Le temps ne s'écoule pas pareil ici ou là-bas, les années ne se comptent de la même manière. Et un simple passage de porte ici, prends une dizaine d'années ailleurs...

Sur terre, la vie des deux enfants s'est poursuivie tranquillement, parsemée des traquenards des quatre frères et sœurs, toujours prompts à les mettre dans l'embarras, mais prêts à les défendre face aux folasses et aux abrutis ou obsédés de l'école quand les choses devenaient trop risqué mais dans l'intimité de la famille, cette image trop parfaite volait en éclat. La fratrie se faisait un main plaisir à leur faire les pires vacheries, entre les pneus dégonflés, les couvertures volées, les clés cachées, et point d'explication : c'était leur passe-temps favori !

Mais plus personne n'a mis en cause leur besoin d'intimité, leur capacité à se mettre dans une bulle, les moments qu'ils pont partagé, silence, fous-rires musique ou simple balade. Même le Chef Swann a toléré cette amitié, même si avec le temps, il a bien senti que ce n'est pas et que ça n'a jamais été une amitié mais quelque chose de beaucoup plus fort ,de beaucoup plus intense et que tout se qui se mettrait en opposition à ça et à eux, risquait de faire exploser la stabilité de leurs enfants.

Le groupe s'est agrandi, en plus des frères et sœurs maintenant en couple. Emmett âgé de 18 ans sort avec Rosalie depuis trois ans. Jasper, après avoir résisté pendant trois ans, fréquente Alice depuis deux an et aucun des quatre ne peut vivre sans sa moitié. Ben et Angela se sont joints en couple à eux enfin surtout ils sont liés à Edward et Bella, étant tout simplement leurs meilleurs amis, toujours présents.

Mais pour Edward et Bella âgés tous les 2 de 17 ans, personne ne sait vraiment ce que leur histoire devient, seuls Esmée et Carlisle suivaient leur histoire de plus ou moins loin, mais prenant garde de les protéger des indiscrets.

C'est pourquoi, 8 ans après ce fameux orage, Edward et Bella partaient en ballade pour faire un week-end de camping dans une zone un peu isolée et surtout inconnue de leur fratrie. C'est ainsi, que sous le couvert de leurs parents , Edward et Bella sèchèrent leur dernière demi journée de cours et partirent, après le repas de midi, le sac au dos chargé d'une tente, de sacs de couchages, de nourriture, de livres et d'une guitare.

Edward et Bella marchèrent pendant plus de 2 heures pour atteindre leur lieu de campement, une immense prairie qu'ils ont découvert par hasard un jour au gré de leurs promenades et qui était devenue si précieuse que tout ce qui les avait touché ou les touchaient s'y rattachait. Ainsi lorsque Bella s'était rendu compte que ce qu'elle ressentait pour Edward n'avait plus rien eu à voir avec de l'amitié, c'était dans cette prairie qu'elle lui avait confessé, confession qu'il lui avait retourné l'instant d'après et ainsi de suite, chagrins, doutes, bonheurs tout y avait été vécu.

Arrivés à cet endroit, ils s'enlacèrent quelques instants et après un baiser, ils commencèrent leur installation. Edward s'occupa du bois et du feu et Bella s'attela à l'installation de la tente et des sacs de couchage, conçus pour ne faire qu'un, vive le modernisme qui permet de faire de 2 sacs de couchages simples un sac double, à condition de faire le bon choix et de prendre un sac pour le côté gauche et l'autre pour le côté droit, forcément. Une heure plus tard, Bella rejoignit Edward qui sortit la guitare et entreprit de fredonner une nouvelle mélodie, inconnue de Bella.

« Edward, elle est nouvelle celle-ci,tu ne me l'as jamais jouée ? » demande Bella étonnée.

« Non, elle est spéciale celle-ci je l'ai composé ce mois dernier, en pensant à cette journée, à nous, à toi, à notre histoire, à notre avenir, à ce que je souhaite enfin bref à nous deux quoi... » termina Edward légèrement gêné

« Je nous retrouve dedans mais elle a cet espoir en l'avenir comme une promesse d'un futur commun, de moments inoubliables, d'une union que rien ne pourra altérer : un point d'encrage... »

A cet instant, Edward posa la guitare, prit la main de Bella et les fit se lever tous les deux ensemble. Puis il se recula d'un pas :

« Bella le timing n'est celui que j'aurai voulu mais je ne tiens plus ... » »

Il s'agenouilla alors devant son amie et sortit un écrin de sa poche de pantalon de randonnée.

« Bella tu as fait de ma vie ce qu'elle est devenue, tu es mon point d'ancrage, la personne la plus importante avant mes parents adoptifs, et sans toi je suis incomplet, tu es le soleil de ma vie et quand je te regarde dans les yeux, j'ai l'impression de partir en vacances à chaque instant, je m'y perds quoiqu'il arrive, je déteste toujours autant quand il pleut dedans sauf quand c'est de l'émotion. Isabella Mary Swann, Bella, veux-tu faire de nous, de moi et de toi, les personnes les plus heureuses et acceptes-tu de m'épouser et de partager ma vie quoiqu'il advienne, pour le meilleur et pour le pire »

Edward avait les yeux fixés dans ceux de Bella, et c'est émue qu'elle répondit

« Edward, ma vie a commencé à ton arrivée ici dans ma vie, ta tristesse et ta joie de vivre ont été le moteur de ma vie, nos campings, nos fous-rires, nos balades et nos moments de silence font de ma vie quelque chose d'unique et il ne me vient pas à l'esprit de moments meilleurs que ceux là. Alors pour le meilleur et pour pire, Edward Anthony Massen Cullen, Edward, j'accepte de devenir ton épouse et de partager ta vie, quoiqu'il advienne, pour le meilleur et pour le pire. »

Edward se releva, lui passa sa bague au doigt et l'embrassa le plus tendrement possible.

« Merci... je t'aime Bella... »

« Merci... autant que je t'aime Edward... »

Et c'est unis, dans les bras l'un de l'autre, que la soirée commença. Après un petit temps, Edward posa un délicat baiser sur les lèvres de Bella et lui dit

« C'est pas tout ça, mais nous avons quelque chose à fêter, je crois, ma tendre fiancée? »

« Hum, je crois que ,définitivement, j'adore ce mot, mon fiancé... c'est doux aux oreilles... Bon alors qu'avons-nous au menu ce soir, raviolis en boîte, choucroute acide, cassoulet sans goût ? » pouffa Bella

« Moque toi de moi, non ! J'avais prévu avec quelque aide, une salade verte, quelques toasts, quelques grillades et une belle sérénade pour ma belle. Ça te va ? »

« Alors je rajoute des shamallows grillés et des pommes de terre cuits dans la cendre et un cours de guitare le tout arrosé d'eau ? »

« Et bien j'ai peut-être une petite bouteille de champagne pour le dssert afin de fêter dignement ! Quoique sans nos frères et sœurs c'est carrément digne ! »

C'est ainsi que le repas tranquille et serein se passa entre les nouveaux fiancés, centrés vers leur bonheur et leur conjoint, l'un nourrissant l'autre et inversement partageant complicité, calme, silence et fous-rires. Puis c'est en musique et balade, qu'ils poursuivirent leur soirée, tant de la country, que du blues, Edward faisant profiter Bella de sa belle voix et Bella flirtant avec les étoiles lorsqu'elle-même se lanaç dans quelques balades soul. La soirée avançant, tous deux se rapprochèrent et finirent dans les bras l'un de l'autre avec comme simple ambiance, le feu qui doucement crépitait, mélancolique et paisible. Edward caressait doucement le bras et le dos de Bella, alors que cette dernière se perdait dans le cou de son ami, le parsèmait de baisers légers à le faire frissonner, remontait sous l'oreille et le long de sa mâchoire, sa main se perdit dans le haut de sa chemise, qu'elle déboutonna lentement, profitant ainsi de la moindre parcelle de peau qui était dénudée pour l'embrasser. Edward, tendu, saisit le menton de Bella et se perdit dans un baiser enflammé, dévorant ses lèvres, tantôt mordant sa lèvre supérieure tantôt celle inférieure, se laissant de cette manière la possibilité de respirer et quémandant enfin l'accès à sa bouche et c'est Bella qui finit par prendre d'assaut sa langue et une longue étreinte s'ensuivit. La jeune poursuivit le déshabillage de son ami et repoussa délicatement sa chemise de ses épaules, cajolant délicatement la peau de son dos, le faisant frissonner, et revenant discrètement sur ses abdominaux, les parcourant du bout des doigts et descend vers le V de son bassin. Edward essoufflé, posa son front sur celui de sa compagne et croisa son regard.

« Tu es sûr de ce que tu veux, Bella, parce que je ne suis pas certain que je serais capable de m'arrêter si on poursuit encore ce... »

« J'en suis sûr Edward, en cet instant, rien ne me paraît plus évident, cette promesse de passer ma vie avec toi, c'est celle qui m'enlève tous mes doutes, toutes mes angoisses et qui me donne la confiance suffisante en moi pour nous donner ce moment... »

« Alors, à jamais Bella... »

Edward poursuivit en ôtant le T-shirt de la jeune fille et pris timidement sa poitrine dans ses mains délicatement comme si il n'avait pris quelque chose de si précieux, puis glissa dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge et le faire glisser à terre, il profita de la douceur de sa peau sous ces doigts, sa bouche, sa langue. Sa fiancée se perdit en gémissements, et en soupirs, elle avait du mal à se concentrer sur la ceinture et les boutons du pantalon de son ami. Ses mouvements se saccadèrent au fur-et-à-mesure qu'elle approcha et effleura son bas-ventre, tendu par l'amour, l'envie et le désir tant refoulé pour sa partenaire. Quand Bella arriva enfin à défaire son pantalon, Edward grogna et défit lui aussi, précipitamment, le sien et c'est en sous-vêtement tous les deux qu'ils poursuivirent leurs caresses, se perdant dans la poursuite de la découverte de leur corps. Soudain, Bella chercha le regard d'Edward pour franchir la dernière barrière vestimentaire, à deux c'est plus simple, plus facile, tellement évident. Le jeune homme compris alors le besoin de son amie et descendit délicatement le boxer en dentelle, en profita pour parsemer chaque parcelle de peau qu'il rencontrait, d'une multitude de baisers, et alterna avec des caresses de sa langue, faisant frémir et gémir sa fiancée. Une fois dévêtue, Bella lui rendit la pareille, et s'ingénia à le rendre encore plus désireux d'elle, caressant son entre-jambe tendue, l'intérieur de ses cuisses, de ces genoux. Une fois nus tous les deux, il la pris dans ces bras et rentra dans la tente afin de profiter de leur lit de fortune. Il s'agenouilla et la posa sur le sol :

« Bella, j'aimerai bien dire que j'ai tout prévu, mais ce n'est pas le cas... je n'ai pas de ... »

« Je m'en doute et je te remercie », dit-elle dans un sourire et poursuivit hésitante

« Mais moi j'ai prévu, enfin, par comme tu l'entends... cela fait trois mois que j'ai été chez le médecin avec ta mère et je prends la pilule... je ne savais pas comment te le dire, j'espère que tu ne m'en veux pas , si ? »

« OK, tu vas chez le gynéco avec ma mère, au moins elle sait que c'est prévu », pouffe-t-il, « mais je ne t'en veux pas et comme je n'ai pas l'intention de connaître quelqu'un d'autre que toi, que c'est avec toi que je veux me marier et faire ma vie et euh..., »

Edward hésite un moment et Bella conclut

«« On n'a pas besoin de préservatif, ce sera plus simple sans, on essaiera plus tard avec, là maintenant c'est juste toi et moi et rien d'autre » »

« hummmmm... »

Ce fut la seule réponse du garçon qui s'empressa de l'embrasser tendrement pendant que ses mains partaient à l'aventure de son corps, elle laissa errer ses mains dans le dos, descendant jusqu'à ses fesses et remontant dans ces cheveux, longeant par la même occasion les côtes et le faisant frissonner de plaisir et désir. Edward caressa la poitrine légèrement et accentuant ses cajoleries, parsema la gorge de baisers humides et taquins, provoquant un désir chez sa partenaire, ses mains glissèrent le long de son ventre et il se décala légèrement pour rejoindre son centre déjà humide, n'attendant que lui. Mais il n'osait pas trop, et au lieu de paraître idiot, il préféra remonter sur la bouche de sa partenaire. Être novice tous les deux avaient des avantages, ils s'écoutaient.

« Edward, j'ai besoin que tu me caresses encore,... » souffla Bella

« Tu as peur Bella, tu veux qu'on arrête ? » s'inquiéta Edward

« Oui j'ai peur, car plein de filles disent que ça fait mal, mais j'ai confiance en toi et je ne veux pas arrêter, et je me dis que quand tu me caresses j'ai tellement envie de toi que ce sera plus simple, j'y penserai moins ! » conclut Bella

« Je t'aime... »

Edward l'embrassa et repartit à l'assaut de sa poitrine, descendant progressivement vers son centre,elle trempait d'anticipation, Edward y arriva et entreprit de l'embrasser, de la cajoler et ses mouvements touchèrent sa virilité

« hummm... »

Il se mit à grogner alors qu'il aspirait son clitoris, ses sens étaient plus qu'en éveil, elle sentait cette boule de chaleur gonfler dans son bas ventre, en plus de sa langue Edward se mit à utiliser ses doigts et lorsqu'il la pénétra avec 2 de ses doigts, ses hanches se crispèrent, il ne lui en faudrait pas beaucoup plus pour exploser... Edward poursuivit ses câlins et il courba ces doigts et la fit exploser. Tout en laissant ces doigts il remonta vers elle, l'embrassa et la fit se goûter et s'ajusta à elle. Délicatement, il retira ces doigts et elle gémit de mécontentement, vite remplacé par le plaisir de le sentir immiscer en elle. Il commença de bref aller retour, les amplifiant légèrement jusqu'à buter à sa barrière.

« Ouvre les yeux Bella, regarde moi... j'en ai besoin, je t'aime... » murmura son fiancé

« ... continue... Edward, je t'aime... » gémit Bella

Elle appuya sur son dos et l'accompagna dans son mouvement suivant, lui permettant de prendre sa virginité. Elle pensa se crisper, mais elle essaya de ne pas s'y attarder et demanda à Edward de poursuivre ses gestes. Sa féminité était tellement sensible par son précédent orgasme, qu'elle se rendait compte qu'elle en voulait encore, elle se devait de faire en sorte que son fiancé atteigne la même félicité qu'elle. Elle essaya de se consacrer à son plaisir à lui , alors que lui, lui rendait la pareil, rien ne fut simple, tout fut maladroit mais plein d'honnêteté et d'amour, ce ne fut pas transcendant mais ils finirent par jouir ensemble et après avoir échanger quelques caresses et baisers ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, recouverts de leur duvets, ravis de s'être donnés l'un à l'autre et heureux de leur future destiné.

Ce qui se déroula dans cette prairie lors de cette nuit ne fut clair pour personne. La prairie fut foudroyée par deux fois, alors que les deux adolescents dormaient dans les bras l'un de l'autre. Un phénomène alors particulier se déroula, nos deux anges réinvestirent leurs corps qui n'avaient de cesse de se chercher depuis 400 ans, afin de poursuivre leurs histoires et de boucler leur vies. Les choses étaient ainsi faites ! Peu de personnes se rendirent compte du phénomène, seuls Esmée et Carlisle se réveillèrent cette nuit-là, pris d'une certaine angoisse, mais convaincus du bien-fondé et du bonheur à venir, ils partagèrent un thé avant de se recoucher.