Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien :)
Merci pour vos reviews, c'est super sympa. Le chapitre 3 est là, j'espère qu'il vous plaira.
L'histoire avance plutôt bien je trouve :)
Enjoy, buddies !
Pendant le dîner, dans la Grande Salle, Hermione rejoignit ses amis à la table. Pendant qu'elle marchait jusqu'à la chaise, elle sentit le regard du Professeur Rogue sur elle. Lorsqu'elle leva les yeux, elle vit qu'il la regardait intensément. Il avait les sourcils froncés et son regard était noir, et dangereux. Un frisson la parcourut, une fois encore. Elle baissa rapidement les yeux.
"Hermione, on a cru que tu avais quitté le château !" s'exclama Ron.
"C'est vrai, où étais-tu ?" demanda Ginny.
"Je...déambulais."
"Tu as finis dans les appartements de...R ?" demanda Ron.
"R ?" répéta Hermione.
"Tu sais... Celui à qui tu as fait... un câlin."
"Oh, NON, bien sûr que non, voyons !"
"Pourquoi 'R' ?" demanda Harry.
"Parce que sinon, tout le monde va être au courant." répondit Ron, mordant dans une cuisse de poulet.
"Tu as raison," commença Hermione. "D'ailleurs, n'en parlons plus..."
Une heure plus tard, dans la salle commune des Gryffondors :
"Bon, il est temps qu'on parle." dit Ginny.
"A propos de ?" demanda Hermione.
"De toi, et du Professeur Rogue."
"Je n'ai rien à dire là-dessus."
A part qu'elle se sentait toute chose lorsque le Professeur posait ses yeux sur elle ?
"Allez viens on va faire un tour."
"Bon d'accord..."
"Les garçons, vous venez ?"
"Non, là on passe à notre séance quotidienne de dégustation de bonbons." dit Ron.
"Tu veux dire, séance d'empifrement oui ! Si maman savait..."
"Tu ne lui diras rien chère petite soeur !"
"Et qu'est-ce qui te fait penser ça ?"
"Si tu parles de ça, alors je lui parlerai des séances de mélange de salive auxquelles tu participes avec Harry !"
"Hé ! Molly va me trucider, Ron !"
Ron se mit à rire, suivit de Harry.
Hermione et Ginny sortirent de la salle commune. Dans les couloirs :
"Alors tu as pensé à ce qu'on a dit ?"
"Oui..."
"Alors ?"
"Je n'en sais rien Gin... C'est plutôt compliqué."
"Oui, car tu n'avais jamais pensé à lui de cette manière... Mais maintenant ? Maintenant qu'on t'a dit ça, qu'il...avait certainement un faible pour toi, comment te sens-tu quand il te regarde ?"
"Avant, il me faisait peur, mais maintenant... c'est bizarre... je veux dire, tout à coup je me rends compte que oui, finalement, je pense que je craque sur lui..."
"J'en étais sûre !" s'exclama Ginny, tout excitée.
"Je peux savoir ce qu'il t'arrive ? C'est une situation affreuse."
"Au contraire ! C'est tellement excitant ! Tu n'as jamais rêvé de sortir secrètement avec l'un de tes profs ?"
"Euh, non ?"
"Je te reconnais bien là, Mione. C'est pourtant quelque chose de normal pour une ado de vouloir sortir avec son prof ! Perso, je le trouve très séduisant, ce cher Severus. Et la plupart des élèves aussi, même quelques femmes."
"Hein ? Cite-m'en une !"
"Ma mère !"
"Non, tu rigoles ?"
"Non, ma mère m'a toujours dit qu'il était mystérieux, et séduisant. Elle m'a aussi toujours dit qu'il était bien connu pour avoir cette carapace, cette enveloppe de nerfs mais qu'au fond de lui c'est un coeur tendre."
"C'est assez bizarre de penser que le Professeur Rogue serait quelqu'un de gentil en creusant."
"Bon, maintenant qu'est-ce qu'on peut faire ?"
"Je n'en sais rien, Gin."
"Tu veux...te déclarer ?"
"Mais ça ne va pas !"
"Pourquoi donc ?"
"Ginny !"
"Donne moi une raison de ne pas le faire !"
"Je vais t'en donner quatre ! Je ne suis pas sûre de ce que je ressens. C'est mon professeur. Il a vingt ans de plus que moi, et il me rejetterait !"
"Mais non Mione, il ne te rejettera pas. Tu l'as carrément pris dans tes bras, s'il avait voulu réagir, il l'aurait fait. Ensuite, l'âge on s'en fiche, tu es majeure non ? C'est ton professeur, c'est encore plus excitant, vous devrez garder le secret, vous rencontrer au crépuscule...ça fait rêver."
"Mouais... Je suis quand même assez sceptique."
"Ecoute, on a qu'à attendre un moment, quelques semaines. Et si tu ressens toujours cette attirance pour lui, alors on avisera."
"Ca me va-"
"Mais je sais très bien que tu es sûre de tes sentiments, tu n'es juste pas prête à les accepter."
"Tu comptes te réorienter vers une carrière de psychologue pour sorciers ?" ironisa Hermione.
"Je t'énerve mais au fond de toi, tu sais que j'ai raison."
Hermione souffla.
"Merci Gin. Les garçons sont adorables, mais pour les histoires de filles, ils ne sont pas au point sur les conseils."
"C'est vrai, Mione ! Je suis sûre que si on écoutait Ron, il te dirait de sortir avec Rogue pour avoir le sujet des prochains contrôles." dit-elle en riant, suivit de Hermione.
Alors elle attendit. Les jours passèrent, les semaines aussi et Hermione devait se résigner : elle était irrémédiablement attirée par son professeur, le professeur dont tout le monde avait peur. Mais elle avait peur. Que devait-elle faire ? Se déclarer ? Mais pourquoi ? Avoir une relation suivie avec lui ? Et quelle serait sa réaction ? Il lui rirait probablement au nez, car même s'il avait une légère attirance pour elle, (d'après ce que ses amis lui avaient dit) il la rejetterait probablement. Après tout, pourquoi prendrait-il le risque de ruiner sa carrière pour une adolescente.
Tout à coup, elle décida d'écrire. Oui, c'est ce qui lui paraissait le mieux à faire. Elle lui laisserait un mot sur son bureau.
Un matin, elle écrivit en changeant son écriture :
Professeur,
Avez-vous déjà eu le béguin pour une de vos élèves ?
Amicalement.
Elle plia le papier, et l'ensorcela afin que Severus soit le seul à pouvoir le lire. Ensuite, d'un coup de baguette, elle prononça une formule qui permet d'envoyer la lettre sur le bureau du professeur, sans qu'il sache qui l'envoit.
L'après midi, pendant le cours de potion, le professeur regarda le bout de papier, puis l'ouvrit. Ses yeux s'ouvrirent en grand lorsqu'il lut le contenu de la lettre. Il ne répondit pas.
Le lendemain, Hermione continua :
Professeur,
Pourquoi ne répondez-vous pas aux questions que l'on vous pose ?
Amicalement.
Ce soir là, Hermione reçut une réponse.
J'ai pour habitude de ne pas répondre aux questions qui ne me paraissent pas pertinentes. Qui que vous soyez, cessez de m'écrire.
Severus Rogue.
Hermione fut d'abord gênée, puis se rendit compte qu'elle n'avait rien à perdre. Après tout, elle avait changé son écriture, et le Professeur ne savait pas qui elle était. Alors elle continua.
Professeur,
Pourquoi cette question serait-elle impertinente ? C'est une question comme une autre. En voilà une autre. Vous est-il arrivé qu'une de vos étudiantes flashe sur vous ?
Anonyme.
C'est ainsi qu'une succession de lettres commença. (A/N : Hermione envoit une lettre chaque matin, et Severus lui répond chaque soir, donc on avance dans le temps.)
Mes étudiantes sont des adolescentes perturbées par leurs hormones. Je suis d'ailleurs persuadé que vous êtes l'une d'entre elles.
Severus Rogue.
Cher Professeur,
Je ne peux m'empêcher de sourire en lisant votre lettre. Toutes vos élèves NE sont PAS des adolescentes perturbées par leurs hormones, sinon que dire de vos élèves masculins ?
Anonyme.
Mes étudiants sont tout aussi dérangées que vous. Cessez de m'écrire.
Severus Rogue.
Cher Professeur,
Je n'arrêterai d'écrire que lorsque j'aurai eu une réponse. Avez-vous déjà craqué pour l'une de vos élèves ?
Anonyme.
La réponse à votre question est non. Fichez moi donc la paix.
Sevrerus Rogue.
Cher Professeur,
Merci d'avoir répondu. Votre réponse est-elle sincère ? C'est pourtant naturel de ressentir de l'attirance pour la gente féminine, surtout lorsque l'on voit la "beauté" de vos collègues.
Anonyme.
Ayant répondu à votre question, je m'attendais à avoir la paix, mais je remarque que vous continuez à m'écrire. Laissez moi poser la prochaine question : Pourquoi m'écrivez-vous ? Et pourquoi cachez-vous votre identité ?
Severus Rogue.
Cher Professeur,
Je ne vois pas une question, mais deux. Cependant, n'étant pas de mauaises foi (et vous devriez prendre exemple), je vais y répondre. Je vous écris car je vous admire de loin, et je cache mon identité parce que j'ai...peur de votre réaction.
Anonyme.
De l'admiration ? Je rirais, si j'en était capable.
Severus Rogue.
Cher Professeur,
Vous êtes un homme exceptionnel ! Votre dévouement pour sauver le monde des sorciers, votre association avec Voldemort pour le tromper... Je vous admire tellement.
Anonyme.
Il y a des conséquences à tout cela. J'ai toujours cette horrible marque qui me rappelle chaque jour que j'ai appartenu au camp des mangemorts et si je ne me retenais pas, je m'arracherais le bras.
Severus Rogue.
Hermione eu un pincement au coeur. Ainsi Molly Weasley avait raison, Severus Rogue était un homme sensible et tendre. Dire qu'elle était tombée sous le charme du professeur froid...Là elle découvrait le Professeur tendre. Là, elle pensa que s'il était en face d'elle, à ce moment-là, elle le prendrait dans ses bras. D'un coup, elle se surprit à penser aux bras de Severus Rogue autour d'elle, de ses lèvres s'écrasant sur les sienne et rougit de toutes ses forces.
Cher Professeur,
Vous êtes un homme tellement bon, vous êtes profond, et touchant. Quant à votre bras, ne laissez pas cette marque vous gachez la vie, vous valez tellement plus...
Anonyme.
Qui que vous soyez, cessez de m'écrire. Je n'aurais pas du m'étendre sur le sujet. Ce n'est plus la peine de continuer cette correspondance, car je ne répondrai plus.
Severus Rogue.
Une fois encore, le coeur d'Hermione se serra.
Elle n'écrivit plus au Professeur Rogue, comme il l'avait demandé, mais elle décida de quelque chose : Il était temps d'aller lui parler. Son but n'était pas vraiment de se déclarer, mais plutôt d'amener son professeur à s'ouvrir, car visiblement, ce dernier était sombre et malheureux parce qu'il ne parlait à personne, et ne se confiait jamais.
Le lendemain, pendant les trois heures de cours de potions, Hermione resta muette, ne leva pas une seule fois la main et resta à regarder son charmant professeur dispenser son cours. Le Professeur Rogue remarquait les regards insistants de son élèves, et la regardait en fronçant les sourcils. A chaque fois que le regard d'Hermione croisait celui du Professeur, elle baissait rapidement les yeux. Elle ne voulait pas qu'il remarque qu'elle le regardait, mais il s'en était aperçu depuis un moment déjà.
Le regard n'était pas dur comme quand elle veut le défier. Là, il était franc, doux, et attendri. A la fin du cours, les élèves se dirigèrent tous vers la porte :
"Miss Granger, venez me voir." annonça soudain la voix du Professeur.
Hermione se figea, ouvrit les yeux en grand, puis fit signe à ses amis de ne pas l'attendre.
Elle regarda les élèves sortir de la salle. Beaucoup d'élèves la regardaient avec un regard compatissant. On pouvait lire dans leurs yeux : "Je sais pas ce que t'as fait, mais tu vas morfler."
Hermione resta à côté de la porte, qui se trouvait à une dizaine de mètres de Rogue, (A/N : n'oublions pas que la salle de cours est très grande) et sursauta quand, comme à son habitude, le Professeur rogue sortit sa baguette et claqua la porte.
Il prit deux chaises, et les mit l'une en face de l'autre, séparées de quelques centimètres. Il prit place sur l'une d'elle, puis releva la tête.
"Approchez." dit-il simplement.
Elle se déplaça d'un pas hésitant, en fixant le professeur qui regardait ailleurs.
"Granger, dêpéchez-vous un peu." dit-il agacé.
Elle se plaça debout, à quelques mètres de son enseignant.
"Voyez-vous quelqu'un d'autre ici ?"
"N...non, Monsieur."
"Asseyez-vous."
"J'aimerais mieux rester debout, avec votre accord." dit-elle, la voix tremblante.
"Vous ne l'avez pas. Asseyez-vous Granger, je n'ai jamais mordu."
"Non, vous avez fait bien pire." pensa Hermione.
Elle alla s'asseoir sur la chaise, face à son professeur, et rougit lorsque ses petits genoux cognèrent ceux de Rogue.
"Je peux savoir ce qui vous arrive, Miss Granger ?"
"De quoi parlez-vous, Monsieur ?"
"Hé bien, depuis quelques jours, vous paraissez...absente pendant les cours."
"Ca vous inquiète...Monsieur ?"
"Non, c'est peut-être une coïncidence, mais voyez-vous...votre comportement a changé exactement au moment où j'ai arrêté cette correspondance."
"Je ne comprends pas, Monsieur."
"Granger, je sais que c'est vous. Sinon, qui d'autre ?"
"L'école est remplie de personnes qui pourraient communiquer avec vous..."
"Je reste persuadé que c'est vous."
"Monsieur, le chateau grouille d'étudiantes perturbées par leurs hormones, pour-"
"Voyez-vous, c'est exactement la phrase que j'ai écrit."
"Sincèrement, ce n'est pas moi, Monsieur."
"Foutaises." dit-il, posant ses deux mains sur les genoux d'Hermione. "Je sais que c'est vous. Je suis beaucoup plus expérimenté que vous, Granger."
"A quel...niveau ?"
"A tout les niveaux bien sûr."
Hermione se sentit rougir. Etait-il réellement en train de parler de sexe ?
"J'ai ensorcelé notre correspondance."
"NOTRE correspondance ?" pensa Hermione.
"Et...après une petite potion de révélation, j'ai découvert que vous étiez celle qui les envois."
"OH MON DIEU." se dit-elle, les yeux écarquillés.
A suivre.
Voilà, vous en dites quoi ?
Bisous bisous.
