La jeune fille eut juste le temps d'empoigner ses affaires dans l'auberge, d'enfiler son manteau sur sa robe et ils filèrent en vitesse. Le chemin du retour se fit dans un silence pesant, ponctué par moment par des commentaires de Kisame.
Pour passer le temps, Ayumi détailla les deux hommes qui couraient devant elle. Le bas de leur manteau claquait dans le vent au rythme de leurs sauts. Son regard se dirigea vers l'homme qui portait une immense épée dans son dos. Kisame avait toujours eu une stature extrêmement imposante à côté de son acolyte plus frêle. Mais pourtant, elle ne saurait dire lequel des deux dégageait l'aura la plus impressionnante.
A ce moment, en les suivant, ce qui la frappait le plus était l'harmonie au sein de leur binôme. Une entente qui se développait sans qu'ils ne se disent un mot. Elle l'avait encore plus ressenti avec ce silence pesant qui entourait cette fin de mission. Lorsqu'elle comparait leur relation, c'est celle de tout l'Akatsuki qui se rapprochait le plus d'une amitié.
Quoiqu'il était très difficile de définir ce qu'était une véritable relation au sein de l'organisation. Ils étaient tous d'horizons totalement différents et Ayumi avait parfois de la peine à comprendre le fondement de leurs présences ici. Bien qu'à son arrivée on lui avait expliqué le but de cette association, elle n'en avait pas réellement compris les tenants et les aboutissants. Mais surtout, elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait là, quelle était son utilité. Ils étaient tous bien plus puissants qu'elle, il lui fallait toujours quelqu'un pour la surveiller et pour la protéger. Et même si à son premier réveil, son sensei lui avait promis de l'aider à développer sa puissance, ses questions sur sa présence dans l'équipe restaient sans réponse.
Pourquoi elle, pourquoi alors qu'elle n'était qu'un poussin au milieu d'une meute de loups sanguinaires.
Son regard se bloqua ensuite sur son sensei se demandant ce qui pouvait bien lui traverser l'esprit. Elle essayait souvent de savoir ce qui se passait derrière ces yeux ébène. Mais, il ne laissait jamais rien paraître. Elle avait de la peine à savoir si elle était à la hauteur de ses espérances. Si, même si ses raisons restaient floues, elle arrivait à convenir à ses attentes. Un lien d'admiration et de gratitude la reliait à lui. Malgré qu'elle ne sache pour quelle obscure raison, il l'avait ramené ici, entrainé, protégé, elle lui en était reconnaissante. Il était son sensei et elle son élève qui ne vivait que pour le rendre fier. Elle avait encore beaucoup à apprendre de lui.
A force de vivre entre ces murs avec tous ces ninjas, en plus du lien affectif, elle avait développés une admiration pour leurs talents. Un jour, elle se souviendrait peut-être de son passé, mais pour le moment sa vie ici lui convenait totalement, même si ce n'était pas facile tous les jours. Elle avait cette chance malgré son inutilité et elle donnerait tout pour la conserver.
Enfermée dans ses pensées, la jeune fille ne se rendit pas compte que les deux hommes s'étaient arrêtés. Elle manqua d'atterrir dans le dos d'Itachi, mais se freina à quelques millimètres de lui. Après s'être reculée de quelques pas, elle reconnut une grande ouverture dans la montagne, l'entrée du quartier général, cela l'étonna, le fait d'être peut-être poursuivit les avaient obligés à ne pas s'arrêter. Ils étaient donc arrivés en quelques heures plutôt qu'un jour et demi.
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La porte du bureau se referma sur elle et Kisame. Ayumi grommelait des paroles inaudibles. Après avoir accomplis cette mission, pourquoi n'avaient-ils pas le droit de connaitre la raison de leur escapade. Les lèvres de la jeune fille se pincèrent essayant d'intérioriser sa frustration. Elle leva les yeux vers l'homme à ses côtés qui la regardait du coin de l'oeil, un sourire amusé campé sur le coin de ses lèvres. Pourquoi lui n'avait-il pas l'air déçu ?
- Pourquoi on a pas le droit de savoir ? Minauda la jeune fille.
Kisame ébouriffa les cheveux de la blonde, d'un geste presque fraternel. Il haussa ensuite les épaules, signe qu'ils n'avaient pas leur mot à dire de toute façon. Il posa ensuite la main sur son épaule et la poussa légèrement, lui faisant signe de partir d'ici. La réunion se poursuivait et s'ils étaient sorti ce n'était pas pour entendre la conversation au travers de la porte. Elle se bloqua et décida de ne peux pas avancer tel une enfant faisant un caprice. Elle le regarda avec de grands yeux et un sourire immense, espérant qu'il la laisse seule pour espionner.
- Même si je te laisse là, tu sens tellement mauvais qu'ils te repéreront directement, donc va te doucher, plaisanta-t-il.
Il appuya ensuite encore plus fortement sur son épaule, l'obligeant cette fois-ci à s'en aller.
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Ayumi s'appuya quelques secondes sur son lavabo, mettant de l'ordre dans ses pensées. Elle leva les yeux vers son reflet. Ses cheveux blonds irradiait de propreté et de vitalité. Elle en prit une mèche entre ses doigts, appréciant leur douceur. Elle observa ensuite son visage, savamment maquillé. Ses joues avaient été rosées, ses lèvres mise en valeurs avec une touche de rouge et son regard appuyé avec du Khôl. Il était fou qu'après toutes ces péripéties, son maquillage ait à peine bougé, le crayon noir ayant seulement bavé légèrement.
Elle planta son regard dans le reflet de ses iris émeraudes. Cette mission, bien que simple, lui avait appris beaucoup. Son corps avait redécouvert des sensations qu'elle connaissait auparavant. Mais ainsi une nouvelle question se posait, qui était cette ou ces personnes avec qui elle avait expérimenté ces émotions. Son cerveau se retrouvait à nouveau embrouillé par de nouvelles interrogations.
Elle enleva ses vêtements et se mit sous la douche. L'eau chaude coulant sur son corps détendit ses muscles. Son bien-être ne lui permit cependant pas de retrouver une quiétude maintenant que ses pensées se dirigeaient vers Itachi. Il n'avait pas dis un mot, pas un regard, elle s'était sentit terriblement mal. La culpabilité de ne pas avoir agis de la bonne manière. Elle ne devait plus le décevoir, absolument. Il était comme un père pour elle, et s'il ne la reconnaissait pas elle ne le supporterait pas. Au prochain entrainement, elle lui demanderait ce qui n'avait pas été et elle ferait en sorte de compenser cet échec. Elle resta ainsi pendant de longues minutes se remotivant mentalement.
Elle finit par sortir, s'habilla de ses habits informes et se dirigea vers le salon commun de l'Akatsuki. Elle y trouva Kisame, Deidera et Hidan affalés dans les deux grands canapés en cuir noir qui se faisaient face. Une bouteille d'alcool posée entre eux sur la table basse. Ils interrompirent leur conversation dès son entrée. Kakuzu lui était installé à la table de la cuisine, le nez dans une pile de papiers.
La blonde s'effondra dans le fauteuil en bout de table. Elle attrapa la coupelle que lui tendait Kisame. Ils reprirent leur conversation. La jeune fille soupira lorsqu'elle comprit qu'ils parlaient de la mission. Deidera se tourna vers elle.
- Apparemment, t'es sexy avec des habits appropriés, ricana-t-il.
- Sa petite robe noir la mettait terriblement en valeur, continua le requin, je suis déçu que tu l'aies pas mise ce soir.
Elle leva les yeux aux ciels, ne prenant même pas la peine de répondre. Ce qui n'empêcha pas les trois hommes de continuer à ricaner. Kisame poursuivit ensuite son récit de leur périple, en remplissant les coupelles vides des quatre personnes.
- Itachi n'est pas là ? Constata la blonde.
- Partit en reconnaissance pour une mission, il devrait revenir dans la nuit, répondit Kakuzu.
Il lui avait répondu sans lever le regard de ses comptes éparpillés sur la table. La conversation des trois autres n'avait pas dévié de leur aventure. Elle n'écoutait qu'à moitié, son regard se portant sur une image posée sur le guéridon à sa droite. Le cliché représentait tout le groupe de l'Akatsuki.
Elle la prit dans les mains. Ils étaient tous présent comme une photo de famille. Il ne manquait que Tobi, mais celui-ci avait collé sa tête sur le cadre en bois. Son masque à spirales orange étant reconnaissable entre mille. Ce garçon était un peu spécial, il débarquait toujours sans qu'on ne l'entende mais du moment où il était là on le savait. Il était très très bruyant et, il faut le dire, un peu stupide. Mais Ayumi l'aimait bien, il la faisait rire et il était un vent de fraîcheur dans cette organisation. Même si, tout le monde n'était pas fan de lui, elle l'appréciait car il était insignifiant pour les autres, un peu comme elle, sauf qu'elle se retenait de dire tout et n'importe quoi. Et c'est en soit cela qui énervait Deidara.
D'ailleurs lorsqu'il vit la blonde prendre la photo, le blond lui raconta le jour où Tobi avait essayer de coller sa photo sur le visage de Sasori après sa mort. Il avait faillit se retrouver en charpie. Le regard de la jeune fille se bloqua alors sur le visage juvénile de l'homme en question, ses cheveux rougeoyants l'entourant comme un brasier. Puis, un détail lui revint en mémoire, son visage ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait. Certes, elle avait déjà vu cette photo et Deidera lui avait déjà parlé de son défunt coéquipier. Mais pourquoi, il lui semblait tellement familier. Autre chose lui revint en mémoire, pourquoi avait-il apparu dans le genjutsu d'Itachi, comme si il était une personne qu'elle appréciait. Un doute s'installa dans l'esprit de la jeune fille, les choses s'entremêlaient trop pour être des coïncidences. Avait-elle connu Sasori par le passé, et de ce fait, il avait été inclus à la technique d'illusion imposée à son subconscient ? Probablement, mais maintenant il restait à savoir qu'est ce qui reliait la jeune fille à Sasori. Elle s'énerva intérieurement, les questions restées sans réponses s'entassaient dans un coin de sa tête. Elle ne trouvait pas d'explications et tout cela la rendait folle. Elle avait l'impression qu'à chaque pas qu'elle faisait, elle reculait de trois.
Elle secouât la tête et s'obligea à penser à autre chose. Elle observa les différents visages rigides de l'image. Puis, elle reposa le cadre à sa place originale. Quand soudain, deux mains lui obstruèrent la vue.
- Ayumi-chan, chantonna une voix derrière elle.
Un sourire amusé s'étira sur les lèvres de la blonde.
- Tobi, affirma-t-elle.
Elle retrouva sa vision lorsqu'il enleva les mains qui l'aveuglait et tourna ensuite sur son fauteuil. Elle vit l'homme au masque orange d'ou dépassé seulement une masse de cheveux bruns en bataille. Il penchait la tête sur le côté en la fixant de son unique ouverture et lui demanda.
- Comment Ayumi-chan a su que c'était Tobi ?
La jeune fille rigolât, il lui permettait d'oublier tous ses soucis et de la faire rire. Deidara lui balança un coussin braillant un « baka ». Le nouvel arrivant évita le projectile avec une pirouette et commença à agacer le blond qui réagissait au quart de tour sous le regard hilare du reste de l'assemblée.
Dans ces moments, ce salon habituellement si froid prenait des allures de cour de récréation. Cela permettait de créer une bulle dans leur quotidien. Ainsi, les engueulades entre le binôme blond et brun continuèrent, pendant ce temps les trois autres discutaient de tout et de rien vidant verres sur verres. L'alcool commença à détendre Ayumi, et après avoir jeté un regard, une fois encore, sur la photo du groupe, elle posa une question qui lui taraudait l'esprit depuis bien longtemps.
- Itachi a toujours était autant froid et distant ? Osa-t-elle.
Les conversations se calmèrent un instant et tous les yeux convergèrent vers elle. C'est Kisame qui prit la parole après avoir haussé les épaules.
- Certainement, après tout, il a tué tout son clan sans sourciller, trancha le nukenin.
La révélation eut l'effet d'une bombe dans la tête de la blonde. Elle ne le savait pas et elle se rendit compte qu'elle ne savait rien de son sensei. Le requin voulut expliquer ce qu'il s'était passé, mais au moment de débuter son récit, Hidan se leva du canapé sous les regards interrogatifs de toute l'assemblée. Il passa une main dans ses cheveux argentés.
- Cette histoire est mignonne, mais je préfère aller chasser un peu, dit-il son éternel sourire dérangé sur les lèvres, qui vient avec moi ?
Les autres déclinèrent son offre d'un hochement de tête et il s'en alla, décidé, mais titubant tout de même légèrement. Ayumi ne comprit pas tout de suite, mais lorsque Deidara croisa son regard interrogatif, il lui répondit simplement.
- Un homme a des besoins à combler.
Il n'eut pas besoin d'en ajouter plus, elle comprit qu'Hidan était partit chercher une proie pour passer la nuit. Et au regard de son culte morbide, elle n'avait même pas envie d'imaginer de quelle manière l'homme aux cheveux argentés comblait ses besoins libidineux. Cependant, à bien y penser, elle n'imaginait aucun d'eux avec quelqu'un, ils était tous bien trop bizarroïde pour une relation .. normale. Entre un homme de deux mètre, à la peau bleu et à la dentition de requin, un autre avec des bouches sur les paumes, un homme recousu de partout et Tobi qui paraissait trop enfantin, il n'y avait aucune possibilité d'un rapport traditionnel avec une autre personne.
Kisame ne prêta pas gare à ce départ et continua son récit. Il était encore plus bavard qu'à l'accoutumer, son cerveau devant être embrouiller par le breuvage qu'ils consommaient. La jeune fille apprit donc le massacre, mais aussi que son sensei n'avait épargné que son jeune frère pour avoir un jour un adversaire à sa hauteur. Que sa froideur était existante depuis son arrivée au sein de l'Akatsuki. Et que non, il ne comprenait pas pour quelle raison la jeune blonde avait été enrôlée. Quoi que plus elle s'entrainait, plus elle devenait puissante, mais qu'actuellement Ayumi n'avait pas le niveau de battre l'un d'eux. Ils partirent ensuite sur des discussions qui devenaient de plus en plus flous.
...
Après quelques heures, elle se leva du fauteuil en cuir noir, si confortable. Elle n'avait qu'une envie, rejoindre son lit et s'endormir paisiblement. Toutes ces révélations et toutes ces informations l'avaient épuisées, ou c'était le saké qu'ils avaient consommés sans vraiment de modération. Tobi était endormis dans un canapé au fond de la pièce, quel plaisir de le voir enfin calme. Kakuzu semblait travailler, mais il s'était assoupi sur sa main depuis bien longtemps. La blonde salua donc les deux derniers rescapés.
Le sol tangua légèrement sous ses pieds lorsqu'elle se retrouva debout. L'alcool ne devait pas y être étranger. Lorsqu'elle referma la porte sur le salon, le calme s'installa, elle n'entendit plus que de lointains murmures venant de la salle. Les torches des couloirs sombres étaient éteintes. Elle accéléra le pas, ne désirant que rejoindre le doux cocon de sa chambre.
La jeune fille s'étonnait tout de même du manque de luminosité des couloirs, les torches étaient normalement allumées en tout temps. Elle n'y prêta pas gare bien longtemps car au détour de l'un des nombreux couloirs un bruit se fit entendre. Elle fronça les yeux pour observer une silhouette face à elle, tapis dans l'ombre. C'était apparemment un humain assez grand, enveloppé dans un grand manteau. Elle se mit en position de défense immédiatement. Mais lorsque l'ombre avança elle reconnut malgré la faible luminosité, les cheveux argentés d'Hidan. Elle se détendit. Et lui lança d'une voix amusée.
- Tu reviens bredouille ?
Elle continua à avancer dans sa direction pour se rendre à sa chambre, mais au moment où elle se retrouva à quelques pas de lui, elle comprit que quelques choses d'anormal se passait. Son sourire carnassier paraissait encore plus malsain, son aura dégageait quelque chose de réellement effrayant et lorsqu'elle se plongea dans son regard il était trop tard. L'homme avait fondu sur elle et l'avait envoyé dans un mur avec un coup tellement puissant sur son crâne qu'elle s'évanouit.
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La jeune fille se réveilla difficilement. Sa tête la lançait. Elle voulut se masser le crâne, mais elle se rendit compte que ses poignets étaient entravés. Elle ouvrit les yeux d'un coups pour constater qu'elle était attachée à une croix, ses poignets liés à chaque extrémités ainsi que ses chevilles. Face à elle se trouvait une table sur laquelle était posée une bougie dont la flamme dansait furieusement. Elle se rendit vite compte qu'elle était dans une chambre, du fait du lit installé dans le coin droit de la pièce. Il n'y avait aucune décoration seul une armoire au pieds du lit, rien qui pourrait lui expliquer ou elle était. Elle reporta son regard sur ses poignets et essaya de mettre de la force pour se dégager, mais c'était peine perdu. Ses chaînes étaient en un alliage spécial qu'elle avait déjà vu, il permettait de perturber le chakra, rendant ainsi le plus coriace des ninjas à l'état d'agneau inoffensif.
Que se passait-il ? La peur commença à l'envahir. Que faisait-elle là ? Elle respira un grand coup essayant de se concentrer et retourna à l'observation de la pièce. Les murs étaient bruts, et son regard s'arrêta à nouveau sur l'imposante table de bois massif. Soudain, tout lui revint, Hidan, son aura, son sourire, ses yeux si terrifiants.
C'est à cet instant que l'homme se décida à entrer dans la salle. Il accrocha son imposante faux sur le mur en face et y déposa aussi son manteau. Il n'était plus vêtu que d'un simple bas de training dévoilant entièrement son torse athlétique. Dans d'autres circonstances, la blonde aurait sûrement apprécié cette vision. Il posa sur la table une pique. La jeune fille sentit la panique prendre possession de son corps. Elle ne se rendait pas compte que la suite allait être encore pire.
Il s'approcha d'elle, plantant son regard dans ses yeux émeraudes. Quelque chose n'allait vraiment pas, ce n'était pas lui, il n'était pas totalement lui même. Ses yeux mauves étaient comme couvert d'un voile blanc. Il passa sa main sur l'angle de son visage et s'approcha de son cou. Des frissons parcourut la jeune femme, une montée d'angoisse la prit.
- Hidan qu'est-ce que tu fous bordel, hurla la blonde.
Pour seule réponse, il rit. Un rire froid, bestial emprunt de folie pure. Son rythme cardiaque s'accéléra d'autant plus lorsqu'elle sentit ses lèvres froides se poser contre sa peau, près de sa carotide. Elle sentit ensuite sa bouche s'entrouvrir. Une vive douleur la transperça lui arrachant une plainte. L'homme releva la tête, il passa sa langue sur ses lèvres, enlevant un filet d'un liquide pourpre. Il l'avait mordu jusqu'au sang en un coup de dents sec. Son regard était devenu encore plus sauvage et beaucoup plus lubrique. Elle comprit avec effroi qu'il allait pratiquer son rituel. Elle essaya à nouveau de se débattre, tentant d'arracher ses membres aux entraves. Elle se débattit de toutes ses forces, s'agitant dans tous les sens. Elle cria à nouveau, espérant aussi que quelqu'un d'autre l'entendrait.
- Hidan, arrête ça, tu n'es pas toi-même.
A nouveau, l'argenté ne lui répondit que par un rire effroyablement sinistre. Il commença à tracer le symbole de son culte au sol sans plus de cérémonies. Il fallait qu'elle réfléchisse, il fallait absolument qu'elle se libère. Elle n'avait aucune envie de savoir ce que son libidineux compagnon avait prévu de faire, surtout quand il avait cette lueur sadique dans le regard. Son cou la lançait toujours, la blessure devait être assez profonde, une fine coulée rouge se glissa dans son décolleté. Il fallait qu'elle le raisonne, qu'elle le ramène à la réalité. C'était la seule manière pour qu'elle s'en sorte.
Il finit enfin de tracer le triangle entouré d'un cercle au pieds de la croix où se trouvait la jeune fille. Il attrapa ensuite la pique qu'il avait abandonner sur la table auparavant. Un nouveau rire s'éleva, couvrant le bruit des chaînes dont la blonde essayait de s'échapper. Son corps se transforma, passant d'une peau pâle, à une couleur de jais. L'angoisse ne laissa plus place à autre chose, elle hurla à nouveau.
- Hidan, reprends toi, c'est Ayumi, tu es sous l'emprise d'un genjutsu.
Il s'approcha son corps d'elle en un éclair, la pointe de sa pique plantée légèrement sous le menton de la jeune fille. Sa bouche s'approcha ensuite très lentement de son oreille où il lui susurra d'une voix glaçante.
- Ca ne sert à rien de mentir pour t'en sortir, je sais que tu n'es pas cette gamine, il est trop tard.
Un nouveau rire ponctua la fin de sa phrase. Il était devenu encore plus fou qu'à la normal. Car maintenant, il ne faisait plus la différence entre l'illusion et la réalité. Tout en riant, sa tête toujours penchée vers l'oreille de la blonde, il abaissa sa pique du menton jusqu'au bas du corps d'Ayumi. Ses vêtements furent alors coupés net en leur centre. Il descendit ensuite le long de ses jambes, offrant ainsi une vue entière sur son corps mis à nu. Elle était à présent tétaniser plus aucuns sons ne sortaient de sa bouche. Ses yeux étaient grands ouverts, imprimant et réalisant chaque seconde qui passait. Il continua à couper ses habits, les arrachants ensuite de sa main libre, avec une lenteur déconcertante, sentir le corps de la jeune femme frissonné de peur à chaque mouvement devait être plaisant. Lorsque le dernier lambeau de tissu tomba au sol. Il ajouta, les lèvres toujours accolée à son oreille.
- Maintenant, on peut commencer à jouer.
Il se recula entièrement, ses commissures s'étirant encore plus, jaugeant le morceau de viande qu'il avait sous les yeux. A cette instant, elle voulut disparaître, éviter son regard de toutes les façons possibles. Ses yeux mauves éclairées par un désir libidineux la salissait. Il ria, plus fort, plus cruellement, plus férocement. Et il abattit son premier coup sur son propre ventre, créant ainsi une entaille sur la peau laiteuse de la blonde au même endroit que la sienne. Mais aucun son ne sortit de ses lèvres, il fallait qu'elle se contrôle, qu'elle ne lui montre pas sa douleur, peut-être arrêterait-il son massacre. Mais cela eu l'effet inverse, cela déplut fortement à cet homme face à elle. Un autre coup, une autre entaille un peu plus loin. Elle se contrôla à nouveau, mais il continua. Au bout de la sixième blessure, malgré tout son contrôle, un gémissement s'échappa. La douleur était beaucoup trop forte. Il ne s'arrêta pas ainsi, recouvrant le haut de son corps d'entailles et lui arrachant des plaintes de plus en plus forte.
Il était en transe, s'infligeant ces écorchures, déchirant leur peau, riant, appréciant cette souffrance partagée. Cette torture ravageait la jeune fille de l'intérieur, épuisant ses forces, éprouvant son âme. Lorsqu'il n'y eut plus de places sur leur partie supérieur rougeoyante de sang, il enleva le bas de son training, dévoilant sous son boxer, une érection apparente. Il prenait plaisir à tout cela, et plus les larmes de rage se déversaient sur le visage juvénile de la blonde, plus son visage à lui se déformait par le plaisir.
Il continua ainsi, ne laissant aucune parcelle de chair sans une blessure à vif, pendant ce qui paru des heures, mais qui n'était en faite qu'une petite demi-heure. Les cris d'Ayumi s'étouffant petit à petit dans ses supplications, dans ses sanglots. Et vint enfin, le sommet du bonheur, au moment où il tomba un genou au sol, le corps entièrement recouvert d'hémoglobine. Il déposa sa pique au sol, approcha ses mains des chevilles attachées, il débloqua les chaines, ses jambes se refermant. Puis, se relevant, il détacha ensuite ses poignets. Elle tomba au sol, comme une poupée de chiffons, vidée de toute force. Elle avait trop essayé de se débattre, elle avait trop lutté et à présent, elle ne pouvait plus rien faire. Il allait sûrement enfin la tuer, enfin faire cesser ce calvaire. Elle allait enfin arrêter de souffrir. Le contact de ses blessures avec le sol froid, anesthésia la douleur quelques secondes. Avant que les mains de son bourreau ne s'abattent sur ses poignets relançant les plaies brulantes. Il la plaça sur le dos au centre du signe au sol. La jeune fille vit son boxer tomber sur la pierre. Non, après tout cela, elle espérait qu'il allait simplement l'achever, mais apparement sa jouissance n'était pas encore complète. Elle ferma les yeux, et sentit le poids de son corps sur le sien.
- Putain, enfin l'apogée, déclara-t-il dans un râle.
S'en était finit, il l'avait brisé et elle allait, avant d'être enfin délivrée par la mort, devoir subir une ultime souffrance. Elle voulut s'échapper, mais ses forces l'avaient vraiment entièrement abandonnée, elle ne pouvait plus qu'endurer. De nouvelles larmes vinrent se mêler aux ruisseaux pourpres le long de son échine. Il se plaça entre ses jambes, son membre gonflé présenté à l'entrée de son intimité. Ses yeux fermait, elle espéra juste que ce supplice ne durerait pas longtemps.
Mais, à cette instant, le porte de la chambre s'ouvrit en trombe. Hidan se releva en une seconde et se bloqua ainsi. Ses yeux s'ouvrirent d'un coup, et elle tourna difficilement la tête vers l'entrée. Un espoir, une joie, elle allait finalement survivre.
Les yeux rougeoyant de son sensei étaient bloqués sur son agresseur. Deux autres hommes entrèrent à sa suite. L'un accourut et se plaça à côté, déposant sur son corps nu ce qui semblait être un draps. La contact entre le tissu et les écorchures lui tirèrent un petit rictus de douleur, mais lorsqu'elle vit les yeux bleus inquiets la fixés, une vague de sérénité l'envahis.
- Deidara, emmène là, tout de suite.
La voix d'Itachi était puissante et apaisante. Et pour la première fois, la blonde y décela de la rage et de l'inquiétude. Un soupir de bien-être lui échappa lorsqu'elle sentit les bras du blond la soulever du sol. Elle ferma à nouveau les yeux, se laissant aller, sachant qu'elle était enfin en sécurité.
- Il est sous l'emprise d'un genjustu, souffla-t-elle.
Ce fut les seules mots qu'elle put prononcer dans son état. Elle sentit l'homme se mettre en mouvement. Lorsqu'il furent sortit de la pièce, la jeune fille entendit juste Kisame.
- Itachi, calme toi.
Les mots du nukenin lui décrochèrent un sourire, ce fut le dernier son qui lui arriva aux oreilles, avant qu'elle ne s'évanouisse, terrassée par le stress, la peur, la douleur et finalement le soulagement.
