Bonjour !

Un nouvel OS tiré de BD, qui raconte la relation entre Blaine et Quinn qui engendra tant de problèmes dans les chapitres récemment postés. Bon, il y a un peu de lemon, et je suis pas très douée pour ça, donc ne jugez pas trop sévèrement cette partie. J'attends avec impatience vos commentaires et critiques !

N'hésitez pas à proposer des prompts pour des scènes que vous voulez que j'écrive :).

Merci à tous pour les reviews !

Merci à Begathe pour m'avoir motivée à poster cela, et à yhcorb pour me l'avoir testé !

A bientôt !


Catégorie : Scène détaillée

A partir du chapitre : 24

Personnages : Blaine, Quinn.

Pairing : Quaine.

Rating : M pour cause de scènes sexuelles.

Fragment rendu possible par Begathe sans qui je n'aurais pas eu le courage de terminer ce fragment et de le poster. La chanson est Love You Only When I'm Drunk de Mika.


Love You Only When I'm Drunk

It was the drink it was leading me blind
And when I kissed you it was such a big mistake
A couple drinks, that's a chance I'll not take
And if I can't control all of the things I do

[Love You When I'm Drunk - Mika]


Quinn fait une soirée pour fêter la fin des cours avec ses amis. Prise dans la fête, elle boit trop et commet des actes qu'elle regrettera amèrement...

Blaine a bu. Beaucoup trop bu, sans aucun doute.

Mais, hey, c'est les vacances après tout. Il se doit bien de fêter ça après tout. Fini le lycée, bonjour l'été ! Trois mois de piscine, de fêtes et d'amis. Le rêve absolu. Et ça commence ce soir. Quinn est l'organisatrice, ses parents et sa sœur s'étant absentés pour aller quelques jours à la campagne, et elle ayant décidé de ne pas les accompagner. Blaine peut donc en plus rester dormir chez Quinn, et ne prendre ainsi aucun risque sur la route. Boire n'aura donc aucune conséquence fâcheuse, donc pourquoi se priver ?

C'est du moins les pensées qui flottaient dans l'esprit de Blaine tandis qu'il s'enfile un shoot de vodka. Le huitième ou le neuvième d'ailleurs ? A moins que cela ne fasse dix, il oublie toujours de toute façon. Et puis, ce ne sont que des shoots, ça fait à peine la taille d'un dé à coudre après tout, non ? Il grimace à peine sous la brûlure de l'alcool, il commence à s'habituer et à se sentir bien. La tête lui tourne un peu, mais un immense sentiment de paix l'envahit, de paix et de joie, comme si un million de bulles colorées éclataient joyeusement dans sa tête. Son seul regret vient du fait que son copain n'a malheureusement pas pu venir, s'étant rendu à un mariage pour le weekend en ce moment. Mais bon, l'alcool est là pour combler l'absence de Sebastian, et puis de toute façon, ils se sont un peu disputés cette semaine et au moins, là, il n'y aura pas de prises de tête. Il reprend un verre, sans la douce chaleur en lui, et décide alors de rejoindre ses amis et camarades de classe qui se déchainent sur la piste de danse.

Le sol tangue un peu sous lui, mais il se sent heureux, et a envie d'exprimer tout l'amour qu'il a pour les autres. Il a subitement envie de faire des câlins à tout le monde, parce qu'il les aime tous tellement. Il va près de la piste et se sent brutalement grisé par la forte musique, et se met à danser, laissant son corps exprimer l'énergie qui le traverse. Il pourrait rester comme ça toute sa vie, l'esprit flottant dans les basses sonores, dans la chaleur de tous ces corps en sueur.

Soudain, au détour d'un déplacement endiablé, il se retrouve en face de la maîtresse de maison. Elle rit en le voyant, d'un rire peu naturel qui traduit sans doute le fait qu'elle aussi a peut-être bu autre chose qu'une bière.

- Blaaaaaaaaaaaaaaaaaaaine, s'exclame-t-elle, couvrant la musique pour un instant.

Blaine rit de voir son amie ainsi, tandis que celle-ci trébuche et se rattrape à lui, chancelante.

- Tu t'amuses !? demande-t-il d'une voix forte

- Plus que jamais ! C'est telle, tellement bon ! bégaye-t-elle

Et de la voir ainsi, les yeux brillants, les joues rouges, presque fiévreuses, le pas assuré, Blaine remarque à quel point Quinn est belle. C'est vrai, il avait jamais remarqué avant, mais elle est magnifique. De grands yeux verts, un corps de rêve moulé dans un robe noire qui ne cache presque rien, un visage de poupée. Un ange. Un ange bourré, certes, mais un ange tout de même. Et soudain, pourvu d'une lucidité retrouvée pour un instant, il remarque les regards de convoitise qui pèse sur son amie. Les inconscients regards lubriques des mecs aux alentours, qui espèrent tous être celui qui tirera son coup ce soir. Blaine, toujours empli d'amour, sent alors une bulle de chaleur éclater en son cœur, et décide de la soustraire à ces gars, "qui ne la méritent pas". Il ne remarque pas que cette chaleur est étrange pour lui, dans ce cas-ci, avec cette personne-là. Il décide cependant de quand même la soustraire à leur convoitise et l'entraine à l'écart de la piste, en se justifiant d'un :

- Allez, viens, Quinn, on va ailleurs, t'as pas l'air bien.

Riant toujours la blonde rit toujours. Il la porte presque jusqu'à une banquette dans un coin, à coté d'une table où trône des bouteilles, mais à l'écart du bruit et de l'agitation du salon. Ils s'assoient, et Quinn, incapable de bien se tenir, s'effondre à moitié sur lui en riant. Blaine constate avec un certain détachement que c'est plutôt très agréable d'avoir ce corps chaud contre lui. Un peu trop même.

- File-moi une bouteille, Blainey, j'ai soif. J'ai besoin de boire.

Et même si Blaine sait que c'est stupide, ce soir, il ne peut résister aux grands yeux verts, et il saisit de sa main la bouteille la plus proche, sans même regarder l'étiquette. Quinn lui arrache des mains, et boit une longue gorgée avant de lui passer. Il boit à son tour, l'alcool lui brûle la gorge, mais quelle importance ? La belle blonde parle alors d'une voix chargée, s'épanche de tous ses problèmes sans complexe :

- J'en ai besoin. Depuis que Puck a rompu, je me sens... Vide. Il a beau être un profond abruti, il me faisait rire, et quelque part dans notre relation j'avais dû finir par tomber amoureuse de lui. Mais là, je me seeeeens légère !

Elle se relève alors, tourne sur elle-même, puis retombe lourdement sur Blaine au bout d'un moment, vaincu par l'étourdissement dû à l'alcool. Il rient un bon moment, puis Blaine remarque qu'ils sont ridiculement proches l'un de l'autre. Beaucoup trop proche. Il tourne alors la tête pour reprendre une gorgée, une longue gorgée, et s'apprête à s'écarter. Parce que oui, il a ridiculement envie de l'embrasser. Et ce ne serait pas bien, vu l'état de Quinn. Mais celle-ci le retient alors :

- Embrasse-moi Blaine. Fais-moi me sentir moins vide, j'ai besoin de sentir quelqu'un contre moi. Embrasse-moi.

Il ferme les yeux quelques secondes, tente de retrouver son cerveau dans la brume de son esprit. Mais lorsqu'il rouvre les yeux, Quinn est toujours là, toujours aussi belle, et il se sent devenir dur. Il ne réfléchit plus, il est complètement désinhibé et pourrait faire n'importe quoi.

- Ose me dire que je ne suis pas jolie. Que tu n'en as pas envie et je te croirais. Sinon, fais-le.

Blaine oublie alors Sebastian, oublie qu'il est gay, et succombe au visage de poupée, et pose ses lèvres sur celles de Quinn. Leur baiser n'a rien de doux, il est au goût d'alcool, leurs langues dansent joyeusement l'une contre l'autre, et Quinn mordille doucement la lèvre de Blaine. Ils reprennent leur souffle au bout d'un long moment. Blaine ne regrette rien, l'alcool efface toute culpabilité, et même il en veut plus. Lui aussi il veut oublier Sebastian et leurs disputes, il veut se sentir bien, ne serait-ce que pour une soirée. Quinn semble du même avis :

- Viens.

Blaine boit un tiers de la bouteille avant de la suivre jusqu'à sa chambre. Sitôt arrivés, Quinn verrouille la porte, non sans vérifier si un couple ne s'est pas déjà attribué le lieu, ce qui n'est pas le cas. La porte fermée, Blaine s'empare à nouveau des lèvres de Quinn, dans une étreinte passionnée qui les laisse tous les deux vacillants. Quinn le regarde alors d'un air déterminé, et il comprend ce qu'elle veut. Qu'il veut aussi finalement. Se sentir bien. L'embrassant à nouveau, il commence à défaire les liens de sa robe, tandis qu'elle lui retire précipitamment son t-shirt. Quinn le repousse quelques secondes, voyant qu'il bataille avec sa robe, et l'enlève elle-même en la passant par dessus sa tête. Blaine commence alors à lui embrasser le cou, à sucer la douce peau blanche de la jeune femme, faisant une marque bien nette, rouge sur blanc. En se reculant, il admire le corps magnifique de la jeune femme, les seins ronds et fermes dans le soutien-gorge noir, les jambes fines. Et Quinn de son côté se délecte du ventre plat de Blaine, et du V apparent de ses hanches.

Elle l'attire sur son lit, Blaine s'allonge sur le dos, tandis qu'elle commence à tracer une ligne sur son ventre, commençant au creux de son gorge et s'arrête juste avant le tissu sombre de son pantalon. Pantalon qu'elle commence à descendre, tandis que Blaine se redresse, et tente tant bien que mal d'enlever son soutien-gorge, un échec vu son manque d'expérience avec les filles et son taux d'alcoolémie. Quinn s'interrompt et l'enlève elle-même, au grand soulagement de Blaine. Elle achève d'enlever le pantalon de Blaine. Il embrasse alors à nouveau Quinn, avec la même passion, et passe un bras sous elle pour l'allonger à la place où il se tenait précédemment. Une fois étendue, il la regarde, hésitant, avant de caresser doucement la peau tendre des seins, et d'aventurer ses doigts sur les tétons de la jeune femme qui ne tardent pas à durcir. Blaine sent le corps de celle-ci se cambrer et venir se frotter contre lui, contre son membre durci. Il se sent frissonner.
Mais obscurci par l'alcool, il a dû mal à se mouvoir, à réfléchir. Ses réactions sont instinctives et pas une seule fois il ne réfléchit à la stupidité de son acte.

Quand Quinn descend son boxer et se met à le caresser, tout pensée cohérente quitte son esprit, et un grognement guttural franchit ses lèvres. Il l'embrasse, mordillant ses lèvres, continuant à taquiner la pointe de ses seins. Elle avait raison. On se sent beaucoup mieux comme cela alors pourquoi s'imposer des limites ? Quinn de son coté ressent la même sensation de bien-être, de plaisir. Même si elle a l'impression d'avoir les sens engourdis à cause de l'alcool, elle est comblée.

Enfin, après quelques caresses et baisers supplémentaires, Blaine enlève la dernière barrière de vêtements de Quinn. Sans trop savoir ce qu'il fait, il la regarde dans les yeux, et elle lui répond d'un hochement de tête. Impatients tous les deux, ils ne prennent pas plus de temps ou plus de précautions que cela. Quinn saisit Blaine par les hanches, et doucement, le guide en elle.

Et enfin, elle se sent complète. Ils bougent, se donnant du plaisir l'un, à l'autre, même s'ils ne sentent presque plus rien et que déjà leur esprit dérive, lointain. Au bout d'un certain temps, Blaine jouit en elle, puisque ayant effacé des années de préventions, ils en ont oublié de se protéger. Qu'importe, à cet instant, après avoir atteint le plaisir extrême, aucun des deux n'y pense. Vaincus par la fatigue et la boisson, ils ne tardent pas à s'endormir tous les deux, bras et jambes entremêlés. Ils dorment d'un sommeil profond, très profond que nul ne vient perturber.


Quinn se réveille en sursaut le lendemain matin. Dès qu'elle ouvre les yeux, elle sait que rien ne va. En ouvrant les paupières, un trait fulgurant de douleur traverse son cerveau sous l'effet de la lumière du jour qui pointe derrière les rideaux. Elle referme les yeux et essaye de se concentrer. Elle se souvient de la fête, de l'alcool. Cela explique sa bouche sèche, son cerveau qui marche au ralenti, l'enclume qu'on martèle dans sa tête. Gueule de bois. Très douloureuse. Puis elle sent alors un poids sur l'estomac, ouvre doucement les yeux, relève la tête et... Un bras repose sur elle. Oubliant momentanément la douleur, elle relève le buste et voit...

Blaine.

Blaine qui dort à coté d'elle, complètement nu.

Et soudain, tout lui revient par flashs successifs. Mon dieu. Elle a couché avec Blaine ? Non, non, non. Ce n'est pas possible. Elle n'a pas pu faire quelque chose d'aussi stupide. Puis Blaine est gay, hein ? Il n'a pas pu être attiré par elle. C'est impensable. Mais il lui est impossible de nier ses souvenirs de plaisir, ces baisers passionnels. Sa bouche fendillée, sa clavicule violacée lui prouve que cela s'est passé. Merde. Elle a couché avec Blaine. Et c'est une catastrophe. Qu'est-ce qu'elle va pouvoir bien faire ? Bien dire ? Il ne faut pas que ça brise leur amitié, ça jamais... C'est un vrai désastre. Plus rien ne sera jamais comme avant entre eux.

Soudain complètement paniquée, elle sort du lit en faisant attention à ne pas le réveiller, attrape ses vêtements, et descend le plus vite au salon, voulant s'éloigner le plus vite de lui. La jeune femme a l'impression de ne plus arriver à réfléchir, que rien ne va plus. Elle s'habille en vitesse, dans les toilettes et va s'installer dans le canapé qui fait face à l'escalier, inquiète au dernier degré, rongeant ses ongles et la peau autour, regardant autour d'elle à chaque seconde, comme Blaine allait sortir de derrière un fauteuil et s'insulter en la traitant de traînée. Elle sait que c'est elle qui l'a poussé, que tout est de sa faute. Elle va devoir assumer, maintenant. les regards accusateurs, la froideur soudaine, tout. Elle résiste à l'envie de fondre en larmes, et se contente de rester là, prostrée.

Une heure passe peut-être. Une heure interminable. Quinn attend. Elle ne sait pas quoi, mais elle attend. Un miracle, un deus ex machina qui tomberait du ciel et la sauverait. Elle tremble. Beaucoup. La maisonnée reste tranquille, comme si plus personne n'étant dedans, mais la jeune femme sait que si elle cherche, elle trouvera Santana, endormie à côté de Brittany, Puck enserrant comme un doudou une bouteille de rhum, la bave aux lèvres. Elle trouverait aussi Jesse, étalé quelque part, et tous les autres, les gens de sa classe. Elle ignore qui est resté, qui est parti, mais une seule chose est sûre : elle ne veut voir personne. Elle n'en est pas capable. Elle n'est pas capable de reparler à quelqu'un un jour d'ailleurs.

Et puis soudain, il est là. Les cheveux plus en bataille que jamais, le torse nu ayant simplement enfilé un jean. Il a encore les yeux ensommeillés, et pas l'air très en colère, mais les entrailles de Quinn se tordent, s'ajoutant à la gueule de bois, lui donnant envie de courir vers les toilettes et d'y rendre tout ce qu'elle a mangé depuis une semaine. Elle attend l'accusation, violente, glacée, cinglante. Mais elle ne vient pas. A la place, Blaine relève ses yeux couleur or vers elle, lui fait le demi-sourire charmeur dont il a le sourire et lui lance :

- Hey Quinn ! Bien dormi ?

Elle reste stupéfaite. Pas de colère ? C'est étonnant. Incompréhensible. Blaine devrait être inquiet, fâché, pas cool comme ça. Elle ne répond pas, et Blaine en profite pour enchainer :

- Moi ça va, même si j'ai un petit problème à t'avouer...

Ça y est. La révélation va venir et tout noyer sur son passage. Y compris la jeune fille.

- J'ai accidentellement dormi dans ton lit, et j'avoue que j'ignore pourquoi, vu que j'ai aucun souvenir de la fin de la soirée. Enfin, le dernier que j'ai avant le trou noir, c'est nous deux nous acharnant à finir une bouteille de vodka. Dis-moi j'ai pas fait de conneries dont je me souviens pas ?

Quinn se mord violemment la lèvre. ce serait ça son miracle ? une perte de mémoire dûe à l'alcool ? Elle n'ose y croire, cela semble trop de chance que d'avoir une occasion de tout effacer de la nuit. Définitivement. le mensonge serait la solution. Si elle était courageuse, elle avouerait la vérité mais Quinn n'a jamais été courageuse. Alors elle ment, simplement, avec un naturel confondant, parce qu'elle est pressée de croire à son propre mensonge, pour tout effacer et évier tout problème avec Blaine.

- Ah, à partir de là ? Et bien, tu as commencé à me dire que tu te sentais pas bien, du coup je t'ai aidé à monter dans ma chambre pour que tu puisses te reposer au calme, je t'ai aidé à t'allonger et après tu m'as dis de partir, que ça allait aller pour toi, donc je suis sortie. Je suis revenue après, tu dormais comme un bébé, mais tu avais visiblement enlevé tes vêtements. T'inquiète, j'ai rien vu, t'avais la couverture au dessus de toi ! J'ai dormi sur le canapé du coup. rit-elle

Blaine l'accompagne dans son rire, avant de s'asseoir à ses côtés, lui ébouriffant les cheveux au passage, avant de grimacer quand le soleil envahit la baie vitrée.

- Merci Quinnie-girl d'avoir pris soin de moi. C'était vraiment sympa, et je suis content de pas avoir fait de conneries. Je te revaudrais ça, et j'irais plus mollo la prochaine fois, promis. C'est super flippant de se réveiller en se rappelant de rien ! Bon, on va réveiller les autres ?! J'entends Puck ronfler d'ici ! rit-il

La jeune femme rit avec lui, s'efforçant déjà d'oublier cette malheureuse nuit, l'effaçant de sa mémoire. Elle ne veut plus y penser : personne n'en saura jamais rien, et tout ira bien. Comme avant.

Elle ignore qu'en son sein, des cellules ont fusionné, en formant ainsi une nouvelle cellule, qui a déjà commencé à se diviser, à devenir de plus en plus importante. Et que dans un mois ou deux, ces petites cellules innocentes referont parler d'elles, entrainant moult problèmes. Que cette nuit ne se laissera pas aussi facilement oublier.