pull à capuche. Courant pour passé entre les gouttes, elle rejoint rapidement l'entrée du stade. Tendant l'oreille, elle se dirigea discrètement vers les bruits de pas qu'elle pouvait entendre.

Au détour d'un couloir, elle n'entendit plus rien. Avançant d'un pas, elle se sentit saisir par une épaule et entendit une voix grave et plutôt énervé dire :

'Ils envoient des filles pour nous espionner maintenant chez Serpentard !'


Oliver avait saisit l'élève sans ménagement et l'avait plaqué contre le mur des vestiaires. La capuche de l'espionne retomba sur ces épaules et Oliver se retrouva face à face à avec une paires d'yeux d'un bleus cristallin. Il en eu le souffle coupé, ce qu'il pouvait lire dans ces yeux était indescriptible. Il aurait voulu rester à les contempler pour l'éternité mais la fille baissa la tête et Oliver fut ramener à la réalité par la couleur noire de ceux-ci. C'est alors qu'il la reconnu.

'Anne ? Mais comment es-tu arrivé là ?

-En marchant, sur mes deux jambes.

-Mais, je veux dire… comment t'es tu dirigé ? Tu ne… enfin…

-Je suis aveugle ? C'est ça que tu veux dire Oliver ?'

Le garçon hocha la tête, gêné.

'Et bien seulement quand il y a trop de lumière et là, il fait nuit alors ça va. Tu vas me tenir longtemps encore ?'

Oliver relâcha les bras d'Anne. Il observa son visage, mais dans la pénombre, lui ne voyait pas vraiment bien. Pourtant, il avait vu ces yeux comme en plein jour tout à l'heure. Il n'arrivait pas à se détacher de cette image.


Anne trouvait que le silence devenait pesant. Oliver était plongé dans ses pensées, mais pourquoi lui avait-elle laissé voir ses yeux ! Niveau discrétion, c'était vraiment de mieux en mieux. Heureusement pour elle, il semblait qu'Oliver n'en ai encore parlé à personne. Mais il n'était pas possible qu'il soit stupide au point de ne pas encore avoir deviné, ou alors si, peut-être…

'Je ne sais pas pourquoi tu es venu mais il faut que l'on parle.' La voix d'Oliver l'avait fait légèrement sursauté, si grave, si douce tout à coup.

'Je suis venue pour que l'on parle, les filles qui sont tout le temps avec moi, j'ai du mal… Elles ne m'autorisent pas à faire tout ce que je voudrais…

-Je suis désolé, c'est entièrement de ma faute. Je ne savais pas que j'avais un fan club aussi débile…'

Anne écouta sérieusement au début puis riant à la fin, l'histoire du fan club d'Oliver et de la raison pour laquelle elle était leur cible. Riant de plus belle en voyant la mine déconfite d'Oliver, elle du s'asseoir sur l'un des bancs du vestiaire pour reprendre son souffle. Il acheva son discours en déclarant :

'Je suis vraiment désolé, j'ai tout essayé, mais elles ne veulent rien savoir; soit disant qu'elles ont fait ce choix pour mon bien et qu'en plus elles l'ont fait de façon démocratique en votant…'


A cette dernière phrase, le rire d'Anne s'arrêta net. Surpris, Oliver releva la tête et croisa ses yeux pour la seconde fois. Le feu qu'il y vit lui fit rater un battement. Il cligna des yeux et l'instant d'après Anne avait encore détourné le regard. Elle se mit à murmurer :

'Il faut trouver quelque chose pour qu'elles arrêtent…

-J'ai déjà tout essayé ! Je suis persuadé que même le Dumbledore n'arriverait pas à les arrêter…

-J'ai un plan !' Le coupa Anne 'Mais il faut que tu sois avec moi.

-D'accord, c'est quoi ton plan ?

-Je viens de te le dire, t'es sourd ? Il faut que tu sois avec moi. Qu'on face comme si on sortait ensemble. Comme ça, elles verront que malgré tout ce qu'elles ont pu faire, on a quand même réussi à ce voir et en plus tu ne seras plus célibataire, officiellement, bien sur. On pourrait tellement bien s'amuser à tous les rouler !'

Oliver resta bouche bé devant le culot dont faisait preuve la jeune femme. Et il ne savait pourquoi mais il trouvait ça adorable. Il lui prit la main en se levant et sortit avec elle sur les gradins.


Anne le suivit en silence. Elle aimait bien la sensation de sa main entourant la sienne, beaucoup plus petite. Anne n'osait rompre le silence paisible qui les entourait, la pluie tombait drue mais ils étaient protégés dans les tribunes. Oliver s'assit, ne lui lâchant toujours pas la main. Il semblait peser le pour et le contre de sa proposition. Elle se tenait debout juste à côté de lui. Soudain, il dit doucement :

'Le jour va bientôt se lever. J'aurais aimé qu'il ne pleuve pas, ça aurait facilité l'entrainement.'

Le Quiddich, elle avait oublié la raison de leur présence dans le stade. En tout cas, il semblait évident qu'Oliver ne souhaitait pas qu'il fasse semblant de sortir ensemble. Mais pourquoi ne lui lâchait-il pas la main dans ce cas ?

Il l'attira vers lui, entourant sa taille de ses bras et posant sa tête sur son ventre.

'Je ne veux pas faire semblant, Anne.'


Alors? Aller au chapitre suivant pour avoir la suite!