Bonjour!

Je reviens avec une petite chose, écrite comme ça, sur mon cahier. C'est très niais et très court, mais cela m'a beaucoup plu de la rédiger.

Je vous remercie, d'avoir lu, d'avoir commenté. C'est vraiment super important pour moi et cela me fait toujours extrêmement plaisir.

Bonne lecture!


Pluie d'Etoiles:

POV Jane

22 Heures-Vendredi- Quartier Général du FBI-Austin

Je suis allongé sur mon canapé. Je réfléchis. J'apprécie particulièrement bien cette position. Cela me permet de délier mes idées, de réfléchir sur les enquêtes notamment et les plans plus ou moins foireux. Oui, c'est assez pratique, comme pour mon palais de mémoire. Il ne reste toujours qu'une seule personne à cette heure-ci, dans les locaux. Et elle s'appelle Lisbon. Je la vois de dos, en train de pianoter fébrilement sur son ordinateur. Je me demande ce qu'elle fabrique. L'enquête est bouclée. Elle n'a plus de dépôts de plaintes à remplir, puisque c'est Fischer qui s'en charge désormais. Cependant, je crois que diriger une équipe, lui manque un peu. Ce n'est pas qu'elle s'ennuie, mais son boulot ici n'est pas du tout le même que celui qu'elle effectuer au CBI. Nous sommes vendredi, c'est le week-end.

Je me lève. Nous sommes un jour un peu spécial, enfin, il y a un truc important qui doit se passer. Elle se retourne, elle à l'air fatigué, est levée probablement depuis six heures et carbure depuis au café. Ce n'est pas spécialement bon pour la santé, et je ne me gêne pas de lui faire remarquer, l'oeil rieur.

"Je me demande bien ce qui vous empêche de rentrer chez vous...Forcenée du travail! A moins que…

Je prends mon air de celui qui sais tout et qu'elle n'apprécie pas beaucoup.

Que vous chattez avec votre amant, que vous avez dû rencontrer sur l'un de ces nombreux sites. Parce que vous n'avez plus internet chez vous, car vous avez encore oublié de régler votre facture, accaparée comme vous êtes par votre métier. Et vous ne voulez pas lui donner votre numéro de portable, car c'est celui professionnel, travail et vie privée ne faisant pas bon ménage. De plus, vous ne voyez strictement pas l'intérêt de payer un second abonnement, puisque de toute manière, vous n'avez personne d'autre à qui parler. Ce serait donc un investissement vain...J'ai raison?

-Pas du tout Jane!

-Vous avez rougi! je clame, vainqueur. Et puis c'est vrai, vous avez vraiment trop sale caractère...Personne ne peut vous supporter, je continue, d'un ton badin. Elle me fusille du regard.

-Et vous alors? Arrêtez, ce n'est vraiment pas drôle! Capitule-t-elle. Je travaille! Et c'est toujours mieux que vous, qui restez allongé sur votre canapé, à ne faire!

-C'est absolument faux. Je pense, vous savez. Et ce soir, c'est la nuit des étoiles. Je veux bien sûr vous y emmener. Allez levez-vous, j'ai tout préparé! Ne me décevez pas! De plus un peu de magie dans votre vie, ne vous fera pas de mal…"

Elle fait sa moue de princesse offensée, lève les yeux au ciel, mais finit par éteindre son poste. Un sourire triomphant naît à la commissure de mes lèvres. La convaincre est de plus en plus facile. J'imagine, que nous n'avons maintenant plus rien à perdre. Ce n'est plus comme avant. J'ai accomplis ma vengeance, plus grand chose, ne me retient.

"Vous allez voir, c'est aussi magnifique...que vous, je lui souffle." Derechef, elle rougit. J'adore quand ses joues prennent cette délicate couleur rosée. Je l'aide à enfiler sa veste beige. Ma préférée. Celle qu'elle portait, le jour de nos retrouvailles. Elle range comme une sage écolière, ses affaires, dans son sac noir. Je sautille dans le couloir, tout content, esquisse deux pas de danse. "Gamin va, grogne-t-elle." Je l'ignore.

Nous sortons. Il fait nuit dehors depuis belle lurette. Nous montons à l'intérieur de mon camping-car. Je démarre. Il faut s'éloigner un peu de la ville pour bien voir les astres briller. J'allume la radio, mais je ne l'écoute qu'à moitié. Il diffuse de la vieille musique country. Je change pour mettre une station de Jazz. Je sais que c'est ce qu'elle apprécie particulièrement. Elle, est perdue dans ses pensées. Mais pas besoin de paroles, pour être ensemble.


Nous arrivons au bout d'une demi-heure, en pleine campagne. J'ai repéré cet endroit hier, et me suis dis qu'il serait parfait. Nous descendons et je sors, une toile, une couverture et de quoi manger. Nous nous installons sur le flanc d'une colline. L'herbe est douce. J'étends la nappe. Ce que j'ai est peut-être un peu cliché, mais je m'en fous. Tout ce que je veux, c'est l'emmener voir les étoiles. Elle s'installe et se couvre du plaid. Je sors du panier des bougies que j'allume. Je veux lui offrir ce rêve qui lui manque tant, elle qui côtoie tous les jours l'horreur.

Nous nous regardons, nos visages seulement éclairés par cette source de lumière dansante. Son ventre finit par crier famine. Je ris doucement, elle semble gêner par cette manifestation. Malicieusement, je dépose plusieurs gammes de sandwich devant nous, élaborées par mes soins, ainsi que deux coupes et une bouteille de champagne. Je la débouche dans un "pop!" sonore et verse le liquide doré dans chaque flûte. Nous trinquons à notre amitié puis nous tournons vers le ciel étoilé. Cependant, je n'arrive pas à me concentre dessus. je l'observe à la dérobée, croquant avidement l'une de mes préparations, je m'empare également d'une au Tamara. Elle a le regard émerveillé. Ce regard de petite fille. Ce regard, qu'elle n'a pas souvent, mais que je voudrai qu'elle ai beaucoup plus.

"Heureusement que papa à penser à tout...je murmure." Puis je m'allonge, les bras derrières la tête, en guise d'oreiller. Cela fait un bon moment que je ne m'étais pas senti aussi détendu. Normalement, j'emmenai Angela et Charlotte, voir ce formidable spectacle. Et même si c'est Teresa qui rêve, à côté de moi, je sais qu'elles sont là ici aussi, avec nous. Et que peut-être, elles approuvent un peu plus ce que je suis devenu. Je pense souvent à elles. Mais ce soir, j'ai d'autres préoccupations, une autre chanson à composer. J'ai fait la paix avec mon passé, même s'il reste encore des choses douloureuses même. Mais oui, au fur et à mesure, oui je guéris, oui je panse mes blessures.

"Hey Lisbon...J'ai froid! Passez-moi un peu de la couverture, ne soyez pas égoïste!" Elle râle un peu, pour la forme et vient également se coucher. Je joue avec un brin d'herbe et imperceptiblement, pour que chacun profite de la chaleur du plaid, nous nous rapprochons. Qu'est-ce qu'on est bien, à regarder cette voûte bleue foncée, parsemée de petites éclats argentés. C'est beau, cette immensité...la même chose que ses yeux, je pourrai m'y perdre. Des étoiles y brillent. J'ai accompli ma mission...Je saisis sa main doucement, une main d'enfant mais que je sens aguerrie, serrée tout contre la mienne. Ce contact n'a pas l'air de lui déplaire.

On voit bien chaque constellation, c'est juste beau, magnifique. Tous les adjectifs de la Terre, ne pourraient correctement définir l'émoi qui m'habite. Une larme perle. Je l'essuie, je ne veux pas qu'elle remarque à quel point je suis bouleversé. Et qu'elle se trompe sur sa réelle signification…

Un rayon lumineux traverse le ciel rapidement. Et un autre.

"Faites un vœu, Jane.

-C'est déjà fait…" Pendant plusieurs moi, j'ai médité cette décision. Je repousse du bout des doigts, une de ses boucles brunes, au parfum enivrant. Nos yeux se croisent, timides. Nos lèvre finissent par se sceller. Mon cœur rate un battement. Je ferme les yeux. Et c'est tendrement enlacé, que nous nous embrassons, sous cette pluie d'étoiles.