Disclaimer: L'histoire m'appartient ainsi que certains personnages (qui apparaitront peu à peu et seront marqués tel quel). Le reste c'est signé JKR.
[ Résumé ] La vie de Draco Malfoy était un tumulte sans fin. Entre ses démons intérieurs et la guerre qui s'amplifie Draco ne rêve que de paradis... Créature-fic HPDM
[Genre]
Romance mais ce n'est pas le principal.
Angst mais ce n'est pas le sujet primordial.
Supernatural dans l'ensemble mais ce n'est pas au premier plan.
Humour quelques touches par ci par là.
Un peu de tout ça quoi ^^
[Notes]
C'est un UA. Une histoire slash (homophobes demi-tour) plus exactement un HPDM.
Il risque fort d'y avoir d'autres couples slash, même si je ne sais pas -au moment ou j'écris ça- exactement qui sera concerné (j'en ai une vague idée), ainsi que des personnages totalement inventés par moi.
Nous sommes au début de la 6ème année à Poudlard, le père Malfoy n'est pas à Azkaban. Sirius n'est pas mort (je l'aime trop pour ça). Hormis ça, je pense que l'histoire prend en compte tout ce qui s'est passé dans les tomes précédents.
Désolée d'avance pour les fautes! Je n'ai pas de bêta. Quelqu'un se propose n_n?
Bonne lecture...
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II) Un petit quelque chose en plus
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Eh bien Poudlard n'avait pas changé se disait le bond. Draco, assit dans une des petites barques qui longeait le lac aux abords du château, effleurait du regard la bâtisse antique. Ses grands yeux gris cendres brillaient du reflet des lanternes. Sa peau porcelaine miroitait de cette lumière ne cachant rien de ses traits tirés. Le menton perdu au milieu de sa main, un léger souffle s'échappait entre ses fines lèvres jusqu'à ses longs doigts à la peau translucide. Ils bougeaient lentement dans une caresse inconsciente, glissant le long de la petite mâchoire en mouvement. L'une de ses jambes s'agitait nerveusement, entrainant tout son corps dans une secousse plus vive. Parce que la barque tanguait elle aussi. Elle suivait sans vie les mouvements alanguis de l'eau, comme une amante sous le ballotement de son amant.
Le blond se laissait bercer, détendu. Ses paupières se baissaient petit à petit, floutant succinctement sa vue. Le panorama ne lui apparaissait plus que comme des taches vagues de couleurs et de pénombres. Un peu comme ce qui se passait continuellement dans la tête. Un rêve éveillé n'aurait pas pu paraitre plus réel. Et les bruits étouffés de la foule tout autour de lui, le grincement du vieux bois des embarcations, l'eau qui ruisselait ainsi que le chuchotis de la voix caverneuse quelque part à ses côtés.
Est-ce que tu as aimé mon petit cadeau lui demandait-t-elle.
Draco aurait pu sursauter tant le trémolo de cette voix traversait son corps de fond en comble. De petits picotements avaient remplacés son flux sanguin, comme une accolade à son être entier. Un petit sourire. Son cerveau était embrumé, il ne comprenait pas ce dont elle se targuait ni même d'où elle sortait. A vrai dire, il se serait sûrement inquiété s'il avait pu faire autre chose que de se sentir tout à fait détendu. Ses épaules ne s'étaient jamais aussi bien portée. Pas de poids lourds face à sa vie. D'ailleurs, qui était-t-il ? Il ne s'en souvenait pas. Rien ne comptait vraiment quand il y avait ça. Ce petit bruissement au fond de sa conscience qui lui disait qu'il n'était pas seul. Qu'il ne serait plus jamais seul.
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La nuit était claire. L'astre lunaire illuminait de toute beauté, perçant de sa froide splendeur la noirceur que laissait le soleil une fois couché.
L'immense château centenaire se dressait fièrement face à ses rayons. Creux et fissures dans les murs de pierres semblaient ne pas pouvoir resplendir mieux qu'à ce moment précis. Un peu brillant dans la nuit, il était comme un gros diamant taillé par l'homme au milieu de nulle part, que seul ceux doués de magie pouvait profiter de sa vue majestueuse. Parce que comme tout autre chose magique dans le monde, il bénéficiait de la protection anti-moldu. Et à la place de cette bâtisse gigantesque, à la vue de simple humain, n'était autre qu'un tas de ruine avec des panneaux menaçant annonçant un danger certain.
Très peu pouvait s'enorgueillir d'avoir pu affronter la forêt interdite. Nom qui, contrairement à ce que sorciers et sorcières croyaient, était de provenance moldu. Elle était tellement ardue à traverser qu'il y a longtemps déjà, plus aucun humain - écossais et touriste- ne s'y risquait. Et les hommes doués de magie n'y allait eux même que par stricte nécessité.
Les créatures magiques étaient dangereuses disaient la plupart.
Seulement quelques unes répliquaient d'autres.
Puis ce n'était pas la race qui faisait l'être. Les créatures de la nuit –lycans, buveurs de sangs et autres- n'étaient pas tous foncièrement à cataloguer dans la catégorie de monstres. Et bien, ils avaient tous un libre arbitre, une âme… Le monde était manichéen n'est ce pas ?
Elles y vivaient dans cette forêt. La protégeait, faisait corps avec elle et dans leurs petites bulles, surveillaient le monde. Ailleurs, où des branches d'une même famille s'était retrouvée séparé des autres. Ou, là même, dans ce monde qui les avaient chassés : ceux des sorciers. Le monde magique grouillait de petits clans de créatures magiques. Très conservatrices et méfiantes face à ceux qui étaient humains, celle-ci ne rentraient jamais -hors grande nécessité- en contacte avec eux. Après tant de guerres qui les avaient mit face à face, il était normal que ce groupe à présent restreint, ne veuille prendre aucun risque face à la menace « des porteurs de bois ». C'était pour cela qu'il existait des traités entre peuples, afin qu'il puisse exister une certaine cohabitation en toute paix.
Certains pourtant, contrairement aux anciens –ceux à qui ils devaient ces règles-, ne craignaient pas ces hommes. Ils en étaient même plutôt fascinés.
Dans la forêt interdite, se trouvait un homme. Un sorcier, au vu du morceau de bois que tenaient serré ses longs doigts squelettiques, il n'y avait aucun doute. L'homme, grand, mince presque rachitique était vêtu d'une grande robe noire qui lui couvrait presque la totalité du corps. Parfois pourtant, les gestes de son avancé laissaient voir des parties nues de ses bras. Sa peau, d'une couleur poudreuse et tellement pâle, laissait facilement au vu de tous ses veines dont le vert/bleu tranchait étrangement avec son teint maladif. Il se déplaçait silencieusement. De petites foulées attentives à travers ronces et arbres centenaires. Il ne restait, en cas d'arrêt, jamais très longtemps au même endroit. D'ailleurs, ses pieds effleuraient à peine le sol de détritus naturels. A ces moments là, ses yeux noirs d'encres scrutaient la verdure avec grand soin. Quand il semblait avoir trouvé le précieux matériau, il tendait lentement la main gauche –celle où l'intérieur du poignet était un dessin noir- et l'emprisonnait entre ses doigts. Juste après, un murmure s'échappait de ses lèvres fines et d'un léger mouvement du poignet, l'élément floral se détachait comme par magie. Celui-ci trouvait sa place parmi ceux du panier docilement accroché au bras droit de l'homme. Après, le sorcier repartait et recommençait. Encore et encore, il recueillait des plantes selon une liste que seul lui semblait connaître.
A chacun de ses pas, une mystérieuse silhouette l'accompagnait. Telle sa propre ombre, celle-ci lui collait au talon. Furtivement, elle avançait en faisant si parfaitement corps avec le décor environnant que rien ne pourrait l'en distinguer. Cela faisait des heures entières qu'elle l'observait. Le moindre de ses gestes était passé au crible par ses grands yeux curieux. Avec une joie enfantine, elle contemplait l'homme en noir occupé l'espace autour de lui. Elle le trouvait étonnamment gracieux malgré son allure austère. Et si on le lui avait demandé, elle l'aurait sûrement décrit comme la chose humaine la plus belle qu'elle n'ait jamais vue. Parce qu'il y avait plus longtemps encore qu'elle le suivait dans ses explorations. En fait, cela avait commencé il y avait six mois de cela quand, un jour, un peu énervée par les coutumes des anciens, elle avait cherchée de la solitude loin de ses camarades. Au bout de quelques minutes de marche, elle était tombée sur cet homme bizarre. Il en avait fallut de peu pour qu'elle soit découverte. Parce que tellement furieuse, elle n'avait pas pensée à masquer sa présence. Alors, quand au détour d'un grand chêne doré cette grande silhouette lui était apparue, elle avait eut juste le temps de se fondre dans le tronc. Depuis ce jour, une espèce d'obsession s'était emparée d'elle. Elle ne pouvait pas s'empêcher de venir observer l'homme à chacune de ses visites. Lorsqu'un temps trop long passait entre deux visites, elle se morfondait, scrutant tristement l'orée de la forêt. Jusqu'à le voir apparaitre. Là, elle le suivait peu importe le temps qu'il prenait.
L'homme s'était arrêté. Accroupis devant un arbre de petite taille. Un if semblerait-il. Un genou planté au sol, le dos vouté en avant, il pointa sa baguette au-dessus de l'arbre. Bientôt, les faisceaux de la l'extrémité de sa baguette éclairait entièrement les branches devant lui. De son point de vue, la petite créature regardait émerveillée : la lumière dorée du sort créait comme un halo autour de l'homme. De son visage à moitié caché par ses lourds cheveux noirs, elle ne pouvait apercevoir qu'une partie infime de son profil dont le nez proéminant luisait bien étrangement. Encore plus curieuse devant l'éventualité de pouvoir enfin découvrir dans son entièreté -et surtout de près- le visage de son homme en noir, la silhouette avança. Les mains et les genoux au sol, elle se faufila silencieusement –du moins elle le croyait- jusqu'au sorcier. Plus elle s'approchait, et mieux elle arrivait à décrypter l'étrange odeur qui l'avait à l'origine attirée : un mélange de terre, d'herbe fraichement coupée et de quelque chose d'autre qu'elle n'avait jamais senti auparavant. Sans doute une de ces choses humaine.
Elle était si près à présent qu'elle arrivait à voir la couture du vêtement de l'homme. Sur son épaule levée, les plis du tissu étaient nombreux. Ils s'entassaient sous le poids de la gravité, découvrant à sa vue ce bras nus qu'elle observait depuis si longtemps de loin. Elle plissa délicieusement ses paupières et souri de contentement. Ses yeux suivirent le tracé des veines tout en reniflant légèrement l'effluve du corps de son vis-à-vis. Et là, au niveau du poignet, elle se retrouva presque parfaitement en face du sorcier qui étrangement n'avait pas fait le moindre mouvement depuis le début de son inspection. Maintenant qu'elle y pensait, il ne semblait plus du tout absorbé par l'if. C'était comme si…
Oh !
Elle sursauta emmenant son buste dans un recul vif, presque a chuté en arrière, elle retrouva de justesse son équilibre. Dans le mouvement, sa tête s'était redressée. Les yeux écarquillés, elle regarda avec horreur les yeux obscurs du sorcier. Ils étaient plantés sur elle ! Son rythme cardiaque augmenta furieusement. Pulsation après pulsation, l'adrénaline affluait dans son sang. Il ne pouvait pas la voir –n'est ce pas ? Elle s'était camouflée. Personne ne pouvait la voir. C'était impossible. Complètement. Même pour un sorcier. Pas vrai ?
Oui. Elle était invisible.
Le souffle qu'elle n'avait pas eu conscience d'avoir retenu se libéra. Mais, elle ne se détendit réellement qu'au moment ou le sorcier cligna des yeux. L'homme fronça légèrement son nez puis, détourna la tête, afin de retourner à son observation.
La créature souffla un grand coup.
Ses muscles se détendirent et progressivement elle retrouva une respiration normale. Elle passa néanmoins une main tremblante dans ses longs cheveux. Un bref rire s'échappa de ses lèvres quand elle réalisa qu'elle n'avait jamais eut plus peur dans sa vie. Le plus grave aurait été qu'elle perde le contrôle et apparaisse aux yeux de l'humain.
Le calme relatif fut soudain brisé par un éclair de feu. Une longue flamme traversa le ciel dans un bruissement d'ailes. Juste au-dessus des arbres, un demi-cercle de feu.
La petite créature écarquilla les yeux, la bouche bloquée dans un cri muet, elle en laissa tomber son charme. Dès lors, tout se passa très vite. Le sorcier qui avait la tête levée la tourna brusquement et la vit : un corps d'ado aux longs cheveux bleus qui tombaient jusqu'au sol. Ses sourcils noirs broussailleux se froncèrent sous le choc. En à peine un clignement d'œil, l'homme –la créature- qu'il avait cru apercevoir disparut dans un flash brumeux.
« Séverus mon enfant, il est l'heure » une voix transperça ses tympans le libérant de sa léthargie. C'était donc ça la présence en plus. Mais était ce réel ? Ou son esprit lui jouait-il encore un tour ? Il cligna des paupières, hébété, puis se releva dans une grande finesse. Sans plus se poser de questions, il suivit le phœnix qui le survolait en direction de Poudlard. Là, les élèves arriveraient pour une nouvelle année. Oh joie !
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C'était intéressant de se plonger dans tout ce qui n'est pas vu par le commun des mortels. Rien qu'en fermant les yeux quelques minutes, se laisser entrainer par les bruits environnant… C'était comme changer d'univers, de passer du terrestre à l'astral. Imaginer un monde fait que de bruits, des touches légères qui interagirait avec le voile du monde vivant. De petites vagues, petites poussées sur les fils liés de la vie qui changerait le sens de tout. Prendre un grand virage de 180 degrés, changer de nom, d'apparence, d'idéaux en un claquement de doigt. Se serait si facile…
Une chute.
La tête blonde tomba de son piédestal. Ses cheveux volèrent autour de son fin visage et finirent par s'écraser lamentablement devant ses yeux gris brumeux. Quelques centimètres de plus et son menton aurait percuté le bord de la table remarqua le blond. Il se redressa, paresseusement, faisant craquer méchamment les os de son dos. Son ami Blaise assit à ses côtés lui lança un drôle de regard. Regard qu'il fit semblant d'ignorer : cela faisait déjà de longues semaines qu'il en avait droit de sa part. Alors un de plus... A force il finissait par pouvoir cartographier le moindre rayon de ses yeux marron. S'il pouvait se rappeler quand tout ça avait commencé… Ah si ! Depuis la rentrée, il y avait trois semaines de cela. Il fallait dire qu'il n'était pas très attentif de son entourage. Tout lui paressait si éthéré, comme un rêve qui durerait toute une vie. Sauf que là, et bien, c'était ça sa vie. Pas moyen de se réveiller et d'être stupidement heureux de pouvoir s'en éloigner, s'en détacher dans la réalité. Vie de merde diraient certains.
Lui, il avait quelque chose, un petit truc en plus. Une voix qui le guidait, qui prenait les commandes quand il n'avait plus la force de jouer. Ne plus faire semblant d'être qui on voulait qu'il soit c'était tellement délectable d'avoir quelqu'un –quelque chose- sur lequel se reposer.
« Draconouchet tu viens ? »
Pansy.
Cette fille de sang pur qui lui était destiné dans les années à venir. Sa future femme. Collante petite peste, vénale et psychologiquement désuet : le prince charmant n'existait pas.
Il ferma les yeux, las. On aurait pu croire qu'il dormait, en fait, c'était le cas.
« Belle demoiselle permettez que je vous escorte » fit sa voix ,soudain, grave et caverneuse.
Un beau sourire, une voix mielleuse, l'héritier de la famille Malfoy se leva, le bras délicatement posés autour de la taille fine de Pansy Parkinson qui elle, était aux anges.
Quelque part au fond de ce corps au port royal, il y avait le vrai Draco. Enfin, en repos, il pouvait s'imaginer là haut dans le ciel. Et qu'importe ces ailes noires, il était entre les bras du plus noble ange que les cieux aient crées : Harry Potter.
Dans un dernier moment de lucidité, Draco –le vrai- croisa le regard préoccupé de son parrain. Le grand homme en noir, assit droit comme un « i » à la table des professeurs avait une aura étrange qui enveloppait son corps. Quelque chose, un petit plus, qu'il ne comprenait pas. Etait-ce son cas à lui qui l'alarmait ou celui propre de l'homme ? Severus Rogue avait toujours su décrypter le moindre de ses gestes. Il espérait vraiment, quand il s'endormit pour de longues minutes, que sa paix artificielle resterait intacte face à ce regard d'aigle.
A suivre...
