Voilà le chap 3, merci pour les reviews, c'est super sympas. :)
Après que Rigsby ait demandé à Lisbon de venir à une adresse spécifique, elle et Jane s'y rendirent directement. Au téléphone, son agent ne lui avait presque rien dit, lui demandant simplement de venir. Ils arrivèrent à leur destination, un coin à plus de vingt kilomètres de la ville. Il n'y avait rien, le désert complet pourtant lorsqu'ils descendirent de la voiture, ils remarquent bien évidemment les officiers qui était déjà arrivé mais aussi des lettres écrites sur la terre au milieu d'un grand smiley souriant rouge.
« Et le lapin courrait
Le renard alléchait
Puis le loup battait
Nature divine
Quelle vermine ! »
Il y avait aussi un corps pas très loin de l'énorme smiley tracé sur le sol.
- John Yre, égorgé... Avec Cho, on est allé à la base des Driver's... Ils sont tous été tués. Il y avait un mot qui disait que John Yre serait ici avec une petite surprise, expliqua Rigsby qui s'était approché
Lisbon se tourna vers Jane qui était retourné vers le poème. Elle ne comprenait pas le raisonnement de Red John. Pourquoi s'immiscer dans cette affaire ? Pourquoi tuer un gang ? Attirer l'attention sur lui ? Ce n'était pas dans ses habitudes de faire comme ça. Elle serra les poings, comme si elle n'avait déjà pas assez de problèmes ! Elle s'approcha de son consultant doucement, bien qu'elle voulait vite arrêter ce tueur-en-série, elle avait toujours des appréhensions sur Jane à chaque affaires le concernant. Le blondinet dut sentir la présence de Lisbon puisqu'il se retourna vers elle, la mine sombre.
- Pourquoi ? Pourquoi tuer des membres d'un gang ? Demanda Lisbon perdue
- Le renard alléchait,murmura Jane ne répondant pas à la question de sa patronne.
- Boss, le légiste arrive, informa Cho
Elle acquiesça distraitement sans espoirs. Les crimes de Red John étaient toujours parfait... les légistes ne servent pas à grand-chose, pensa-t-elle tristement.
- Le renard alléchait, répéta Jane ne semblant pas avoir entendu Cho
- Il parle du gang, non ? Des délinquants amateurs ? Suggéra Lisbon en fronçant les sourcils
Jane sembla remarquer réellement la présence de la brunette mais lui répondit d'un air absent
- Sans doute.
- Pourquoi eux ? Pour attirer notre attention ? Questionna Cho
- Il peut attirer notre « attention » d'une autre manière, répondit Lisbon
- C'est pour l'effet théâtral, ajouta Jane
Lisbon lâcha un soupir, l'affaire de départ qu'elle pensait vite régler allait apparemment devenir plus compliquée.
- Vous pensez que c'est Red John qui a tué James Hussyr ? Dit Rigsby
-Non, c'était beaucoup trop sauvage pour lui. Il a juste voulu s'immiscer dans cette affaire pour la rendre plus compliquée,
- Et ça marche, maugréa Lisbon, vous pouvez partir, on va devoir attendre demain pour plus d'informations, rajouta-t-elle à l'intention de son équipe
Elle se tourna vers Jane qui n'avait pas bougé d'un pouce toujours perdu dans ses pensées. Au fond, elle le comprenait, Red John ne laissait jamais rien au hasard et ce poème avait sans doute une importance. A moins qu'il y soit, justement pour les déstabiliser. L'art était sa façon de montrer sa philosophie comme l'avait démontré les fois antérieurs... Tyger, tyger... stop ! Bien qu'elle avait l'intention comme d'habitude de se plonger dans l'affaire Red John à fond, elle ne devait pas atteindre le palier Jane niveau obsession. Se fut au tour de Lisbon qui plongea dans ses pensée. Ils restèrent bien dix minutes immobiles mais Jane se ressaisit en premier et retrouva son masque de consultant agaçant pour se tourner vers Lisbon.
- Lisbon, je vous raccompagne ? Pour aller chercher vos affaires..., dit-il
- Euh... pardon ? Qu'est-ce que vous avez dit ? Demanda-t-elle en sursautant
Il rigola devant son air perdu
- Je vous raccompagne pour aller chercher vos affaires ?
Oh mon dieu, la soirée avec Jane ! Elle avait complètement oubliée. Elle rougit une nouvelle fois à l'entente de cette soirée.
- Ah, euh, oui, bien sur, répondit-t-elle
- Puisque je vous propose bénévolement mon appartement, il me semblerait logique que vous me laissiez conduire, décréta Jane
Elle se tourna vers lui indignée
- Et puis quoi encore ? Vous ne m'avez pratiquement pas laissée le choix d'accepter !
- Vous n'avez pas beaucoup protesté en même temps...
Elle fit un geste brusque des mains
- Hors de question que vous conduisiez, conclut Lisbon
Jane grommela bien que ce soit plus un caprice que du réel. Lisbon continua de se maudire pendant tout le trajet pour avoir accepter. Quand ils arrivèrent, ce fut un concerto d'aboiement venant de la maison d'en face qui les accueillirent. Lisbon grinça des dents à l'entente de ce son si désespérément familier.
- C'est lui la terreur ? Se moqua Jane en voyant le Bichon à poil frisé* aboyer
Elle grommela d'avantage. Elle haïssait ce chien, vraiment. C'est alors que ses voisins, monsieur et madame Staimon et donc les propriétaires du chien sortirent. C'était un couple qui avait la cinquantaine. Lisbon ne les avais jamais vraiment aimés trouvait qu'ils étaient désagréables.
- Teresa ! Sourit Madame Staimon, vous avez remarqué que l'on avait un nouvel ami ? Boukiki ! Dit-elle en montrant son horrible chien
- Adorable, répondit Lisbon d'un ton sec
- Qui est donc cet homme ? Votre copain ? Questionna la vieille pie en montrant Jane de ses mains
Lisbon regarda avec horreur la vieille dame.
- Non, surement pas ! C'est un ami, précisa-t-elle
- Comment vont vos frères ? Il s'appelait comment le frisé déjà ? Bah aucune importance ! Dîtes-lui que la tondeuse à gazon qu'il m'a bousillé a été réparé par mes talents de bricolage. Il devrait en apprendre, lui ! Fit remarquer son mari
Lisbon se retint de serrer les poings. C'était un vieux accident datant de quelques années alors qu'ils mangeaient en famille, Tommy avait roulé sur la tondeuse à gazon des voisins.
- A merveille, répondit-elle sarcastiquement
- Bien, bien... nous y allons chéri ? Demanda l'épouse à son homme, on va à une exposition de tableaux modernes, j'adore ces peintures ! C'est très enrichissant, vous devriez y aller Térésa, vraiment. Bonne soirée !
Ils partirent devant les yeux noirs et furibonds de Lisbon. Ce qu'elle ne donnerait pas pour user de son arme sur cet horrible couple et leur Boukiki... Jane éclata de rire et Lisbon se tourna vers lui enragée.
- Ça vous fait rire ? Demanda-t-elle exaspérée
Il préféra ne rien répondre mais se promit de lui rappeler cette scène un jour. Ils entrèrent dans la maison de la brunette, il n'y était allé que très peu de fois mais ça n'avait pas changé. Des cartons éparpillés un peu partout, quelques photos, une décoration très sobre. C'était du Lisbon tout crachée.
- Vous voulez un thé ? Demanda Teresa mal à l'aise
- Volontiers ! Sourit-il
Elle lui indiqua où se trouva le sachet puis monta à l'étage. Elle comptait rester une nuit donc elle n'avait qu'à prendre une chemise de nuit, une brosse à dent et d'autres choses hygiéniques. Elle hésita un temps à prendre des tampons, normalement elle n'avait que ses... choses dans deux jours mais elle songea avec horreur si elle avait ses règle chez Jane et pas de tampons. Elle devrait juste cacher ça au fond de son sac. Si elle était en présence d'un adulte, elle aurait prit la boite sans réfléchir mais là c'était Jane. Elle soupira, Jane était adulte. Parfois. Elle ferma son sac et descendit en bac où elle trouva un Jane qui feuilletait ses magazines.
- L'agent Teresa Lisbon qui lit le magazine People*... Qui l'eut cru ! Taquina Jane en montrant un magazine où il y avait en première page Brad Pitt
-Je ne les lis jamais, haussa les épaules Lisbon en rougissant légèrement
- C'est pour ça que plusieurs pages sont cornées, dit malicieusement son abominable consultant
Elle lui envoya un regard noir et il n'ajouta rien bien qu'il garda son regard amusé. Elle alla se faire un café en se demandant encore une fois comment elle avait pu accepter de dormir chez lui. C'était affreusement gênant et lui s'en régalait. Dès que sa drogue noir sortit de la machine divine, elle alla s'assoir avec Jane et alluma la télévision.
- Il y a jamais rien à la télévision, maugréa-t-elle
- Heureusement que vous avez de la lecture enrichissante, lui fit-il remarquer en montrant des mains le tas de magazine
- Fermez-la, grogna Lisbon
Elle laissa une émission de cuisine mais aucun des deux ne la regarda. Jane pensait au poème de Red John. Qu'avait-il voulu dire ? Le tueur prenait vraiment au sérieux l'art, ces mots ne pouvaient pas être laissés au hasard. Qui était le lapin ? La victime. Le renard ? Le tentés par le lapin. Le loup ? Le tueur... Il soupira, il n'avait pas assez d'informations pour comprendre quelques choses. Pourquoi John Yre ? Il croyait difficilement au fait que Red John voulait attirer l'attention de l'équipe. Lui qui pensait résoudre vite fait cette affaire.
« vous voulez faire un voyage d'ENFER ? Pourquoi pas le Portugal, alors ! Lisbonne est fait pour vous ! Plus d'infos sur .com !
La publicité qui était bien entendu plus forte que l'émission, leur transperça les oreilles. Jane sourit à ce slogan.
- C'est vrai que Lisbonne me fait envie... je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs, commenta-t-il en lançant un regard remplit de malice à Lisbon
- C'est une très belle ville, dit-elle en ignorant le sous-entendu
- Vous y êtes déjà allés ?
- Non mais j'ai découverts que des génies avaient inventés l'appareil photo et d'autres Internet. Ce n'est pas très connu pour l'instant, répondit la femme ironiquement
Ils regardèrent la fin de l'émission en silence.
- On y va ? Proposa Jane à la fin
Lisbon acquiesça légèrement avec l'impression d'avoir du plomb dans les pieds cependant lorsqu'ils sortirent dehors, ils découvrirent avec horreur qu'il y avait un énorme orage dont la Californie avait le secret. En réalité, ça ressemblait plus à tempête. Quoiqu'il en soit, il fallait être fou pour sortir en voiture avec ce temps. Elle crut défaillir quand il se tourna vers elle et qu'il lui dit « je crois bien que je vais devoir rester chez vous, Lisbon... », elle avait bien entendue accepter. Qui ne l'aurait pas fait ?
Grace Van Pelt était restée tard. Sa patronne l'avait appelé pour faire un résumé de ce qu'ils savaient sur Red John mais elle faisait des heures supplémentaires, elle avait réellement de l'ambition mais il y avait aussi son envie d'aider sa patronne. Les affaires de Red John la mettait toujours en rogne, il faut dire que Jane n'était pas réellement sympathique lors de ce genre d'affaire. Malheureusement, elle n'avait rien trouvée de bien intéressant. En regardant distraitement la fenêtre, elle remarqua qu'il y avait un orage. Génial... Lorsqu'elle retourna vers son ordinateur, elle remarqua qu'il y avait une fenêtre noire qui était apparu avec le smiley rouge sang qu'elle connaissait.
« Bonjour Grace,
Comment vas-tu ? Tu me connais sans doute et je doute que tu ais une très bonne opinion de moi... ma philosophie est souvent déformée, on me prend pour un monstre sans cœur qui tue à sang froid bien que ce soit la réalité pour la dernière partie cependant je ne suis pas d'accords avec le mot monstre... je pourrai débattre de ça pendant des heures mais ce n'est pas dans mon intérêt et je doute que tu y sois vraiment intéressées. C'est avec tristesse que j'ai remarquée que tu étais souvent mise à l'écart. C'est malheureux mais c'est la hiérarchie de la police... je n'ai pas envie d'offenser la branche où tu travailles, n'ai crainte. Rentrons dans le vif du sujet veux-tu, John Yre et son stupide gang ! Vous avez du vous demander pourquoi j'ai tué des gens aussi peu intéressants, pour attirer votre attention ? Non, bien sur, tu n'y croies pas. A vrai dire, ces bons à riens étaient sur un coup très intéressant. Ils avaient dégottés un ordinateur portable où il y avait des choses vraiment intéressantes... Je suis vague, je m'en excuse, je ne peux te dire « cash » où je veux en venir. Je suis un homme important sans vouloir me vanter, j'ai beaucoup de disciples. A vrai dire au CBI, j'en ai. Quand tu entres dans une épicerie, tu tombes sur une personne qui me connait. Je suis partout, ces gens me reflètent. Personne ne me trahit... personne ? En réalité, si. J'ai été trahis, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Il faut dire que je ne lui ai jamais parlé, c'était une femme qui travaillait pour moi qui n'a pas pu garder la langue dans sa bouche. Tu ne dois pas douter que je l'ai tuée... Enfin bref, cet homme a écrit tout ce qu'il savait dans un ordinateur portable... tu comprends maintenant, je suppose.
Maintenant, pourquoi te parle-je ? Je suis persuadée, Grace que tu es une femme avec un immense potentielle, tu es très jolie, maligne et plutôt dénigrée. Ah, quel gâchis serait-ce si je te tuais...Grace, Grace, je serai enchanté si tu me recontactais via ce site. Ne t'inquiète pas, personne ne peut le voir. C'est notre petit secret.
J'espère réellement que tu vas me recontacter en me demandant « que voulez-vous », si tu savais à quel point je te voudrai dans mes rangs... malheureusement et j'en suis très désolé, maintenant tu en sais trop et si tu restes muette, je devrai te tuer.
Addio, bella signora :-) "
Van Pelt relut cinq fois ce message. C'était une blague ? Un petit coup de souris sur le code de la page et elle comprit que non, c'était bien Red John qui lui avait parlée en lui faisant bien comprendre que soit elle le rejoignait soit elle serait tuée. C'était un cauchemars ? Elle était sur le point de défaillir. Elle ne pouvait trahir son équipe et de plus, elle savait pourquoi Red John s'en était pris au gang et surtout que ils avaient une chance de le retrouver. Elle eut le réflex de prendre son portable pour appeler sa patronne mais elle se rendit compte qu'il n'était plus là. Le téléphone du CBI était coupée, son ordinateur ne fonctionnait plus sauf sur l'horrible site. Elle comprena qu'elle n'avait aucune chance de contacter Lisbon ou Jane, elle serait retardée par l'orage, elle était sûr que Red John la surveillait et qu'il était inutile d'aller sonner chez sa patronne.
- Oh mon dieu, murmura-t-elle
Elle vit son ambition disparaitre à vitesse grand V. Que faire ? Mourir en vain ? Rejoindre le pire ennemi de son ami ? Sans comprendre ce qu'elle faisait, Grace Van Pelt tapa sur le site "que-voulez-vous". Un clic sur le bouton "envoyer" et son avenir fut soudain très sombre.
* Je ne voulais pas tomber dans un cliché en disant que c'était un caniche mais je ne pouvais pas résister à mettre une race très... effrayante.
Voilà donc le sujet des malheurs de Lisbon : . :-)
* People, le magazine ultra-méga connu aux Etats-Unis.
Voilà, voilà.
