J'ai eu un review qui me suggérait de traduire ma fanfic en anglais. Je dois dire que l'idée ne me déplairait pas même si je pense attendre de finir l'histoire en français d'abord. Seulement mon niveau d'anglais n'étant pas ce qu'il y a de mieux, si quelqu'un pouvait m'indiquer où je peux trouver des traducteurs prêts a m'aider. Merci beaucoup!
En attendant, voici le chapitre 3, j'espère qu'il vous plaira!
Bonne lecture!
15 min et une douche plus tard, Stef était prête a partir au travail, en uniforme. Quand la voiture de son coéquipier arriva en klaxonnant elle ferma sa porte, jeta un coup d'œil chez la voisine qu'elle n'aperçut pas et elle monta dans la voiture en attrapant le café que lui présentait le conducteur.
Mike, son coéquipier connaissait Stef depuis le lycée même s'il fallut attendre l'école de police pour qu'ils se parlent vraiment. Ils étaient sorties en même temps de l'école de police, et avaient été affectés en binôme dès leurs débuts. Mike avait ce sourire constant qui rendait les journées un peu moins longues. Il avait le béguin pour la blonde depuis le lycée, une fois flic, il avait finit part l'inviter a sortir une fois, un rencard, et elle avait accepté. Mike était tout a fait le genre d'homme qui semble avoir toutes les qualités que peut rechercher une femme. Charmant, toujours souriant, à l'écoute, attentionné, il n'avait pas peur de l'engagement et avait une situation stable. Mais ça n'avait pas été plus loin, Stef aurait pu essayer, voir si ça pouvait marcher avec le temps, mais il lui manquait cette étincelle, celle du grand amour. Quand elle voyait son coéquipier, oui elle tenait a lui, parce que les heures de services ensembles ça rapproche, et qu'elle lui portait une confiance absolue sur sa vie, mais c'était plus amicale, ou familiale. Mike semblait malgré tout être toujours dans l'attente d'un signe de sa coéquipière sans pour autant le montrer ,elle aurait voulu, son père adorait Mike, des mois qu'il la harcelait a savoir quand est ce qu'elle prendrait enfin son courage a deux mains. Si seulement il savait se dit-elle perdu dans ses pensées.
Au bout d'un moment, Mike cassa ce silence qu'il ne supportait pas, d'ailleurs les quelques minutes de réflexions qu'il avait laissé a Stef étaient déjà un effort en soi. Il ne supportait pas les silences, il était du genre a toujours combler les vides, pour détendre l'atmosphère et éviter les blancs interminables.
« -Et bien Foster, ça va pas aujourd'hui ? lança t il pour engager la conversation
-Si si ça va, je suis juste fatiguée, dit elle en sortant de ses pensées
-Tu n'as pas dormi ? Je croyais que tu allais te faire une « sieste monumentale » d'après ce que tu m'as dit ce matin ! la taquina t il gentiment.
-Euh si, c'était prévu, répondit la blonde. »
Elle marqua un temps d'arrêt avant de reprendre :
« -C'est juste qu'une nouvelle voisine a déménagé a coté de chez moi, on a fait connaissance parce qu'elle s'est trompé de maison et a essayé de rentrer chez moi, du coup je l'ai aidé à déménager tout l'après midi et je ne me suis pas reposé, sourit Stef en repensant a sa voisine qui avait l'air si douce et si charmante.
-Et elle est comment ? demanda Mike
-Euh, comment ça elle est comment ?! dit la jeune femme en sentant ses joues rougir, alors qu'elle était justement en train de se dire qu'elle était plus que jolie
-Et bien, elle est sympa ? poursuivi le conducteur qui avait remarqué le malaise de sa coéquipière.
-Oui oui, très sympa, sortie Stef sur un ton qui voulait marquer la fin de la discussion.
-Ok. »
Mike la laissa repartir dans ses rêveries mais ne pu s'empêcher de la regarder du coin de l'œil. Il l'a trouvait tellement belle, mais il sentait bien que ce qu'il éprouvait ne pourrait sans doute jamais être réciproque. Il l'observait de loin en se demandant pourquoi elle avait rougit a une question si banale. Elle regardait par la vitre, contemplant les paysages et ne voyant donc pas que son coéquipier la dévisageait. Il y vit certes une jeune femme magnifique, mais il cru voir deux sentiments contraires se dessiner sur son visage. Elle avait la mâchoire serrée et les sourcils froncés qui dénotaient son anxiété, et pourtant, elle avait ce regard apaisé et ce sourire qui se formait sur ses lèvres sans qu'elle s'en aperçoive. Il le savait bien, la blonde était en proie à un conflit intérieur dont il ne connaîtrait la cause sauf si celle-ci décidait de lui en parler. Mais l'expression de son visage lui rappela le lycée. Il se souvint qu'a une époque, Stef avait la même expression, jour après jour. A cette période, il était déjà fou d'elle, elle l'impressionnait tellement. C'était la capitaine de l'équipe de natation et était connu pour son franc parlé. Elle traînait toujours avec cette fille, tout aussi populaire mais qui sortait avec le capitaine de l'équipe de foot. Sa coéquipière aurait pu avoir n'importe quel garçon, mais elle ne semblait vivre que pour le sport, les études et cette fille. Tiré de ses pensées par un appel radio, Mike jeta un dernier coup d'œil sur son amie, effectivement, son expression était la même qu'il y a quelques années, lorsqu'il l'observait quand elle était seule avec elle même.
Les heures qui suivirent et les interventions qui enchaînèrent donnèrent l'impression a Stef d'être une sorte d'exutoire a ses pensées. Mais sur le chemin du retour, elle perdit de nouveau le contrôle sur ce qu'elle avait en tête. La métisse avec son sourire timide avait hanté ses pensées toue la soirée. La dernière fois qu'elle avait ressentit quelque chose comme cela, c'est-à-dire un bien être en y pensant tout en y mêlant une sorte de combat intérieur, elle était au lycée. Il y avait cette fille, sa meilleure amie, Megan, qui un jour avait commencé à sortir avec l'un des garçons les plus populaires du lycée. Du jour au lendemain, elles se virent de moins en moins, ce qui la rendait vraiment triste. Elle essaya de se consoler dans le travail, mais au fil des semaines, elle se rendit bien compte que son seul bonheur était d'être avec Megan. Et ses sentiments commencèrent à évoluer. Au début, elle ne les comprenait pas puis, en cessant de se mentir a elle-même elle finit par s'avouer qu'il s'agissait plus que de l'amitié qu'elle ressentait pour son amie. Un jour elle entendit parler son père de la pauvre fille des voisins qui venait d'annoncer à ses parents qu'elle aimait une autre fille. Ils l'avaient mise a la porte, et son père dit a Stef pour rigoler « Heureusement que tu n'es pas comme ça toi, une fille lesbienne il ne manquerait plus que ça, ça serait comme ne plus avoir de fille du tout. »
Depuis ce jour, la jeune femme avait enfouit ses sentiments au plus profond d'elle, et n'y avait même plus repensé. Elle avait enchaîné quelques amourettes avec des garçons, sans réussir à s'y attacher mais sans s'en soucier plus que ça. Son entourage mettant cela sur son envie de carrière, aucun ne posa plus de questions.
Il était tard mais Léna avait encore beaucoup de choses a déballer et surtout ne trouvait pas le sommeil. En entendant une voiture se garer, elle regarda discrètement a la fenêtre et aperçu sa voisine descendre d'une voiture de police. La jeune femme ne put détourner son regard de la policière, ses yeux la détaillèrent de bas en haut. Son uniforme et ses cheveux attachés lui donnait un air plus sévère, plus stricte que plus tôt dans la journée. Chaque mouvement de son corps semblait contrôlé et élégant. La brune se fit la réflexion que cet uniforme lui donnait vraiment une très belle allure. Elle aperçu alors le chauffeur de la voiture. L'homme venait de sortir et comme elle, il ne semblait pouvoir détacher son regard de la blonde et attendit qu'elle referme sa porte pour retourner au volant et partir. Elle connaissait ce regard, le regard d'un homme éperdument amoureux mais qui n'en avait encore rien dit. Une fois la rue déserte, Léna s'allongea dans son canapé, songeuse et rêveuse, elle finit par trouver le sommeil. Une nuit paisible s'offrait à elle.
J'espère que ce chapitre vous a plu, la suite dès que j'ai le temps et n'hésitez pas à laisser des commentaires! :)
