Cyri-chan : Merci beaucoup pour ta review ! J'espère que la suite te plaira tout autant !
Cloudy.
Vivre en colocation avec des vampires n'est pas seulement une expérience éprouvante, mais c'est aussi un combat de tous les instants. Bien que Shu, Reiji et Subaru semblent relativement me laisser tranquille, ce n'est pas du tout le cas des triplés qui ne perdent pas une seconde pour m'agacer. Pourtant, toutes leur tentatives pour me soutirer du sang s'étant révélées infructueuses, je ne savait même plus quoi faire de plus pour leur faire comprendre que non, je n'étais pas une bouteille de Tropicana, et par conséquent, ils ne me toucheraient pas.
La première personne à avoir tenté de me sucer le sang après mon "Non" catégorique fut Laito. Une nuit que j'étais tranquillement endormie dans ma chambre, la sensation de quelque chose qui me touchait me réveilla en sursaut. Dans le noir, je me relevais brusquement avant de heurter le quelque chose en question de plein fouet. J'entendis un hurlement et j'allumais rapidement ma lampe de chevet.
Laito : Tu m'as fait saigner !
Effectivement, je lui avait ouvert la lèvre en lui donnant un coup de tête. Mais je n'allais certainement pas culpabiliser pour une telle chose.
Hoshi : Tu vas m'expliquer immédiatement ce que tu fais sur mon lit si tu veux pas te retrouver avec la chaise de mon bureau dans ta bouche.
Il m'observa d'un air interloqué, comme si c'était tout à fait normal, et déclara :
Laito : Eh bien, j'allais boire ton sang ! Comme tu ne semblait pas très enthousiaste pour la façon traditionnelle, j'ai regardé un film de vampires et j'ai voulu utiliser leur technique. Ca te plaît, Bitch-chan ? Ca t'ex...
Hoshi : C'était quel film, exactement ?
Laito : Twilight !
Ce n'est qu'à violents coups de chaise que je réussis enfin à le faire dégager de ma chambre. Il eut beau tenter de se justifier "Mais tout le monde trouve ça romantique qu'Edward entre dans la chambre de Bella pour la regarder dormir, j'ai juste voulu en profiter pour prendre une petite collation" et autres "Bitch-chan t'es tellement insensible !", rien n'y fit. Ma chaise de bureau, plutôt solide, survécut, mais je crois que la colonne vertébrale de Chapeau-Man souffra beaucoup cette nuit-là. Tant pis, même si je lui avait brisé quelques os, il guérirait rapidement, ce gros moustique.
Ayato tenta sa chance en deuxième. Il essaya de me cueillir, tranquille et sans défense, à la sortie de la douche, tandis que je brossais mes cheveux encore trempés. Je portais pour seul vêtement une longue serviette enroulée autour de ma poitrine, et je m'activais à faire disparaître les noeuds dans ma tignasse. Je baissait les yeux, me pensant en sécurité, pour saisir une élastique, et lorsque je les relevais, je pus distinguer dans le miroir mon cher Ayato, debout derrière moi, qui m'attrapa brusquement pour me mordre l'épaule. Ni une, ni deux, je balançais violemment la tête en arrière, le frappant au nez, ce qui le fit reculer de quelques pas.
Hoshi : SA MERE LA PUTE AYATO TU M'AS TROP FAIT FLIPPER SOOOORS D'ICI !
Pas le moins du monde effrayé par ma tentative de cri menaçant, il se frottait le nez qui semblait douloureux, et les comissures de ses lèvres se relevèrent en un sourire narquois.
Ayato : Ah là là, Pancake, t'es pas polie... Allez, laisse moi boire ton sang.
Je brandis la brosse pour me protéger.
Hoshi : Tu veux que je te la refasse en language acceptable pour tes petites oreilles ? "Sa maman la prostituée, si tu me retouches encore une fois je te brise les doigts".
Alors qu'il faisait un pas vers moi, je m'élançais à travers la pièce et sortit brusquement de la salle de bains pour lui échapper, tenant ma serviette autour de mon corps dans une main, ma brosse dans l'autre. Je fis un dérapage incontrôlé dans le couloir à cause de l'eau dégoulinant de mes cheveux qui mouillait le parquet et le rendait glissant. Ce n'est que lorsque je réussis à rétablir à peu près ma trajectoire que j'aperçus le vampire qui me poursuivait, face à moi, debout au milieu du couloir. Foutue téléportation.
Il se reçut ma brosse en pleine tête. Elle se brisa sur le coup (ma brosse, pas sa tête, hein). Lorsque Reiji annonça qu'Ayato avait besoin de points de suture, je pense que ce dernier décida enfin qu'il fallait arrêter de m'importuner. Je me fis disputer par le lunetteux de service, mais tant pis. Ca valait tellement le coup.
Mais cela ne fit pas perdre espoir à Kanato. Un jour où je rentrais tranquillement du centre commercial, un paquet rempli de cupcakes à la main, je le croisait, debout dans la salle à manger. Je venais de m'acheter des tas de gâteaux en prévision de ma soirée, que j'allais passer devant l'intégrale de Gossip Girl, mais je ne doutais pas un seul instant que la présence de Kanato, et le fait qu'il me regarde avec insistance allait compromettre ce petit programme.
Kanato : Je vais boire ton sang.
Comme ça. Calme, posé, tranquille.
Hoshi : On va avoir un problème, là.
Il eut un léger sourire.
Kanato : Ah bon ? Lequel ?
Je soupirais longueeeeeeeeeeement. Très longuement. Pour me donner un peu de courage devant les braillement qui allaient sûrement s'ensuivre, je sortis un des cupcakes plein de crème colorée et mordit dedans. Les yeux du psychopathe de poche s'illuminèrent.
Kanato : Oh, tu as pensé à tout. Ce sera parfait comme accompagnement pour ton sang.
Il s'approcha dangereusement. Comme il avait la tête et l'esprit d'un enfant, avec même son ours en peluche -flippant, certes-, je n'osait pas le frapper. Alors je fis la première chose qui me vint à l'esprit pour l'empêcher d'avancer un peu plus. Je lui écrasait mon cupcake sur le nez. La crème rose s'étala sur son visage et il écarquilla les yeux, profondément choqué par mon geste.
C'est alors que je décidais qu'il était grand temps que je déménage à l'autre bout du pays, pour ma survie. Sur ce, je vous laisse, je vais faire mes valises. (Pour ceux que sa réaction intéresserait, Kanato a tenté de me démembrer, sans s'être nettoyé le visage au préalable, chose qui lui enlevait un peu de crédibilité mais qui rendait le vampire tout aussi dangereux. Heureusement, j'ai été sauvée in extremis par Shu qui nous trouvait bien trop bruyants. Enfin, surtout Kanato dont les hurlements dépassaient facilement le milliard de décibels).
