Bonjour à tous et à toutes !

Nouveau chapitre pour ma petite fiction... Nous assistons à une rencontre... sportive... d'Hermione avec la famille Cullen...

ENJOY !


Chapitre 3 – Les Vampires

Hermione se réveilla en sursaut, incapable de se rappeler le rêve plus qu'étrange qu'elle venait de faire… Seule une sensation bizarre persistait au creux de son estomac, qu'elle oublia aussitôt qu'elle perçut les voix qui provenaient de la cuisine.

Ni une ni deux, elle envoya valser ses couvertures et se précipita hors de la chambre. Elle dévala les escaliers et déboula comme une furie dans la cuisine aux meubles clairs, se jetant dans les bras de ses parents, dont elle était sans nouvelle depuis plus de deux ans.

– Ma Mimine ! cria Jack Granger en étreignant sa fille. Comme tu m'as manqué !

– Que tu as grandi ! pleura Maggie, sa mère, se levant à son tour pour serrer sa fille dans ses bras.

– Papa, Maman… sanglota Hermione, bouleversée. Ça fait si longtemps…

– Hum… Bon, je vous laisse entre vous, marmonna Charlie, les yeux brillants. De toute façon, on m'attend au poste… Bonne journée.

Ils le saluèrent et le Chef Swan quitta sa maison, laissant sa sœur et son beau-frère retrouver leur unique fille.

– Alors ? Raconte-nous comment tu vas… commença son père pendant que sa mère lui servait son petit déjeuner. Cette fichue guerre est terminée, au moins ?

– Oui, la guerre est finie. Et c'est nous qui avons gagné. Harry a détruit Voldemort il y a six mois, maintenant, et petit à petit, le monde Sorcier se reconstruit. Nous avons eut, malheureusement, pas mal de morts… des deux côtés…

– Oh, ma chérie… Des personnes proches ?

– Et bien… Beaucoup d'élèves qui étaient restés pour se battre lors de la Bataille Finale à Poudlard… avoua-t-elle, et quelques Professeurs. Mais personne de mon entourage proche, ni des membres les plus actifs de l'Ordre du Phénix… Et la famille Weasley est intacte, même si certains ont été blessés.

– Ouf, s'exclama Jack, soulagé. C'est un moindre mal…

– Oui, en effet…

– Et qu'as-tu fait pendant ces deux années ? Tu es partie te cacher ? Tu sais, ton père et moi étions fous d'inquiétude ! Même si nous savions que nous ne pouvions rien faire pour t'aider, et encore moins t'empêcher de partir, cela a été une véritable torture !

– Pardon, je sais que je vous ai fait souffrir… Mais je n'avais pas le choix : vous auriez pu vous faire torturer et même tuer… Nous sommes partis, Ron, Harry et moi, à la recherche de différents objets qui, en les détruisant, ont contribué à tuer Voldemort… Presque dix-huit mois de vagabondage, à dormir sous une tente et nous cacher des rafleurs qui cherchaient à capturer les Traîtres et les Né-Moldus…

– Cela n'a pas dû être rose tous les jours, supposa Maggie, compatissante.

– Non, mais nous avons survécu…

Hermione préféra taire leur capture au Manoir Malefoy où elle avait été torturée pendant de très longues heures, de même que leur escapade à dos de dragon, alors qu'ils cambriolaient Gringotts. Aussi changea-t-elle de sujet, avant que sa mère, dont elle avait hérité la perspicacité, ne devine qu'elle leur cachait une partie de leur périple…

– Et vous ? qu'avez-vous fait pendant tout ce temps ?

– Oh, et bien, voyons, débuta Maggie. Nous habitons dans la Réserve Indienne de La Push, au beau milieu d'une Tribu de Quileutes.

– Des gens adorables ! précisa Jack.

Ils se mirent à lui raconter leur vie, leur quotidien à la Réserve, et Hermione avait hâte de rencontrer tous ces gens…

– Quand pourrais-je voir Bella ? demanda-t-elle alors qu'ils abordaient le mariage de sa cousine.

– Justement, cet après-midi. Elle a sauté au plafond quand elle a appris ton retour ! Tu l'aurais vue ! Une vraie furie ! Elle passera justement te chercher après manger. Elle tient à te présenter Edward et sa famille…

Extatique à cette idée, Hermione remonta se préparer dans sa chambre, avant de redescendre aider sa mère à préparer le repas, Charlie rentrant à midi pour manger avec eux.

oOoOoOoOoOoOoOo

C'est avec une grande joie qu'Hermione vit arriver Bella, qu'elle n'avait pas revue depuis des années.

– Hermy, comment vas-tu ? cria Bella à la prenant dans ses bras.

– Super ! Je suis tellement contente de te revoir !

– Oh, moi aussi ! J'ai tant de choses à te raconter !

– J'ai appris que tu allais te marier ?

– Oui ! Et avec l'homme le plus merveilleux du monde !

– J'espère bien ! Il me tarde de le rencontrer !

– Justement ! Laisse-moi dire bonjour à tes parents et nous partons.

Trente minutes plus tard, les deux cousines se retrouvaient dans la Mercedes flambant neuve de Bella, en direction de la villa des Cullen. Les bavardages allaient bon train, malgré les secrets qu'elles devaient, chacune de leur côté, taire à l'autre.

Puis, au bout d'un long moment, la voiture bifurqua sur un petit chemin de terre invisible au milieu des fougères, puis déboucha dans une prairie où se trouvait une immense villa blanche, aux grandes baies vitrées.

Un jeune homme de leur âge, les cheveux cuivrés et le teint pâle attendait sur les marches du perron à l'entrée de la villa. Un sourire à couper le souffle se dessina sur son visage quand ses yeux étrangement dorés se posèrent sur Bella. Hermione en déduisit que c'était certainement Edward, dont sa cousine avait peint le portrait en long, en large et en travers durant le trajet.

– Edward, voici ma cousine Hermione Granger, dont je t'ai parlé, la présenta Bella alors qu'elles avançaient vers lui. Hermione, voici mon fiancé, Edward Cullen.

– Hermione, sois la bienvenue, salua la voix de velours du jeune homme qui lui tendit la main.

Alors qu'elle la serrait, elle fut surprise par sa froideur de pierre, mais n'en dit rien. Par contre, elle sentit Edward se raidir et il se dépêcha de la lâcher. Elle le regarda, étonnée, mais ne s'attarda pas. Elle suivit sa cousine à l'intérieur où six autres personnes l'attendaient. Trois couples aussi disparates les uns que les autres, et pourtant si semblables.

– Esmée et Carlisle Cullen, présenta-t-elle, Rosalie et Emmett, Alice et Jasper. Elle serra la main à chacun d'eux, s'étonnant à chaque fois d'avantage de la température glaciale de leur peau, et remarquant encore une fois leurs fascinants yeux dorés et leur peau blafarde...

Son cerveau, encore une fois, tournait à plein régime, analysant et comparant les personnes présentes dans la pièce avec tout ce qu'elle avait lu dans les livres de la bibliothèque de Poudlard, de même que le souvenir d'un certain Sanguini, dont elle avait fait la connaissance lors d'une soirée en sixième année. Non, impossible ! Se pourrait-il que…

– Oh ! fit-elle en même temps qu'une exclamation semblable émanait d'Edward.

Tout le monde se pétrifia dans la pièce, Hermione se précipitant contre le mur le plus proche, entrainant sa cousine avec elle.

– Hey ! s'exclama Bella, proprement choquée. Je peux savoir ce qui t'arrive ?

– Elle a deviné pour nous, la coupa Edward alors qu'Hermione allait ouvrir la bouche. Mais ce que je ne comprends pas, c'est…

Puis, voyant qu'il se rapprochait d'elle, la Sorcière n'y réfléchit plus, ses réflexes parlant pour elle, elle sortit sa baguette dont elle ne se séparait jamais, puis lui jeta un Stupéfix. Tout le monde regarda, stupéfait, le jet de lumière rouge percuter le torse d'Edward et rebondir sur le mur au-dessus d'elle, qui se baissa en entrainant Bella, complètement sous le choc.

Aussitôt après, des bras d'acier l'encerclèrent et elle se retrouva clouée au sol, sept vampires et sa cousine autour d'elle, qui la regardaient avec méfiance.

– Mais qu'est-ce que c'était que ce… truc ? demanda Bella, ne sachant pas trop comment nommer ce qu'elle venait de voir.

– Ce sont des vampires ! cria Hermione, comme si elle n'avait pas entendu la question.

– Oui, hum… ça, je le sais… avoua-t-elle, penaude, devant le regard ahuri de sa cousine qui tentait de se relever, malgré Jasper qui maintenait toujours ses jambes, sans lui faire mal, toutefois. Mais ce que j'aimerai savoir, c'est… Comment tu le sais, toi ? Alors que tu les rencontre pour la première fois…

– Et puis, qu'est-ce que c'est que ce bout de bois étrange ? demanda Carlisle, en ramassant la baguette d'Hermione. Je n'ai jamais vu ça…

– Elle vient d'un monde un peu différent de celui que nous connaissons… informa Edward.

– PARDON ?! Dirent en chœur Hermione et Bella. Qu'est-ce que tu sais de… tout ça ? demanda la Sorcière, de peur d'en dire trop sur elle.

– Je lis dans les esprits des gens, lui apprit Edward. À propos, qui est Sanguini ?

Hermione était tellement ahurie qu'elle ne se rendit pas immédiatement compte que Jasper l'avait lâchée. Elle resta assise un moment, au milieu du salon des Cullen, à les regarder tour à tour. Eux, la reluquant avec la même curiosité.

– Vous ne me ferez pas de mal, n'est-ce pas ?

– Pas plus que nous n'en ferions à notre Bella, la rassura Esmée. Et le regard tendre que la femme posa sur elle finit de la mettre en confiance.

– Bien… Euh… par où commencer… réfléchit Hermione qui comprenait que si quelqu'un pouvait gardait un secret, ce serait bien eux. Je suis une… Hum… Une Sorcière.

– AH ! s'esclaffa Emmett d'un rire tonitruant qui les fit tous sursauter. AH ! AH ! AH ! Elle est tordante cette gamine ! Je l'aime déjà… Dommage que tu ais cogné sa tête un peu top fort Jasper…

– Mais, je n'ai pas… s'indigna Jasper, alors qu'Alice posait une main rassurante sur son bras.

Alors, levant les yeux au ciel de dépit, et se disant que de toute façon, leur secret à eux était encore plus incroyable que le sien, Hermione se leva, lentement, et les regarda, une lueur de défi dans ses yeux noisette.

– Accio baguette ! lança-t-elle le plus naturellement du monde, en levant nonchalamment la main droite, sans les quitter des yeux.

Et sous les yeux ahuris de toute l'assemblée, qui pensait tout de même avoir déjà vu pas mal de choses étranges, la baguette sauta des doigts de Carlisle pour venir tranquillement se poser dans la main d'Hermione.

– Nom d'un chien ! s'exclama Bella. Mais tu as toujours été… Enfin… tu es née comme ça ? demanda-t-elle espérant que sa question ne soit pas trop péjorative.

– Oui… en fait, j'ai appris que j'étais une sorcière à l'âge de onze ans…

– Mais, tes parents aussi ?

– Non. Je suis ce qu'on appelle dans mon monde, une Née-Moldue.

– Hein ?!

– Et si nous nous installions plus confortablement, Hermione, proposa Carlisle. Je suis certain que tu as énormément de choses à nous apprendre…

– Mais… c'est donnant-donnant… sourit malicieusement la Sorcière, rassérénée par le regard plein de sagesse et de franche curiosité du Chef de famille.

– Bien entendu.

Ils s'installèrent alors dans le grand salon de la villa et Hermione entreprit de leur expliquer le monde auquel elle appartenait. Elle leur parla de Poudlard, des histoires sur les différences du Sang, les sorts, les potions, les baguettes magiques, les différentes créatures, et bien sûr, la Guerre, Voldemort, Harry Potter, et ils en vinrent inévitablement à la raison de sa présence ici.

– Mais alors, résuma Esmée, tu as été obligée de vivre sans tes parents pendant tout ce temps ? Hermione acquiesça et la femme lui tapota le bras d'un geste affectueux. Ma pauvre enfant ! compatit-elle.

– Oui, je sais… tempéra Hermione, mais nous n'avions pas le choix. C'était ça ou bien entrer dans le rang, comme des moutons… Les gens comme moi ont dû se battre pour gagner leur place dans ce monde. Et je ne regrette pas, aujourd'hui.

– Mais tu es si jeune ! Et tu as déjà vécu tant de choses horribles ! s'alarma Esmée.

– Oh, vous savez, Esmée, chez les Sorciers, nous atteignons la majorité à dix-sept ans. J'en ai presque dix-neuf aujourd'hui… Et sans vouloir me vanter, étant la meilleure amie de celui que l'on appelle le Survivant, il a fallut que je développe… disons… certaines compétences… Et, à ma plus grande surprise, je me suis révélée être assez douées pour ça…

– Tu nous ferais une petite démonstration ? demanda Carlisle, avec encore cette lueur de curiosité dans le regard.

– Euh, mais pas sur moi, sourit Edward en pointant du doigt le petit trou brûlé laissé par le sort qu'elle lui avait jeté, sur le devant de sa chemise.

– Je suis désolée pour ça… Mais… je veux bien vous montrer deux ou trois choses…

Elle se leva, réfléchit un instant puis, leva sa baguette. Aussitôt, tous les murs du salon devinrent bleus. Des OH ! admiratifs se firent entendre. Dans un rire, elle transforma la grosse table en bois massif en jacuzzi, et le grand escalier à révolution en toboggan.

– Encore ! réclama Emmett, sous le regard amusé de tous.

Hermione fit apparaitre toute une volée de canaris, qu'elle laissa voleter un petit moment, avant de les transformer en papillons. Puis, d'un Spero Patronum, elle fit apparaitre une loutre argentée qui se mit à courir tout autour d'eux, en pourchassant les papillons.

– Encore ! insista Emmett. Hermione le regarda plus attentivement, et compris que ce géant était en fait un gros nounours… Pire qu'un gosse.

– Comme tu voudras, Emmett… Puis, elle pointa sa baguette sur lui, et cria Aguamenti ! Et il éclata de rire alors qu'il était trempé, s'ébrouant comme un chien sur le tapis du salon.

– Oh, mon tapis… se lamenta Esmée.

– Excusez-moi… Puis, d'un mouvement simple du poignet, elle sécha le sol, et rendit à la pièce son apparence originelle.

– C'était génial, s'émerveilla Bella.

– Oui, absolument époustouflant, renchérit Rosalie, qui parlait pour la première fois, regardant le tee-shirt mouillé coller au torse d'Emmett avec un regard qui en disait long sur ses intentions futures…

– Mais, ce sort, que tu as lancé sur Edward, tout à l'heure, rappela Jasper, qu'est-ce que c'était ?

Hermione se rassit, le visage soudain un peu plus sérieux.

– Tous les sorts ne servent pas à la métamorphose. Il en existe d'autres, que l'on appelle Défensifs et Offensifs. Ils servent donc à se défendre, ou bien à attaquer. Celui que j'ai lancé sur Edward, était offensif… Encore une fois, j'en suis navrée, dit-elle au concerné qui leva la main comme pour dire que ce n'était vraiment rien.

– Et ce sort était sensé faire quoi ? demanda Bella.

– Le Stupéfix sert à immobiliser son adversaire. Mais il est réversible, ne t'inquiète pas… Et apparemment, inefficace sur les vampires.

– Il y en a d'autres ? demanda Emmett, qui, visiblement avait encore envie de jouer.

– Oui… mais il vaut mieux aller dehors… Et de préférence dans un endroit où personne ne pourrait voir ça…

– Pas de problème ! Notre terrain de Base-ball… décréta Carlisle. Personne ne viendra, Alice ? Celle-ci se concentra une seconde, puis confirma d'un signe de tête.

Et ils sortirent, excités comme des puces, ravis de ces nouvelles perspectives de jeux.

Bella grimpa sur le dos d'Edward, et Emmett proposa à Hermione de faire de même, sur lui.

– Attention, accroche-toi bien, ça va décoiffer !

Et ils partirent en trombe, Hermione s'émerveillant de la rapidité avec laquelle ils se déplaçaient.

À peine cinq minutes plus tard, ils furent arrivés dans une grande clairière, bordée d'arbres. Le soleil apparut alors de derrière un nuage, nimbant les immortels d'une parure étincelante comme des diamants.

– Waouh ! s'exclama-t-elle, fascinée. Vous aussi, vous en aurez des choses à me raconter !

– Sans problème ! accepta Alice. Avec tout ce que tu nous as montré, on te doit bien ça !

– Alors ? rappela Emmett, impatient. On continue de jouer ?

– On continue… Mais j'ignore ce qui marchera ou pas.

– On verra bien… commence avec moi, d'accord ?

En rigolant devant cet enfant de deux mètres de haut, Hermione pointa encore une fois sa baguette sur lui :

– Levicorpus ! Et le Géant se retrouva dans les airs, pendu par une cheville et braillant de toute la force de ses poumons sous les fous rires des autres.

– AAAH ! Repose-moi ! Et il retrouva la terre ferme, un peu surpris, mais clairement amusé.

– Mon tour ? demanda Jasper, plein d'espoir.

– Silencio ! Ne voyant rien venir, Jasper voulut lui demander ce que ce sort était sensé faire. Mais aucun son ne sortit de sa bouche, à sa plus grande stupeur.

– Finite Incantatem, murmura-t-elle, lui rendant la parole.

– Ok… déclara Jasper… Tout ça c'est bien joli, mais ça n'a pas l'air très dangereux, la provoqua-t-il… Nous sommes des vampires, et par définition, immortels… N'as-tu pas quelque chose de plus… impressionnant ?

– Malheureusement, si… mais je ne voudrais pas vous faire mal…

– T'inquiète pas, Fillette, la rassura Emmett, on en a vu d'autres…

– Si vous insistez…

Les vampires s'alignèrent les uns à côté des autres, attendant avec une impatience non dissimulée qu'elle leur jette des sorts.

– Expulso ! cria-t-elle en direction de Carlisle. Il fut projeté à une cinquantaine de mètres mais revint à grande vitesse, complètement hilare !

– Furia Chiropera ! Lança elle à Alice et Rosalie, qui étaient côte à côte. Et le maléfice de Chauve-Furie les percuta de plein fouet, les faisant battre des mains en hurlant. Sous les rires des autres.

– Et moi ? demanda Esmée, plein d'espoir elle aussi. Hermione grimaça. Elle hésitait à lui lancer un sort… La tendresse qui émanait de ses yeux dorés ne donnait pas envie de l'attaquer. Mais devinant qu'elle serait déçue si elle était laissée de côté, elle décida de trouver un compromis.

– Confundo ! lança-t-elle. Et Esmée parut perdue un moment, avant de revenir à elle au bout de seulement quelques secondes.

– C'était quoi, ça ? demanda-t-elle.

– Un sortilège de Confusion… Mais il semble que l'effet soit amoindri chez les vampires… D'habitude, à moins de le lever avant, ce sort crée une confusion pendant plusieurs heures.

– Hum… Intéressant, remarqua Carlisle… Tout comme celui que tu as lancé à Edward tout à l'heure. Il semblerait en effet que notre nature soit vraiment efficace contre certains sorts, alors que d'autres nous atteignent assez facilement…

– Oui, il faudra que je réfléchisse à ça… murmura Hermione, plus pour elle-même, même si elle devinait aisément qu'ils l'entendaient parfaitement. Il existe d'autres maléfices, bien entendu, mais je ne veux pas les essayer sur vous. Ils sont vraiment très dangereux… Mortels pour certains… Et j'ignore totalement comment vous réagiriez face à eux…

– Tu as raison… Mieux vaut ne pas tenter l'expérience… confirma Esmée, soudain inquiète pour sa famille.

– Bon, maintenant… à vous… déclara Hermione, le sourire aux lèvres, et les yeux pétillants de curiosité.

Ils lui montrèrent alors tout ce dont ils étaient capables : leur vitesse, leur force, leur capacité à faire des bons de plus de cinquante mètres… Puis, ils parlèrent de choses plus subtiles : le don de prémonition d'Alice, la capacité de Jasper à influer sur les humeurs des autres, celle d'Edward à lire dans les pensées…

Quand elle leur posa des questions sur l'étrange couleur de leurs yeux, elle fût stupéfaite (et rassurée) d'apprendre la teneur de leur régime alimentaire. Elle leur parla alors des Sucettes parfumées au sang, que l'on pouvait trouver dans son monde et de la Potion de Régénération Sanguine.

Hermione leur parla également d'un onguent, l'Anti-Solaris, qu'elle avait appris à fabriquer à Poudlard. Elle avait l'habitude de l'utiliser pour aller à la plage. Aussi, elle supposa qu'en changeant légèrement la recette ou en forçant un peu les doses, il serait efficace sur leur peau, et leur permettrait de sortir en plein soleil sans éblouir tout le monde autour d'eux !

Cette perspective les enchanta au plus haut point, et elle leur promit de sérieusement se pencher sur la question.

Il était tard quand Bella raccompagna Hermione chez Charlie. Celui-ci était déjà couché, et un mot de ses parents, posé sur la table de la cuisine, l'informa qu'elle pourrait emménager dans leur maison à La Push dès le lendemain.


Voili voilou... Alors qu'avez-vous pensé de la réaction d'Hermione ? Et de celle de nos vampires adorés ?

La suite arrive bientôt...