Bon bah... encore un chapitre court ^^' ils sont tous comme ça de toute façon, faudra vous y faire ^_^"""

Bonne lecture


Chapitre 2

Kanda accompagnait Lavi jusqu'à chez lui presque tous les soirs, simulant de vivre un peu plus loin. Le roux n'y voyait que du feu.

Durant cette période, les deux hommes firent un peu plus connaissance, Kanda le désirait davantage chaque jour.

Son seul obstacle était et restait Anita. Lavi était trop attaché à elle, et la réciproque semblait vraie. Il n'en pouvait plus. Les voir enlacés, se toucher, s'embrasser était de trop. Il décida d'agir. Lavi lui appartenait.

Il prit son temps. Tout devait être parfait, il ne devait pas être suspect dans cette histoire. Il rassembla divers objets, et quand tout fut prêt, il attendit.

Les vacances d'Octobre arrivèrent. Une pluie fine tombait sur la ville. Kanda regarda les autres se hâter de rentrer chez eux. Il raccompagna Lavi une dernière fois. Celui-ci souriait, comme à son habitude. Rare sont ceux qui l'avait vu en colère. Il arborait toujours ce masque rieur et amical qui faisait que les gens se sentaient à l'aise avec lui.

Lavi invita Kanda à entrer. La pluie se calmerait peut-être avec le temps.

« Tu veux boire quelque chose ?

_ Non, merci.

_ Comme tu veux. »

Kanda s'impatientait. Il regarda Lavi, de l'eau dégoulinait sur son visage. Il essuya rapidement toute cette eau et alla dans la cuisine pour se servir un verre d'eau. Kanda appela sur le fixe de Lavi avec son portable, dans sa poche.

« Bouge pas, je reviens. »

Il partit vers le salon pour répondre, Kanda en profita pour verser quelque chose dans le verre du roux. La sonnerie cessa.

« Allo ? Allo ? Pff… J'aime pas quand ça fait ça. »

Lavi revint dans la cuisine.

« J'te jure. Les gens pourraient arrêter de faire des mauvaises blagues. »

Il prit son verre et le bu d'une traite sous le regard de Kanda. Rapidement, Lavi se sentit défaillir, Kanda vint près de lui pour lui éviter une inévitable chute. Il voyait flou. Les dernières images qu'il vit avant de sombrer dans l'inconscience fut un sourire victorieux de la part de Kanda.

Il ouvrit doucement les yeux, il ne vit que du noir, son esprit, encore embrumé par la drogue, ne lui permit de réaliser parfaitement la situation que quelques minutes après son réveil.

Ses poignets et ses chevilles étaient fermement attachées par des cordes. Il était incapable de bouger.

Il n'y avait pas un son. Il essaya de se remémorer les derniers événements avant de s'être retrouvé ici.

Il était chez lui. Il venait de rentrer du lycée en compagnie de Yû.

Yû…

La dernière personne qu'il a vue avant de sombrer. Il souriait…

Yû avait sourit en le voyant perdre connaissance.

« Yû… il n'aurait jamais fait ça. C'est mon ami, c'est impossible qu'il m'ait enlevé… » pensa-t-il.

A peine quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit, laissant apparaitre une fine silhouette.

« Yû… alors… c'était toi… »

Kanda resta silencieux, il appuya sur l'interrupteur. Lavi cligna plusieurs fois des yeux avant de s'habituer à la lumière, il regarda ensuite le visage de « son ami ».

« P-pourquoi… Yû ? …

_ C'était le seul moyen de t'avoir.

_ Quoi ?

_ Tu es à moi Lavi. »

Kanda caressa son visage, Lavi se crispa aussi. "Tu es à moi" … Yû le voulait. Son corps fut pris de tremblements.

« Pitié… Yû… Laisse-moi partir… »

Kanda resta sans voix, Lavi pleurait, il avait peur. C'était de sa faute. Il recula de quelques pas. Des larmes coulaient à flot sur le visage habituellement souriant de Lavi.

« Excuse-moi Lavi… Je ne pouvais pas faire autrement.

_ Libère-moi… je ne veux pas rester ici…

_ Ne pleure pas… je te promets que je m'occuperai bien de toi. »

Sur ces paroles, il l'embrassa, Lavi eut un hoquet de surprise, il sentit la langue de Kanda forcer le barrage de ses lèvres. Il rassembla son courage et le mordit. Kanda recula en gémissant de douleur, sa langue meurtrie emplissait sa bouche de sang. Il laissa Lavi seul pour aller se rincer la bouche.

Lavi cracha le sang qu'il avait sur la langue. Profitant que Yû n'était plus là, il observa mieux la pièce dans laquelle il se trouvait.

La pièce était sobre. Pas de fenêtre pour éviter tout contact avec l'extérieur. Il y avait des toilettes, un lavabo, un miroir, une vieille commode, un petit bureau, et le lit sur lequel il était attaché.


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