Chapitre 2 : Bonne nouvelle.
Le lendemain, notre groupe de quatre adolescents se dirigeaient vers le lycée. Akiho fut présentée aux élèves de la classe 2-D.
- Je vous présente Melle Akiho Botan, présenta le professeur. Elle vient d'Europe.
- C'est elle, cette fille dont tu nous as parlé hier, demanda Arisa.
- Elle est très gentille, vous allez l'adorer. J'en suis sûre, expliqua Tohru avec un grand sourire.
Le cours commença enfin, malgré le nombreux de chuchotement qui troublaient le silence habituelle du cours.
Durant la pause déjeuner, ils se retrouvèrent sur le toit, avec pour complémenter leur groupe, Momiji, une petite tête blonde surexcité et Hatsuharu, un grand avec des cheveux blancs.
Pendant cette pause, Tohru la présenta aux deux garçons. Akiho s'inclina devant eux pour les saluer et personne n'avoua se connaître.
- J'ai beaucoup entendu, parler de vous hier, déclara Akiho. Laissait moi deviner, toi, tu es Hatsuharu et, toi, tu es Momiji, dit-elle en les désignant chacun l'un après l'autre sans se tromper.
- Par contre, nous, on n'a jamais entendu parler de toi. Mais depuis hier, Tohru se rattrape, lui dit le blondinet avec un clin d'œil au passage.
La cloche retentit et tout le monde retourne en cours pour l'après-midi.
A la sortie des cours, Yuki, Kyo et Tohru rentraient tranquillement pendant qu'Akiho allait voir son amie. Elle était accompagnée sur le chemin par Hatsuharu et de Momiji.
- Tu as vu, on n'a rien dit, comme Shigure, nous l'a demandé, chantonna le blondinet.
- Et je vous en remercie.
- Tu vas voir Rin, comment va-t-elle ?, demanda Hatsuharu.
- Elle irait mieux, si elle obéissait un tout petit peu. Et puis, si tu veux savoir, tu n'as qu'à aller la voir, enchérit Akiho avec un ton légèrement énervé. Que s'est-il passé en vrai ?
- Akito a surpris une conversation entre nous deux. Et de rage, il a fait très mal à Rin, avoua Hatsuharu.
Akiho pouvait voir le poing du jeune homme se former et ses muscles se contracter. Elle posa sa main sur son épaule ce qui le calma un tout petit peu.
- C'est ce qu'elle m'a à peu près dit. Comme, elle n'obéit pas en plus, au lieu d'y rester une semaine, elle y reste plus d'un mois.
- Nos chemins se finissent ici. À demain, déclara Momiji devant le panneau de signalisation.
- Oui, à demain.
Elle continua son chemin jusqu'à l'hôpital la tête perdue dans ces pensées. La jeune femme retrouva son amie dans sa chambre, installée à la fenêtre.
- LA liberté arrivera un jour ou l'autre.
Rin se tourna vers elle rapidement avec un sourire très triste accroché au visage. Akiho s'installa sur une chaise près du lit, alors la jeune Soma quitta son perchoir pour se mettre sur son lit.
- Au fait, j'ai croisé Hatsu, expliqua-t-elle à son amie, il m'a demandé de tes nouvelles. Il t'aime toujours.
- De quoi tu te mêles encore ?, bougonna Rin.
- Je t'ai eut, rigola Akiho, j'ai trouvé ton point faible. J'en étais sûre, tu l'aimes.
- C'est lui qui m'aime, pas moi, c'est fini entre nous, essaya d'expliquer Rin totalement gênée.
- En es-tu sûre, vu que tu me fuis du regard en disant ça, laisses-moi en douter. Et puis, ce n'est pas mes affaires. Fait ce que tu veux, mais le temps, nous le dira. On verra si, j'ai raison.
- Tu es pire que Shigure. Arrête de vivre chez lui.
Sur ces mots, Akiho explosa de rire et Rin à force de la voir ainsi, l'accompagna dans son fou rire. Au même moment, l'infirmière arriva et fut très étonnée de la scène qui se déroulait devant elle.
- Je suis heureuse de vous voir rigoler enfin, déclara celle-ci. Le médecin va passer vous voir, pour vous dire que vous allez pouvoir rentrer chez vous. On va avoir la paix.
- Super, enfin, la « liberté », murmura-t-elle ironiquement.
- La journée se finit très bien. Bon à demain.
En rentrant, elle repensa à la réaction de Rin, au moment où, elle lui a parlé de Hatsu, ce qui la fit rire une fois de plus, toute seule au milieu de la rue. Sur le chemin, elle croisa Yuki.
- Je suis venu à ta rencontre, on ne sait jamais ce qui peut se passer sur le chemin. Et tu ne connais pas, vraiment la route de nuit, déclara-t-il.
- Merci beaucoup, ça me va droit au cœur, tu es un véritable amour !
En entendant ces mots, Yuki passa au rouge écarlate, asseyant ainsi de faire de la concurrence aux tomates. Sur la suite du chemin, personne n'entama de conversation.
Le lendemain, après sa journée de cours au lycée. Akiho retrouva Rin, à l'hôpital pour la ramener chez elle.
- J'espère que vous êtes heureuse, vous allez enfin sortir d'ici, demanda l'infirmière.
- Totalement heureuse. Je retrouve ma liberté, dit Rin avec ironie.
- Votre amie, vous, raccompagne. Vous avez de la chance de l'avoir.
- C'est sûr, faut la supporter, la petite Rin, enrichit Akiho
- Et !, il faut aussi te supporter, je te signale.
Sur le chemin du retour, pour la demeure des Somas, Rin resta muette. Par contre, Akiho parla beaucoup et surtout toute seule pour remplir se vide.
- Tu vas aller où, vu que tu es en froid avec tes parents ?, demanda-t-elle. Tu feras très attention, de plus, j'ai appris par les autres, qu'Akito est de mauvaise humeur.
Vexée du silence de son amie, elle décida de frapper fort pour la secouer un peu.
- Bon, j'adore parler avec toi. Mais, j'arrête si non, je vais me transformer en glaçon, tout comme toi.
Rin la fusilla d'un regard, qui voulait dire « va voir ailleurs si j'y suis », face à cette réflexion.
Arrivées, devant la porte, elle rencontra Kagura, qui lui expliqua toute la situation.
- Comme, elle est en froid avec ces parents et presque tout le monde. Elle va vivre chez nous.
- Je suis rassuré, avoua Akiho. J'ai presqu'eut peur d'Akito, lui mette la main dessus.
Ils parlèrent toutes les trois pendant quelques minutes afin d'établir les prochaines visites possible entre elle.
- Je vais vous laisser maintenant que je suis tranquillisée sur ta sécurité, miss catastrophe.
- Je suis très heureuse de t'avoir revu, ça fait très longtemps.
- Pourquoi tout le monde, me dit ça ?, interrogea Akiho en rigolant.
C'est sur ces derniers mots qu'elle partit enfin pour rentrer. Sur le chemin, elle rencontra Shigure qui flânait sous le ciel étoilé.
- Je voulais te parler et comme, je ne peux pas devant les autres, Je suis venu à ta rencontre.
- Tu me veux quoi, je t'écoute ?, demanda Akiho inquiète de qu'elle allait entendre de son ainé.
- Akito voudrait beaucoup te voir…..
- Il peut toujours rêver, moi, je ne peux pas, répliqua Akiho en lui coupant la parole. C'est du passé, n'en parlant plus.
- Le passé nous rattrape toujours dans le présent. Il va toujours, plus vite que nous. Tu devrais le savoir depuis tout ce temps !
- Je n'aime pas quand, tu parles ainsi. On dirait que tu es mature.
-Tu préfères que je fais : « Les lycéennes, les lycéennes, m'appellent…….. ……. », chantonna-t-il avec défi.
D'un coup, ils croisèrent Kyo qui rentrait de sa course habituelle du soir.
- Tu chants faux, il va pleuvoir, espèce de vieux pervers, hurla Kyo après avoir frappé Shigure.
- Tout à fait d'accord, rigola Akiho.
- Pourtant tu le laisses faire.
- Je préfère ça qu'autre chose, avoua-t-elle entre d'eux rire.
Kyo se remit à courir, les laissant de nouveau seul.
- On rentre vu que c'est comme ça. En plus tout le monde doit nous attendre.
Arrivé dans la maison, Akiho put revoir Momiji qui était venu discuter avec Tohru.
- Akiho, comment vas-tu ? Je dois y aller, à demain.
- C'est enfin, plus calme, dit Kyo avant de monter dans sa chambre.
Akiho le regarda partir avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Pourquoi a-t-il fuit quand il m'a vu rentrer ?
- Il a peut être peur de faire des bêtises, répondit Shigure comme si c'était la seule réponse possible.
Les autres ne comprenaient pas vraiment le double sens de sa réponse, contrairement à Akiho, qui lui fit un léger sourire. Personne ne veut faire de gaffe en sa présence pour ne pas risquer de subir son courroux.
Les deux filles étaient dans la cuisine pour finir la préparation du repas, alors que les garçons préféraient être tranquillement installés à table.
- Akiho tu peux me passer le sel s'il te plait, demanda Tohru.
D'un mouvement rapide, Akiho se tourna pour aller dans le placard, mais elle eut le malheur de se retrouver nez à nez avec Kyo, lui tombant dans les bras. Un grand bruit retentit alertant les deux autres garçons qui arrivaient en courant. Akiho tint dans ces bras un adorable chat roux qui essayait de la griffer, sur ces genoux étaient posés les vêtements de Kyo.
- C'est quoi le truc ?, lança-t-elle en regardant tout autour d'elle. Il est où le gueuleur.
- Tu sais ce qu'il te dit le gueuleur, exprima le chat qui essayait toujours de la griffer pour partir de ces bras.
- Putain, le chat parle !
- Il n'y a pas de truc, Akiho. Dans tes bras, tu tiens Kyo, avoua Tohru. Moi aussi, j'ai été très surprise quand je l'ai découvert.
Akiho se leva d'un bon, Kyo toujours dans les bras et alla s'installer à table. Elle était suivie de près par les trois autres habitants de la maison.
- Je crois que j'ai le droit à des petites explications maintenant.
- En fait, c'est très simple, treize membres de la famille Somas sont maudits. Ils se transforment en l'un des douze animaux des signes du zodiaque quand on tient dans nos bras le sexe opposé, expliqua Shigure avec sérieux.
- Vous contiez me le dire quand ?
- Très bonne question, avoua Shigure en prenant de ces bras Kyo. Il faut que tu comprennes que personne ne doit apprendre ce que l'on vient de te dire.
- Je ne dirais rien, vous avez ma parole.
- Moi, je te crois, mais tu vas devoir convaincre notre chef de famille pour rester avec nous et garder les souvenirs liés à notre secret.
Akiho se leva et commença à monter les marches menant au premier.
- Je vais aller lui parler, déclara Shigure. Commencez à manger sans nous.
Akiho s'installa sur son lit.
- Je peux rentrer ?, demanda une petite voix derrière sa porte de chambre.
- Si tu veux.
Shigure rentra et referma la porte aussi sec, avant de s'appuyer dessus.
- Tu es une très bonne comédienne. Je ne savais pas ça de toi.
- Il y a de bon professeur de notre famille, toi le premier.
- Tu as fait exprès pour avoir une bonne raison pour aller voir Akito.
- Non, c'était juste pour moins mentir, pour ne plus être un monstre, avoua-t-elle avec les yeux remplis de larmes.
- Tu n'es pas un monstre, tu es toi.
Shigure s'écarta de la porte pour la prendre dans ses bras. Contrairement à tout à l'heure rien ne se passa, il resta lui-même, sans aucun changement particulier.
- On devrait aller manger, Tohru va s'inquiéter pour toi, autrement.
- Demain, tu viendras avec moi, pour aller voir ton cher chef de famille ?
- Sans aucun problème je ne vais pas te laisser te jeter dans la gueule du loup toute seule. Je ne veux pas rater le spectacle que vous allez nous offrir.
- Tu ne changeras donc jamais, rétorqua Akiho en lui filant une petite tape amicale derrière la tête.
Ils finirent par descendre rejoindre les autres qui n'avaient pas commencé à manger, préférant les attendre. Le repas se passa dans le calme, ce qui changa des repas mouvementés qu'avait pris l'habitude de prendre les habitants de cette maison.
