Disclaimer : Tout appartient à JKR
Story dédicacée à Moppet Poppet, la 500ème review de Cheating Death !
NdA (donc pas de Tozi, vous pouvez y aller, vous ne risquez rien...) : J'ai hésité sur l'âge de Harry pendant deux jours, avant de me décider pour sept. Mais j'hésite encore…Je le voulais assez jeune pour être encore complètement innocent, mais assez vieux pour comprendre ce qu'il se passe, et ce qui est bien ou mal. Cinq est bien trop jeune pour qu'il puisse faire appel à sa mémoire (même si certains pensent le contraire, c'est ce que dit mon livre de biologie) Huit semblait trop vieux. Je voulais vraiment lui donner six ans, et je le veux toujours. Ca fait un an en moins à Azkaban pour Sirius, et un an en plus à passer avec Harry. Mais certaines choses que dit Harry sont trop mûres pour six ans, non ? Argh, je sais pas…Qu'est-ce que vous en pensez ?
Harry devrait-il être âgé de six ou de sept ans ?
Of Western Stars
De neutral.
Chapitre trois – à propos de bains froids.
Un chien était assis, la tête sur les pattes avant, observant le banc avec attention. Le bruit de pas l'alerta, et Sirius sauta sur ses pieds, les lèvres retroussées en un sourire presque humain.
Un petit garçon apparut sur l'allée ; son visage s'illumina en l'apercevant, et il courut vers lui.
« Tu es encore là ? » Harry demanda, essoufflé, tapotant gentiment la tête du chien. Harry aimait bien le gratter derrière les oreilles, même s'il devait se mettre sur la pointe des pieds pour le faire.
Sirius couina, léchant sa main affectueusement. C'était toujours la première question que Harry posait quand il venait ; cela semblait être son pire cauchemar. Il combattit le besoin de se transformer et de tout avouer. Sirius ne pouvais pas imaginer faire fuir son filleul une fois de plus. Il ne pouvait pas risquer de le perdre à tout jamais.
C'avait été un soulagement transcendant, quand Sirius était revenu cinq jours auparavant de sa vaine recherche de son filleul, pour trouver trois bouts de tarte aux pommes l'attendant dans la trouée des buissons. L'odeur de Harry, d'herbe mouillée et de vieux placard étaient alors encore toute fraîche. Même si la tarte avait à peu près le même goût que les petits gâteaux de Hagrid, Sirius n'avait pu s'empêcher d'éprouver le sentiment de chaleur que était apparu. Depuis lors, Harry venait toujours le voir, avec un sac de nourriture à ses côtés.
« J'ai des cookies ! »Dit Harry, alors qu'il sortait un petit sachet froissé de sa poche. « La boulangère me les a donnés quand je suis venu chercher à manger pour Dudley. »
Il étala la surface de papier en face de Sirius, et le regarda avec impatience. Sirius soupira intérieurement. Harry n'avait sans doute pas idée que le chocolat était toxique pour les chiens. Heureusement, Harry voulait nourrir un Animagus, autrement, les résultats seraient désastreux.
« Oh, attend ! » Harry chercha de nouveau dans sa poche, retirant encore un sachet froissé. « J'ai un toast que j'ai sauvé du petit-déjeuner. Désolé que ce soit un peu brûlé, mais c'est tout ce que j'ai pu avoir. »
Il le lui tendit, et Sirius le regarda muet de surprise. Peu importe combien de fois Harry lui avait apporté de nourriture, il était toujours étonné de la générosité du garçon de six ans et demi (ndTozi : joli compromis avec le commentaire sus-disponible…) C'était visiblement difficile pour le garçon d'obtenir assez pour manger chaque jour, mais il apportait chaque fois quelque chose. Une grosse tranche de fromage un jour, dix tranches de bacon trop cuites le lendemain ; un jour, il avait même apporté un sandwich de trente centimètres, ce qui fit douter Sirius sur la morale de son filleul (avait-il volé cette chose ?). Mais peu importe ce qu'il apportait, Harry ne mangeait jamais en face de lui. Sirius déglutit avec une gorge contractée, bientôt, il serait comme Hagrid à s'inquiéter de toutes les petites choses.
« Tu n'aimes pas les toasts ? » Demanda Harry, déçu de son hésitation.
Sirius mordit rapidement dans la tranche.
Harry le regarda dubitativement. « Tu n'as pas à le manger, si tu n'aimes pas. Je peux essayer de te trouver quelque chose chez Mrs Figg. »
Sirius se figea.
Figg ? Arabella Figg ? Qu'est-ce que son ancien professeur de Potions pouvait bien faire là ? Surveiller son filleul, sans doute.
Sirius secoua la tête, et mangea le toast aussi vite qu'il pouvait sans s'étouffer, avant de continuer sur les gâteaux.
« Non, ne t'inquiète pas, Mrs Figg est à la gare, pour chercher quelqu'un. Donc aujourd'hui, sa maison est vide. Elle ne te verra pas. Les Dursleys ne le savaient pas quand ils m'ont déposé. » Harry hésita quand Sirius lui lança un regard désapprobateur. « Quelque chose de va pas ? »
Les instincts parentaux de Sirius le démangeaient…C'était dangereux pour un garçon de six ans de rester dans une maison vide. Qu'est-ce qui leur passaient pas la tête ? Il mordilla doucement la main de Harry pour lui montrer sa désapprobation.
Harry rata ce qu'il voulait dire de plusieurs kilomètres. « Tu as besoin d'un bain. » Dit-il en montrant la longue fourrure de Sirius quand elle frotta contre son bras. Son visage s'illumina. « On pourrait utiliser le tuyaux de Mrs Figg, dans son jardin ! »
Sirius grogna et essaya de s'éloigner le plus possible. Aussi attrayant que puisse paraître un bain, aller le prendre chez Arabella semblait beaucoup moins tentant.
« Hé, non ! T'en as besoin ! Tu sens vraiment fort ! Viens ! » Harry attrapa une pleine poignée de poils, et tira de toute ses forces. « Personne ne va te voir, je te le promet ! Elle rentrera pas avant très tard ! S'il-te-plaît ? »
Harry le regarda avec de grands yeux suppliant ; son petit visage innocemment attendrissant. Sirius s'arrêta, qui pouvais résister à cela ? Il sentait sa résolution fondre comme neige au soleil. Risquer de se faire prendre, ou risquer de décevoir son filleul ? Sirius soupira, vaincu.
Quelques pâtés de maison et beaucoup de drôles de regards plus tard, Sirius trottait derrière un mince petit garçon faisant à peine sa propre taille. Harry avait l'air très préoccupé du regard des autres, il cachait son visage dans sa fourrure chaque fois qu'ils croisaient quelqu'un de curieux. C'était amusant, même s'il n'avait jamais imaginé que le fils de James pourrait être timide. Mais c'était toujours réconfortant de penser que Harry trouvait sa présence rassurante.
Sirius suivi l'enfant jusqu'à une maison banale qui sentait le chat et le chou. Sirius fronça le nez, mais Harry ne s'en préoccupa pas, ou alors ne s'en aperçut pas. Il poussa la barrière de la cours, et tira Sirius derrière lui.
« J'espère que tu supportes l'eau froide ou le shampooing de chat… » Dit Harry alors qu'il se dirigeait vers le tuyau.
Sirius se balança, inquiet, jetant des regards suspicieux à la maison. C'était visiblement vide, tout comme le jardin lamentable, mais il ne pouvait se détendre en sachant que le risque d'être reprit était plus fort que jamais.
Un jet d'eau glacée le tira de ses pensées. Les réflexes canins prirent immédiatement le dessus, et Sirius se secoua.
« Hé ! »
Sirius arrêta quand il réalisa que Harry devait être juste à côté de lui. Se tournant, il jeta un regard innocent au garçon. Harry le regarda, muet de surprise, ses lunettes et ses vêtements couverts de gouttelettes d'eau et de saleté. Le tuyau gisait sur le sol, arrosant un parterre de fleur desséché.
Sirius couina, secouant la queue.
Harry bouda. « Non, Méchant garçon ! Ne fait pas ça ! »
Sirius tomba des nues.
Méchant garçon ! Il était son parrain !
Il jeta un regard indigné au garçonnet, mais toutes ses protestations furent noyées quand Harry leva le tuyau directement au dessus de sa tête. La longue fourrure noire coula sur son visage, et couvrit ses yeux. Sirius combattit le besoin de secouer sa tête, mais se retint, incertain de s'il devait être furieux ou reconnaissant.
« Bouge pas, d'accord ? » La voix d'Harry venait de quelque part sur la droite.
Le flux constant de l'eau disparut, remplacé par un jet de quelque chose de froid et gluant. De petites mains frottèrent sa tête, et la fragrance du shampooing parvint jusqu'à ses narines.
Des fleurs !
Sirius éternua, grondant de dégoût. De tous les parfums que Harry aurait pu trouver, il avait prit des fleurs ?
Sirius secoua furieusement sa fourrure, envoyant des éclaboussures de mousse et d'eau partout. Harry eut un son étouffée de protestation, protégeant son visage de ses mains.
« Hé, non ! »
Harry attrapa solidement le cou de Sirius, vidant la moitié d'une bouteille de shampooing sur le dos noir. Les lunettes de guingois, la chemise complètement trempée, le garçon frotta le chien avec une énergie vengeresse. Sirius fit une grimace, essayant de s'échapper, mais l'enfant avait une poigne étonnamment puissante. Peu importe, l'expression de Harry était amusante, mais aussi effrayante que celle de James lorsque Sirius lui avait fait une blague. Peut-être était-ce les réminiscences de son enfance, ou le soulagement de se trouver avec son filleul, tout simplement, Sirius cessa de penser. Il prit le tuyau d'arrosage entre ses dents, et arrosa le visage de Harry avec de l'eau glacée.
« Que… ? »
Les mots de Harry furent perdus dans un gargouillis alors que Sirius remplissait sa bouche d'eau. Il s'écarta, mais l'herbe était très mouillée, et il glissa, entraînant Sirius avec lui. Sirius lâcha immédiatement le tuyau, un peu inquiet d'avoir blessé Harry. Il poussa doucement l'épaule du garçon avec son museau, et fut prit complètement au dépourvu quand Harry se retourna, et lui lança une pleine poignée de shampooing à la figure.
Sirius fut choqué.
Harry ri. Tout son visage s'était illuminé, ses yeux étaient brillants, son rire contagieux. C'était le premier rire qu'entendait Sirius depuis qu'il l'avait rencontré, et il était tellement semblable à celui de James qu'il eut du mal à revenir à la réalité.
« Méchant chien ! »Réprimanda Harry légèrement, s'asseyant et attrapant le tuyau.
Sirius couina, frottant sa fourrure savonneuse contre les cheveux ébouriffés. Harry grogna, essuyant ses lunettes contre sa chemise, mais ne réussissant qu'à les couvrir d'avantage de saleté et de mousse. Sirius ricana triomphalement.
Ce fut la guerre en quelques minutes, Harry se tortillant pour une place plus sûre, tandis que Sirius le couvrait de poussière et de savon. Il coinça son filleul dans un recoin, et découvrit, par accident, que Harry était incroyablement chatouilleux. Tout ce qu'il avait à faire était d'effleurer le cou ou les côtes de Harry, et le garçon éclatait de rire. Il tortura Harry sans merci pendant presque une demi-heure.
« Stop ! Stop !St… »Harry éclata de rire une fois de plus.
Sirius arrêta, grand seigneur, attendant généreusement qu'il ait reprit son souffle. Harry sauta sur l'occasion, et se démena pour se relever. Mais quand Sirius le toucha au flanc, il retomba, s'étouffant presque sur son rire.
« Padfoot ! »Marmonna Harry faiblement.
Sirius se figea.
Padfoot ? C'est…C'est impossible.
Harry inspira plusieurs fois de suite profondément, voyant que le jeu avait sûrement prit fin. Il cligna des yeux, confus. « Où est-ce que j'ai bien pu trouver ça ? Je ne sais pas pourquoi je t'ai appelé comme ça…C'était juste… » Il jeta un regard en coin à Sirius. « familier. Est-ce que je peux t'appeler comme ça ? »
Sirius regarda Harry, dubitatif. Son filleul se souvenait de lui ! Jamais il n'avait espéré autant. Sirius s'assit à côté de Harry, la tête sur l'épaule de l'enfant.
Harry eut un grand sourire, mais il le perdit quand il leva les yeux pour voir l'état du jardin.
« Oh, non… »
Sirius se redressa rapidement, l'estomac noué. Le jardin d'Arabella était un désastre complet. Des mottes de mousse et de bulles maculaient la pelouse, la terre complètement boueuse. Les fleures étaient écrasée, et les vitre très sales. Sirius ravala sa culpabilité, se frappant mentalement : Harry allait avoir des ennuis à cause de lui…
Il regarda Harry, attendant sa réaction, car il avait été calme et silencieux à côté de lui. Harry était visiblement plus pâle. Il se leva rapidement, le dos et le visage complètement couvert de saletés, et commença sur le champ à tenter de rectifier les choses.
« Mrs Figg va me tuer, » Murmura-t-il, mordillant sa lèvre. « Viens, je vais rincer le reste du savon. Tu peux retourner au parc seul ? »
Sirius attendit patiemment que Harry ait fini avec l'eau, le regarda d'un air d'excuses. C'était visible que Harry était très fatigué, surtout après la longue chasse tout autour du jardin. Les mains du garçon tremblaient doucement sous la fatigue, et ses yeux luttaient pour rester ouverts.
Il laissa Harry le pousser dehors, et se cacha sous un buisson dès que Harry revint dans le jardin. Sirius commença à compter mentalement, se promettant de faire demi tour si son filleul n'était pas sortit d'ici dix minutes. Mais toutes ces pensées le quittèrent quand une voiture s'avança dans l'allée.
Le profile de la vieille femme était très visible dans le siège du conducteur, cachant une deuxième personne. Tous ses espoirs de revoir Harry ce jour là s'évanouir, et Sirius s'échappa, retournant vers le square.
Et bien voilà...J'ai fini par le traduire, ce troisième chapitre. Maintenant que j'ai prit la main de son style, je devrai avoir moins de difficultés...Vous avez vu? Deux chapitre en un jour! Si vous n'avez pas lu mon autre histoire, allez voir Le Chemin sur mon profile!!!
Stoppons ce coup de pub éhonté, et parlons sérieusement. J'aimerais sincèrement quelques review, pour ce chapitre, surtout de la par de personne ayant déjà lu des fics en anglais, pour savoir si vous pensez ma traduction cohérentes, ou si certaines constructions sont trop...anglosaxonnes. C'est assez difficile de traduire une structure pour qu'elle garde la même fraîcheur qu'en version originale...
Bisous!
