DISCLAIMER : Les personnages sont évidement à Akira Amano-sama (heureusement d'ailleurs, qui sait ce que j'en aurais fait…)

RAITING : M

MUSIQUE : Crazy de Aerosmith (petite info: Je fais référence à un certain Styven Tyler, il se trouve que c'est justement le chanteur d'Aerosmith)

AVANT DE COMMENCER : O TANJOBI OMEDETO XANXUS-SAMA !

P'tit cadeau pour Xanxus, en fin de ce chapitre, vous trouverez un p'tit drabbe XS (=^_^=)

Pour tout vous dire j'me suis magné d'écrire ce chapitre pour qu'il soit près à temps j'ai assez galéré T_T Il retombe plus dans une ambiance déprimante (enfin moi rien que la chanson me fait déprimer...) Désolé pour la guimauve...

Mais j'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture~


Putain de pari à la con. Putain de Lussuria. Fran soupira. Pourquoi avait-il fait ce pari stupide ? On ne parie pas avec Lussuria. Surtout si l'enjeu c'est… ça. Demander un jour de congé à Xanxus sans se faire défoncer ? Mission impossible. Et pourtant il l'avait parié. Il ne se rappelait même plus comment. Tout ce qu'il se rappelait c'est que s'il ne réussissait pas, Lussuria se chargerait de lui trouver un gage. Et ça c'était pas bon. Pas bon du tout. Mais un pari restait un pari, et c'était à cause de celui-ci que Fran se trouvait maintenant devant la porte du bureau de son cher boss adoré, rassemblant son courage avant de frapper. Il allait lever la main quand la porte s'ouvrit à la volée. Fran pencha la tête. Hein ? Que faisait dans le bureau de Xanxus un Squalo débraillé portant vraisemblablement un vestige de costume de… maid ? Squalo, d'ailleurs, qui rougit comme une pivoine en voyant l'air interrogateur de Fran et qui s'empressa de repartir en courant avant de perdre ce qui lui restait de dignité. Fran, nullement déstabilisé, entra dans la pièce avec une boule au ventre. Le Boss Suprême était assis confortablement dans son fauteuil, les jambes croisées sur son bureau, un sourire satisfait (et pervers ?) aux lèvres. Tant mieux, il était de bonne humeur, il avait une chance de ne pas être trop gravement blessé pour aller à l'hôpital. L'illusionniste s'avança lentement, affermant sa prise sur la bouteille de bourbon qu'il avait apporté. Il alla jusqu'à l'imposant meuble pour y poser délicatement la bouteille. Xanxus regarda l'objet, puis son subordonné.

- Qu'est-ce que tu veux, déchet ?

Fran déglutit. Il avait beau être indifférent au monde, la seule voix de son Boss suffisait à le faire flipper.

- Euh Boss, commença-t-il de sa voix trainante, c'était pour vous demander euh un jour de...

- De quoi, déchet ?

L'illusionniste vit une veine apparaître sur le front de Xanxus. Pas bon. Pas bon du tout. Il n'aurait jamais dù parier.

- … de congé. Finit-il en murmurant.

La réaction ne se fit pas attendre. Le bureau initialement placé sous les gambettes de l'homme aux cicatrices se retrouva aplatit contre le mur d'en face, avec Fran avec en bonus. Tandis que la grenouille se relevait péniblement, il se sentit attrapé à la gorge et plaqué contre la surface dure du béton déjà bien fissuré. Les prunelles rouges brillaient de fureur. Elles étranglaient Fran autant que le faisait la main serrée autour du cou de l'illusionniste.

- Ne redemande plus jamais ça si tu ne veux pas mourir dans d'atroces souffrances, compris, déchet ?

Il laissa tomber l'adolescent et reparti s'asseoir dans son fauteuil. Fran suffoqua un instant dans l'indifférence totale du brun. De toute façon, il pouvait bien mourir que ça ne le dérangerait pas plus que ça, un déchet en moins, pensez-vous. Il se releva péniblement, époussettant son uniforme, se retournant vers les décombres du bureau. Tch, il allait devoir le payer celui-là aussi. Fran repartit donc en claquant la porte, dont le bruit ne fut pas assez fort pour étouffer l'ultime phrase de Xanxus:

- Et tu me dois une bouteille de bourbon.


De retour dans sa chambre, Fran se laissa choir sur son lit. Il avait mal partout. Quoiqu'on en dise, c'est pas toujours agréable de se prendre un mur de béton en pleine face. Apparemment, le bruit avait été plutôt fort, parce qu'à peine cinq minutes après, Lussuria débarqua dans la pièce, cachant un truc douteux derrière lui.

- Ma ma~ Fran-chan, je crois que j'ai gagné mon pari !

Le Fran en question grogna. Ne prêtant pas attention à la mauvaise humeur de son collègue, le gay continua.

- Alooors pour ton gaage~ A la soirée de ce soir tu devras porter… ça ! Hurla-t-il en découvrant la chose qu'il cachait.

Fran cligna des yeux. Quelle soirée ? Puis il recligna des yeux en se rappelant que c'était le bal annuel de la Varia, soirée ennuyante à mourir et horriblement délurée quand on prenait la peine de rester jusqu'au bout. Puis il se releva et cru avoir une attaque. Il plaisantait. Lussuria plaisantait simplement. Ça ne pouvait pas être autrement. Il ne pouvait juste pas porter cette robe de gothic lolita et ces docs martens montantes. C'était clair et net.

- Luss, tu plaisantes, hein ? C'est pas ça mon gage ?

Le sourire du punk s'agrandit.

- Mais si voyons, Fran-chan, cette robe mettrait tellement en valeur tes longues jambes et ta taille fine ! Allez, pour faire plaisir à Maman Lussuria ! Et en plus tu l'as parié ! Un homme ne revient jamais sur sa décision. ajouta le boxeur d'un ton sérieux qui ne lui allait vraiment pas.

- Non mais sérieusement, tu me vois porter ça ? J'entends déjà Bel-sempai se moquer de moi. se renforgea Fran.

- Oh, c'est donc l'avis de Bel-chan qui t'inquiète ? Tu veux en parler à Maman ?

Fran, exaspéré, le chassa de sa chambre en lui balançant une chaussure à la figure. Il se retourna vers les vêtements posés sur son lit et soupira.


A 20h tapantes, Fran sortit de sa chambre. Habillé avec les fringues de Lussuria. Il rasait les murs, conscient de vivre la soirée la plus honteuse de sa vie. Il aurait bien séché le Bal mais la peur de réaffronter Xanxus était trop forte. Il entra donc discrètement dans la salle et s'assit sur une chaise au fond, avec l'intention d'y rester toute la soirée.

Il réussit durant toute la soirée à passer inaperçu. Bonus, pas de Prince dans les parages. Vers le dernier quart d'heure, il commençait à avoir mal aux fesses. Il se tortilla, fit mine de se lever pour partir mais croisa le regard assassin de Xanxus et se ravisa. Non, décidément, il devait supporter ce calvaire jusqu'à la fin. Se tassant sur sa chaise, il rumina de sombres pensées. Une partie de lui-même se demanda quel tour Belphégor lui aurait encore joué quand il l'aurait vu dans cette tenue. Il regardait dans le vide quand il entendit un rire reconnaissable entre mille arriver à ses oreilles.

- Uishishi, la Princesse m'accorderait-elle cette danse ?

Fran releva la tête. Devant lui se tenait Bel, un grand sourire aux lèvres. En fond sonore, on entendait les premières notes de Crazy. Il se moquait. Belphégor voulait simplement se moquer. L'illusionniste le savait pertinemment. Pourtant, quelque chose le poussa à prendre la main que le blond lui tendait.

L'entrainant sur la piste de danse, le Prince enlaça Fran et, se balançant au rythme de la musique, chuchota à son oreille d'une voix suave en même temps que Styven Tyler :

Come Here baby
You know you drive me up a wall
The way you make good on all the nasty tricks you pull
Seems like we're makin' up more than we're makin' love
And it always seems you got somn' on your mind other than me
Girl, you got to change your crazy ways
You hear me
?

Fran savait que ce n'était que de la provocation. Qu'il se moquait. Que le Prince voulait juste rajouter à sa honte. Mais il ne pouvait s'empêcher de rougir. Ne pouvait empêcher son cœur de battre plus vite. La chaleur du corps contre le sien, même si elle n'était que cruauté et sadisme, lui faisait monter le rouge aux joues. Cette peau qu'il désirait malgré tout, ces lèvres qui chantaient encore près de son oreille, sa main qui réchauffait la sienne tandis qu'il la serrait -trop fort, peut-être-, ses ongles qui étaient plantés dans son dos. Douleur physique que Bel lui infligeait consciement. Mais son coeur aussi lui faisait mal, mais ça, seul Fran le savait. Et ce murmure le rendait fou.

I go crazy, crazy, baby, I go crazy
You turn it on
Then you're gone
Yeah you drive me
Crazy, crazy, crazy, for you baby
What can I do, honey
I feel like the color blue...

Oui, il devenait fou. Parce qu'il aimait un Prince déchu, qui lui lançait des couteaux dans le dos et qui l'empêchait de dormir. Qui couchait par besoin et non par amour. Qui le haïssait. Qui aimait quelqu'un d'autre. Qui le faisait souffrir, volontairement ou non. Qui, ce soir, le rendait plus honteux que possible. Qui ne manquerait pas de bien s'amuser s'il apprenait les sentiments de son kohaï envers lui. Mais Fran était masochiste. Il ne voyait que ça. Amoureux. Malgré qu'il ait renoncé. Indifférent. Même à ses propres sentiments. Et Belphégor ne chantait plus à son oreille.

A la dernière note, Bel se sépara de l'autre adolescent. Avec le même sourire qu'il avait eu en l'invitant. Recula de quelques pas. Le regarda à travers sa frange. Et il repartit sans un mot. Alors Fran monta dans sa chambre, quitte à subir la colère de Xanxus, se déshabilla puis s'endormit comme une masse, ignorant les larmes qui lui perlaient au coin des yeux.


POUR VOUS RETENIR ENCORE UN PEU: Voilaaa~ Chapitre un peu plus court que les précédents mais comme je l'ai dit au début, je l'ai écrit la veille au soir, alors excusez-moi ! J'espère qu'il vous aura plu ! N'hésitez pas de laisser un petit review, ça fait toujours plaisir (=^_^=)

Ciaossu~ et à bientôt pour le nouveau chapitre (^_^)


DRABBE: Joyeux anniversaire Xanxus!

A cet instant précis, Xanxus aurait voulu que ce soit son anniversaire tout les jours. Rien que pour avoir la satisfaction perverse de voir entrer Squalo, rouge de gène, en tenue de maid. Enfin, après tout, c'était l'épéiste qui avait eu cette idée de cadeau. Mais le brun devait s'avouer que se faire appeler "Xanxus-sama" par une soubrette prête à assouvir tout ses désirs les plus vils et les plus tordus était le meilleur présent qu'on lui avait jamais fait jusqu'à présent.

Aussi, quand Squalo s'approcha de son bureau, Xanxus consentit, une fois n'est pas coutume, à ouvrir les yeux. Pour admirer l'habilité avec laquelle se mouvait Squalo dans cet acoutrement. On aurait presque dit qu'il avait l'habitude. La maid s'assit à califourchon sur les genoux du Boss et, se penchant à son oreille, murmura un " Joyeux anniversaire, Xanxus-sama" sensuel.

Le susdénomé attrappa alors le menton de son cadeau et dévora ses lèvres, enfonçant sa langue dans sa bouche comme si c'était sa propriété privée. Squalo dénoua la cravate de son amant et la balança à l'autre bout de la pièce avant de s'attaquer aux boutons de la chemise. Rompant le baiser, il alla lécher le cou offert puis descendit, explorant de sa langue ce torse musclé. Il mordilla les tétons durcis, puis, guidé par la respiration saccadée de son homme, descendit faire subir le même traitement au nombril. Il déboucla la ceinture de Xanxus et lui enleva son pantalon pour enfin caresser le tissu tendu du caleçon, arrachant des gémissements à son partenaire. Squalo se décida enfin à enlever le vêtement puis lêcha le gland, bien décider à faire attendre son boss. Boss qui ne lui en donna pas l'occasion, l'attrapant par les cheveux et le forçant à prendre tout le membre dans sa bouche. C'était son anniversaire quand même, oh. Les va-et-viens de la langue experte de l'argenté eurent vite fait de le faire jouir, et l'autre avala la semence sans broncher.

Squalo se releva et embrassa les cicatrices de Xanxus pour finir sur sa bouche, mais il n'avait pas mis fin à sa propre éréction et le membre du brun se redressait déjà. On aurait dit que la libido de ce dernier augmentait le jour de son anniversaire. Comme pour lui donner raison, Xanxus lacha:

- Ne crois pas t'en tirer aussi facilement, déchet, tu as encore tes vêtements.

Il se redressa de son fauteuil et arracha le tablier de l'épéiste, dévoilant sa peau blanche affreusement apte à être dévorée par des dents carnassières qui n'attendaient que ça. Xanxus ne se fit pas prier, mordant le cou de son subordonné qui lacha un soupir lascif. Il se colla contre Squalo, qui lui même était collé contre le bureau, faisant rencontrer leurs deux éréctions. Squalo, haletant, n'en pouvait plus.

- Ah... Xanxus...-sama. Prenez-moi, je vous... en prie!

Le dénommé, répondant à l'invitation des jambes ouvertes, se présenta à l'entrée de son amant. Il n'allait pas lui faire le plaisir de le préparer, quand même. C'était son anniversaire de toute façon. L'argenté grimaça à la pénétration, mais ce rictus fut bien vite remplacé par des gémissements dùs à la présence chaude de son partenaire qui se mouvait en lui. Enroulant ses jambes autour de lui, Squalo se laissa consumer par le plaisir que lui procuraient les coups de butoirs de son boureau qui ne faisait pourtant rien pour lui en procurer. Xanxus accéléra la cadence quand un cri incoyablement érotique lui indiqua qu'il avait atteint la prostate et il s'appliqua à heurter ce point sensible jusqu'à en faire jouir son amant.

- Ah ! X-Xanxus-sama ! cria Squalo en se libérant, suivit par le brun, excité par l'appelation.

Xanxus se retira, se rhabilla et repris sa postition initiale, un sourire satisfait au lèvres. L'épéiste s'habilla comme il put avec les loques de feu sa robe de maid, puis se retourna vers la porte. Il entendit néanmoins une phrase que jamais il n'aurait cru entendre de la part de son boss:

- Merci pour le cadeau.