Bonjour à tous! désolé pour les délais, ça a pris du temps, j'avais un petit manque d'inspiration.
Merci beaucoup pour les reviews. Je constate qu'un certain nombre d'entre vous ont lu Les Trois Mousquetaires. C'est bien, ça vous permettra de mieux profiter de l'histoire. Petite devinette: à quels mousquetaires correspondent respectivement Naruto, Sasuke, Sai et Sakura? Et qui va tenir le rôle de Milady?
Bonne lecture et à très bientôt,
Zynia
Chapitre 3
Les quatre mousquetaires et Naruto se rendaient donc d'un pas hâtif au palais royal.
-Dîtes, demanda Sai, vous pensez qu'on devrait amener une bouteille de saké ? ça aiderait peut-être à mieux faire avaler notre histoire.
Sasuke et Sakura réfléchirent un instant.
-Non, dit Sasuke, on aurait l'air d'avoir mauvaise conscience.
-En plus, ajouta d'un air sombre, la reine n'a pas besoin d'encouragement à boire.
Naruto cligna des yeux.
-Pourquoi ? demanda-t-il en penchant légèrement la tête sur le côté.
-Tu comprendras bien assez tôt, répondit Sakura d'un air lugubre.
Naruto eut l'air confus.
-La reine est-elle sévère ? demanda-t-il, un peu inquiet.
C'était la première fois qu'il allait rencontrer la reine, et il se sentait un peu intimidé. La réputation de celle-ci était immense, tant au pays du feu que dans les pays voisins. Tsunade était l'une des Trois Légendaires, ces guerriers qui avaient permis la victoire de Konoha quand Suna, Iwa et Kiri s'étaient ligués contre elle. D'après Iruka, Tsunade était une guerrière hors du commun et un médecin extraordinaire.
Les cinq compagnons entrèrent dans le palais, et se rendirent tout droit à l'office de Kakashi. Yamato, qui était le plus haut gradé, s'adressa au garde, et demanda si le capitaine pouvait les recevoir sur le champ.
-Mais, je ne sais pas, répondit le garde, un homme assez grand aux cheveux en bataille. Le capitaine m'a dit de ne laisser entrer personne. Il avait l'air très occupé.
-Allons, Kotetsu, insista Yamato d'un ton pressant. Tu me connais, je n'insisterais pas si ce n'était pas important. Et puis, connaissant Kakashi, je doute fort que ses « occupations » soient d'une vitale nécessité.
Kotetsu hésita un instant, puis haussa les épaules. Il accompagna les cinq jusqu'à la porte et frappa bruyamment.
A l'intérieur, un grand fracas se fit entendre. Puis il y eut un bruit de papiers froissés et de choses bougées en désordre. Enfin, une voix se fit entendre.
-Qu'est-ce… Qu'est-ce que c'est? demanda Kakashi, d'une voix étouffée.
-Excusez-moi de vous déranger capitaine, mais l'équipe de Yamato est là. Ils veulent vous voir, il paraît que c'est urgent. Ils ont un gamin avec eux, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil à Naruto.
Il y eut une série de jurons, puis la porte s'ouvrit lentement. La tête du capitaine, les cheveux en bataille et le visage légèrement empourpré apparu dans l'entrebâillement.
-Ah, c'est toi, dit-il à Yamato en soupirant. Ça ne pouvait vraiment pas attendre ?
-Non, sempai, dit Yamato d'un ton réprobateur. Allons en parler à l'intérieur.
Et il poussa le capitaine sans ménagement dans son bureau. Les mousquetaires et Naruto le suivirent, et Sai referma soigneusement la porte derrière eux.
Kakashi s'affala dans son fauteuil. Naruto remarqua au passage que le bureau était dans un désordre épouvantable.
-Alors ? j'attends, dit Kakashi d'un air morose. J'espère que vous avez une bonne raison de venir me déranger, j'étais en plein travail.
Les mousquetaires lui jetèrent un regard sceptique. D'un pas décidé, Sasuke marcha vers le bureau, se plaça à côté de Kakashi, passa sa main sous la table et en retira un livre à couverture orange.
-En effet, capitaine, vous avez l'air très occupé, dit-il avec un sourire narquois.
Kakashi le fusilla du regard.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda naïvement Naruto.
-Quelque chose que tu ne dois jamais lire, répondit Sasuke en lançant le livre par la fenêtre.
Aussitôt, le visage de Kakashi prit une expression horrifiée.
-Aaaaah, nooooooon ! gémit-il. Sasuke, tu es trop cruel ! C'était le tout dernier tome, je l'attendais depuis des mois !
Et il commença à courir vers la porte, mais Sakura le retint par le col.
-Si vous tenez tant à le lire, capitaine… Il faut nous écouter d'abord. Sinon, votre vie deviendra un Enfer.
On ne plaisantait pas avec Sakura quand elle prenait ce ton là. Aussi, Kakashi poussa un nouveau soupir résigné et retourna s'asseoir à son bureau.
-Alors ? demanda-t-il.
Yamato déglutit, puis exposa au capitaine leur rencontre avec le Quintet du Son, omettant quelques détails (comme la raison pour laquelle ils se trouvaient dans ce bois, par exemple).
Kakashi avait beau être de mauvaise humeur, il prit aussitôt parti pour ses hommes. Ce n'était un mystère pour personne que les mousquetaires et les hommes du Cardinal se détestaient profondément. Puis, il avait lui-même une rancœur personnelle contre le Cardinal ; celui-ci avait tenté de le faire renvoyer, arguant que ses mœurs ne convenaient pas à un homme de sa condition. Heureusement, la reine avait pris sa défense, mais elle lui avait tout de même interdit de lire publiquement son livre favori, ordre qui lui était particulièrement douloureux .
venez, dit-il en se levant. Il vaut mieux ne pas laisser traîner les choses. Allons tout de suite chez la reine.
Le palais royal était un bâtiment rouge de forme circulaire. Dans les étages inférieurs, les principaux dignitaires, c'est-à-dire les conseillers, les ministres et les généraux avaient leurs bureaux. Le second étage était occupé essentiellement par les hommes du Cardinal. Enfin, au troisième étage, l'office de la reine dominait la capitale.
Deux gardes surveillaient la porte de celui-ci. Normalement, il était impossible d'entrer sans avoir demandé une audience au préalable, mais Kakashi, en tant que proche de la reine, pouvait se permettre d'ignorer le protocole. Les gardes le saluèrent avec respect. Il frappa à la porte et entra sans attendre la réponse.
-Nom d'un… Kakashi, un peu de respect, grogna une voix féminine à l'intérieur. Combien de fois je t'ai dit d'attendre, avant d'entrer ?
-Désolé, Tsunade-sama, dit-il d'un ton léger. Il s'agit d'une affaire pressante.
Naruto écarquilla les yeux. « C'est elle, la légendaire Tsunade ??? », se demanda-t-il avec incrédulité. D'abord, cette femme semblait beaucoup plus jeune que son âge réel. Ensuite, sa posture n'était pas vraiment ce qu'on attendait d'une personnalité royale. Dans ce bureau, pas de trône, de dorures, de décor imposant. La reine se tenait affalée dans un fauteuil ordinaire, les pieds sur le bureau et une bouteille de saké à la main. Devant elle, traînaient en désordre des montagnes de parchemins, de photographies, de documents qui semblaient officiels. Une jeune femme aux cheveux bruns et courts était occupée à ramasser ceux qui étaient tombés par terre et essayait d'y remettre de l'ordre.
Tsunade jeta un coup d'œil derrière Kakashi.
-Ah ah, dit-elle d'un air sombre, voilà encore ces emmerdeurs. Qu'est-ce qu'ils ont fait, cette fois ? Et c'est qui, le gosse ?
Naruto, toujours plus prompt à réagir qu'à réfléchir, traversa le bureau en un éclair :
-Eh ! C'est qui que t'appelles le gosse, vielle peau ? s'écria –t-il en se plantant devant Tsunade, le visage rouge de colère.
Sasuke, Yamato et Sakura déglutirent. Kakashi poussa un soupir exaspéré.
-Imbécile, tais-toi, murmura Sakura en tirant Naruto par le bras.
-« Vieille peau ? », répéta Tsunade en criant aussi fort que Naruto. Tu te prends pour qui, gaki ?
-Allons, allons, calmons nous, dit Kakashi en levant ses mains d'un geste apaisant. Votre Majesté, je viens vous entretenir d'une affaire importante. Voyez-vous, ce matin…
Mais Kakashi fut interrompu dans son récit. La porte s'ouvrit dans un gras fracas et tous se retournèrent pour voir un personnage inquiétant vêtu d'une grande robe rouge. Un soldat à lunettes rondes se tenait dans son ombre.
-TSUNADE ! s'écria le nouveau venu de sa voix rauque. J'ai des explications à te demander.
-Aïe, aïe, voilà Orochimaru, dit Sakura à voix basse.
En traversant le bureau, Orochimaru s'arrêta devant les mousquetaires, qu'il toisa un à un avec une haine évidente. En dernier lieu, son regard se posa sur Naruto.
« Quel personnage repoussant », songea celui-ci. Le regard jaune du cardinal lui donnait la chaire de poule. Ses cheveux noirs et graisseux contrastaient avec sa peau pâle, lui donnant un air maladif. En plus, le cardinal semblait le dévisager plus longtemps que les autres. Et… Naruto cligna les yeux dans un mélange d'horreur et d'incrédulité… venait-il vraiment de se lécher les babines ? Répugnant !
Heureusement, la reine interrompit ce face à face.
-Je suis occupée, Orochi, dit Tsunade. Kakashi était en train de me faire un rapport, tu n'as qu'à revenir plus tard.
« Ou jamais », ajouta-t-elle mentalement.
-Pardon, Tsunade, mais je crois que nous venons pour la même affaire, répliqua Orochimaru. Je vois que tes soldats se sont empressés de t'apporter leur version des faits, sans doute n'ont-ils pas la conscience très tranquille.
Tsunade poussa un profond soupir.
-Bon, qu'est ce qu'il s'est passé ? demanda-t-elle en buvant une gorgée de saké.
-Il s'est passé, cracha Orochimaru avec toute sa hargne, que tes mousquetaires ont encore une fois violé tes propres édits. Trois de mes hommes ont été tués, dont Kimimaro et Sakon, des soldats valeureux et inestimables. Trois autres ont été gravement blessés. Kabuto, qui se trouvait dans les environs, a tout observé.
La reine eut un air surpris.
-Kimimaro ? N'était-il pas ta meilleure lame ?
-Il a sans nul doute été pris par surprise.
-Pardon, Tsunade-sama, dit Kakashi en s'avançant d'un pas, mais ce n'est pas le récit que j'ai entendu. Mes hommes s'étaient retirés dans le terrain numéro sept, afin de s'entraîner en toute tranquillité. Ce sont les hommes du Cardinal, ici présents, qui sont venus les provoquer. Kimimaro s'en est pris à Naruto, ici présent, qui n'a pas eu d'autre choix que de se défendre. D'ailleurs, mes hommes étaient en infériorité numérique ; dans ces conditions, ils n'allaient pas attaquer les premiers.
Orochimaru et Tsunade se tournèrent vers Naruto, l'un avec haine, l'autre avec surprise.
-C'est toi, demanda Tsunade, qui a vaincu Kimimaro ?
-Est-ce vrai, Kabuto ? demanda Orochimaru à son espion.
-Oui, votre excellence, répondit celui-ci à regret. Il s'est battu avec beaucoup d'ardeur.
Orochimaru, les yeux rétrécis, dévisagea Naruto des pieds à la tête.
-Intéressant, dit Tsunade.
-Ce n'est pas la question ! protesta Orochimaru. Tes hommes se sont conduits comme des barbares, il faut les punir !
Tsunade l'arrêta d'un geste de la main.
-Il n'y a aucune preuve que ce sont eux qui ont attaqué les premiers, dit-elle. D'ailleurs, tes hommes ne sont pas des agneaux. Je n'ai entendu que trop de plaintes contre Kimimaro, il était temps de faire quelque chose.
0rochimaru la fusilla du regard. Puis, voyant que sa cause était perdue, il se tourna d'un geste brusque et se dirigea vers la sortie.
-Cette histoire n'est pas finie. Viens, Kabuto !
Une fois la porte refermée, tous les occupants du bureau poussèrent un soupir de résignation ou de soulagement. Naruto, en particulier, était soulagé de ne plus être soumis à ce regard de reptile, même s'il se doutait que ce n'était que provisoire.
-Bon, revenons-en à nos moutons, dit Tsunade. C'est vrai, gamin, que tu as buté Kimimaro ?
-Je peux en attester, votre Majesté, dit Yamato, celui de tous dont la parole pouvait le moins être mise en doute. Kimimaro l'a menacé sans raison. Naruto s'est non seulement défendu avec bravoure, mais il nous a également assisté à la fin du combat, alors que rien ne l'y obligeait.
-Hmm… fit Tsunade d'un air songeur.
Il y eut quelques minutes de silence, au cours desquelles chacun attendis avec nervosité la décision de la reine.
-Yamato ! dit-elle soudain.
Celui-ci se redressa.
-Oui, Votre majesté ?
-Tu voulais être muté aux services secrets, si je me souviens bien ?
-Eh bien…
-Oh, c'est exact, Tsunade-sama, dit Kakashi d'un air amusé. Je me souviens comme si c'était hier du jour ou il a fait sa demande. C'était une semaine après avoir pris le commandement de l'équipe sept…
-Capitaine ! protesta Yamato.
-Yamato-kun est entré dans mon bureau sans se faire annoncer, il s'est jeté à mes genoux et m'a supplié de le libérer de ces « fous furieux, asociaux, dépravés » qu'on lui avait donné comme subordonnés.
Sasuke, Sakura et Sai jetèrent un regard courroucé à Yamato, qui frissonna en sentant les ondes meurtrières qui lui étaient adressées.
-Eh bien, commandant, vous ne nous aimez pas ? demanda Sakura avec un sourire mielleux.
-On vous ennuie, peut-être ? ajouta Sai sur le même ton.
Sasuke se contenta d'un reniflement de dédain.
Tsunade eut l'air amusé.
-Oui, oui, ces trois là ont une certaine réputation, dit-elle. Je les avait mis ensemble afin de limiter les dégâts, mais il restait toujours une place vide… Heureusement, ce problème est enfin résolu ! J'ai enfin trouvé quelqu'un qui vous vaut. Yamato, ta demande de transfert est accordée. Naruto !
Celui-ci se recroquevilla, un peu méfiant.
-Euh, oui ? demanda-t-il timidement.
-Bonne nouvelle, tu es promu ! A partir d'aujourd'hui, tu es un mousquetaire, membre de l'équipe numéro sept !
Il y eut un moment de stupeur générale. Naruto cligna stupidement des yeux.
-Je vais être dans la même équipe que tête-de-poulet ? demanda-t-il avec incrédulité.
Sasuke lança aussitôt une réplique mordante. Sakura regarda ses deux coéquipiers d'un air dubitatif, Sai avait l'air enchanté.
-Ces quatre-là dans une même équipe, murmura Yamato pour lui-même. On est mal barrés.
