Bonsoir !
On avance lentement, mais on avance (that phrase philosophique) ! Ce chapitre est le dernier à se passer de Mpreg, parce qu'après... croyez-moi vous y aurez droit (en même temps, z'êtes nombreux à être là pour ça xD) !
Bon, je ne sais pas vraiment si ce genre de trigger warning existe, mais... on ne sait jamais et je ne veux pas prendre de risques ^^': ce chapitre contient du vomi, BEAUCOUP de vomi. Voilà. Dis comme ça, ça peut paraître ridicule, mais personnellement je n'aimerais pas trop le lire si j'avais la gastro (C'ÉTAIT LE MOMENT POÉSIE DE CETTE INTRODUCTION) x)
Merki bokou encore et toujours à ma bêta Kalincka (nope, tu n'auras pas de spoilers (Oulaaa !... c'est normal, cette sensation de puissance, là ? O.o), mais tu auras moins de temps à attendre, alors sans rancune ^^)
Pas de reviews anonymes, on peut donc commencer !
Bonne lecture ;)
Chapitre 3:
Ça venait, ça montait, il le sentait. Petit à petit. Ça faisait sentir sa présence dans l'appréhension, le dégoût avant de monter encore, plus fort cette fois.
Avec un haut-le-cœur, son corps obéit finalement à sa volonté en se précipitant sur la bassine. La bile se mêla à la salive, son estomac se crispa, et le liquide acide si désagréable en bouche atterrit dans le récipient, lui brûlant la gorge au passage.
Pendant quelques secondes, il resta immobile, pensant en avoir fini, lorsque pour la deuxième fois il se tendit pour régurgiter son maigre repas de la veille.
Assez ! Cela faisait plus de deux semaines que ça durait ! Assez ! Cette fois-ci, il allait voir le Prof ! Avec sa Science Infuse, il devait bien être capable de le soigner, non ? Et puis, la situation devenait vraiment critique pour fumer...
Enfin résolu après des jours de questionnements à agir, le Hippie se leva, quittant sa couchette avec cet immonde goût dans la bouche qui lui aurait bien donné l'envie de vomir encore.
Dès les premières nausées, il avait pensé à son collègue scientifique sans toutefois trouver le courage de lui parler. Au début, ça n'en avait pas valu la peine, et puis après s'y était ajoutés les vertiges, la salive épaisse... Et il n'avait toujours pas voulu l'ennuyer avec sa bête maladie. Il n'aimait pas déranger les autres avec ses soucis, mais maintenant il devait bien s'y résoudre : tout ça durait depuis bien trop longtemps...
Il avait un peu le tournis, il respira profondément par le nez. En entrant dans l'appartement, il passa devant Capsule de Bière et Wifi qui dormaient tous deux dans un coin l'un contre l'autre.
Cette vision le réconforta quelque peu, le faisant sourire tandis qu'une sonnerie bien connue des Sommet retentit dans le salon.
— TÉLÉPHONE ! hurlèrent aussitôt plusieurs voix d'un bout à l'autre de l'appartement.
— Quelqu'un peut répondre ? Parce que je ne peux pas vraiment, là ! répondit comme un écho celle de Mathieu étouffée par le bruit de la douche.
Le Hippie s'approcha prudemment de l'appareil qui s'illumina encore tout en reprenant son interminable litanie.
Il n'avait pas communiqué avec son hippie depuis la fête. Il avait bien tenté de reprendre le contact mais, passé le premier jour où personne n'avait décroché, c'étaient ses nausées qui l'avaient empêché d'agir. Est-ce que...
Une main se saisit de l'appareil avant qu'il ne puisse examiner le numéro s'y affichant. Surpris, il leva les yeux pour tomber nez à nez avec le Prof qui réajusta ses lunettes, l'air un peu vexé.
— Tu ne peux pas répondre, plutôt que de rester planté là ? Ce bruit est perturbant et je travaille en ce moment sur une série d'expériences impliquant de la nitroglycérine ! ... Allô ?
Le scientifique, ignorant la déception du Hippie ainsi que ses doigts qui se croisèrent dans son dos, hocha lentement la tête tout en débutant une série de pas de long en large du salon.
— Excusez-moi, cher Fossoyeur, mais votre... "Partenaire" reste introuvable... Mes collègues et moi-même avons cherché dans tout l'appartement, et... Ce n'est pas la peine de me parler sur ce ton ! J'ai effectivement voulu faire quelques tests sur le médiator par curiosité, mais je ne vois pas l'intérêt d'une pelle... Non, je n'insulte pas... "Pupuce", oui c'est ça...
— Mec, c'est qui ?
Derrière le Hippie apparut un Mathieu aux cheveux encore trempés auquel le Prof ne tarda pas à transmettre le téléphone. Indigné, le scientifique resta bras croisés au milieu du salon, observant du coin de l'œil tout comme son collègue pacifiste leur créateur. Ce dernier qui d'ailleurs prit aussitôt un air inquiet, reconnaissant son camarade dont la complainte résonnait parfois de façon claire parmi le silence.
— François, j'ai vraiment cherché partout, mais je ne désespère pas... Mais non, elle ne t'a pas quitté pour un râteau ! C'est ridicule ! Mec, tu manques de sommeil, si tu fais une sieste tout de suite je te promets de me remettre à chercher... Mais oui, promis... Allez, salut ! Et surtout REPOSE-TOI !
La touche du téléphone émit un 'bip' sonore, Mathieu raccrocha avec un soupir.
— Mais où a bien pu passer cette pelle ?
Sa question resta en suspens un moment, comme s'il espérait une ultime fois que la réponse vienne de nulle part.
Le Hippie, presque désintéressé de toute cette affaire, fixa le Prof tout en cherchant à retrouver cette même motivation qui l'avait poussé à franchir le premier pas. Enfin, il ouvrit la bouche...
— Au fait, mec ! Tu tombes bien, y'a tout un tas de trucs que je voulais te demander pour le prochain épisode !
... Et la referma.
Salut les Geeks, c'était sacré pour leur créateur. Aider Mathieu, c'était sacré pour le Prof. Et lui, au milieu de tout ça, avec ses petits problèmes...
Il pouvait bien attendre.
Alors, légèrement déçu mais se faisant déjà une raison, il s'apprêta à rebrousser chemin lorsqu'une nouvelle contraction de son estomac lui donna des sueurs froides. Heureusement, les toilettes lui tendaient les bras. Il s'y précipita sans apparemment déranger le dialogue qui se déroulait à présent au milieu du salon et eu juste le temps de verrouiller la porte avant de se pencher sur la lunette. Son corps se plia plusieurs fois sans plus rien avoir à vomir, une série de spasmes le faisant trembler. Il profita d'un moment de répit pour cracher dans la cuvette, l'excès de salive devenant de moins en moins supportable.
Bon. Peut-être que, finalement, il pouvait se permettre de déranger le Prof. Juste une minute ou deux.
Sa tête tournait, il chancela un peu. Il crut entendre un bruit de verre brisé qu'il aurait presque interprété comme le fruit de son délire s'il n'avait pas été suivit d'un rugissement de Mathieu ainsi que de bégaiements du Geek, s'excusant du premier étage.
Un nouveau haut-le-cœur le prit, sa respiration s'emballa.
Oui, il fallait VRAIMENT qu'il parle au Prof. TOUT DE SUITE.
Attendant que les symptômes de son mal-être cessent peu à peu, il se leva avec précaution pour rejoindre son créateur et son collègue. Il les vit face à face parlant avec entrain d'effets de montages plus performants, mais ne se permit cette fois pas le loisir de se poser la moindre question.
— Gros, déclara-t-il à l'intention du scientifique, coupant la phrase de Mathieu, je crois que je suis malade.
La chasse d'eau se déclencha dans ce bruit à la fois si commun et si peu discret. Toute cette eau qui tournoyait avant de se retrouver aspirée par les canalisations...
Dans la plupart des pays occidentaux, l'eau des toilettes était tout à fait potable.
Et voir celle-ci gaspillée si vite dans le but d'assouvir son seul besoin, alors qu'il aurait pu se débrouiller pour régurgiter ailleurs, le fit se sentir presque honteux.
Grimaçant tout en gardant un bras contre sa taille, il sortit des toilettes avec maladresse, rasant le mur en s'éloignant lentement.
— Eh ! Ça va pas ?
Cette interjection derrière lui le fit violemment sursauter et il se retourna, soufflant de soulagement lorsqu'il reconnut son créateur qui sortait justement de la pièce voisine.
— Kriss ! s'exclama-t-il sans réfléchir. Oui oui, ça va ! Tout va bien ! Tout va très bien !
Il eut un petit rire gêné, trop nerveux pour être honnête, et s'éloigna aussi vite que son mal de ventre le lui permettait.
Le schizophrène haussa un sourcil, attendant que son double ait disparu au détour d'un couloir pour reprendre son chemin, pensif.
— Décidemment, le Vegan est... Bizarre en ce moment...
