Voila le dernier chapitrrrrre! Je vous souhaite une bonne lecture!
Les phrases entre ' ' sont les pensées.
Les personnages ne m'appartiennent pas.
Un coup en trop …
Saito s'éloigna – car c'était lui – et marmonna entre ses dents :
- Il n'a même pas vu l'amour qui brulait en moi… Et maintenant que vais-je faire ?
Il continua son monologue tout le long du trajet qui menait à la ville. Il marcha dans la rue principale bondée de monde, sans connaître exactement sa destination finale. D'un air absent, il finit tout de même par entrer dans un bar ou il partit s'assoir dans le fond, comme si ne rien n'était, ayant pour seule pensée :
' Saké, c'est ça qu'il me faut pour oublier l'amour que je leur porte.'
Il appela alors une serveuse et commanda une bouteille. Après l'avoir consommée, il se sentait un peu pompette, mais il en recommanda une autre. 'Autant ne pas faire les choses à moitié' s'est-il dit. Avant d'avoir pu la finir, un homme s'approcha de lui et lui proposa de jouer aux cartes :
- Hey bonhomme. Au lieu d'rester tout seul, viens jouer avec nous ! dit-il d'un ton bourru.
Le gaucher haussa les épaules et se leva. Il tituba légèrement sous l'effet de l'alcool et répondit :
- Pourquoi pas ?
Il saisit sa bouteille et accompagna l'homme jusqu'à sa table. Il s'assit lourdement parmi les joueurs et lança :
- Je n'ai pas d'argent, donc je mise mes vêtements. Sauf mon écharpe et mon katana.
- Ok ! répondit l'un des hommes.
Chacun misa de l'argent. Le saké coulait à flot parmi les joueurs et sur les joues de Saito était apparues quelques rougeurs. Au bout de quelques parties, il ne restait au capitaine de la troisième division que ses sandales, son écharpe et son katana. Il regarda ses sandales et dit :
- Pour ma dernière partie, je mise mes sandales !
Il les enleva et les serra contre lui avant de les poser sur la table. Il se battit courageusement mais perdit quand même.
En voyant sa défaite, il se leva avec ce qu'il lui restait de dignité, enroula ses hanches dans son écharpe, prit son katana et essayant de garder son équilibre, il sortit du bar.
Au contact de l'air frais, la tête lui tourna et il eut l'impression que le sol ondulait sous ses pieds. Il fit quelques pas et son pied buta dans une méchante pierre qui dépassait. Il se dit :
' Même toi, caillou, tu ne m'aimes pas…'
Juste avant de faire la rencontre du sol dur, des bras chauds et accueillants l'encerclent et le serrent.
- Alors ma petite, on a perdu ses parents ? Hic ! demanda une voix grave et bourrue.
Saito leva les yeux et, juste avant de sombrer, vit de cheveux longs noirs ébouriffés et des beaux yeux améthyste voilés par l'alcool.
L'inconnu, en voyant l'état de « Mademoiselle », essaya de la prendre dans ses bras comme une princesse mais manqua de tomber avec son fardeau. Il pensa à haute voix :
- Tant pis, je la mettrai sur mon épaule comme une biche chassée ! Hic ! Quelle poète je suis ! Hic !
Une flamme de détermination suspecte s'alluma dans ses yeux. Mais la seule route qu'il connaissait, en tant qu'ivrogne, était celle du Shinsengumi.
A mi-chemin, il s'arrêta et se creusa la tête. Comment faire passer une femme dans l'enceinte du Shinsengumi ? Il réfléchit encore et encore. Les gens le regardaient d'un air étonné. Et ils avaient une bonne raison : Un homme qui portait un corps dénudé était planté comme un piquet au beau milieu de la route.
Soudain, une lampe éclaira de sa douce lumière la tête d'Hijikata. Il avait trouvé LA solution! Il parla à voix haute :
- Je n'ai qu'à la recouvrir du haut de mon kimono ! Hic ! Et qui va deviner que c'est une femme par cette obscurité ? C'est la, Hic ! Solution ultime !
Il sourit stupidement, fier d'avoir trouvé la « solution ultime ». Le vice-capitaine posa son précieux chargement au sol, enleva son haut, sous le regard incrédule des passants, et en enveloppa délicatement « la jeune fille ». Il rechargea le corps sur son épaule et marcha en titubant jusqu'au Shinsengumi.
Arrivé là-bas, le démon aux yeux d'améthyste se dirigea vers sa chambre, ouvrit la porte et vacilla jusqu'à son lit. Il y déposa Saito et partit refermer la porte. Puis, Hijikata revint vers le corps inanimé et se coucha à côté en le serrant dans ses bras. Il s'endormit finalement au creux du cou du gaucher.
Voila la fin ! Je suis contente de l'avoir fini pour vous le poster rapidement! J'ai horreur de faire attendre les gens...
Hijikata: Je me passerai de commentaires.
Saito: *rougit derrière son écharpe*
Moi: Roooh! Mais vous êtes mignons non?
