Eeeeeeet, nous revoilà pour la suite de cette fiction !

Le chapitre est un peu plus court, mais j'espère que vous pourrez l'apprécier ! ^^

Réponses aux reviews :

TheFanne : Merci beaucoup, c'est vraiment gentil ! ^^ J'aime beaucoup tes reviews xD Elles ont l'air de bien exprimé ce que tu ressens ! Du coup, ça me fait encore plus plaisir !

Bonne lecture !


Chapitre II

Adieu, innocence.


Quelques mois plus tard, sur une petite île, à l'abri des regards indiscrets, Fuu donnait péniblement naissance à sa fille. Quelques habitants de l'île qui savaient ce qui était arrivé à l'île de Fahwen avaient accepté de leur venir en aide. Depuis qu'ils s'étaient enfuis, Fuu, son beau-père et son fils avaient commencé à être traqués comme des bêtes par toutes sortes d'organisations affiliées de près ou de loin à la Marine.

Ce soir-là, ils furent retrouvés par une organisation mafieuse qui, pour une fois, n'avait aucun lien avec la Marine. Non, ils cherchaient juste à s'emparer des deux enfants. S'ils pouvaient les kidnapper et en faire des machines à tuer, ça les arrangeraient bien dans leurs affaires. Le petit camp monté à l'écart du village pour que Fuu puisse accoucher fut attaqué. Le grand-père, Aiji, eut tout juste le temps de sauver la sage-femme et sa petite-fille. Les mettant en sécurité, il se pressa pour aller sauver Akio et Fuu, mais ne put rien faire.

« GRAND-PERE !

- On a juste celui-là, je trouve pas le bébé…

- Pas grave, celui-là, c'est déjà beaucoup, allez, on fout le camp. »

Il ne put qu'être témoin de l'assassinat de sa belle-fille et le kidnapping de son petit-fils.

L'hécatombe.

Il perdait son île, ses amis, sa famille, son peuple, son fils, sa belle-fille et son petit-fils. A un âge aussi avancé que le sien, combien de temps pourrait-il vivre avant de voir sa petite-fille mourir ? Il ne laisserait jamais passer cela. Enlaçant avec la force du désespoir le corps encore chaud de Fuu, il caressa ses cheveux bruns, fixant son regard mort. Il se remémora un instant la joie de son fils lors de leur mariage.

Quel genre d'homme était-il ? Phen devait avoir honte de lui depuis l'endroit où il le regardait. Il n'avait même pas pu sauver sa famille. Se relevant, sa belle-fille dans les bras, il alla lui creuser une tombe décente dans une clairière dans la forêt. Il y pleura longuement, avant de revenir vers la sage-femme qui tenait toujours le nourrisson dans ses bras, encore un peu secouée par l'attaque.

« Elle va bien, dit-elle en souriant faiblement, des larmes aux coins de ses yeux et la voix tremblotante.

- Dieu merci…

- Comment… Je veux dire… Elle n'a pas de nom. »

Aiji regarda l'enfant et passa une main sur son front, calmant ses pleurs presque instantanément.

« Sora, dit-il après un moment de réflexion.

- C'est joli, sourit la jeune femme. »

Il hocha doucement la tête, puis pris sa petite-fille dans ses bras. Ils ne pouvaient pas rester ici, ils devaient s'en aller. L'île la plus proche, ils devaient s'y rendre. Par le passé, Aiji avait rencontré un Marine, oui, Garp. Monkey D. Garp. Il saura quoi faire ! Il savait toujours quoi faire !


~East Blue, village de Fuchsia~

Avec beaucoup de peine, Aiji parvint à l'île où se trouvait le vice-amiral de la Marine. Après l'avoir retrouvé, il lui exposa sa situation à laquelle Garp ne put que compatir : il était parfaitement au courant de ce qui était arrivé à l'île de Fahwen et en était profondément désolé. Il accepta de cacher Aiji dans le village, à la condition que celui-ci se coupe les cheveux le plus régulièrement possible et qu'il cache ses tâches de naissance si caractéristiques de son ancien peuple. Le vieil homme accepta, ne voulant pas mettre en danger la vie de sa petite-fille.

Durant cinq ans, Aiji s'occupa de Sora, la confiant de temps en temps à Garp ou Makino, partant à la recherche d'Akio, sans jamais pouvoir trouver la moindre piste. Le vieil homme fournit beaucoup d'effort dans cette tâche. Il essayait, encore et encore de retrouver son petit-fils. Mais il était trop vieux maintenant, il atteignait ses limites. Ses voyages duraient de moins en moins longtemps et il s'éloignait de moins en moins de l'île, réduisant son périmètre de recherches. Garp essayait de l'aider, quand il le pouvait, mais impossible de trouver la trace du grand-frère de Sora. Avant de mourir, le vieillard aurait aimé revoir Akio… Il l'aurait tant voulu. Finalement, il finit par mourir de vieillesse, dans son sommeil, au milieu d'une nuit calme d'été.

Sora se retrouva seule, orpheline.

« C'est problématique, soupira Garp en regardant l'enterrement de loin. »

Makino se tourna vers lui et le maire : il y avait une petite partie du village à l'enterrement, Aiji avait été de son vivant, quelqu'un de très agréable, se faisant des amis sur cette île d'adoption que lui et Sora affectionnaient beaucoup.

« On ne peut pas la laisser seule, elle n'a que six ans. Et je ne peux clairement pas l'emmener chez Dadan ! grommela-t-il en se grattant la tête. Ah merde… Aiji… C'était sa seule famille ! »

La jeune femme avec eux hoqueta, retenant quelques larmes, désolée pour cette pauvre enfant. Elle connaissait Sora depuis qu'elle n'était qu'un bébé et l'avait vu grandir. Cette situation lui faisait mal au cœur.

« Personne ne voudra l'accueillir j'imagine ? marmonna le maire en se grattant la barbe.

- Je peux le faire moi, dit Makino en essuyant ses yeux.

- Quoi ? s'étonna Garp.

- Je vais le faire. La pauvre n'a personne, autant qu'elle grandisse avec les quelques personnes qu'elle connait età qui elle est habituée. Elle m'a déjà aidé pour le travail au bar, alors je peux bien la prendre sous mon aile ! »

Garp regarda Makino qui fronçait les sourcils en le regardant, ayant l'air de grandement insister. Après un long soupir, il passa sa main dans les cheveux verts foncés de la jeune tenancière du bar du village. Le maire retint une grimace, mais en y réfléchissant, il accepta lui aussi : ils ne pouvaient pas faire grand-chose après tout.


C'est ainsi que les affaires de Sora furent déménagées chez Makino. A partir de ce jour, la petite fille l'aidait dans son travail, nettoyant la salle avant l'ouverture et à la fermeture, elle faisait des courses pour Makino et effectuait d'autres tâches dans le village. Makino l'appréciait beaucoup et Sora le lui rendait comme il le fallait, voyant en Makino une mère de substitution. Sora eut la chance de rencontrer Luffy qui devint un ami très proche de la petite fille qui avait deux ans de plus que lui. Sora était là aussi, le jour où Luffy mangea le fruit du Gum Gum et que Shanks le sauva d'une noyade certaine.

Peu de temps après, Garp alla lâcher son petit-fils au Mont Corvo. Sora ne le voyait plus et n'avait donc plus personne avec qui jouer sur son temps libre.

« Sora ? appela Makino en entrant dans sa chambre.

- Oui ? »

La petite fille se tourna vers la jeune femme, ses longs cheveux noirs étaient attachés en une queue de cheval haute. Elle cligna ses grands yeux gris clairs puis se leva pour s'approcher de la tenancière du bar qui s'accroupit à sa hauteur.

« Je vais voir Luffy. Tu viens avec moi ? sourit-elle. »

Le regard de l'enfant s'illumina, et sans répondre, prit la main de Makino et courut dehors sous le rire amusée de la jeune femme. Après un peu de préparations, elles prirent le chemin du Mont Corvo avec des paniers remplis de vêtements. Sora s'efforça de retenir le chemin en suivant Makino, elle ne s'était jamais autant éloignée du village depuis son arrivée ici. Après quelques heures de marches, la cabane des bandits était en vue. Devant, Sora aperçut Luffy et commença à lui faire de grands signes avant de doucement baisser les bras : qui étaient ces deux autres garçons qui l'accompagnaient ?

« Makino ! Sora ! sourit Luffy en courant vers elles.

- Salut Luffy, salua Sora en levant la main.

- Bonjour Luffy, tu vas bien ?

- Oui ! Mais et vous ? Vous faîtes quoi là ?

- On t'apporte des vêtements ! dit la petite fille en montrant le panier. »

Luffy parut ravi, puis se tourna vers Ace et Sabo qui restaient en retrait. Le plus jeune leur fit signe de s'approcher et présenta Makino et Sora. Bien qu'un peu intimidée, Sora resta polie et les salua en souriant. Elle fut quand même un peu gênée en voyant les regards d'Ace et de Sabo peser sur elle et la regarder avec insistance.

Makino sourit, se pencha vers les paniers et commença à leur faire essayer des t-shirts, des chemises, des vestes, des pulls, des shorts… De tout. Sora l'aida, courant d'un panier à l'autre, sortant des fois une aiguille et du fil pour ajuster des vêtements sur l'un des trois garçons. Marchant vers Luffy, elle commença à recoudre une manche qui présentait de petits trous.

« Alors c'est ici que ton grand-père t'a envoyé ? s'étonna-t-elle.

- Oui ! Mais j'ai pu rencontrer Ace et Sabo, alors c'est cool ! »

Sora sourit, se tournant vers Ace qui rougissait doucement alors que Makino lui demandait de ne pas bouger.

« Tu pourrais rester ici toi aussi ! Tu seras la grande-sœur, vu qu'eux ont dix ans, c'est les grands-frères ! »

Sora le regarda un peu étonnée mais ne dit rien, haussant simplement les épaules. Elle ne remarqua pas le regard de Sabo derrière elle. Après cette petite visite, Sora embrassa la joue de Luffy et repartit avec Makino au village. C'était sûr, elle reviendrait !


Pam-pam-pam-Paaaaam !

Voilà, pour le chapitre 2 !

Vos impressions ?