Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la BBC, j'ai fait de mon mieux pour ne pas les abîmer mais j'ai pas vraiment réussi. Seule l'histoire est de moi. L'univers appartient tout entier à la série Merlin.

Note : Suite de Balinor et Merlin … mais permettant de retracer la trame entre Hunith et Balinor.

Je remercie Julie, Ameliesky61 et Angelyoru pour leur gentil commentaire, ainsi que Sophiepieri, minami212 et Listelia de suivre cette histoire.

Il n'y a pas beaucoup eu de réaction pour le moment, mais j'espère que ça vous plaît toujours. Retour au présent. ^^.

Bonne lecture.

Interlude 1 : Arrivée à Ealdor …

Merlin essaya de tourner la tête pour observer Balinor, mais l'homme continuait de garder son attention sur la route afin d'éviter les ornières.

- Vous… Tu … Maman vo… t'a vraiment gifflé ?

- Mmh, oui … fit Balinor.

Il souriait stupidement à ce souvenir cuisant, mais qu'il ne regrettait aucunement. Malheureusement, de là où il était, Merlin ne pouvait pas le voir … Il perçut juste le rire étouffé dans sa voix, et le jeune homme soupira.

- J'ai du mal à le croire, elle est toujours …

- Très gentille ? proposa le dragonnier.

- Je ne connais personne de plus doux que maman…

- Tu as raison, confirma son père.

- Mais …

- Merlin, il y a une différence certaine entre la femme que ta mère est aujourd'hui et la jeune femme que j'ai rencontré à l'époque. La retenue … On est bien moins apte à contenir ses émotions à ton âge. Ta mère est et était quelqu'un de très gentille et très douce, mais c'était aussi une femme de … caractère. Elle n'a jamais mâché ses mots, en ce qui me concerne … et il faut dire que je manquais aussi de patience à l'époque.

- Je comprends encore moins comment vous avez pu tomber amoureux … ronchonna Merlin.

Et Balinor de rire de son ton outragé. Que ce gamin pouvait être drôle quand il le voulait.

- Ce n'est pas drôle !

- Je t'ai dit que c'était une longue histoire, d'ailleurs nous arrivons à l'auberge.

- Quoi ? déjà ? s'étonna le sorcier.

- Le soleil est déjà fort bas, je suis content d'arriver avant la nuit.

- Pfff … Et maintenant, je suppose que je vais devoir aller me reposer ?

- Pas avant d'avoir soupé en tous cas, confirma Balinor.

Merlin croisa les bras et plissa la bouche en une moue qu'on aurait pu juger adorable si quelqu'un l'avait observé à ce moment-là. Il sentit la charrette s'arrêter et il vit Balinor sauter à terre et rejoindre l'entrée de l'auberge. Après quelques instants, une femme âgée au visage rond et aux cheveux blanc sortit et lui indiqua la grange de la main. Il vit Balinor hocher la tête et se rapprocher.

- C'est l'aubergiste, elle s'appelle Meredith, Je vais te transporter dans la salle à manger où elle s'occupera de toi pendant que je dételle et que j'installe les chevaux dans la grange.

- J'ai pas besoin qu'on s'occupe de moi, contredit Merlin, exaspéré.

- Tu peux arriver à marcher ?

Merlin grimaça, conscient que la dernière fois qu'il avait tenté de tenir sur ses jambes, elles avaient tellement tremblé qu'il s'était aussitôt ré-assit sur son lit. Il s'était senti faible et avait failli faire exploser la fenêtre qui avait vibré sous sa colère.

- Je peux essayer ?

- Mmh d'accord, mais à une condition : si tu ressens la moindre douleur, tu me laisses te porter ?

- Alors je ne marcherais jamais … bougonna le jeune homme, qui savait pertinemment que la blessure allait le pincer au niveau des sutures.

- Une douleur non supportable, alors … ne dépasses pas tes forces, sourit le dragonnier.

Merlin hocha gaiement la tête, le sourire revenant. Au moins Balinor ne le traitait pas comme une petite chose fragile comme Gwen ou Gaius. Il soupira intérieurement … La jeune fille et le vieux médecin étaient tout bonnement épuisant lorsqu'ils passaient en mode mère-poule. Quant à Arthur, il avait été moins présent par la suite … avec les recherches de Morgane et la reconstruction, il comprenait. Il passait généralement en soirée pour discuter … essentiellement de Morgane et de …Magie quand Balinor restait avec eux. Le prince semblait moins réticent à l'idée que la magie ne corrompait pas les gens mais que c'était plutôt la réciproque qui était vraie, c'est-à-dire que les gens la corrompaient. Il posait des questions sur le fait que la magie pouvait être innée, ou instinctive. L'ancienne culture et ses rites lui semblaient moins obscure et Merlin avait bien vu que cela provoquait un grand bouleversement dans ses "conceptions". Il semblait essentiel à Arthur de se renseigner un maximum sur le sujet afin de retrouver et d'aider Morgane. Cela l'avait touché de se rendre compte qu'il était passé à coté de quelque chose d'aussi énorme que ça. Une personne qu'il considérait comme sa soeur était une sorcière … Et contrairement à ce que son père lui avait enseigné, il savait qu'elle ne l'avait pas appris … pas dans un tel contexte. Il s'était senti misérable de ne pas avoir perçu la peur et la détresse de son amie. Il s'était senti encore plus coupable lorsqu'il s'était rendu compte que si Merlin ne lui en avait pas parlé, c'était aussi par peur … la peur de parler de Magie …Arthur avait ressenti de la colère puis de la honte et il hésitait encore à définir le sentiment qui le tenaillait chaque fois qu'il se trouvait en présence de son père.

Merlin aurait voulu pouvoir en profiter pour lui parler de ses pouvoirs, mais Gaius et Balinor avait été parfaitement clair sur ce point … Ce n'était pas le moment … Arthur était bien trop instable … et il ne fallait prendre aucun risque … Morgane était comme une soeur pour lui … Merlin restait un simple serviteur. Enfin même si il était évident qu'il y avait bien plus qu'une relation maître serviteur. Autant éviter tout risque.

- Merlin ?

- Mmh ? sortit de ses pensées le jeune homme.

- On est arrivé, assied-toi.

- Oh, euh … oui.

- Ça va ? interrogea Balinor.

- Oui … Je réfléchissais.

- Bien, je reviens sous peu. Tu commandes à manger ? demanda le plus âgé.

- D'accord.

Balinor le laissa assis sur un banc, pendant que la vielle dame, entamait la conversation. Il soupira, conscient que l'immobilité forcée de Merlin ne jouait pas vraiment de manière positive sur son moral.

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Les chandelles avaient déjà été allumées dans la chambre du prince quand il arriva, et son repas reposant déjà fumant sur la table. Gwen sortit de derrière le paravent qu'elle venait de cirer, les chiffons dans les mains.

- Guenièvre ! …

- Bonjour, comment allez-vous ?

- Bien, mais tu sais, je comptais aller manger chez Gaius, Merlin doit m'attendre, fit remarquer le blond

- Merlin ? s'étonna la jeune fille.

- Oui, je vais toujours chez lui à cette heure.

- Mais il est parti ce matin pour Ealdor … expliqua la métisse

- Hein ?

- Arthur, nous avons décidé hier que je resterais chez Gaius pendant l'absence de Merlin, afin de ne pas le laisser seul, lui rappela Gwen.

- Je … j'avais oublié … enfin je me rendais pas compte que c'était aujourd'hui.

- Vous êtes occupé, et vous avez plein de choses en tête. Allez, mangez et puis couchez-vous, ça va vous faire du bien.

- Sans doute… J'irai quand même voir Gaius avant de me coucher.

Gwen hocha doucement la tête et sourit. Elle le salua et se dirigea vers la porte. Arthur la regarda passer sous le chambranle et refermer posément la porte. Il soupira, Comment avait-il pu oublier le départ de Merlin ? Il s'assit et repoussa l'assiette, incapable de manger … Il était un ami plutôt pitoyable. Il posa sa tête contre ses paumes … Ses derniers jours avaient été dur … Retrouver Morgane s'avérait particulièrement difficile … La reconstruction était devenue un sujet plutôt houleux avec son père, il ignorait si c'était juste à cause de toutes ces nouvelles données sur la magie qui se bousculaient dans sa tête ou si c'était juste parce qu'il trouvait son père trop dur avec le peuple. Quant à Merlin, depuis la conversation ouverte qu'ils avaient eu … ils étaient revenus à leur comportement habituel. Mais cela ne l'empêchait pas de rester inquiet…

Bref, il secoua la tête et avala un peu de pain avant d'aller rejoindre Gaius, ne serait-ce que pour ne pas rester seul à broyer du noir.

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La nuit était vite tombée sur la petite auberge et Merlin s'était endormi la tête au creux de son bras replié qui reposait sur la table … Il n'avait bu que la moitié de sa soupe et n'avait pas touché au reste, mais Balinor préférait ne pas le réveiller.

- Il est tellement adorable, chuchota la vieille dame, qui débarrassait avec dextérité la table.

Balinor lui sourit et se renseigna sur l'endroit où il pouvait aller l'allonger. Elle indiqua une petite porte derrière les escaliers.

- J'ai préparé cette pièce tout-à-l'heure, je me doutais bien qu'il ne tiendrait pas aussi tard, sourit avec bienveillance Meredith.

- Merci.

- De rien, voyons, … Je vais vous préparer un petit déjeuner à emmener avec vous demain, comme ça vous pourrez partir au plus tôt.

- C'est très gentil à vous. Combien vous dois-je ? questionna le dragonnier.

- Oh rien, à cette époque il n'y a personne d'habitude … On vient plutôt pour chasser ici. Rares sont les gens qui font étape.

- Je tiens tout de même…

- Laissez… venez juste me dire bonjour lors de votre retour … cela me fera un peu de compagnie, proposa la vieille dame

Balinor sourit, prit doucement Merlin dans ses bras, et rejoignit la petite chambre où Meredith avait préparé deux lits. Il le déposa prudemment, lui retira ses chaussures et replia la couverture sous son menton. L'homme referma la porte, se coucha à son tour et souffla sur la bougie posée sur la petite table de chevet.

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Quand Merlin se réveilla, le soleil était déjà haut dans le ciel, il vit le ciel bleu à travers les branchages des arbres désordonnés qui longeaient la route. Il cligna des yeux surpris de se trouver dans la charrette mais avant même qu'il n'eut le réflexe de se lever, il la sentit ralentir et s'arrêter, tandis que Balinor lui entamait de rester allonger.

- Je vais venir t'aider à t'asseoir, dit-il en sautant sur le sol.

- Com…

- Tu as dormi comme une bûche … Tu ne t'es pas réveillé quand je t'ai amené dans la chambre, ni quand je t'ai installé là-dedans, fit-il en désignant la charrette, tu devait être très fatigué, expliqua le dragonnier

- Je … sais pas, peut-être, en tous cas je me sens en pleine forme, sourit Merlin.

Balinor avait grimpé à coté de Merlin et l'attrapa doucement en dessous des bras, pour l'adosser contre le fond de la charrette. Il lui tendit un essuie dans lequel était précautionneusement placé du pain frais et du fromage, ainsi qu'une gourde.

- Prend ton temps, mais essaie de finir, demanda Balinor.

- Tu veux que je mange tout ça ? grimaça le jeune homme.

- Tu veux pouvoir te lever et marcher sans mon aide ?

- Mouais, comprit Merlin. Il devait reprendre des forces.

Balinor sourit, lui ébouriffa les cheveux et retourna s'asseoir pour conduire les chevaux. Pendant quelques temps, il n'entendit que Merlin en train de mâcher lentement son repas, puis ce dernier toussa pour attirer son attention

- Alors maman ne t'aimait pas ?

- On peut dire ça, en fait … c'est plus compliqué. Ses parents, tes grands-parents, étaient morts peu de temps avant.

- Elle ne m'a jamais parlé d'eux, avoua le jeune homme.

- Elle les aimait beaucoup, ils avaient essayé de lutter contre les raids … mais…

- Oooh, s'étonna le jeune homme.

- Oui, elle était en colère contre le village de ne pas s'être battu avec eux, en colère contre ces barbares, en colère contre moi qui venait troubler son deuil … Elle n'a accepté que je reste que parce que Gaius le lui demandait et qu'elle haïssait ce que faisait Uther. Elle trouvait qu'il agissait comme les barbares … elle n'avait pas tort.

- Alors qu'avez-vous fait ?

- Pardon? fit Balinor, étonné que Merlin repasse au vouvoiement.

- Oui, qu'est-ce que maman et toi avez fait après la gifle ?

- … Oh ça … on a appris à se connaître.

- Comment ?

- Écoute, je préférerais en rester là pour le moment fit Balinor, concentré sur sa conduite.

- Oh, regretta Merlin.

- Si tu t'ennuies, tu peux toujours lire le livre que Gaius a caché sous les provisions. Je te l'ai sorti, il est sur ta droite.

Merlin tourna la tête avisa son livre de Magie et sourit. Gaius pensait vraiment à tout.

- Il faudra juste le cacher quand on arrive à Ealdor, rappela le dragonnier.

Merlin hocha la tête, mais il était déjà trop absorbé par sa lecture pour répondre.

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L'après-midi était à peine entamée quand Balinor aperçut le village, il fit ranger le livre et pénétra dans le village, arrêtant la charrette qu'à hauteur de la maison d'Hunith. Le village tout entier s'était approché, n'en croyant pas leurs yeux … du moins pour ceux qui l'avait connu. Les jeunes se tinrent coi, sentant que leurs parents connaissaient l'homme qui transportait …

- MERLIN ! s'écria une voix familière.

- Maman ! répondit joyeusement le jeune homme.

Hunith était sortie et sans même se rendre compte de la présence de Balinor, avait fondu sur son petit. Elle le prit dans ses bras, et l'embrassa avant de commencer à l'ausculter sous toutes les coutures.

- Maman … s'il te plaît. Je n'ai rien.

- Rien, pourquoi es-tu couché dans cette charrette alors ? fit-elle en lui caressant le front, soulevant quelques mèches, contredit-elle.

- Il a été blessé lorsqu'il m'a sauvé la vie … Une blessure superficielle à la hanche, quasiment guérie, mais il a été fort malade après… une forte grippe d'après Gaius. Il a prit froid et ça s'est infecté, répondit Balinor.

- Balinor ?

Les yeux d'Hunith fixaient, surpris, cet homme qu'elle n'avait pas vu depuis des années. Elle avait pâli en le reconnaissant, et Merlin fut heureux qu'elle soit assise près de lui, car elle serait sûrement tombée, les jambes flageolantes. Balinor esquissa une moue qui se voulait être un sourire … mais qui manquait de conviction. Il avait eu raison … elle semblait choquée de le voir .

À suivre …

Voilà, j'espère que ça vous a plu. Vous êtes libres de commenter ou pas. Cela dit, ça me ferait plaisir.

À la semaine prochaine.