Résumé des chapitres précédents :

De nouveaux voisins viennent d'emménager. Les vacances de Harry qui s'annonçait aussi mortelle que celles d'une famille de rat obèse dans un trou, se parsèment de fantasmes mêlés à de douces illusions. En cette soirée chaude du mois d'août la famille Dursley est invitée à dîner chez Elisabeth. Une vieille femme que l'on croyait seul, dont l'apparition au grand jour du discret petit fils, ébranle les croyances du jeune sorcier.

Attention : Les points de vue de cette fic, sont partagés selon les chapitres.

Disclaimer : et oui, pour faire original voici une fic HP. Donc à peu près tous les persos appartiennent à JK.Rowling mis à part Crowfild et quelques autres qui m'appartiennent et que je peux égorger et ressusciter a ma guise gyhahahaha.hum.

Il y aura pas mal de clin d'œil à Anne Rice( à la base cette fic était censé être un Cross over), donc les liseurs des chroniques ne soyez pas étonnez ou outrez de voir traîner des références….

Genre : Shonen ai/Drame. ( ce n'est pas du trash mais les homophobes je vous prierais de bien vouloir débarrasser le plancher ).

Chapitre 3 : Le sourire enneigé.

Quel affreux sourire il était obligé d'afficher là. Un sourire niais et hypocrite, il avait mit près de la moitié de la soirée à s'entraîner devant la glace et à se maquiller. Elisabeth détestait sa peau trop pâle et son regard trop triste. Le fond de teint colora ses joues de roses, et le phare cacha les cernes de ses yeux. Alors que le maquillage s'étalait sur sa peau, Amory se cachait. IL effaçait tout ce qui déplaisait au public comme il l'avait toujours fait. Docilement il se pliait devant ce monde qui ne l'acceptera jamais. Qu'il soit baigné d'obscurité ou de lumière, lui qui ne faisait partie ni de l'une ni de l'autre, condamné à la marginalité éternel. « Ou pas », avait souligné son père en riant, il y a longtemps.

Son regard se posa sur chacun des invités. Un petit gros, naîf et envieux. Qui n'osait pas se présenter sans sa mère. Celle ci, était aussi laide à l'extérieur qu'a l'intérieur, voir plus. Le pater familia, avait tout de l'homme superficiel et stupide. L'Homme moyen qui, ne trouvant plus de but dans la vie, se consacrait entièrement à l'entretien de bien matériel. Puis enfin ce garçon, qu'il avait croisé le matin même. Aux grands et magnifiques yeux verts. Il ne se souvenait que de ça. Ses yeux verts dans lesquels il s'était plongé ne seraient ce qu'une seconde. Ce garçon dégageait un aura étrange. Il semblait à la fois faible et fort. Elisabeth les fit asseoir. Le petit gros à côté de lui, et l'autre garçon en face. Celui ci semblait très mal à l'aise. Un léger sourire d'amusement se dessina sur les lèvres roses d'Amory.

« dis ..Dis ..hey amor ! Tu joues souvent aux jeux vidéo ? T'en as ? »

« - AmoRY. Et oui j'en ai. Quelques un sur PS2. »

« Ouah c'est génial ! J'ai flipper un moment, le genre de gringalet comme toi enfin je pensais que t'étais le genre de mec qui restait planter dans leur foutu bouquin. Mais t'es cool ! Putain si tu savais ! Harry lui il reste des journées entière dans sa chambre a rien foutre ! quel con. Hahaha »

Amory ne prit pas la peine de répondre. Il écouta à peine le ramassis de Dudley préférant porter son intention sur le morceau de rosbif qui fumait dans son assiette. L'odeur lui donnait la nausée.

« Bon appetit ! » S'exclama joyeusement Elisabeth. Elle lança un regard à Amory, suivit d'un sourire. Oui, il mangerait sa viande. Il ferait l'effort ce soir. Non pas qu'il ne pouvait manger, comme tout le monde il en avait besoins, mais il n'aimait pas ça tout simplement.

« Et donc quand je suis arrivé à la fin du jeu, au boss tu vois j'ai tellement assuré que … Tu m'écoutes ? »

« Oui, oui. Le dragon de la fin du 5e volume.. »

« ouai ! et donc .. »

Le jeune homme déglutit avec difficulté puis avala le bout de viande. Quelle sensation ignoble. Le fumet de la viande mal cuite parcouru sa trachée suivit des morceaux parfaitement mâchés qui en quelques secondes avaient perdu toute saveur. Harry semblait aussi avoir du mal à terminer son assiette. Vivement que ce dîner soit terminé. Amory en avait assez de se concentrer sur les motifs des assiettes pour ne pas avoir à écouter Dudley. Des gouttelettes fines de pluie vinrent claquer contre les fenêtres. Elles brisèrent le silence qui venait de s'installer. Quelle ironie. Amory aimait la pluie, sentir l'eau glacée dégouliner le long de sa nuque, l'odeur de l'humidité qui envahissait l'air, le ciel pleurait, le monde pleurait au dessus de lui. Les plantes s'affaissaient sous le poids de l'eau, les insectes se noyaient. Il sentait alors que même si il hurlait, personne ne l'entendrait. La pluie réunissait la solitude commune à tous. Elle la banalisait. Elle était vraie. Oui. La pluie ne mentait pas. Jamais. Pas comme cette affreux soleil qui réchauffe mais dont les rayons vous assassinent. La pluie rappelait la vérité, elle était facteur de souvenir et de mélancolie. Les gens n'aiment pas la vérité, les gens n'aiment pas la pluie.

« Ry ..ry …Amory ! Vous allez bien ? Oh mon dieu vous êtes devenu si pâle soudainement. »

« ouai mec t'étais flippant ! Tes yeux étaient ..vide »

« DUDLEY ! »

« Et bien mon petit Amory, dans quel lycée iras tu étudier ? »

« je ne sais pas. Je passe des concours de sélections en ce moment. J'en ai un nouveau dans deux jours. »

Elisabeth se mit à rire sans raisons, certainement pour briser l'atmosphère pesante.

« et bien Oui Amory est réellement doué pour les études si vous le voyez étudier. Très concentré. Et pourtant tu ne fais pas beaucoup d'effort hein mon chou ? Les professeurs sont toujours ravie de l'avoir dans leur classes. »

Elisabeth et son ramassis de conneries. Amory soupira. Depuis qu'il était petit il avait toujours étudié à domicile. Son père employait des domestiques durant la journée pour lui faire les leçons.

« oh mon petit Harry ! Qu'as tu au front ? Tu t'es blessé ? »

Amory sursauta. Une accélération soudaine des battements de cœur se fit communément chez tous les invités. Leurs respirations suivirent. Des gouttelettes de sueur froide se mirent à perler sur le front de L'oncle. Amory dévisagea Harry qui semblait avoir du mal à répondre.

« … … Opération… Quand j'étais petit. »

« Et bien quelle jolie cicatrice. Ton chirurgien devait être un artiste refoulé hahaha . »

« ouais … »

Son regard plongea dans celui d'Harry. Une douce chaleur envahit la pièce. Le sang montât aux joues de l'invité. Et ses yeux verts vacillèrent. Toujours à chercher une sortie. Ce matin aussi, ces pupilles folles s'étaient agitées durant quelques minutes puis s'étaient posées sur un objet sans intérêt. Là c'était les motifs des assiettes. Amory émit un léger rire cristallin. Il avait bien fait de conseiller à Elisabeth de mettre ces assiettes aujourd'hui.

« Amory, et si tu allais faire visiter la maison à Dudley et à Harry ? »

Fin du chapitre 3.