Bonsoir !
Je poste plus tôt parce que je pars en week end et comme j'ai pas eu le temps de répondre au reviews et que je ne vous ai pas prévenu la semaine dernière... je fait plus tôt.
En revanche, la semaine je ne pourrais pas poste. Sauf si j'ai de la chance et que j'ai du réseau wifi ! priez donc ^^
Merci à mon correcteur =)
Merci à vous pour vos reviews, j'espère pouvoir y répondre cette semaine. Mais je vous remerci des millier de fois 3
Voici donc le chapitre.
bonne lecture.
- Alors quoi ? On fait une pause ? On rompt ?
Nous nous regardions, chacun dévisageant l'autre. Il nous fallait faire un choix, il était impossible de vivre comme ça. Je crois que je préférais redevenir un iceberg et être autonome que de ne plus exister et vivre dans l'ombre surprotectrice d'un homme. Même si je l'aimais plus que tout au monde.
- Alors tu veux rompre ?
- Pas vraiment, Bella. Mais j'ai l'impression que c'est le chemin que nous prenons.
- J'ai une autre idée.
- Quoi ? On se suicide à la Roméo et Juliette ?
- Sois pas...
- Un trou du cul ?
Je ris et il sourit.
- Alors ton idée ?
- Je ne tiendrai pas deux jours sans toi. Et puis je te rappelle que je n'ai plus d'appartement à Seattle et je ne veux pas rester ici.
- Ok.
- Je pense qu'il faut arrêter de piétiner, il faut avancer, pas reculer. Si on rompt, on recule.
Il me regarda en fronçant les sourcils.
- Si on reste comme ça, on fait du surplace. Je n'ai rien annulé pour samedi.
Fronçant un peu plus les sourcils, il mit quelques secondes avant de comprendre. Puis il posa sa main sur son cœur et se laissa tomber dans le fond du transat.
- Oh putain, Bella. Je suis soulagé. Je n'avais aucune envie de te quitter !
- Moi non plus. Mais on doit le faire par besoin. Je le veux vraiment, Edward. Je serais plus forte avec toi. Pas sans toi.
- Je le veux aussi... pour les mêmes raisons. Tu me rends meilleur. Mais je m'inquiéterai toujours pour toi.
- Je sais et si tu veux dormir, on peut faire chambre à part...
- Trou du cul ! Arrête tes conneries, Bella. Je ne ferai pas chambre à part avec toi.
- Je prendrai des somnifères alors.
- On verra. Viens...
Il se redressa et tapota ses genoux. Je lui souris et allais m'installer en travers de lui en passant un bras autour de son cou.
- Ma mère m'aurait tuée si je te laissais filer.
- Je te promets qu'on va y arriver. Je vais faire des efforts, je te le jure. Et je porterai des lunettes de soleil pour pas que tu vois mon regard sur toi.
- Idiot ! Je veux juste continuer à vivre. Nous allons bien, ils sont en prison, ils vont payer. Pourquoi on s'empêcherait de vivre ?
- Tu as raison. Mais bordel j'ai eu peur !
Je souris et l'embrassai timidement sur le coin des lèvres. Il tourna alors la tête et captura mes lèvres pour un vrai baiser.
- Je t'aime, bébé.
- Moi aussi. On va y arriver.
- Juré !
Je l'embrassai de nouveau puis je tournai la tête afin d'observer le soleil se coucher.
- On devrait rentrer, ma puce. Allons annoncer la nouvelle. Samedi c'est dans quatre jours.
- Tu sais que ton savoir m'épatera toujours ?
Il frappa doucement ma cuisse avant de se lever, je le suivis et nous nous dirigeâmes vers la maison. Les mains dans les poches Edward reprit la parole.
- C'était bien...
- De quoi ?
- De parler comme ça, sans se crier dessus. C'était déjà un progrès non ?
- Oui, c'est vrai. Mais nous ne sommes pas les rois de la dispute déjà à la base.
- Tu as raison. Tu sais, avant que tu disparaisses, on avait commencé une thérapie de couple. Peut-être qu'on pourrait reprendre. Non ?
- Je dirais même, toi tout seul, moi toute seule et ensemble.
- Je suis d'accord.
Je lui souris et il me tint la porte avant de me suivre jusqu'au salon. Mes parents et les Cullen étaient tous attablés et ils levèrent tous la tête en même temps, afin de nous observer.. Tranquillement je m'avançai et allai m'asseoir à une place libre, Edward en fit autant et se retrouva à côté de moi. Je me tournai ensuite vers Emmett.
- Tu manges encore ?
Rosalie regarda son mari en écarquillant les yeux.
- Tu m'as dit que vous n'aviez pas mangés !
- Macdo c'est pas de la bouffe. La tourte à la viande de madame Swan, ça c'est de la bonne nourriture. Comment veux-tu que je dise non? Puis c'est trop tard, j'ai fini.
- Et après tu veux qu'on aille acheter de nouvelles chemises ?
Rosalie soupira en secouant la tête alors qu'Emmett lui prenait la main pour l'embrasser. Ma mère se leva et s'adressa à Edward.
- Est-ce que vous avez faim ? J'ai gardé une assiette dans le four.
- Euh, je veux bien oui. Merci, Renée.
Ma mère sourit et s'empressa d'aller dans la cuisine. À table tout le monde garda le silence, nous attendions ma mère qui ne mit pas longtemps à réapparaître.
- Tenez, Edward. C'est assez chaud ?
- Parfait oui. Merci beaucoup.
- De rien, Bella, chérie, tu veux quelque chose ?
- Non merci, j'ai assez mangé moi !
Je regardai Emmett qui feignait l'incompréhension avant de me lancer un clin d'œil. Je lui souris et repris la parole.
- Bon, puisque tout le monde n'attend que ça et que personne n'ose poser la question... Edward et moi avons discuté de... nos attentes, on peut dire, et nous avons pris une décision.
À mon grand étonnement, Carlisle prit la parole en s'adressant à son fils.
- Edward, j'espère que tu n'as pas fait la plus grosse erreur de ta vie ?! Une séparation n'est pas la solution, vous avez trop besoin l'un de l'autre. Ce n'est pas en vous quittant que les problèmes s'arrangeront, au contraire. Vous serez encore plus malheureux et déprimés.
- On va se marier. Samedi, comme prévu.
Edward cloua le bec de son père et ma mère poussa un soupire de soulagement en regardant en l'air.
- Oh seigneur merci !
Je regardai ma mère en levant les sourcils, elle me sourit et se justifia.
- Nous avons tous cru que vous alliez vous séparer et personne ne voulait que ça arrive.
- Et bien soyez tous rassurés. Nous avons besoin l'un de l'autre et étrangement besoin de nous marier. Alors on ne change rien.
- Attendez, j'espère que vous ne le faites pas juste parce que c'est ce qui était prévu ?
- Non, papa. Je suis toujours très très amoureuse d'Edward.
- Et moi de votre fille, Charlie. Mais Bella a raison, il faut qu'on avance et même si l'agression est récente, c'est maintenant ou jamais qu'il faut agir.
Je souris à Edward et Carlisle prit la parole.
- Je suis content pour vous. Mais il faut rentrer sur Seattle demain pour être dans les temps.
- Oui, je regarderai les vols tout à l'heure.
- Je réserverai un Jet.
Nous regardâmes tous Carlisle avec étonnement. Un Jet comme Jet privé ? Wah ! Ma mère parla alors à mon père.
- Je vais aller annuler nos billets... heureusement que je prends toujours une assurance annulation !
Je souris, ma mère prenait toujours une assurance au cas où. Jusque là, ça n'avais jamais été utile. Emmett prit la parole.
- Ok, c'est réglé demain on part tous sur Seattle, et ensuite Los Angles pour marier Tic et Tac !
- Pourquoi ne pas aller directement à L.A ?
Je répondis à ma mère.
- Ma robe et le costume d'Edward sont à Seattle. Nous avions prévu d'arriver à L.A jeudi, nous sommes dans les temps. Et puis, il y a Alice, Jasper et Marshall.
- Et ma fille. Si on oublie Laurel, elle nous tue tous !
Je souris à Carlisle, il avait raison.
- Donc demain nous partons pour Seattle. Merci, Carlisle.
- Je t'en pris, Bella.
Il nous sourit et je me levai.
- Je crois que je vais vous laisser, je suis fatiguée.Je vais aller prendre une douche et me coucher.
Tout le monde me salua, Edward m'accompagna jusqu'à ma chambre.
- Je vais finir de manger et voir avec mon père pour les réservations. Ça va aller ?
- Oui t'inquiète pas. Et je crois que tu as oublié les bières dans le jardin.
- Ah oui merde. Je te rejoints après.
- Edward, je vais prendre un somnifère pour ce soir.
- Tu es sûre? Je sais que tu détestes ça.
- Oui, mais tu as le droit de dormir. Somnifère ou tu partages le canapé avec ton père.
- Somnifère. Dors bien, mon amour.
Je ris et l'embrassai, ses bras entourèrent ma taille et les miens son cou.
- Je t'aime, Edward.
- Moi aussi, bébé. Je ne traîne pas.
- Je dormirai à point fermé.
Il me sourit et m'embrassa de nouveau
- A demain, ma puce.
Après un dernier baiser, il me laissa et j'allai prendre une douche. Alors que j'étais prête à me coucher, j'entendis Edward hurler danq le jardin. Allant à la fenêtre, je le vis courir trempé après Emmett qui tenait une bassine. Je souris en les voyant.
- Isabella ?
Je tournai la tête vers Rosalie qui était à ma porte. Je fronçai les sourcils et m'assis sur mon lit.
- Quoi ? Du nouveau pour mon affaire ?
- Non. Je... en fait, je voulais que l'on parle. Si tu veux bien.
- Je suis fatiguée, Rosalie.
- Je... je veux juste m'excuser d'avoir participé à ton départ. Je regrette vraiment et je m'en suis vouluchaque jour...
- Tu as laissé quand même sept mois passer. Sans Laurel, je serai toujours coincée là-bas ou probablement morte !
- J'ai eu mes propres soucis mais j'allais parler à Edward. Je te le jure.
- Et moi je te jure que je ne t'en ai jamais voulu !
- Isabella...
- Je te faisais confiance. Tu étais mon amie, je t'aimais beaucoup. Tu imagines le mal que tu m'as fait ? Et à Edward ? Tu as vu ce que toi et Esmée avez fait de lui ? Vous nous avez brisés !
- Je sais et je suis désolée. Mais je suis heureuse que vous vous soyez retrouvés.
- Tu as une excuse ?
- Une... excuse ? Comment ça ?
Je m'agaçai et me levai pour faire les cent pas afin de m'efforcer de garder mon calme.
- Une excuse Rosalie ! Est-ce qu'Esmée t'a menacée toi aussi ? Est-ce qu'elle t'a fait chanter ? Avais-tu une bonne excuse ? Quelque chose qui pourrait te faire pardonner à mes yeux ?
Rosalie baissa les yeux et fixa ses mains en gardant le silence.
- Rosalie ?
- Non... je n'ai pas d'excuse, Isabella. Je savais ce que je faisais et Esmée ne m'a forcée à rien. Elle m'a exposé sa vision des choses, demandé de l'aide et j'ai dit oui.
- Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?
- Rien. Tu ne m'as rien fait. Je t'aime beaucoup.
- Oh pitié arrête ! Je suis peut-être naïve mais pas à ce point ! Je ne suis peut-être pas la plus populaire des filles, je n'ai pas une centaine d'amis mais je sais que lorsque tu aimes quelqu'un, tu ne le fais pas souffrir à ce point !
- Edward perdait de son ambition, il était déconcentré, il s'éloignait...
- Pourquoi ne pas me virer simplement ?
- Edward s'y serait opposé. Ça aurait fait des histoires, l'entreprise en aurait souffert.
- Parce qu'elle n'en a pas souffert là ?! C'est sûr que tout va bien.
- Je sais et maintenant je vois le mal que j'ai fait. Si je pouvais revenir en arrière, je n'agirais pas comme ça...
- S'il te plaît, arrête. Va t'en. Je ne veux pas te parler, je ne veux pas de tes excuses. Je suis fatiguée et j'ai d'autres problèmes à résoudre. Je veux juste essayer d'être heureuse avec Edward.
- Je reste ton avocate ?
- Comme je l'ai dit à Emmett, en tant qu'amie, je n'ai plus confiance en toi. En tant qu'avocate, j'ai pleinement confiance en toi.
Elle hocha la tête d'un air triste.
- Merci... je vais te laisser maintenant.
- Rosalie, quoi que je pense de toi, je suis tout de même affreusement désolée pour ton bébé. Personne ne devrait vivre ça.
Rosalie leva les yeux vers moi et son visage fût traversé d'une immense douleur et ses yeux s'emplirent de larmes. J'eus de la peine pour elle.
- Merci, Isabella. Je peux te poser une question ?
- Si tu veux...
- Est-ce qu'on oublie ?
- Nos cas sont différents, Rosalie. Je n'ai pas été enceinte très longtemps. Mais... j'aimerais te dire que oui, on oublie. Mais non. Par moment je pense à quel serait ma vie si tout c'était bien passé.
- Comment on fait pour ne pas sombrer ?
- On va de l'avant. On oublie pas mais on ne se focalise pas dessus. Rosalie, Emmett t'aime, ne le laisse pas de côté.
Elle hocha la tête et essuya ses joues.
- Merci, Bella.
- Isabella. Et ça ne change rien. Je ne te pardonne toujours pas.
- Je sais. Mais merci quand même.
Elle sortit de la chambre et me laissa seule. Je soupirai et me laissai tomber sur le lit, je pris mon téléphone et appelai Alice. J'avais besoin de lui parler. Elle décrocha après deux sonneries.
- Oh Bella ! Comment tu vas ? Je suis tellement, tellement désolée et inquiète...
- Salut, Alice. Je vais bien.
- C'est affreux ce qui arrive. Et Edward ?
- Oh Edward... il a reçu un gros coup à la tête et depuis il fait des batailles d'eau avec son frère dans le jardin de mes parents.
Alice gloussa mais elle reprit un ton sérieux.
- Vous allez bien ?
- On va bien. On maintient même le mariage, c'est pour ça que je t'appelle.
- Est-ce que c'est bizarre si je crie de joie ?
- Non ! Vas-y !
J'éloignai mon téléphone de mon oreille et l'entendis non pas crier, mais hurler de joie. Une fois calmée je rapprochai mon portable de mon oreille.
- Est-ce que ça fait du bien ?
- Je suis heureuse que vous mainteniez le mariage. Il ne faut pas vous laissez abattre. Vous êtes en vie, les coupables sont en prison et ils seront punis.
- Oui, c'est ce que pense aussi. Rosalie est mon avocate.
- Rose est là ? Vous vous reparlez ?
- Oui et non.
- Explique.
- Et bien, elle défend mon dossier et là ce soir elle est venue me dire qu'elle était désolée pour ce qu'elle avait fait. Quand je lui ai demandé si elle avait une bonne excuse, elle a dit non. Elle croyait en ce qu'elle faisait. Elle dit que ce n'est qu'après qu'elle a réalisé que c'était mal.
- Ouais, mais en attendant elle n'a rien dit en sept mois !
- Je suis d'accord. C'est ce que j'ai dit. Je ne lui pardonne pas.
- Et c'est tout. Elle t'a demandé pardon et c'est fini ?
- Ouais. Elle ne m'a fourni aucune explication, elle s'en veut. Tant pis. Je ne lui pardonne pas. Si c'était si dur à vivre, pourquoi n'avoir rien dit ?
- Vous vous êtes criées dessus ?
- Oui et nous nous sommes battues dans de la boue pendant que les mecs pariaient sur la gagnante ! Alice vraiment ?
Elle gloussa et je souris avant de reprendre.
- J'imagine qu'on en reparlera plus tard, mais là je ne suis pas d'humeur. Je me marie.
- Elle vient ?
- Accompagnée du père noël !
- Dis donc, t'as bouffé un clown ?
Je ricanai à mon tour et allai ouvrir la porte à Brad Pitt qui miaulait pour entrer. Nous nous installâmes ensuite ensemble sur le lit tandis que je parlais toujours à Alice.
- Quoi qu'il en soit, on ne change rien au plan de Samedi. Nous prenons l'avion demain pour Seattle.
- Super, tout est prêt, on reverra juste les détails ensemble face à face.
- Pas de problème.
- Et avec Edward comme ça va ?
- Honnêtement ? Je crois qu'on est un peu pommé, mais je sais que nous avons besoin l'un de l'autre. Alors on avance. Pour tout te dire, on a failli se mettre en pause ce soir.
- Je vous aurais tués. Lentement et douloureusement !
- C'est pour ça que nous ne l'avons pas fait. Tu nous fais peur !
- Je sais, je sais. Alors on se voit demain ?
- Ou jeudi, je ne sais pas trop. Je te tiens au courant.
- D'accord. Ça va aller ?
- Ouais. Et comment va Marshall ?
- Il est trop mignon et trop beau. Et tu sais quoi ? C'est moi qui l'ai fait !
- Et Jasper !
- Chérie, il est resté dans mon utérus pendant 9 mois et j'ai souffert pour qu'il naisse. Alors j'ai fait 99% du boulot !
- SainteAlice.
- Comme tu dis. En tout cas je suis super contente de te parler. Je me faisais vraiment du souci.
- Ne t'inquiète pas. On ne se laisse pas faire. Je vais te laisser, je suis crevée.
- Pas de problème. À demain, tu me tiens au courant.
- Oui. Pas de soucis. Embrasse Jasper et petit Marshall.
- Je le ferai.
Je raccrochai et regardai Brad Pitt.
- Comment tu vas toi ?
Il miaula et je me mis à jouer avec lui jusqu'à ce que la porte de ma chambre s'ouvre sur Edward.
- Tu ne dors pas ?
- J'ai été retardée. T'es trempé.
- Ouais, Emmett m'a arrosé et ça a fini en baignade. Ça va ?
- Ouais, j'ai eu Alice au téléphone et ça fait dix minutes que je joue avec mon chat.
- Alice va bien ?
- Ouais. Elle est contente qu'on ne change pas nos plans.
- Elle nous aurait découpés en morceau. Je vais me doucher.
- Tu as gagné ?
- Toujours, bébé, toujours.
Je souris et m'installai dans le lit. Je pris mon somnifère et caressai distraitement Brad Pitt. Je sentais les effets du médicament faire effet quand Edward sortit de la douche pour me rejoindre dans le lit et que mon chat alla se coucher à mes pieds.
- Tu as pris un somnifère ?
- Ouais. Et j'm'endors.
- Dors bien. Je t'aime.
- Moi aussi.
Il m'embrassa et deux minutes plus tard je sombrai dans un sommeil sans rêve. Lorsque j'ouvris les yeux, il était 6h, je me tournai vers Edward qui était lui aussi réveillé et qui fixait le plafond.
- Bonjour.
Il me regarda et me sourit avant de m'attirer contre lui
- Déjà réveillée ?
- Ouais. C'est quoi ce bruit ?
Quelque chose tapait ou grinçait, je ne sais pas trop, c'était non loin de nous mais je n'arrivais pas à déterminer clairement de quoi il s'agissait.
- Mon frère et sa femme en pleine séance de coït !
- Ah... tu es réveillé depuis longtemps?
- J'ai déjà entendu un orgasme de leur part.
- Comment ça va ?
- Je ne sais pas trop.
Je souris et me redressai pour l'embrasser avant de me rallonger la tête sur son torse. Je refermai les yeux et profitai de ce câlin matinal, hélas perturbé par les nuisances sonores de la chambre d'à côté.
- C'est gênant.
- Un peu ouais. Enfin cette fois, j'ai que le son et pas l'image.
- T'as déjà eu l'image ?
- Ouais. Chez moi. Mon premier appartement. Ils squattaient le canapé, je me suis levé en pleine nuit pour boire un coup. J'ai dû les réveiller, car en sortant de ma cuisine j'ai eu une vue plongeante sur le cul de mon frère.
- Tu as fait quoi ?
- Je suis retourné dans la cuisine pour attendre qu'ils finissent.
- Et le canapé ?
- A la benne ! Et toi ?
- Ma mère m'a surprise plus d'une fois avec Jacob. Je me demande comment je peux encore la regarder en face !
Il ricana et embrassa ma tête.
- Dis donc, plus de 7h de sommeil, un record !
- Oui, ça fait du bien. Je dormirais encore si Emmett et Rosalie avaient été un peu moins matinaux. Et toi ? Bien dormi ?
- Pas vraiment ?
- Pourquoi ?
- J'avais peur que tu te réveilles quand même et vu que tu ne bougeais pas comme d'habitude, ça m'inquiétais.
- Désolée.
- Tu n'y es pour rien.
Je me redressai pour l'embrasser quand Rosalie et Emmett atteignirent leur apogée. C'était fini.
- Et voilà. Maintenant ils vont dormir encore une petite heure.
- L'avion est quand ?
- A 11H.
- On peut se rendormir alors.
- Tu veux vraiment te rendormir ?
- Traîner au lit en tout cas. On le fait jamais.
Il sourit et me serra un peu plus contre lui. Je somnolais jusqu'à ce que j'entende encore une fois le même bruit qu'à mon réveil.
- Encore ? Mais ce sont des lapins !
- Euh... ça ne vient pas de la chambre d'Emmett et Rosalie.
- Bah d'où al... oh non ?! Non non non ! Mes parents ?
- J'en ai peur.
Je sortis du lit et entrepris de m'habiller.
- Désolée, mais là c'est au-dessus de mes forces !
- Tu vas faire quoi ?
- Sortir. Viens avec moi acheter le petit-déjeuner par exemple.
- Ok. Ça marche.
Il se leva à son tour et passa un t shirt et un short avant de sortir de la chambre avec moi au moment où ma mère gémissait les prénoms de mon père. Je voulais mourir ! Ou devenir sourde ! Edward lui ricana doucement et me suivit en silence jusqu'à sortir de la maison.
- La matinée commence bien !
- Oh arrête, je suis dégoûtée du sex à vie ! Ton frère c'est une chose mais mes parents... beurk !
- Tu sais que tu n'es pas née dans les roses ?
- Passer de la théorie à la pratique, c'est violent.
- Va chez les bonnes sœurs alors.
- Et me marier spirituellement à un type polygame ? Non.
- Je te préviens tout de suite que je ne tiendrai pas une vie sans sex, bébé.
Je souris et lui pris la main. Pour le moment je n'envisageais vraiment pas de refaire l'amour, même avec lui.
- Bella, samedi nous n'auront pas de nuit de noce n'est-ce pas ?
- Je ne sais pas.
- Tu sais que je ne te ferai jamais aucun mal.
- Je sais oui.
- Je ne te forcerai pas non plus.
Je ne répondis rien, me contentant seulement de me rapprocher de lui en passant mon bras autour de sa taille. Il fallait que j'envisage sérieusement à passer une vraie nuit de noce, je devais m'y préparer. Je lui devais bien ça, je le voulais aussi, j'ai envie de lui mais j'avais peur. Pendant une bonne heure nous nous promenâmes puis nous fîmes un détour au starbuck pour prendre des cafés et des viennoiseries à tout le monde.
- Tu crois que la maison de l'amour sera calmée ?
- On dirait un mauvais titre d'un mauvais porno.
Il rit et poussa la porte d'entrée. Nous entrâmes et surprise, tout le monde était là à nous attendre. Je souris et présentai les sacs du starbuck.
- Petit-déjeuner ?
Tout le monde approuva et nous mangeâmes tous ensemble. Il fut ensuite l'heure de faire nos valises et nous partîmes pour l'aéroport. C'était la première fois que je montais dans un jet privé. C'était super cool, grand et bien plus confortable que les avions que j'avais l'habitude de prendre. Le départ se passa bien, chacun s'occupa. Edward assit face à moi tapait je ne sais quoi sur son ordinateur tandis que je montrai les premiers épisodes de Game Of Thrones à Emmett.
- Oh c'est dégueulasse ! Tu m'étonnes que tu fais des cauchemars ! Tu la laisses regarde ça, Eddy ?
- Edward, mon nom c'est Edward ! Faut croire qu'elle est moins chochotte que toi. Elle ne se cache jamais les yeux elle !
Je ris et laissai Emmett devant la série pour me rapprocher d'Edward.
- Je peux te demander quelque chose ?
- Bien sûr.
- Pourquoi Jasper à appeler l'autre soir. Mercredi ? Tu avais dit que tu m'en parlerais.
- Ah oui. J'ai demandé à Jasper d'être mon avocat à New York. De bosser pour nous.
Je fis les gros yeux à cause de la surprise.
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
- Tu es contre ?
- Non mais pourquoi tu ne m'en a pas parlé ?
- Parce que j'en ai pas eu l'occasion. En fait je lui ai proposé à l'issue d'une conversation. Nous n'en n'avons pas reparlé depuis. Il n'a ni accepté ni refusé. Mais n'en parlons pas ici.
- Pourquoi ?
D'un geste de la tête il désigna Rosalie et je compris. Rosalie était la patronne de Jasper jusqu'à présent.
- Ah... mais ça serait chouette. Ils viendraient à New York ?
- Ouais. Bella, pas maintenant. Ok ?
- Ok ok je vais essayer de ne pas m'enthousiasmer.
Il sourit et je retournai vers Emmett. Si Alice et Jasper venaient avec nous à New York, je serai vraiment folle de joie. J'allais me marier avec l'homme que j'aimais, j'allais vivre mon rêve en vivant à New York et en plus ma meilleur amie risquait d'être avec nous ? Finalement, peut être qu'après toutes les horreurs que j'avais vécu, les choses allaient vraiment changer et j'aurai enfin le droit à un peu de bonheur.
VOilà... chapitre sympa non ?
Je vous remerci encore et encore.
J'espère pouvoir vous donner une chapitre la semaine prochaine.
Bisous bisous
Lexi.
