Bonsoir à tous et à toutes.

Merci beaucoup pour vos reviews. Vous imaginez pas à quel point ça me motive à continuer cette histoire.

J'espère qu'elle vous plait pour le moment. J'espère également que mon style d'écriture vous convient et que je ne fais pas trop de fautes d'orthographe.

Je vous embrasse tous.

Voici le 3ème chapitre. Have fun !

3

Elle se terrait dans sa petite chambre de l'auberge et n'en sortait qu'en cas d'extrême nécessité, et toujours entièrement dissimulée par sa cape. Elle n'avait prévenu personne et comptait simplement prendre le Poudlard express le jour de la rentrée.

Elle savait bien que sa disparition ne pouvait être passée inaperçue mais elle ne souhaitait pas attirer l'attention sur elle et n'avait envie de voir personne.

Au bout de deux jours à fixer le chemin de traverse qui s'étendait sous sa fenêtre, d'une regard morne, elle entendit du bruit qui venait du rez de chaussée. Elle se leva prestement, enfila sa cape, et se saisit de sa baguette, elle attendit, l'oreille aux aguets,

Des pas montaient l'escalier et se rapprochaient de sa chambre, Elle se campa solidement sur ses deux pieds, prête à attaquer,

La poignée de la porte s'abaissa lentement et la porte s'ouvrit,

Une ombre s'allongea sur le seuil de la porte.

Alors qu'elle se préparait à bondir, Arthur Weasley s'avança prudemment.

Elle se jeta dans ses bras en sanglotant.

- Hermione ! Par Merlin, tu es vivante !

Il la serra contre lui et l'entraina en bas.

- Je l'ai trouvée ! Cria-t-il.

Un bruit de cavalcade se fit entendre et plusieurs Aurors arrivèrent.

Remus, Tonks, Kingsley et quelques autres qu'elle ne connaissait pas.

Il écarquillaient tous les yeux à sa vue.

Finalement, ils récupérèrent ses affaires et la ramenèrent au quartier général de l'ordre.

Lorsqu'elle descendit après s'être lavée et changée, son visage était dur.

Elle s'installa à la grande table de bois sombre autour de laquelle tout le monde se trouvait déjà.

- Je veux tout savoir, commença-t-elle.

Il se regardèrent tout, craintifs.

- Maugrey est mort, commença Arthur.

Elle se figea sous le coup de la surprise.

- Une attaque a été dirigée spécialement contre lui. Comme tu dois le savoir, le sortilège de fidélitas est brisé lorsque son détenteur n'est plus. La question maintenant, c'est de savoir comment ils ont appris qu'il en était le dépositaire.

Elle ne répondit pas.

Elle leur en voulait.

- Si vous m'aviez amenée ici dès le début, mes parents ne seraient pas morts, cracha-t-elle.

- Ils auraient été en danger même si tu n'étais pas trouvée à leur côté.

- Donc, je suis responsable, souffla-t-elle.

- NON ! Tu n'est pas responsable Hermione. Rien de ce que tu aurais fait ne les auraient sauvés.

- Sauf si je m'étais rendue.

- Ne pense pas ce genre de choses, intervint Molly Weasley.

- Je vais me coucher.

La semaine s'écoula lentement, entre larmes et désespoir. Elle ne sortit quasiment pas de sa chambre jusqu'au jour de la rentrée.

Elle n'avait pas revu ses amis.

Elle arriva sur le quai de la gare, accompagnée par Remus, qui comprenait mieux qu'elle ne le supposait sa peine. Il sentait bien que Poudlard serait désormais son foyer et qu'elle n'avait pas l'intention de le quitter de toute l'année.

- Hermione, commença-t-il prudemment.

Elle le regarda, une expression vide sur le visage.

- J'avais complètement oublié de te donner ça.

Il lui tendit une lourde enveloppe de parchemin qu'elle ouvrit.

La grande lettre manuscrite de la main du directeur lui sembla vide de sens jusqu'à ce qu'elle sentit la petite pièce de métal aux armoiries de sa maison.

- Préfète en chef ?

L'espace d'un instant, son regard s'éclaira.

- Félicitations, souffla Lupin.

- Merci.

Et pour la première fois depuis longtemps, elle esquissa un sourire.

Elle monta dans le train et rejoignit Harry, Ron, Neville et Luna dans leur wagon.

Ils semblaient tendus.

Neville fut le premier à intervenir.

- Hermione... Je sais que ce n'est surement pas le moment, mais je tenais à te dire que nous sommes désolés pour ce qui est arrivé et que nous serons là, quoi que tu aies besoin.

- Merci Neville.

Elle sentit les larmes perler et baissa la tête, tentant vainement de les dissimuler.

Harry s'approcha doucement d'elle et passa son bras autour de ses épaules.

- Mione, je suis désolé de ne pas avoir été présent pour toi cet été, mais ce n'est pas faute d'avoir essayer. Ils nous ont interdit d'avoir des contacts avec toi, de peur les informations ne soient interceptées.

Elle leva la tête, plongeant son regard dans celui émeraude du jeune homme. La sincérité et la tristesse qu'elle y lut lui fit du bien et elle se blottit contre lui.

Elle avait toujours eu une relation particulière avec le survivant. Certaines personnes l'aurait qualifiée d'ambiguë, mais il n'en était rien. Il était son meilleur ami, son frère, son soutien. Et l'amour qu'elle lui portait était unique à bien des égards.

Et elle réalisa à quel point il lui avait manqué et combien elle avait besoin de lui.

Le professeur MacGonnagal frappa sèchement à la porte du compartiment.

- Mlle Granger. Veuillez me suivre s'il vous plait. Je dois vous informer des devoirs qui vous incombent à vous, ainsi qu'à votre homologue en tant que préfets en chefs.

- Bien Professeur.

Elle la suivit à travers les wagons, afin d'atteindre celui situé en queue de train.

Elle eut un mouvement de recul en y entrant.

Drago Malefoy, une des personnes qu'elle détestait le plus, et qui lui pourrissait la vie depuis des années, s'y trouvait, affalé sur la banquette comme s'il en était le souverain, un sourire suffisant sur ses lèvres fines.

- Monsieur Malefoy, je vous prierai de vous tenir correctement.

Il se redressa, docile mais narquois.

- Bien. Donc, comme vous le savez, vous êtes tous les deux les préfets en chef de cette promotion. Vos rôles seront de faire régner l'ordre et le respect, ainsi que de montrer l'exemple, surtout en ces temps troublés. Je compte sur vous pour prouver aux autres élèves qu'une cohabitation et une entente relative est possible sans vous battre comme des chiffonniers. Et si ça dégénère, je ne me priverai pas de vous destituer de votre titre.

Le jeune homme pinça les lèvres, retenant une remarque cinglante.

- Cohabitation, avez-vous dit ? questionna la Griffondor.

- En effet, durant toute cette année, vous partagerez un appartement comprenant une salle commune, deux chambres et une salle de bain. Vous aurez la possibilité d'y prendre également vos repas si vous le souhaitez.

Ils se regardèrent, horrifiés. Vivre ensemble ? Pendant un an ?

- Euh Professeur, avec tout le respect que je vous dois, je pense que vous avez pu remarquer que ce n'est pas exactement l'entente cordiale entre Malefoy et Moi.

- Miss Granger, ce n'est pas négociable, à moins que vous souhaitiez laissez votre place à quelqu'un d'autre.

- Non.

- Bien, nous sommes donc d'accord. A tout à l'heure.

Elle s'arrêta brusquement, puis de retourna,

- Miss ?

- Oui ?

- Je tenait à vous présenter également toutes mes condoléances,

La jeune femme hocha la tête sans répondre, tandis que son homologue la fixait d'un air curieux.

L'un comme l'autre, ils étaient stupéfaits.

Drago brisa le silence le premier.

- C'est bien ma veine. Me coltiner une sang de bourbe toute l'année.

- Et moi, une fouine.

Son ton le fit lever la tête.

Elle regardait par la fenêtre, les yeux dans le vide, indifférente. Il se permit de la détailler à son insu. Malgré son extrême minceur, elle avait beaucoup changé et était devenu une jolie jeune femme et il ne put s'empêcher de la scruter d'un air appréciateur.

Finalement, le calvaire ne serait peut être pas total.

Ils parvinrent sans encombre au château, dans les diligences tirées par les sombrals, qu'à présent Hermione pouvait voir.

Elle réalisa avec étonnement que Malefoy les distinguaient également.

"Avec tous les meurtres auxquels il a du assister..." pensa-t-elle avec dégout.

Ils atterrirent en souplesse devant Poudlard et se rendirent automatiquement dans la grande salle. Dumbledore se leva à l'arrivée des élèves et leva les bras en signe de bienvenue. Son visage parcheminé était éclairé par un sourire bienveillant. Il attendit que tous les élèves furent installés pour laisser le choixpeau faire son travail.

Lorsqu'il eut finit de chanter, il put débuter la répartition. Les premières années semblaient encore plus minuscules que d'habitude. Hermione les fixaient avec un air bienveillant, amusée par leur expression terrifiées. Elle se souvenait de sa répartition, il y avait 6 ans déjà. Elle avait le trac mais était surtout impatiente de commencer les cours, avide d'apprendre et de s'intégrer à ce nouveau monde qui lui ouvrait les bras. A cette époque, elle était heureuse et insouciante. Elle se rembrunit en pensant à tout ce qu'elle avait perdu.

- Chers élèves, je suis heureux de vous revoir cette année malgré les temps difficiles actuels. Nous devons nous serrer les coudes plus que jamais, nous unir, nous soutenir, contre l'adversité. Sur ce, je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps. J'entends vos estomacs crier famine, donc, Bon appétit !

Les élèves se ruèrent pour la plupart sur les mets délicieux qui recouvraient les tables. Ils mangèrent comme des ogres. Ron et Harry ne furent d'ailleurs pas les derniers à tout dévorer. Ils soupirèrent d'aise lorsque les plats disparurent, assis en arrière sur le banc, les mains sur leur ventre proéminent, un sourire béat sur le visage.

Elle sourit, légèrement agacée, mais ne pipa mot.

Elle était épuisée et avait besoin de se retrouver un peu seule. Le professeur MacGonnagal se leva enfin de la table des professeurs, le chapeau de travers et la démarche hésitante. Elle laissa aux préfets le soin de conduire les premières années à leur dortoir et leur expliquer les règles de vie, tandis qu'elle emmenait les préfets à leur salle commune réservée.

Ils suivaient tous les deux leur professeur de métamorphose en silence. Hermione fixait son dos, la tête vide, tandis que Drago lui jetait des petites regards furtifs, essayant de déchiffrer ses pensées.

MacGonnagal s'arrêta devant le tableau d'un hydre à 3 têtes qui ondulait étrangement sur une cuve remplie de flammes. Hermione s'approcha, tentant de comprendre ce que représentait le tableau. Elle frissonna en voyant la lueur maléfique dans les yeux de l'animal et comprit qu'il couvait ses œufs dans un gouffre brulant.

Le professeur eut un regard d'excuse :

- Nous ne savions pas où le mettre. Il effraye tout le monde. Il n'est pas méchant mais faites malgré tout attention aux jets de flamme.

Le mot de passe est "Entraide"

Drago leva les yeux au ciel, passablement agacé. Quelle naïveté !

Il pénétrèrent dans leur salle commune. Elle était à couper le souffle. Une immense cheminée en pierre de taille abritait un feu qui brulait joyeusement dans l'âtre et réchauffait la totalité de la pièce. Deux canapés et deux fauteuils qui paraissaient plus que confortables l'encadraient ainsi qu'une table basse massive en chêne foncé.

Deux pans de murs étaient recouverts de livres totalement éclectiques et une table de travail ronde, en bois également s'y trouvait. De grandes fenêtres donnaient une vue imprenable sur le parc du château.

- Je vous laisse vous installer. Les cours ne commenceront que dans deux jours mais une réunion aura lieu demain matin pour mettre en place les rondes et autres projets dont vous devrez vous occuper. Je compte sur vous pour ne pas vous entretuer.

Hermione se dirigea vers sa chambre qui était aussi belle que le reste : le traditionnel lit à baldaquin se dressait contre le mur de gauche. Le dessus de lit était rouge et brodé de fils d'or, de légers voilages l'encadraient.

Un bureau trônait contre le mur droit, à côté d'une lourde armoire en pin.

Les murs étaient recouverts d'une tapisserie aux couleurs chaudes.

La chambre de Drago était identique mais dans les couleurs des Serpentards.

Elle ouvrit la fenêtre et respira à fond l'odeur de pin qui embaumait l'air. Elle se sentait chez elle.

Elle allait devoir oublier les horreurs qui s'étaient produites durant l'été et reprendre son existence là où elle s'était arrêtée.

Épuisée, elle se coucha directement et s'endormit à peine avait-elle posé sa tête sur l'oreiller.