Bonjour tout le monde!

Pour faire cout mais efficace j'espère que ce chapitre vous plaira, d'après ma béta il paraît qu'il es mieux que le précédent, enfin c'est à vous seul de juger^^

Donc je dit merci à ma béta eraendil, et surtout je voudrait lui dire "plus jamais d'orange!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!". Voila...

Bonne Lecture!


Chapitre 2 :

Le perfide plan de la pernicieuse Parkinson Pansy.

En ce matin du deux septembre, Poudlard était en pleine effervescence. Cette activité touchait plus particulièrement la Grande Salle, où les élèves prenaient leur petit-déjeuner.

A la table des Serpentards, Draco Malfoy se vantait de ses futurs exploits en cours, tandis que Blaise, perdu dans ses pensées, se disait qu'il allait encore devoir prendre les cours en double. Les yeux de Pansy Parkinson, eux, se posaient successivement sur ses camarades Snape et Nott.

« - Parkinson tu es sûre que tu vas bien ? s'enquit Miss Thelwis.

- Je vais très bien, pourquoi ? répondit Pansy tout naturellement.

- Je ne sais pas, juste parce que tu n'arrêtes pas de regarder Helwenn et Théodore sans que personne ne sache pourquoi.

- Ne inquiètes pas Thelwis, tout le monde le saura bientôt… fit la brune de façon très énigmatique, puis elle ajouta… excusez moi, mais je dois aller parler aux Patil. »

Très septiques, les autres septièmes années regardèrent Miss Parkinson s'éloigner.

Dans le hall d'entrée Parvati et Padma discutaient calmement, comparant leurs emplois du temps, et autres banalités. Trop préoccupée par leur conversation, elles ne virent donc pas une certaine brune au visage sévère s'avancer vers elles.

« - Padma, Parvati ! Comment allez-vous ? demanda Parkinson en s'immisçant entre les deux sœurs.

- Bien, merci… répondit Padma méfiante.

- Chouette… Dites-moi, ça vous dirait de connaître le tout premier ragot de l'année ? » proposa la brune.

Les jumelles parurent tout d'un coup très intéressées. Miss Parkinson sourit, visiblement satisfaite, puis raconta sa nouvelle invention. Dans la minute qui suivit, Miss Brown fut au courrant de la rumeur. D'ailleurs, Helwenn et Théodore purent le vérifier en sortant de la Grande Salle.

En effet dès qu'elles les virent, les Gryffondors et la Serdaigle se mirent à chuchoter frénétiquement.

« - Brown est déchaînée, ça va pas être drôle pendant les heures d'études, s'exaspéra Nott en soupirant.

- Courage Théo… C'est qu'une gryffondor un peu écervelée, rien d'insurmontable, » tenta de réconforter Zabini, sans grand succès.

Nott soupira, puis le groupe se sépara, Sarah-Eléonore, Helwenn et Théodore allèrent en études des runes tandis que Blaise, Pansy, et Draco se dirigèrent vers la classe de divination.

En arrivant dans la salle surchargée de vapeurs de parfums et d'encens, Parkinson alla directement se placer à côté de Bones, qui en sembla fort surprise. Par contre elle parut fort intéressée par ce que la brune avait à dire, et fut frustrée quand le cours commença avant que Pansy n'ai eu le temps de tout lui raconter. Cependant, Miss Parkinson ne comptait pas écouter ce que l'excentrique en lunette à pois avait à leur dire. Elle attrapa donc un parchemin vierge et y inscrivit sa précieuse histoire, avant de le faire passer dans toute la classe. C'est seulement à ce moment qu'elle se dit que la divination pourrait lui être utile un jour, et qu'il serait bienvenu d'écouter le cours… Pansy écoutait peut-être d'une oreille discrète, mais là où le papier passait, c'était loin d'être le cas. Les élèves se regardaient, s'interrogeaient du regard, chuchotaient. Les filles, surtout. Elles émettaient d'étranges gloussements en fixant le papier. Le parchemin avait déjà pratiquement fait le tour de la classe quand il tomba dans les mains d'une certaine Poufsouffle brune. Cheryl Eggleston. Et elle cherchait déjà à quoi pourrait ressembler sa version…

En étude des runes, personne ne se doutait qu'en divination régnait une agitation qui ne risquerait pas de plaire à certains élèves. Surtout à la fille du professeur Snape et à son ami le fils du Mangemort Nott.

Tout se passa des plus normalement pendant le reste de la matinée, y compris en histoire de la magie, où Eggleston avait passé son temps à se vernir les ongles, ce qui avait exaspéré Helwenn…

Cheryl Eggleston était en septième année à Poufsouffle. Relativement jolie, mais très pulpeuse et parfaitement consciente de l'être, elle avait presque toutes les qualités requises pour sa maison. Elle était patiente, et juste, mais seulement quand ça l'arrangeait. Seule la loyauté lui faisait défaut. Il était à noter que ses jupes courtes et ses hauts décolletés affolaient la testostérone de tous les mâles de l'école de 13 à 18 ans.

Les deux filles se détestaient cordialement, et on en ignorait la raison exacte. On savait seulement que s'était Cheryl qui avait commencé les hostilités, un beau jour de décembre de troisième année.

« - Nott ! appela la Poufsouffle en sortant de la classe de Mr Binns.

- Oui ? se retourna le jeune homme avec un air ennuyé. »

Sarah attrapa Helwenn au passage, et lui montra les deux élèves en train de discuter.

« - Tu voudrais bien me prêter tes notes s'il te plaît, j'ai eu un peu de mal à suivre aujourd'hui, je me suis pas remis dans le rythme… demanda le brune en prenant son expression la plus pitoyable.

- Tu te vernissais les ongles… fit remarquer Théodore, en avisant Miss Snape et Miss Thelwis qui surveillaient la scène.

- Au lieu de perdre mon temps à essayer de suivre sans succès, je me suis dit que je pouvais l'employer à faire quelque chose de plus utile.

- Tout le monde sait que tu n'en a rien à faire de l'histoire de la magie, Eggleston… » déclara Nott en partant.

Vexée de s'être vue refuser quelque chose par un membre de la gente masculine, Cheryl s'emporta.

« C'est ça va rejoindre le vampire livide et froid qui te sert le petite amie ! » hurla la sable et or dans le couloir.

Voyant qu'aucun des trois Serpentards ne s'était retourné, elle émit un grognement de rage.

La rumeur que Pansy avait lancée ce matin auprès des sœurs Patil avait déjà pris des proportions impressionnantes. En effet au déjeuner elle était le sujet de conversation de toutes les septièmes années.

« - Vous avez sauvé un première année des griffes acérées de Miss Teigne ? questionna Blaise en voyant la bonne trentaine de paires d'yeux braqués sur ses deux voisins de table.

- Non, enfin je ne pense pas, sinon j'ai de graves troubles de mémoire… fit Helwenn en se retournant provoquant la panique parmi les yeux indiscrets, qui se retournèrent à leur tour.

- Théodore ?

- Je ne pense pas non plus… Par contre j'ai toute les raisons de croire que Pansy est parfaitement au courant de ce qui ce passe, à la vue de l'air particulièrement satisfait qu'elle arbore.

- J'ai tellement de raisons d'être particulièrement satisfaite, que je ne vois pas de quoi tu veux parler, mon cher Théodore, répondit Miss Parkinson en se levant de table. Maintenant si tu veux bien m'excuser, j'ai rendez-vous avec Megan. »

Le reste des septièmes années se dirigèrent vers la bibliothèque, avant de devoir aller en cours de potion. Dès l'entrée, Mrs Pince regarda d'un air suspicieux le petit groupe de Serpentards. Les élèves firent le plus beau sourire qu'on pouvait faire à une vielle chouette aigrie, puis allèrent s'asseoir à la grande table principale. La belle posa vite fait son sac, puis alla chercher un livre de potion, histoire de se remettre un peu dans le bain avant le cours. Elle était en train de regarder les grimoires sur les étagères quand elle surprit un fragment de conversation entre deux Serdaigles de sixième année.

« - Tu aurais pu le croire, toi ? Personnellement, si Mary ne me l'avait pas dit, j'aurais jamais rien vu, fit une petite brune.

- Non, franchement on ne dirait trop pas qu'ils sortent ensemble… En même temps ça se comprend avec… » commença une rousse.

Mais la fille du professeur de défense contre les forces du mal fit un petit bruit en sortant le livre de son étagère. La Serdaigle se tu et avec sa camarade, elles se sauvèrent un peu plus loin.

Helwenn revint à sa place. Les paroles des deux jeunes filles la travaillaient un peu, mais elle les oublia vite, se disant que ces deux petites nunuches connaissaient déjà la version déformée de la rumeur, et qu'elle ne pouvait rien en tirer. La belle s'installa donc commençant à lire son manuel de potion.

L'heure se déroula dans une ambiance studieuse, Mrs Pince n'eut même pas à prendre son air de bulldog mécontent, au grand désespoir d'un petit groupe de premières années à qui on avait sûrement conté les diverses moues de la bibliothécaire.

En descendant, le groupe croisa leur désormais professeur de défense contre les forces du mal. Il ne semblait pas particulièrement heureux d'avoir reçu sa promotion, mais les étudiants n'en tinrent pas compte et se rendirent au cachot.

Devant la salle de potion, il y avait encore moins de monde que l'année précédente. Helwenn et Sarah- Eléonore rejoignirent les autres Serpentards, mais ils n'eurent pas le temps de discuter car le professeur les fit entrer immédiatement. Ils s'assirent tous au poste de travail, et attendirent sagement que l'enseignant se mette à les cultiver… Mais il avait d'abord décidé de faire un petit discourt.

« - Bonjour mes chers élèves de septième année, commença-t-il avec un large sourire. Je n'ai pas eu l'honneur de vous connaître depuis votre toute première année, mais je suis certain que nous passerons une excellente année.

- Je doute que connaître Weasley depuis sa première année soit un honneur, fit remarquer Blaise faisant rire toute la tablée.

- Mais nous ne somme pas là pour nous dire des banalités, parlons un peu potion… Que connaissez-vous des poisons ?

- C'est l'arme des lâches, et des femmes, déclara impulsivement Corner.

- Misogyne ! S'indigna une de ses camarades à l'autre bout de la classe, qui n'était autre qu'Helwenn.

- Allons, mademoiselle…

- Snape…

- Oh… Je n'aurais jamais cru que vous puissiez être sa fille, vous lui ressemblez si peu. Pourtant vous me rappelez fortement quelqu'un.

- Ce doit être ma mère, il paraît qu'elle appréciait particulièrement vos cours…

- Sûrement… Enfin pour en revenir à mon intervention, je vous disais qu'il ne fallait pas vous emportez comme ça, votre camarade a sûrement mal formulé sa phrase. »

Sarah s'étouffa dans sa manche.

« - Un problème Miss ? demanda le professeur un peu étonné.

- Absolument aucun professeur, c'est juste que tout le monde sait pertinemment que Corner est un machiste invétéré, rétorqua Miss Thelwis.

- Et le monde entier sait que les filles de notre génération sont des féministes enragées… » se défendit maladroitement Michael.

Le malheureux Serdaigle se retrouva fusillé du regard par toutes les filles de la pièce. Ce qui, en passant, amusa beaucoup Slughorn. Il calma tout de même de jeu et le cours sur les poisons reprit, non sans une légère tension.

La discussion sur le programme de potion dura deux heures, et bien qu'elle fût très intéressante, elle vint à bout de beaucoup d'élèves. Seule Granger semblait avoir été captivée par les explications sans fin du professeur tout au long du cours.

« - Qu'il est bavard ! s'exclama Draco en sortant de la salle de cours.

- Je ne te le fait pas dire… rétorqua Blaise en s'étirant.

- Je ne regrette absolument pas ton père, Slughorn est tellement plus vivant… fit Granger en se mettant à la hauteur de la belle.

- Il est peut-être plus vivant, mais il est beaucoup plus soporifique, remarqua cette dernière en s'effondrant sur Blaise.

- Je trouvais très pertinente toutes ses remarque, intervint Théodore.

- Tu suivais ?! s'étonna Morag.

- Parfaitement », s'offusqua Nott.

Quatre paires d'yeux sceptiques se posèrent sur lui. La position affalée sur son plan de travail n'était pas vraiment la meilleure pour écouter le cours… Mais bon, il fallait bien laisser le noble Théodore Nott dans son orgueil de temps en temps. Donc personne ne dit rien et ils entrèrent tous dans la Grande Salle. Le petit groupe d'élèves déclenchait de nombreux chuchotements sur son passage. Morag regarda Blaise.

« - Ce ne sont pas des rumeurs qui nous concernent… fit simplement le jeune homme.

- Il y a eu tellement de rumeurs qui disaient que nous allions nous remettre ensemble que je me posais la question, remarqua le Serdaigle en allant s'asseoir. Elle concerne qui celle là ?

- Helwenn et Théodore, mais personne ne sait vraiment de quoi il en retourne, affirma Draco en entraînant toute la petite troupe vers la table des Vert et argent.

- Draco tu me bousilles le bras, alors lâche-le, ordonna Miss Snape en essayant de se dégager.

- Désolé », s'excusa le blond lâchant sa camarade.

Blaise, Théodore, Draco et Helwenn s'assirent et commencèrent leurs devoirs au milieu d'une Grande Salle animée de murmures. Environ une heure plus tard, la situation ne s'était pas améliorée. Elle avait même eu tendance à se dégrader. Les dizaines d'yeux qui se posaient de façon insistante sur la belle et sur Nott en étaient la raison. L'assiduité que mettent les gens à se persuader qu'une rumeur était vraie était parfois exaspérante. Dans notre cas, les filles en particulier fixaient le « couple » en prenant chaque regard entre eux comme une preuve d'amour flagrante. Le pire, songeait Helwenn, c'est qu'elles étaient persuadées d'être discrètes. D'autres, un peu moins cruches, mais un peu plus aigries, lançaient des regards envieux à la fille du professeur Snape. Les garçons, pour la plus grande partie d'entre eux, n'en avaient rien à faire. Néanmoins certains d'entre eux guettaient le moindre signe d'attirance physique entre leurs deux camarades.

« - Pince-moi, ou je vais aller étrangler la grosse dinde en face de moi… demanda la belle à son amie.

- Grosse dinde… Tu es si magnanime, j'aurais plutôt dit gigantesque véracrasse obèse et malfaisante, indiqua Sarah en avisant Eggleston à la table en face.

- Appelle-la comme tu veux… Le résultat sera le même si elle n'arrête pas de me regarder comme ça, je vais lui percer la carotide avec ses ongles que j'aurais préalablement arraché à la pince à épiler, fit la fille du professeur.

- Comme tu peux être charmante et agréable, ironisa Blaise.

- Vu la manière dont Eggleston se marre en me regardant, je ne pense pas qu'elle soit ni charmante, ni agréable, argumenta Helwenn en croisant le bras, énervée.

- Certes, Cheryl n'est pas de la meilleure compagnie, confirma Draco.

- J'admire le calme olympien dont fait preuve Théodore. Après tout, lui aussi il a son lot de regards, fit remarquer Tracey en abdiquant devant son exercice de divination.

- C'est qu'une façade. Au vu de ses doigts crispés sur sa plume, je peux te dire qu'il a tout autant envi que moi d'éventrer un bon tiers de l'école », rétorqua Helwenn en replongeant dans son devoir d'étude des runes.

En effet, Nott était crispé. Il avait l'habitude qu'on l'observe et qu'on le juge, mais pas qu'on invente une quelconque ineptie sur lui. Et surtout que ces bêtises soient le sujet de conversation numéro un d'une soixantaine d'adolescents avides de potins croustillants.

Le dîner se passa tout aussi bien que possible. Il fallu écraser au moins seize fois les pieds d' Helwenn pour éviter qu'elle n'aille sauvagement défigurer Hannah Abbot. La belle faillit également planter sa fourchette treize fois dans la main de Draco pour divers mots des plus niais Il semblerait que pitchounette, mon adorable poussin, petit cœur, mon petit lapin et autres bévues n'aient pas plût à la belle.

De retour dans la salle commune, Helwenn et Sarah-Eléonore allèrent s'affaler dans un des canapés.

« - J'ai mal au crâne… gémit la belle, à moitié effondrée sur l'accoudoir.

- T'avais qu'à pas t'énerver autant contre Abbot, fit Théodore.

- Mais son regard me traitait de péripatéticienne, je ne pouvais pas laisser passer, argumenta Helwenn.

- Pourquoi elle te traiterait de… demanda Daphné.

- Ça, seule Pansy et le reste de l'école le savent… Mais… aucun d'eux ne veut parler ! »

Miss Parkinson ne se sentit pas le moins du monde visée, et continua tranquillement à lire son livre.

« - Je vais me coucher, déclara Helwenn l'air contrarié.

- Déjà ?! s'étonna Blaise.

- Oui, j'ai trop mal à la tête, et la vue de Draco m'insupporte, surtout depuis qu'il m'a appelé « mon petit chat », répondit la belle en se dirigeant vers son dortoir.

- Apprécier ma présence n'est pas à la portée de tout le monde, mais je suis sur que tu finiras par t'y habituer, rétorqua l'unique héritier des Malfoy.

- Je ne veux pas briser tes rêves Draco, mais ça fait six ans et elle ne s'y est toujours pas habituer », rappela Blaise le sourire aux lèvres.

Tout ce que l'ami du blond récolta fut un coussin en pleine tête.

Il avait l'intention de rester encore un peu dans la Salle Commune, mais finalement la fatigue prit le dessus sur sa volonté, et les septièmes années allèrent se coucher.

Le réveil du lendemain fut des plus durs, il fallait dire que les pauvres septièmes années avaient cours de défense contre les forces du mal en première heure. Parmi eux, notre groupe de Serpentards.

Dans le couloir du troisième étage, devant la salle dudit cours, le Professeur Snape attendait ses élèves de pied ferme. Il était 8h55 quand les premières silhouettes se dessinèrent au bout du corridor.

« - Bonjour Professeur, salua brièvement Hermione, avant de rentré dans la classe.

- Quelle surprise Miss Granger, qui aurait pu croire que vous seriez la première arrivée », fit Snape Sénior d'un ton cynique.

La concernée fit mine de ne pas avoir entendu, et commença à déballer ses affaires. Potter et Weasley arrivèrent peu après, suivis de la bande des Gryffondors. Quelque instant plus tard, Pansy et ses acolytes apparurent. Il était déjà 8h58. A 8h59 Snape allait s'apprêter à rentrer pour commence son cours, quand cinq têtes se montrèrent au tournant du couloir.

« - Désoler Professeur, mais Théodore à absolument tenu à ce qu'on aille chercher son livre, il voulait pas partager le mien, s'excusa sommairement Blaise, en entrant suivit de la fille du professeur, de la meilleur amie de cette dernière, du blond et de celui qui ne voulait pas partager.

- Il fallait être à cinq pour un seul livre ? questionna Severus, sceptique.

- Nott marche comme les filles : elles ne peuvent pas aller aux toilettes toutes seules, et bien lui ne peut pas aller chercher son livre tout seul, se moqua Finnigan.

- Soit, Mr Nott fera un effort de mémoire ou la prochaine fois, lui et ses amis risquent de passer un certain nombre de fin d'après midi en retenues, pour retard. D'ailleurs Mr Finnigan se fera un plaisir de leur montrer l'exemple pendant sa prochaine retenue, ce soir en compagnie de Mr Rusard.

Le concerné avait très envi de trucider son camarade Rouge et or, mais n'en laissa rien paraître. Par contre, il fusilla du regard Parvati de Lavande quand elles se retournèrent vers lui, le regard pétillant. Elles le regardaient comme si elles savaient des choses sur lui, et que cela leur donnait un quelconque pouvoir d'influence sur le jeune homme. Les deux commères se retournèrent sur ordre de l'enseignant, puis le cours commença.

Pendant toute l'heure le silence, déjà pesant, fut alourdit par l'air las du professeur qui semblait dire « vous étiez médiocre en potion, vous le serrez encore plus en défense contre les forces du mal. »

« - Miss Granger, nous connaissons tous l'étendue de votre savoir. Il est inutile de nous en faire profiter d'avantage, fit remarquer Severus, l'air encore plus las devant l'ardeur que mettait Hermione à lever de doigt. Personne d'autre ne peut me dire comment on fait pour obtenir un Basilic ? »

Seules trois mains se levèrent. Celles de Théodore, de Draco et d'Helwenn. Un peu dépité, sans trop le montrer, Snape senior désigna le blondinet pour parler.

« - Il faut faire couver un œuf de poulpe par un crapaud, annonça fièrement Malfoy.

- Je constate que vous ne savez même pas correctement lire la feuille de votre voisin, Mr Malfoy. Qui peut me donner la bonne réponse ? Miss Thelwiss peut être, vous semblez trop calme dans votre coin.

- Pour faire un Basilic il faut faire couver un œuf de poule par un crapaud, répondit Sarah d'un ton monocorde et assez peu convaincu.

- Bien. »

Severus allait ajouter quelque chose, mais la sonnerie lui rappela qu'il était tant de relâcher de l'enfer de sa classe les pauvres hères sans âme qui lui servait d'élèves.

Le reste de la journée fut des plus classiques. En étude de soins aux créatures magiques, Hagrid fit une peur bleue à tout le monde en leur montrant une chimère de relativement mauvaise humeur, tandis qu'en métamorphose, il régnât un calme studieux. Mais aujourd'hui la dernière sonnerie de fut pas autant un plaisir que d'habitude aux élèves, car ce jour était celui des groupes d'étude. Helwenn allait entrer dans la Grande Salle pour voir si ses camarades de d'études s'y trouvaient, mais en route, Boot l'interpella.

« Ah, Snape, Lisa m'as demandé de te dire qu'elle était dans une salle du troisième étage… mais j'ai oublié laquelle. »

La concernée allait remercier son camarade, mais elle intercepta le regard que Terry lança à Théodore. Il voulait clairement dire « veinard ! » et la belle commençait à se douter du pourquoi de la chose.

Helwenn se mit en route pour le troisième étage, passablement fâchée par les nunuches qui se retournaient assez peu discrètement sur son passage. Quand elle arriva dans la salle, le reste du groupe était déjà là, et avait commencé à travailler. La belle ne se fit pas prier pour s'asseoir et se changer les idées avec son premier devoir d'arithmancie. Le calme était à peine revenu dans le couloir qu'une tête blonde se planta dans l'encadrement de la porte.

« - Malfoy, que pouvons nous pour toi ? demanda MacMillan levant le nez de son livre d'étude des moldus.

- Rien, je suis allé aux toilettes, et je voulais juste voir si tout allait bien, si vous n'aviez pas besoin de mon talent », rétorqua le blondinet l'ait détaché.

La jeune femme aux cheveux ébène soupira. Malfoy Jr partit. Mais il revint environ dix minutes plus tard, puis seize minutes après et sept minutes encore plus tard.

« Je ne savais pas que tu étais devenu incontinent pendant les vacances », fit remarquer Helwenn au cinquième passage de l'unique héritier des Malfoy.

Le concerné se vexa et redescendit. Heureusement, il ne risquait pas de remonter une sixième fois, car l'heure était finie. Dans la petite salle de cours du troisième étage, les élèves rangeaient calmement leurs affaires.

« - Tu dois être contente Snape, il doit t'attendre, fit Lisa un brin romantique.

- Qui doit m'attendre ?! s'étonna la belle.

- Tout le monde le sait Snape, pas la peine de garder ça secret, déclara Thomas avec un léger sourire.

- Vous parlez en chinois pour moi là tout de suite… La belle marqua un temps d'arrêt puis repris, votre conversation aurait-elle un rapport avec la rumeur qui circule depuis hier dans l'école ?

- Tu n'es vraiment pas au courrant ?! demanda Trupin très étonnée.

- J'ai l'air au courrant ?! s'offusqua Miss Snape.

- Non, pas tellement… » avoua Ernie.

Il y eu un silence, puis la fille de l'enseignant en défense contre les forces du mal reprit la parole.

« - Et que dit cette rumeur ?

- Elle dit que… Lisa s'arrêta un temps, ne sachant pas top si elle devait parler, mais elle reprit quand même. Elle dit que pendant les vacances, tu as allumé Théodore, que vous avez fait des choses pas très catholiques, et que vous continuez à vous voir. Enfin je l'ai appris que ce matin, donc il y a des chances pour qu'elle ait été amplifiée et déformée. »

Contrairement à ce que Miss Turpin espérait, Helwenn ne réagit pas… En fait, elle regardait son sac, les yeux dans le vague, son visage complètement impassible. Ce qui terrifiait MacMillan.