Note de l'auteur : troisième chapitre ! Plus tôt que prévu, aujourd'hui je me suis réveillée avec l'inspiration et j'ai presque fait qu'écrire. Merci beaucoup pour les reviews ! Elles me poussent à continuer, j'espère donc que vous aimerez le résultat.
SEX ISSUES*
Il avait détesté le sexe depuis le début.
La race humaine est si imparfaite, que pour se reproduire les humains doivent échanger des fluides de manière si grotesque. La première fois qu'il a lu sur l'existence du sexe, il a su qu'il détesterait ça. « Tu ne peux pas comprendre, tu n'es encore qu'un enfant », lui avait dit Mycroft. Il s'était éloigné de sa salle d'étude avec son livre de biologie, très en colère contre son frère aîné. Mensonges, il était jeune, mais il savait déjà beaucoup de choses qui resteraient un mystère pour certains adultes.
Le livre de biologie, lui, ne lui avait pas menti. À un certain âge, aux alentours de ses 12 ans, les signes clairs que son corps se préparait pour le sexe apparaitraient. Il se souvenait toujours du matin où il s'était réveillé après une nuit agitée, peuplée de rêves étranges (des cauchemars peut-être ?) Il ne s'en souvenait pas, mais à son réveil il s'était sentit différend et, quand il avait baissé le regard pour inspecter l'état de ses couvertures, il vit qu'elles avaient pris une forme étrange. Qu'avait-il entre les jambes qui les fissent se lever ainsi ? Après quelques microsecondes de paniques causées par l'ignorance, il arracha ses couvertures et se trouva nu avec une érection. La panique se fit plus grande.
Il savait ce que c'était, il n'était pas ignorant en la matière. Une érection matinale, là, palpitant en face de lui de façon presque drôle. Il sentit ses joues rougir et sa respiration s'accélérer.
« Du calme, Sherlock » se dit-il mentalement. Il devait bien y avoir une solution pour se débarrasser ces choses-là. Un médicament, peut-être ? Est-ce que le livre de biologie disait quelque chose à ce sujet ? Stupide bibliographie incomplète. Il émit un long gémissement de frustration et il mit l'oreiller sur le visage pour essayer de cacher la forte couleur rouge qu'il savait que sa figure avait pris.
Mycroft. Il devait lui demander. Mais l'idée même d'aller le consulter pour une telle chose lui faisait encore plus peur. Non, non il ne pouvait pas laisser Mycroft se réjouir comme à chaque fois qu'il admettait son ignorance dans un domaine. Non, ce misérable avec un complexe maternel, il ne lui donnerait pas la satisfaction de se sentir supérieur, car il ne l'était pas. En plus, l'action même de se diriger vers le bureau de M. Holmes, où Mycroft serait sûrement en train de prendre son petit-déjeuner, avec cette érection entre les jambes, était impossible. Quelle merde, même mettre un pantalon était impossible.
Les choses devinrent encore pire (il ne pensait pas que ce fût possible) quand il entendit un cri aigu. Il enleva l'oreiller de sa figure pour se trouver face à face avec une domestique horrifiée qui venait le réveiller chaque matin pour le petit-déjeuner. Il cria lui aussi, faisant sortir de sa poitrine toute sa frustration, et la domestique s'enfuit de sa chambre.
Il se leva comme il pût et marcha jusqu'à la porte de sa chambre. Il la ferma à clef et s'assit avec le dos contre la porte. Plus personne n'entrerait jusqu'à ce qu'il ait trouvé une manière de faire partir cette chose.
« Sherlock ouvre s'il te plaît ». Maudite domestique. Il ne pouvait donc pas avoir un peu d'intimité ? Dans cette maison, ils semblaient tous être les espions de Mycroft. Il avait à peine cassé quelque chose que Mycroft arrivait. S'il échappait à ses tuteurs, Mycroft de nouveau. S'il avait une maudite érection, Mycroft devait le savoir. L'aîné continuait à frapper à la porte, mais Sherlock ne répondit pas avec des mots. Au contraire, il donna un coup de coude particulièrement fort sur le bois de la porte. S'il avait cru intimider son frère aîné, il s'était trompé, en fait, Mycroft laissa échapper un rire amusé et finalement dit : « Tu vas devoir t'occuper de ça, mon cher frère. Ou il y a toujours l'option de la douche froide ». Puis Sherlock l'entendit s'éloigner tranquillement dans le couloir.
Douche. Il alla jusqu'à sa salle de bain et se glissa sous la pluie glacée. Ce fut une grande erreur de se précipiter de la sorte. Il n'oublierait jamais la douche la plus douloureuse de ses courtes 12 années.
Le « tu vas devoir t'occuper de ça » que Mycroft lui avait recommandé, il devait admettre avec honte qu'il ne savait pas de quoi il parlait. Il passa les jours suivants à faire des recherches. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps, avec son intelligence et ses dons pour la déduction, additionnés à l'aide involontaire de quelques-uns des domestiques (c'était scandaleux –et ennuyeux- tout ce qu'on pouvait apprendre en écoutant les conversations des domestiques), pour comprendre que son frère aîné lui avait suggéré la masturbation.
Non. Désagréable. Inférieur. Sherlock Holmes n'allait pas se masturber. Et il ne le fit pas.
Il s'était habitué aux occasionnelles douches froides le matin, chaque fois elles se faisaient plus faciles à supporter. Certains jours plus heureux, il se réveillait tout collant à cause d'un autre phénomène similaire, mais tout aussi désagréable pour des motifs différents, à savoir l'éjaculation nocturne. Ces jours-là, un bain normal suffisait.
Et il continua comme ça à s'occuper des changements de son corps à la puberté. Après un certain temps, ce n'était plus aussi terrible.
Pourtant, sa conduite marqua un tournant inattendu à cause d'un évènement. Un après-midi, dans le salon du manoir Holmes, Mummy avait préparé le thé pour fêter ses 23 ans de mariage avec son époux. Quelques amis de la famille se trouvaient là et on avait obligé à s'habiller correctement et à ne pas être tellement… eh bien, tellement lui. Mycroft l'avait averti et Mummy lui avait demandé avec beaucoup d'attention. Pour cette raison, il s'était appliqué à rester sur le canapé, à côté de Mummy et des autres invités, aussi silencieux que possible. Quant à son esprit, c'était une autre affaire. Il se trouvait toujours dans les premières étapes de son développement en termes de déduction, et ce qu'il aimait dans ces petites fêtes, c'est qu'il pouvait interagir avec des adultes qu'il ne connaissait pas. Il essayait par tous les moyens de déduire leurs vies à partir de petits détails. Ceux que jamais personne ne voyait.
Soudain, une nouvelle servante lui offrit un sandwich pour accompagner son thé, et, avant d'accepter, il se mit à l'étudier. La fille était jeune, elle approchait probablement de ses 20 ans, ses traits étaient symétriques, elle était belle même en étant simple. Yeux bleus et longs cheveux blonds, rien d'étrange, comme beaucoup de femmes de la région. La surprise avait été son petit tour de taille et sa (trop grosse, asymétrique, non-esthétique) voluptueuse poitrine. Il passa quelques instants à l'observer, il y avait quelque chose d'étrange dans la façon dont ses seins bougeaient quand elle marchait, ce n'était pas bien. C'était obscène. Désagréable. Il ne comprit donc pas la raison pour laquelle son pantalon rétrécit soudain de deux tailles. Là, face au regard horrifié de Mummy et de ses amies, et au petit sourire désagréable de Mycroft, il avait une terrible érection.
Il se sentait rarement honteux, il se moquait éperdument des normes sociales. Mais monter une faiblesse, les blagues de Mycroft, lui donner le plaisir de se sentir supérieur, et surtout, le fait de ne pas pouvoir contrôler son corps, tout cela lui causait une profonde humiliation. Il se souviendrait de cette anecdote pendant des années. Il aurait pu l'effacer de son disque dur s'il avait voulu, mais il avait décidé de ne pas le faire pour se souvenir clairement de pourquoi le sexe était une chose si désagréable.
Avec le temps, il apprit que le corps obéissait à l'esprit et non l'inverse. À ce moment-là, il avait éradiqué la faiblesse d'un être humain normal. Croire qu'on est esclave de ses instincts, comme les animaux, c'est une marque claire d'infériorité. La raison par-dessus tout est ce qui élève l'esprit humain. Et bien qu'on l'ait traité d'inhumain, d'extraterrestre et de taré toute sa vie, il savait en son for intérieur que rien n'exaltait plus la race humaine que d'être au-dessus de ses nécessités les plus primitives. C'était une des plus petites choses qu'on puisse faire pour honorer l'évolution.
Il y avait des moines en Asie qui entrainaient leur corps pour supporter la soif pendant de longues périodes, pour ne pas avoir besoin de beaucoup de nourriture, et pour annuler le sexe de façon à rester chastes toute leur vie. S'ils pouvaient le faire, si c'était possible, alors Sherlock était certain d'y parvenir. Et il en fût ainsi.
Mais il y avait quelque chose sur lequel il n'avait pas compté. De temps en temps, son corps demandait à être alimenté, à boire avec plus de fréquence, de temps en temps, il devait faire de petites concessions.
- Ah… fantastique. Sherlock ! Il entendit John l'appeler de sa chambre. Il sortit de ses réflexions avec un soupire résigné et marcha jusqu'à la chambre du docteur. Quelques minutes plus tard, John, Mlle. Hudson et lui regardaient le toit de la pièce avec ennui, préoccupation et désintérêt respectivement.
Une grosse tache d'humidité, des gouttes de pluie s'infiltraient en quantité grandissante dans faux-plafond juste au-dessus du lit de John. Juste au milieu. C'était la fuite la plus sévère, d'autres plus petites étaient dispersées dans toute la chambre. Ils durent utiliser quelques casseroles de Mlle. Hudson pour contenir l'eau.
- Ces bâtiments ont connu de meilleures années, Marie a eu le même problème, admit la vieille dame, résignée.
- Qui ? Demanda Sherlock.
- Mme. Turner, répondirent à l'unisson John et Mlle. Hudson. Sherlock leva les yeux au ciel et descendit les escaliers vers le salon où il s'était interrompu à la moitié d'un livre. Après tout, il ne voyait pas pourquoi il s'occuperait d'affaires aussi banales.
John et Mlle. Hudson restèrent quelques minutes supplémentaires pour arranger les détails avant de contacter un entrepreneur qui puisse réparer le toit au plus vite. Finalement, leur logeuse quitta l'appartement et son ami revint dans le salon avec un soupire résigné, avant de s'assoir dans son fauteuil sur le cousin Union Jack.
- L'entrepreneur passera demain pour voir les dégâts et faire un devis. Techniquement, c'est Mlle. Hudson qui devrait payer, mais comme nous avons eu quelques affaires bien payées cette semaine et que j'ai fait mes heures de chirurgie à la clinique, je n'ai pas eu le cœur d'accepter quand elle s'est proposée pour payer. Nous nous sommes un peu disputés là-haut, mais je pense mais nous sommes finalement tombés d'accord pour faire moitié-moitié.
- Hum… Approuva Sherlock sans quitter l'ordinateur des yeux.
- C'est mon ordinateur ? Demanda le médecin et Sherlock lui lança un regard qui semblait dire « évidement ». Mon Dieu… Sherlock, tu as un putain de mac et tu préfères utiliser mon ordinateur. Enfin, fais ce que tu veux… c'est une bataille perdue. En guise de réponse, et sans lever les yeux de l'article, Sherlock sourit face à ce petit triomphe. Donc, continua le blond en se raclant la gorge, je vais devoir dormir sur le canapé en attendant que l'on trouve une solution.
John n'avait pas l'air heureux de cet arrangement. Sherlock semblait être le seul à trouver ce canapé confortable et le bon docteur appréciait une bonne nuit de sommeil, chose que le détective ne comprendrait jamais. Il hocha la tête et lui fit un signe de main pour qu'il se taise, il essayait de lire ce satané article pendant que John le bombardait d'informations inutiles, c'était difficile.
La journée passa entre lecture d'articles et quelques dossiers d'affaires classées que Lestrade lui avait fournis. Avec autant d'informations, il avait décidé de conduire une expérience pour obtenir des résultats dignes de foi. Il avait pris cette décision quand il se rendit compte de la présence de John, debout, les bras croisés, face à lui.
- Quoi ?
- Le canapé, nous étions d'accord pour que je dorme dessus. La fuite dans ma chambre et tout ça… Tu n'as pas effacé ça quand même ? Il ne l'avait pas effacé, pensa Sherlock, il l'avait juste envoyé dans la partie la plus retirée de son cerveau, là où il gardait les informations sans importance, mais que, d'une façon ou d'une autre, il ne voulait pas oublier, comme, par exemple, que le deuxième nom de John était Hamish.
- Ce n'est pas possible, mes archives sont ici et je vais en avoir besoin.
- Sherlock, il est minuit, nous ne sommes pas en plein milieu d'une affaire, tu ne vas pas dormir ? Un soupire fut tout ce que le docteur reçut comme réponse. Eh bien, comme tu veux, mais moi j'ai besoin de dormir. Certains adultes doivent se lever tôt pour aller travailler.
- Ennuyeux, murmura-t-il et John leva les yeux au ciel.
- Sherlock… maudit soit tu ! J'ai besoin de dormir ! Cria-t-il et le détective vit sous ces yeux bleus des marques de fatigue.
- John, je ne vais pas déplacer mes archives, elles sont importantes. L'ex-militaire ouvrit la bouche pour répondre, indigné, mais Sherlock reprit immédiatement. Prends mon lit si tu as tant besoin de dormir.
- Quoi ? M-Mais où vas-tu… Ne sois pas ridicule, je ne vais pas prendre ton lit, tu as aussi besoin de te reposer.
- Non, non je n'en ai pas besoin. J'ai besoin de mais archives et de la cuisine vide pour vérifier une théorie. C'est toi, mon cher docteur, qui as besoin de dormir. Comme tu le sais, je n'utilise pas souvent mon lit, donc utilise-le, dit-il sans donner une grande importance à l'affaire. John ouvrit de nouveau la bouche, mais aucun son ne sortit. N'essaye pas de le nier John, je sais que tu préfères mille fois dormir dans un lit que sur ce canapé.
- Mon Dieu, oui, admit-il en se tournant vers la chambre de son ami. Dans son dos, les lèvres de Sherlock s'étirèrent en un demi-sourire amusé. John était si simple, et pourtant il ne s'en lassait pas.
John Watson était effectivement un mélange de simplicité et de complexité. Une énigme en lui-même. Et même s'il était certain que le docteur croyait qu'il connaissait tous ses détails et tous ses secrets, il ne pouvait pas être plus loin de la vérité. Même lui ne pouvait pas tout comprendre en un regard.
Mais certaines choses restaient simples, comme le besoin que John avait de céder à ses impulsions. Un homme d'instinct. Ça pouvait être sa meilleure qualité comme son plus grand défaut. Tuer le conducteur de taxi, offrir sa vie pendant l'accident de la piscine. En ce qui concernait les choses plus banales, cette caractéristique se manifestait dans son besoin de dormir dès que son corps commençait à s'épuiser, à manger simplement quand il en avait envie et à avoir des érections quand quelque chose le stimulait.
Il l'avait remarqué, ça lui arrivait pendant les longues périodes de « sécheresse », quand plusieurs semaines s'étaient écoulées sans qu'il ne couche avec une de ses copines, et soudain, pendant qu'ils regardaient la télévision, la superbe présentatrice de la météo apparaissait. John avait essayé de cacher son inconfort. Sherlock avait trouvé cela hilarant.
Il y avait eu un autre exemple, il y a quelques semaines, pendant qu'il réfléchissait sur une affaire particulièrement stressante, il s'était couché sur les genoux de John et avait touché les doigts de ce dernier avec sa bouche. Cette fois-là avait été agréable même pour Sherlock. Relaxant et en même temps nouveau. Cependant, le docteur avait été excité de façon très claire. Il l'avait vu dans ses yeux bleus, ses pupilles dilatées et légèrement plus humides. Ça avait été une vision agréable, John était plus agréable comme ça.
L'expérience donnait le même résultat que dans l'article, ennuyeux, prédictible. Il faisait jour de nouveau apparemment car son ami était de nouveau dans la cuisine en train de préparer le petit-déjeuner.
- Du thé ? Lui proposa John et il n'hésita pas avant d'accepter. En l'observant, il remarqua qu'il venait de sortir de la douche et qu'il était déjà habillé pour partir à l'hôpital. Épaules relâchées, posture confortable, traits du visage moins marqués, yeux plus brillants, sourire naissant sur les lèvres : le docteur était de bonne humeur.
- Tu as passé une bonne nuit ?
- Oh mon Dieu, oui ! Quel matelas tu as, Sherlock ! Je devrais m'en acheter un semblable. Il lui fit un petit sourire. Oui, aucun doute, le docteur était de bonne humeur. Il était détendu au point de paraitre plus jeune. Sherlock pensa que John était plus agréable que normalement en ce moment. Il lui rendit son sourire.
- Mon cher John, la manière avec laquelle les petits détails semblent apporter un grand changement à ta vie est adorable.
- Je vais faire comme si je n'avais pas entendu que tu viens de m'appeler « cher » et « adorable » dans une même phrase, Sherlock. C'est bien parce que je suis de bonne humeur. Même s'il avait promis de faire comme s'il n'avait pas entendu, ses joues légèrement rouges ne semblaient pas dire la même chose. Adorable, pensa Sherlock. Je m'en vais maintenant, essaye de manger quelque chose et de ne pas détruire la cuisine, nous ne voulons pas que l'entrepreneur passe par ici aussi.
Il leva les yeux au ciel et retourna à son microscope. Son expérience officiellement terminée, il s'ennuyait, prédictible. Il avait besoin de trouver quelque chose de nouveau pour rester occupé. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas inspecté sa colonie de larves qu'il élevait dans sa chambre.
Il alla jusqu'à sa chambre pour chercher dans les tiroirs la boîte de Pétri. Tiroir du dessus, ses sous-vêtements, tiroir du dessous, ses chaussettes, au milieu, différentes boîtes de Pétri. C'était l'ordre logique et naturel des choses. Cependant, alors qu'il allait partir, son lit attira son attention. Il n'était pas comme d'habitude.
John l'avait refait, il était parfait, mais il n'était pas comme d'habitude. De petits détails attiraient son attention. Il était extrêmement évident que quelqu'un d'autre l'avait utilisé. En plus, l'odeur de John était partout. Son lit était vraiment si confortable ? Il ne le trouvait pas mieux que le canapé, même s'il « n'aimait » pas dormir, qu'il tombait simplement de sommeil n'importe où. Il laissa la boîte dans le tiroir et se coucha sur le matelas.
Quand La Femme avait dormi dans son lit, il était aussi différent. En plus elle avait laissé son odeur corporelle imprégnée dans chaque fibre. Il avait donc dû changer les draps. Il devrait probablement le faire aussi maintenant.
Il pensait cela au début, mais quand il enfonça son visage dans le cousin, il ne trouva pas l'odeur de John si désagréable. En fait, c'était un mélange d'acide citrique, de thé et de quelque chose d'autre, l'essence de son colocataire. Il défit le lit et se mit entre les couvertures. C'était si doux et chaud, l'odeur se glissait dans ses sens pour les endormir. Délicieux. C'était la même sensation de détente et d'enthousiasme face à la nouveauté qu'il avait ressenti en s'allongeant sur les genoux de son ami. C'était doux comme John, ça sentait si bon, comme lui. Il s'accrocha avec les deux mains à l'oreiller, la serrant dans ses bras de façon possessive et il soupira en frottant son visage sur le coussin.
John n'aurait pas dû aller travailler ce matin-là, il aurait dû rester là, avec ses beaux yeux et son expression détendue, il aurait dû le prendre dans ses bras et lui faire sentir sa douceur, sa chaleur, et le laisser s'approcher suffisamment pour qu'il puisse sentir en direct l'odeur agréable qui imprégnait sa peau. La peau de John était belle. Ses cheveux aussi, ils sentaient surement plus l'acide citrique à cause du shampoing. Ses joues, comme elles étaient plus près de sa bouche, sentiraient surtout le thé.
Sherlock caressa l'oreiller avec son nez, juste là où il imaginait les commissures des lèvres de John. Il descendit jusqu'à l'emplacement de son cou, là, particulièrement là, l'odeur de John devait être insupportable. Un petit gémissement naquit dans sa gorge et il bougea, inquiet.
Quelque chose n'allait pas bien, c'était agréable, mais il savait que le fait que ce soit agréable rendait cette chose pire. Ses hanches se frottaient inconsciemment contre les draps, et quand il le remarqua, il s'arrêta. Il lâcha l'oreiller et se retourna dans le lit pour être sur le dos. Cette sensation… cette chose de nouveau. Il quitta la chambre rapidement et entra dans la salle de bain.
La dernière fois que Sherlock Holmes avait dû utiliser la douche froide pour se débarrasser d'une érection avait été 10 ans auparavant, mais elle fut aussi douloureuse que sa première lorsqu'il avait 12 ans.
Inconcevable. Pas seulement le fait qu'il avait été excité dans son propre lit en pensant à son colocataire, mais aussi le fait qu'il voulait recommencer. Pourquoi maintenant ? Après autant d'années. Pourquoi John ? Pourquoi ne se sentait-il pas dégoûtant comme les autres fois ? C'est-à-dire qu'il était mal à l'aise et que c'était hautement incorrect, mais en dehors de tout ça, c'était agréable. Oh mon Dieu, c'était si agréable en dehors de tout ça.
Quand son regard croisa de nouveau celui de John, il eut la même sensation que lui avait procuré le sourire amusé de Mycroft le jour de l'incident avec la servante pendant le thé. Honteux, vulnérable et même humilié. Si John le remarqua, il ne fit aucun commentaire.
Cette après-midi-là, une nouvelle affaire était arrivée et ils avaient veillé tard pour travailler. Ils venaient de rentrer de la scène du crime quand il vit John bailler et se frotter les yeux.
- Je crois que je prendrais bien un café ou un truc du genre, tu en veux un ? Lui offrit le blond.
- Ce n'est pas la peine, va dormir. John se retourna pour le regarder, déconcerté. Il ne l'envoyait jamais se reposer, surtout pas en plein milieu d'une nouvelle affaire. Nous n'aurons plus d'informations avant demain matin, allez, va dormir sur mon matelas que tu aimes tant. Le visage de l'ex-militaire se fit rouge de honte.
- Non… Sherlock, ça ne vaut pas la peine. Vraiment, un café et je suis… Sherlock soupira de nouveau en lui lançant un regard insistant. Ok, ok, d'accord. Je vais dormir quelques heures, ça ne me fera pas de mal.
Ce fut le seconde nuit que John dormit dans sa chambre. Entre ses réflexions sur l'affaire, la sensation d'être parvenu à son but s'infiltrait, l'odeur de John s'était évaporée de ses draps pendant l'après-midi, il fallait se réapprovisionner. D'un autre côté, il savait qu'il ne devrait pas se le permettre, il était en train de se laisser emporter par ses instincts. Cependant, son corps avait besoin de manger de temps en temps, besoin de boire plus fréquemment et il tombait endormi mais s'il ne voulait pas. Peut-être que ce problème d'érection et de sexe devait avoir une soupape d'évacuation toutes les x années. Ce n'est pas comme s'il allait perdre le contrôle.
En tout cas, il se retrouva, debout, dans l'embrasure de la porte de sa chambre. Il l'ouvrit doucement pour ne pas alerter les réflexes militaires de son ami. John avait le sommeil léger, il ne voulait pas prendre de risque.
Il était là, avec son vieux t-shirt de l'armée et un pantalon en flanelle à carreaux. Le bon docteur dormait différemment de lui qui préférait se coucher en chien de fusil et prendre l'oreiller dans ses bras : John, lui, dormait sur son dos en étendant ses membres. Il lui rappelait l'homme de Vitruve de da Vinci. Sa tête était penchée en arrière, laissant son cou totalement exposé. Merde… comme il voulait sentir se cou. Il réprima un gémissement de frustration et s'en alla. Pendant qu'il travaillait cette nuit-là, il alla observer la façon dont John dormait encore quelques fois.
Comme il ne devait pas travailler ce matin-là, John resta à l'appartement et reçu l'entrepreneur. Le toit aurait besoin d'au moins une semaine de travaux pour être complètement réparé, peut-être plus si le temps n'était pas au beau fixe. Au grand désespoir de John et à la joie secrète de Sherlock, il plut toute cette semaine-là comme jamais à Londres. C'est pourquoi, John dormi dans le lit de Sherlock plus de dix jours.
Chaque nuit, le temps que le détective consultant passait, debout, à côté du lit augmentait, et la distance entre John et lui diminuait. Cependant, il faisait attention et n'avait jamais réveillé le médecin. Le voir dormir était devenu un passe-temps chaque fois plus addictif et dangereux. Il n'avait pas chaque matin la chance de pouvoir se glisser dans ses draps. Ils avaient travaillé sur l'affaire, il avait donc parfois dû se contenter de le regarder dormir. D'autres jours, John avait dû travailler tôt et Sherlock avait pu apprécier en long et en large le plaisir de s'allonger sur son matelas et de respirer cette odeur qui l'intoxiquait, de se sentir envahit, inondé et excité. Deux de ses jours-là il termina sous la pluie glacée de la douche. Un autre jour, plus récemment, il s'aventura à glisser une de ses mains sur son membre avant d'éjaculer sur les draps.
Il avait été tellement surpris de lui, de sa découverte et tellement effrayé à l'idée de se faire prendre, qu'il avait immédiatement changé les draps sans trop penser au fait que, pour la première fois de sa vie, il « s'était occupé » de son érection, comme disait Mycroft.
La nuit suivante, il n'osa même pas le regarder dormir. Il avait laissé le plaisir charnel aller trop loin. Deux nuits après le grand évènement, John annonça que le travail de l'entrepreneur était presque fini.
- Il a dit que peut-être que le lendemain à la même heure le toit sera réparé, annonça John en entrant dans la cuisine. Il avait préparé des pâtes et il s'était assuré que Sherlock mangerait un peu, il n'avait pas mangé convenablement depuis des jours.
Le détective hocha la tête en portant une nouvelle fournée de nouilles à sa bouche. Il était alarmé, voilà deux jours qu'il réprimait son instinct et le délai arrivait à sa fin. John, aussi surprenant que ça puisse paraître, ne semblait pas non plus enthousiaste à l'idée de retrouver sa chambre. Sherlock attribua cette réaction au fait qu'il s'était habitué à son confortable matelas.
La dernière nuit que John passa dans son lit, il n'était même pas fatigué, mais il alla quand même se coucher à la même heure que d'habitude. Il avait laissé Sherlock assis face à la télévision, une rediffusion des anciennes émissions de Connie Prince. Parmi toutes les émissions débiles à la télé, Sherlock trouvait que celles de Connie Prince étaient celles qui permettaient le plus de penser. En tout cas, cette nuit, non : il calculait méticuleusement.
À en juger selon le rythme de sommeil de John, le souper qu'il avait pris et les heures de veilles qu'il avait passées, il s'écoulerait probablement cinquante-huit minutes avant qu'il ne s'endorme.
Deux épisodes de Connie Prince plus tard, il ouvrit la porte de sa chambre et y entra en silence, mais sans être aussi prudent que les autres fois.
- John… murmura-t-il de sa voix grave. Le médecin ne se réveilla pas. John… J'ai sommeil. L'ex-militaire se retourna dans le lit et murmura quelque chose qui n'avait pas de sens. John, je vais aussi dormir dans mon lit.
- Humm… Ça ne sonnait ni comme une affirmation, ni comme une négation. C'était tout ce que Sherlock attendait comme permission.
Un sourire en coin apparu sur son visage et il commença à se déshabiller. Les peux de fois où il dormait, il ne le faisait jamais habillé. Mais John savait déjà cela, et il avait dit que ce n''était pas un problème pour lui.
Il enleva son dernier vêtement, son boxer, il le glissa le long de ses jambes et le laissa sur le sol de la chambre à côté de ses autres affaires. Complètement nu, il s'approcha du lit et se trouva une position confortable, sous les couvertures, à côté de John.
Quelques centimètres les séparaient, mais, même ainsi, le corps de l'ex-militaire se retourna, encore plus inquiet, pour finalement se retrouver sur son flanc, face à face avec le visage de Sherlock. Cependant, il ne s'était toujours pas réveillé.
Il resta sans bouger pendant quelques minutes avant de se rapprocher de l'autre corps, il avait reconnu instinctivement une forte chaleur et il serra ses bras autour du bassin de Sherlock, l'attirant plus vers lui.
Le détective observait attentivement John pour détecter le moindre changement dans le rythme de sa respiration, mais rien ne lui permit de déterminer que John avait quitté son état d'inconscience. C'était du pur instinct, tout cet homme était du pur instinct et Sherlock sut que ça lui plaisait.
Il inclina sa tête pour la reposer sur le bras de son ami. La peau de John était finalement sous son nez et ses lèvres. Il inspira profondément, sans dévier son regard des expressions de John. Immuable. Par contre, lui, il se sentait trembler de l'intérieur : l'adrénaline augmentait, inondant son cerveau et ses sens. Il était en extase face à la sensation de danger, mais, paradoxalement, il ne s'était jamais senti aussi tranquille, en paix.
La sensation de protection était communicative car John l'attira encore plus vers lui jusqu'à le prendre complètement dans ses bras. Et maintenant, Sherlock reposait sa tête sur l'épaule de son colocataire et cachait son visage dans son cou. Il sourit de plaisir, c'était exactement comme il l'avait déduit, juste là, dans la petite cavité au-dessus de la clavicule, c'était l'endroit où son odeur était la plus puissante et intime, intoxicante.
Il pourrait vraiment en devenir dépendant.
Il ferma presque les yeux et s'approcha encore plus, juste assez pour déposer un baiser à l'endroit précis du cou où on sentait le cœur battre. Le corps de John se tendit et, vu comment le pouls avait augmenté, Sherlock su qu'il était réveillé. Merde.
- Sherlock ? Demanda-t-il, toujours somnolent, en baissant son visage pour rechercher celui de l'autre dans l'obscurité.
- Hum… Il ouvrit complètement les yeux et resta immobile en attendant la réaction de John.
- Tu veux dormir dans ton lit ? Il se racla la gorge, mais, même ainsi, il ne semblait pas complètement réveillé. Sherlock hocha la tête et John essaya d'enlever son bras du corps de son ami. Ça va, il n'y a pas de problème, j'irai sur le canapé.
- Ne sois pas ridicule, il y a mes papiers, le violon et le crâne, John, je ne pense pas que tu puisses dormir, répondit-il rapidement. Son corps se tendit pour garder le bras de John sous son poids.
- Hum… ça va… eh… je peux dormir ici ?
Sherlock hocha la tête et se rapprocha encore plus, même si le corps de John se tendit en réponse, il ne l'éloigna pas. Au contraire, il renforça son étreinte et attira Sherlock à lui jusqu'à ce qu'il puisse poser sa tête sur sa poitrine. Il ferma les yeux, prêt à se rendormir, il ne voulait penser à rien, ils auraient assez d temps pour penser le lendemain matin. Il passa distraitement ses doigts sur le dos de Sherlock, traçant la ligne de sa colonne vertébrale. Il obtint un soupire comme réponse.
- Sherlock… tu es nu ?
- Hum… oui, répondit-il avec sa voix cassée et profonde de baryton.
- Sherlock…
- « Il n'y a pas de problème pour moi, Sherlock. Il n'y en a jamais.', murmura-t-il en citant ce que John avait dit il y a quelques semaines en rapport avec la nudité.
John se retourna pour faire face au visage de son ami. Il s'inclina en gardant les yeux fermés pour déposer un baiser sur son front.
- Il n'y a pas de problème, répéta-t-il.
Ils ne dormaient pas, même s'ils avaient probablement été inconscients quelques minutes. Cependant, le reste de la nuit, aucun ne dormi. John garda les yeux fermés, ne pensant en rien d'autre qu'en la sensation de chaleur. C'était agréable et c'est tout ce qui importait. Sherlock n'avait plus ressenti cette sensation de calme euphorie depuis des années, sauf qu'à l'époque, il avait dû se l'injecter dans les veines. John était génial, John était sa drogue et, celle-ci, il se la permettait. Il tendit les doigts pour toucher son cou, il le caressa avec les mêmes mouvements circulaires qu'il appliquait avec son pouce derrière l'oreille.
- Hum…ahh, haleta John quand la bouche de Sherlock se referma sur son cou. Il l'avait mordu doucement avant de donner de petits baisers dans toute cette zone. Sherlock… Qu'est-ce que tu…aahhh. Cette fois il émit un gémissement surpris quand il sentit la jambe du détective se glisser entre les siennes et appliquer un peu de pression sur son entre-jambe. Il fut encore plus surpris de sentir quelque chose de dur s'appuyer contre sa cuisse.
Est-ce que c'était réellement en train d'arriver ? Il chercha avec plus d'insistance dans l'obscurité le visage de Sherlock pour être certain qu'il s'agissait bien de lui. Il ne se trompait pas, la bouche collée à son épaule, répandant des baisers et de petits coups de langue sur sa cicatrice, les yeux bridés et pâles de son colocataire lui envoyèrent un regard plein de désir. C'était Sherlock, son ami. Son compagnon d'aventures. Le détective marié à son travail. Ces yeux étaient cristallins, humides et chargés d'une intensité à la fois familière et inconnue.
C'était évident qu'il était excité, et, si ça ne l'était pas, le pénis érigé de son ami frottait avec insistance contre sa cuisse. Oh, mon Dieu… ce n'était pas possible.
Peut-être qu'il aurait dû prendre quelques minutes pour faire ce que Sherlock recommandait : observer, penser, déduire. Mais il n'était pas Sherlock, John sentit que se pantalon rétrécissait et, par pur instinct, il approcha encore le corps du détective du sien. Sherlock le voulait et il n'allait pas discuter.
Il se retourna complètement pour prendre le dessus, ses bras de chaque côté du visage de Sherlock. Il descendit sa bouche sur le menton de Sherlock pour lui faire subir le même traitement qu'il venait de lui faire subir, le mordant avec un peu plus de force et l'embrassant juste sous la lèvre. Les mains du détective passèrent sur les hanches de John, tirant le bord de son pantalon avec hésitation. Le blond prit une de ses mains pour l'aider à le descendre jusqu'à ce que son membre soit libre.
Quand les deux érections se touchèrent, Sherlock se cambra et émit un gémissement rauque et profond. John haleta et ferma ses yeux à moitié. C'était trop. Regarder Sherlock dans cet état, si beau, c'était comme regarder directement le soleil. Impossible.
Il répéta le même mouvement du bassin, pour que leurs deux membres se caressent de nouveau, mais il augmenta la force et la vitesse. Cette friction était délicieuse et Sherlock produisait les sons les plus excitants qu'il ait jamais entendu. Il appuya son front contre celui de son ami et il sentit leurs respirations se mélanger, ils haletaient dans la bouche l'un de l'autre. Il chercha à entrelacer leurs doigts et leurs mains se refermèrent autour de leurs pénis. John imposa le rythme, les menant tous les deux à l'orgasme.
Quelque chose s'éteint dans son cerveau, John l'avait éteint. Voilà plusieurs minutes qu'il respirait avec difficulté en faisait des bruits qui ne correspondaient pas à sa personnalité. John le tenait dans ses bras, le déconnectait et le consumait. John Watson, malgré toute se simplicité et son impulsivité, dévorait chacun de ses sens.
Il dit son nom. Il le gémit. Il le cria, une seule fois mais assez fort pour ébranler jusqu'à la dernière fibre du corps du soldat. Quand ils jouirent John fut incapable de dire quoi que ce soit d'autre qu' « incroyable », Sherlock avait cet effet-là sur lui. Quant au détective, il fut seulement capable de sourire et de passer ses bras autour du cou de John pour l'attirer de manière plus possessive.
- Oh mon Dieu ! Mais qu'est-ce qu'on va faire ? S'exclama Mlle. Hudson en regardant le ciel londonien au travers du plafond de la chambre de John.
Le docteur n'arrivait pas à enlever son regard du trou. Dire que les travaux étaient presque terminés. Comment diable cet énorme orifice avait-il pu apparaître dans le toit de sa chambre ? Il était incapable de fermer la bouche tant il était stupéfait.
- Peut-être que vous devriez appeler cet entrepreneur de nouveau, suggéra Sherlock, appuyé contre la porte de la chambre, le regard posé sur le plafond, les bras croisés.
- Oh, j'ai essayé, répondit Mlle. Hudson. Il ne répond pas au téléphone et maintenant son téléphone est hors-service. Comment est-ce que c'est arrivé ? Sherlock ! John ! S'exclama-t-elle de nouveau, cherchant une explication.
John parut s'apercevoir de quelque chose, il tourna son visage et planta son regard dans celui de Sherlock. Ses joues étaient rouge vif. Sherlock répondit simplement par un sourire avant d'hausser les épaules.
- Je ne sais pas, Mlle. Hudson. Je n'en ai aucune idée, répondit le détective consultant en s'éloignant dans l'escalier.
Note : mon Dieu, que c'est difficile d'écrire du lemon ! J'espère que ça vous a plu.
NDLT : l'auteur et moi vous remercions de lire cette histoire. Les reviews sont les bienvenues, n'hésitez pas à être critiques, c'est comme ça qu'on apprend ! N'hésitez pas non plus à lire les deux autres fictions déjà traduites en français du même auteur (Retirement et Landlord)
* En anglais dans le texte
