Des citations qui en disent long...

Un frère est...

Heero Yui se réveilla en sursaut cette nuit là. Il n'était que 3 heures, mais un bruit provenait de derrière sa porte. C'était un grattement. Il bondit aussitôt de son lit. Sous sa porte, il aperçut une paire de pieds... Quelqu'un l'attendait derrière. Il attrapa sa meilleure amie du château : son arme à feu. Puis il s'approcha prudemment de l'entrée de sa chambre, et ouvrit sans ménagement la porte. Il pointa derechef son arme sur...

Réléna ?! Mais qu'est-ce que tu fais ici. Il n'est que 3 heures du matin.

Chut, fais moins de bruit, tu vas réveiller tout le monde.

Heero ne comprit pas son comportement. Il l'attrapa par le bras et la tira dans sa chambre sans ménagement. Puis il referma la porte et se retourna vers la jeune princesse :

Tu es complètement malade de venir me déranger à cette heure de la nuit. J'aurais pu te descendre, j'ai cru que tu étais un intrus.

Ben voyons, un intrus qui gratte à ta porte pour te prévenir qu'il est là ?

Heero ne répondit pas. C'est vrai que quelques fois, il était vraiment idiot. Il demanda à la jeune femme ce qu'elle voulait. Elle lui répondit qu'elle avait besoin de lui pour forcer le coffre-fort qui se trouvait dans le bureau du roi de Sank. Elle ne s'y connaissait pas vraiment en cambriolage, mais son ami oui.

Tu es folle où quoi ?! Tu veux te faire lyncher par ton frère ?

Non, pas vraiment, répondit son amie en grimaçant légèrement rien qu'en imaginant son frère lui régler son compte. Une fois lynchée, je ne pourrai plus mettre des bâtons dans les roues de Milliardo. Mais c'est la seule façon de savoir ce qui se trame dans ce château.

Réléna insista, jusqu'à ce qu'Heero finisse par craquer. Ils sortirent de la chambre en silence, puis passèrent devant la chambre du roi avec le plus de discrétion possible. Puis soudain, ils entendirent le rire de Lucrézia. Le son venait de la chambre du roi. Les deux cambrioleurs entendirent...

Je reviens tout de suite, sois patient, ne mange pas tout !

Ni une ni deux. L'ancien pilote 01 et la princesse cambrioleuse prirent rapidement la fuite. Soudain, Réléna sentit une prise sur son bras, puis elle fut tirée à l'intérieur d'un placard incrusté dans un mur. Heero avait toujours les bons réflexes. Ils entendirent les pas de Lucrézia se rapprocher d'eux. Puis plus rien. Réléna allait sortir, mais son garde du corps l'en empêcha. Il lui expliqua que sa future belle-soeur pourrait les surprendre si elle revenait trop rapidement. Lorsque la princesse entendit, quelques minutes plus tard, des pas venant de la direction opposée à la chambre de son frère, elle pensa qu'elle avait vraiment eu de la chance qu'Heero ait accepté de l'aider. Lorsqu'il entendit une porte se refermer, Heero sortit le premier pour vérifier qu'il n'y ait pas d'autres dangers attendant la princesse. Il entendit :

La crème chantilly est là !

Le jeune garde du corps n'arrivait pas à imaginer Lucrézia Noin en dépravée. Pour Milliardo, rien ne le surprenait, mais cette femme... elle qui était si droite d'habitude.

L'habit ne fait pas le moine, pensa-t-il.

Voilà qu'il se mettait à raisonner comme Réléna à présent ! Il pensa que la jeune princesse avait une mauvaise influence sur lui. Lorsqu'il fut assuré que tout était en ordre, il laissa la princesse sortir du placard. Puis ils se rendirent devant le bureau de Milliardo. Heero analysa l'état de la porte qui se trouvait à terre : il n'y était pas allé de main morte.

C'est mon frère que tu aurais du mettre dans cet état, pas cette pauvre porte, chuchota Réléna.

Heero ne répondit pas. Il entra le premier en essayant de ne pas faire de bruit en marchant sur la porte. Un petit grincement se fit entendre, mais rien d'alarmant. Puis ce fut le tour de Réléna, qui fut beaucoup moins discrète que lui.

Réléna !

Désolée, je ne l'ai pas fait exprès, se défendit Réléna, paniquée.

Tu peux remercier le ciel que ta belle-soeur soit aussi dépravée avec l'homme qui te sert de frère ! Ils doivent être bien trop occupés pour avoir entendu ton tapage ! Dit Heero tout bas.

Heero avait toujours le don d'exagérer les choses. Réléna songea qu'Heero venait de dramatiser deux fois : en premier lieu, le « tapage » dont elle était la cause n'en était pas réellement un, et deuxièmement, ce n'est pas parce que Lucrézia aimait la crème chantilly qu'il fallait en faire tout un fromage (note de l'auteur : oui, je sais, c'est très drôle).

Réléna montra un tableau de l'ancien roi de Sank à Heero et lui expliqua que le coffre était derrière. Après avoir ôté le tableau du mur, Heero analysa le coffre. Puis il déclara :

Ton frère devrait vraiment changer de coffre-fort. Ca va être un jeu d'enfant de l'ouvrir.

Réléna vit Heero coller son oreille au coffre-fort, puis il tourna la molette des chiffres. Un « clic » se fit entendre, et Heero ouvrit la porte. Mais...

Non mais je rêve ! Fit Réléna. Il est vide.

Heu... tu appelles ça vide ? il y a une fortune là-dedans.

Devant la mine dépitée de Réléna, Heero eut du mal à se retenir de rire. Il referma le coffre et réinstalla le tableau devant. La jeune fille s'attendait à trouver des papiers importants lui permettant de découvrir ce que préparait son frère, et là, elle venait de comprendre qu'elle s'était peut-être trompée dès le début, que son frère ne lui cachait rien de vraiment grave.

Alors... je me suis fais des idées. Mon frère ne me cache rien.

...

Réléna s'était levée la première. Pourtant, elle n'avait pas assez dormi. Elle ressassait et ressassait encore son erreur. Comment avait-elle pu croire son frère capable de manigancer dans son dos. Elle attrapa un livre et commença à le feuilleter. Mais elle le referma bien vite au bout de quelques pages lorsqu'elle lut « un frère est un ami donné par la nature ». Elle s'en voulait trop. Elle entendit des pas dans les escaliers et sortit donc précipitamment du salon. C'était son frère. Leurs regards se croisèrent, et ils parurent gênés tous les deux.

Réléna... je...

Millliardo, il faut que je te parle.

Ils s'installèrent au salon pour discuter tranquillement. Réléna s'excusa, elle lui expliqua ce qu'elle avait manigancé avec Heero pendant la nuit. Elle en avait déduit qu'il ne préparait pas un sale coup, et qu'elle n'aurait jamais dû douter de lui. Ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre, puis elle demanda :

Mais je me demande bien ce que Duo et Wufei m'ont caché, ajouta Réléna.

Petite soeur, arrête de te faire du mal. Si je t'ai demandé de venir m'aider à diriger ce royaume, ce n'est pas pour te malmener. Alors arrête de te poser toutes ces questions. Regarde dans quel état tu es, tu as l'air épuisée.

Tu as raison. C'est vrai que je n'ai pas bien dormi cette nuit.

Son frère l'embrassa sur le front et lui prit la main. Il l'emmena à la cuisine, où ils prirent leur petit-déjeuner ensemble. Il en profita pour s'excuser de lui avoir caché les lettres d'Heero, et ajouta qu'il l'avait fait pour la protéger : Heero avait menacé de la tuer lorsqu'elle avait découvert qu'il était un pilote de gundam. Elle lui sourit et lui pardonna. Lucrézia les rejoignit et fut ravie de les voir réconciliés. Quelques instants plus tard, ce fut Heero qui les rejoignit. Il s'installa en face des deux Peacecraft et ne dit rien. Milliardo était un frère ignoble, qui complotait contre sa soeur. Il ne méritait pas de tels sourires de la part de celle-ci. Réléna s'excusa de devoir les laisser, mais elle avait du travail qui l'attendait dans son bureau. Noin lui proposa de l'aider, et elles sortirent toutes les deux de la salle à manger. Lorsque les domestiques sortirent de la salle, Milliardo lâcha :

Mon plan a marché à merveille, et c'est grâce à vous Yui. Ma soeur ne doute même plus de moi. Je vous félicite, vous feriez un bon comédien. Vous n'avez jamais pensé à vous reconvertir dans le cinéma ?

Il éclata de rire, mais Heero le dévisageait gravement.

Pourquoi mon courrier ne lui est jamais parvenu ?

Le roi de Sank cessa de rire, puis il répondit :

Vous avez vraiment cru que j'allais laisser ma soeur s'enticher d'un pauvre type dans votre genre ? Vous êtes vraiment stupide. Elle mérite bien mieux.

Vous voulez dire quelqu'un de votre genre. Je vois, un traître et un salopard.

Vous m'avez très bien compris Yui ! Quelqu'un de son rang.

Heero se leva et déclara :

Rien que pour cette histoire, j'ai bien envie de tout lui raconter.

Ah oui ? Et bien allez-y Yui. Mais je doute que vous en ayez le courage. Vous venez de vous réconcilier avec elle, alors si jamais vous lui dites tout, je ne me contenterai pas de lui expliquer que vous avez joué la comédie hier soir.

Heero l'attrapa par le col et le souleva :

Espèce de...

Allons Yui, sourit Milliardo malgré la posture dans laquelle il se trouvait, n'oubliez pas que c'est vous le réel instigateur de toute cette affaire. Sans votre projet, toute cette comédie ne serait pas.

Fou de rage, Heero le projeta a terre et s'en alla en faisant claquer la porte. Réléna arriva à ce moment là et demanda :

Qu'est-ce qu'il a ? Et pourquoi es-tu à terre ?

Il est juste fâché pour l'histoire des lettres. Ne t'inquiète pas, ça lui passera.

Réléna lui fit un sourire et l'aida à se relever. Puis elle attrapa une bouteille fraîche dans le frigo et remonta dans son bureau. Vraiment, sa soeur était une vraie idiote. Maintenant qu'elle était libérée de tout soupçon contre lui, il pouvait continuer tranquillement son affaire.

Fin de ce chapitre, j'espère que ça vous a plu. Laissez vos commentaires s'il-vous plaît.