Voilà le chapitre 3 ! dédicace à deux personnes qui l'attendaient impatiemment et qui se reconnaîtront ;) Que dire d'autre à part que vos reviews me font énormément plaisir ? Ah oui :
enjoy !
Chapitre 3
Terre en vue ?
Les esclaves commencèrent à s'agiter. Le bateau ralentissait de plus en plus et les ordres du capitaine se faisaient entendre sur le pont. Zoro ressentit une grande secousse. Le navire s'était arrêté.
Alors que le bretteur se posait des questions sur la suite de son périple, un courant d'aire chaud vint effleurer son dos. Il se retourna, et la lumière qui pénétrait dans la cale par la trappe ouverte se rua sur ses yeux. Depuis combien de temps était-il dans le noir ? Un mois ? Un an ? Non. Ça faisait à peine plus de vingt jours, mais ce temps avait paru infini pour Zoro. Il sortit avec les autres, et découvrit un énorme port lumineux et animé. Les gens venaient de toutes parts, les bateaux amarraient et s'en allaient à tour de rôle et les vagues venaient s'écraser violemment sur les pierres blanches. Le vert (ben quoi ? Il a les cheveux verts non?) -Donc je disais- Le verts n'eut pas le temps de s'extasier devant ce qu'il voyait. Des marins tirèrent sur ses chaînes pour le faire avancer dans les rues jusqu'à un énorme bâtiment qui ressemblait à un théâtre. Les esclaves furent emmenés dans une grande pièce où des hommes plutôt classes les attendaient. Pendant plus de deux heures, Zoro et les autres se firent soignés, habillés et eurent droit à une bonne ration de nourriture. Alors qu'un jeune homme aidait Zoro à passer une chemise de couleur bleue*, le bretteur prit la parole.
-Enfin, vous vous décidez à prendre un peu plus soin de vos semblables !
Le jeune homme ricana.
-Qu'est ce qui te fait rire ? Demanda Zoro avec un regard plein de soupçons.
-Laisse-tomber. Je devrait peut-être pas te dire ça mais ce sera sûrement la dernière fois que tu pourras profiter d'autant de soins.
-Pourquoi ?
Le jeune ne répondit pas à la question et reprit :
-Qu'est ce qui te fais penser que nous sommes semblables ? Nous ne so...
-Qu'est ce qui te fais penser que nous ne le sommes pas ? Coupa le bretteur avec un air blasé.
-Euh... je...
A ce moment là, un autre homme muni d'une canne (le cliché de la canne pour les anciens richetos) entra dans la pièce et lança au jeune :
-Eh, toi ! Arrête de traîner en parlant avec lui ! Il faut qu'on se dépêche, ça va bientôt commencer.
Le jeune hocha la tête et remit les chaînes à Zoro. Ils se dirigèrent vers une grande salle avec les autres esclaves et s'assirent par terre. Aux bout de quelques minutes, la porte principale s'ouvrit et une foule de gens entra dans un brouhaha à vous en arracher les oreilles.
-Qu'est ce que...
Le gens se baladaient dans la salle en observant et en s'arrêtant sur les esclaves enchaîné. Certains leur ouvraient la bouche et contrôlaient leurs dents, d'autres leur palpaient les muscles tout en ayant un regard très critique sur le sujet et ainsi de suite...
Zoro regardait autour de lui sans comprendre ce qu'il se passait, jusqu'à ce qu'il aperçoive un couple à quelques mètres de lui discuter avec l'homme à la canne. La langue qu'ils parlaient ressemblait beaucoup à une langue que Zoro avait apprit il y a de ça environ deux ans. La femme commença à parler et le bretteur se concentra pour comprendre le plus de mots possible.
- « Veut... celui-là... »
l'homme à la canne prit la parole. Zoro ferma les yeux.
- « ça... 2 000... berrys...? Bien...Vais... suite... le... préparer... »
Il ouvrit les yeux.
- « On veut celui-là – Ca fera 2 000 berrys – Bien – Je vais tout de suite le préparer. » Qu'est ce que ça signifie ?
L'homme à la canne appela un jeune homme et lui désigna un esclave en face de Zoro. Le jeune homme tira l'africain par ses chaînes, l'emmena dans une sorte d'arrière boutique et ferma la porte. Zoro observait, perplexe. Un hurlement provenant de la pièce dans la-quelle ils venaient d'entrer le fit sursauter.
Qu'est ce qu'il se passe ? Qu'y a t'il à l'intérieur de cette pièce ?
Le vert regarda autour de lui. Les gens continuaient de discuter et aucun n'avait prêter attention au cri qu'ils venaient d'entendre.
Pourquoi personne ne réagit?!
Un grincement attira son attention. Le jeune homme et l'esclave sortirent de la pièce et retournèrent vers le couple. L'esclave était étrange. Il semblait beaucoup plus faible qu'il y a deux minutes, et son dos se tordait bizarrement. L'homme du couple prit les chaînes et la femme remit une liasse de billets au... vendeur ?
Oui, au vendeur. Les gens qui venaient de rentrer dans la salle étaient ici pour acheter des esclaves.
J'aurais dû m'en douter...
Même si Zoro savait désormais ce qui l'attendait, il se posait toujours des questions sur l'espèce d'arrière boutique. L'action se répétait à chaque achat. Un esclave y entrait, la porte se fermait, un cri se faisait entendre, et finalement l'homme ressortait bien plus faible qu'à l'entrée. La journée se déroula lentement. A la tombée de la nuit, il ne restait que la moité des esclaves. Plein de gens s'étaient arrêtés devant Zoro, mais aucun ne l'avait acheté.
Quand toute la clientèle fut partie, les esclaves furent emmenés dans un pièce étroite, qui ressemblait plus à une prison qu'à une chambre. Zoro se coucha et ferma les yeux.
Demain ce sera sûrement pareil... Bordel mais avec qui je vais me retrouver moi ?! En plus j'ai pus comprendre quelques mots aujourd'hui mais je ne pense pas que tout le monde parle la même langue ici... Raaaah ! C'est compliqué sans Austin !
Zoro se retourna. Ca faisait quelques jours qu'il n'avait plus pensé à Austin. Il ne se souvenait même plus de son prénom. Il avait perdu pas mal de chose pendant son voyage sur le bateau, à commencer par son ami.
Austin, ma liberté, ma fierté, ma force, mon espoir, mes...
Il se redressa brusquement. Ses katanas ! Avec toute l'agitation de ces derniers jours, il avait complètement oublié ses katanas. Il pouvait trouver un moyen de s'échapper et de retrouver une vie normale, mais sans eux c'était impossible.
Surtout Wado Ichimonji...
Mais même si il récupérait Wado Ichimonji, Zoro pratiquait le Santoryuu. Ca n'aurait pas de sens de ne récupérer qu'un seul sabre.
-Tsss...
Après de longues minutes de réflexion, le bretteur sombra dans un profond sommeil.
Au petit matin, les esclaves furent nourris et lavés, mais ne quittèrent pas leur « cellule », ce qui intrigua Zoro.
On dirait que c'est différent aujourd'hui...
La journée passait, et des hommes blancs venaient chercher les esclaves deux par deux au file des heures. Puis vint le tour de Zoro. Il fut emmené avec une jeune fille dans une salle différente de celle du jour d'avant. Devant lui, une centaine de gens étaient assis et regardaient attentivement dans sa direction.
-Bien ! Nous poursuivons ! Fit le vendeur qui se trouvait à quelques mètres des deux esclaves.
Qu'est ce que...
-Le prochain lot est cette demoiselle ! Encore en pleine santé et plutôt énergique, elle vous sera très utile dans les tâches ménagères ou dans la récolte du coton ! Bien ! Les enchères commencent à 900 Berrys !
Les ench...
Zoro écarquilla les yeux. Une vente au enchères. C'était encore pire que le jour d'avant.
Les voix et les mains s'élevèrent dans la salle.
-1000 !
-1700 !
-2200 !
-Quelqu'un d'autre pour plus de 2200?
Silence dans la salle.
-Très bien ! Alors adjugé pour 2200 ! Le n. 64, ce lot vous reviens ! Vous pourrez venir le prendre à la fin de la séance. Dit le vendeur en frappant sur une table avec un petit marteau.
Un brouhaha s'éleva parmi la foule. Zoro serra les poings.
-Ensuite, lot suivant !
Zoro se fit pousser en avant et devint la cible de tous les regards. Une goutte de sueur froide roula sur sa tempe.
-Comme vous le voyez cet homme à la particularité d'avoir les cheveux verts, mais ce détail ne change rien à son efficacité !
Qu'est ce que t'en sais, tu m'as jamais vu à l'oeuvre...
-Aussi en pleine santé, il possède une force physique adéquate à tous travaux manuels. Il est aussi habile de ses main et sera toujours serviable pour les tâches ménagères.
Sauf que cette force et cette habilité, vous l'avez presque réduit à néan...
-Les enchères commencent à 1800 Berrys !
1800 ? je sais pas si je suis censé être flatté ou inquiet...
-2100 !
-2500 !
-3000 !
-3150 !
Wow ! On se calme là !
-Est-ce que quelqu'un dit plus que 3150 ?
Silence général.
-Bien ! Alors...
-3800 !
pardon?!
Zoro scruta la foule pour connaître son acheteur. Dans le fond de la salle, une femme d'âge moyen accompagnée de deux hommes brandissait sa plaquette.
-Ah ! Nous avons un autre gagnant ! Le n. 82, ce lot vous revient ! Vous pourrez venir le chercher à la fin de la séance. S'exclama le vendeur.
Zoro fut emmené dans une salle où croupissait les esclaves déjà achetés.
J'ai du mal à me dire...
Il se mordit la lèvre.
...que des gens ont dépensé des sous pour que je leur appartienne...
Au bout d'une heure, tous les esclaves étaient réunis dans la pièce. Des applaudissements se firent entendre. Zoro et les autres furent entraîné vers une autre pièce que le bretteur reconnut immédiatement.
Cette pièce... c'est la sorte d'arrière boutique dans la-quelle j'entendais des cris.
Les hommes faisaient entrer les esclaves un par un. Alors que le premier venait d'y pénétrer, un cri déchirant se fit entendre encore une fois à l'intérieur. Les esclaves commencèrent à paniquer.
Bordel mais qu'est ce qu'il se passe là-dedans ?!
L'esclave ressortit en se tordant le dos. Exactement comme ceux que Zoro avait déjà vu sortir de cette pièce. A chaque entrée, un hurlement. Et ceci se répéta jusqu'au dernier esclave, Zoro.
Il avança d'abord lentement, puis un homme le poussa à l'intérieur. Il releva la tête, et ce qu'il vit le figea.
Non...
Des hommes au fond de la salle éclatèrent de rire.
-Hahaha ! Et encore un ! À chaque fois ils font une tête d'ahuri !
Au milieu de la pièce, se trouvait un homme grand et musclé. Et devant lui, il y avait...
Un fer à marquer !
Zoro tourna la tête. La porte était fermée et des gardes étaient postés devant. Il tenta de forcer ses liens, mais ils restaient définitivement clos sur ses poignets.
Merde...
Des hommes le prirent par les bras et le tirèrent jusqu'au milieu de la pièce. Zoro en bouscula un.
-Hola ! Tu me sembles bien agressif !
Avant que le bretteur ne puisse dire quoi que ce soit, il se prit un coup de poing dans la tempe et perdit l'équilibre. L'homme le releva, et l'immobilisa devant l'autre qui préparait déjà le fer. Ils lui soulevèrent la chemise. Zoro tenta de bouger.
-Je suis pas du bétail enfoirés !
Les hommes ne répondirent pas et le tinrent plus fermement. Zoro sentait déjà le fer brûlant s'approcher dangereusement de son dos.
-Arrête !
-La ferme !
Il se prit un autre coup. La chaleur se rapprochait de lui de plus en plus.
Merde ! Il en ont rien à foutre de la douleur d'un esclave ! Ca ne m'étonnerait même pas qu'ils prennent du plaisir à nous entendre crier... De toute manière, j'ai encore une part de fierté ! Il n'est pas question que je crie ! Allez, c'est un truc que je devrais pouvoir contrôler, ça !
Il serra les poings, se mordit la lèvre et se concentra un maximum.
Ne crie pas. Ne crie pas.
Le fer se plaqua sur son dos d'un coup sec. Zoro écarquilla les yeux. La brûlure était trop forte. Un hurlement de douleur et de honte retentit dans tout le bâtiment. Une larme se forma au coin de l'oeil du bretteur. Non pas parce qu'il avait mal, mais parce que sa dernière graine de fierté lui avait été retirée. Il ferma les yeux pour dissimuler toute trace d'émotion sur son visage.
K'so...
Les hommes le forcèrent à avancer et sortirent de la pièce. Il le traînèrent jusqu'à la sortie où une
femme et deux hommes l'attendaient.
Mes... acheteurs ?
La femme donna de l'argent au vendeur qui lui tendit les chaînes de Zoro.
-Il avait des objet sur lui quand nous l'avons emmené. Voulez-vous les récupérer ? Demanda le vendeur.
-Pourquoi pas.
Le vendeur entra dans la salle et revint avec une boussole, un bandeau et... trois katanas. Zoro écarquilla les yeux et poussa un soupir de soulagement.
J'ai bien cru que je ne les reverrais jamais...
Un des deux hommes prit les objet et ils partirent en tirant Zoro derrière eux.
Bon... je suppose qu'à partir de maintenant je ne vaux plus rien.
L'autre homme interrompit ses pensées.
-Où est la calèche ?
-On rentre à pied. Ça ne fait pas de mal de marcher un peu de temps en temps. Répondit la femme.
-Pffff...
L'homme et la femme qui venaient de parler devaient avoir la quarantaine. Il continuèrent de discuter pendant tout le voyage en parlant de Zoro de temps en temps. Le bretteur les observait sans un mot, en faisant tout pour tenir le rythme de la marche malgré la douleur qui lui lacérait le dos. Son attention fut retenue par le deuxième homme qui marchait devant lui, et qui n'avait pas ouvert la bouche depuis qu'il était là. Zoro profita du fait qu'il était derrière pour le détailler. Il ne devait pas avoir plus de vingt ans. Il était plutôt grand, maigre et marchait d'un pas qui laissait deviner la force qu'il avait dans ses jambes. Le jeune homme tourna la tête pour regarder une affiche, ce qui permit à Zoro d'apercevoir son visage. Des mèches blondes cachaient son oeil gauche. Ses pupilles -en tout cas une des deux- étaient d'un bleu profond et apaisant. Son visage dans son ensemble était assez particulier, mais ce qui paraissait le plus étrange à Zoro, c'était ses sourcils enroulés aux extrémités (Oui, je sais, pas besoin de faire durer le suspens tout le monde sait déjà de qui il s'agit mais il vous faudra attendre encore un petit peu pour le dévoilement total ).
Le fait qu'il ne parlait pas, qu'il était ignoré et qu'il portait les affaires fit penser à Zoro qu'il s'agissait aussi d'un esclave. Mais la vue de sa peau blanche, presque pâle lui ôta très vite cette idée.
Alors que Zoro était toujours plongé dans ses pensées, La femme s'arrêta plutôt brusquement et fit redescendre le bretteur sur terre. Il releva la tête. Devant lui se dressait un immense manoir entouré d'un jardin tout autant impressionnant. L'homme qui tenait ses chaînes s'avança.
-Ah, nous sommes déjà arrivés.
À suivre...
*Quand je dis chemise bleue, je pense à une dans le genre de celle que Zoro portait dans les épisodes sur Kokoyashi avec Arlong.
Alors que vous finissez tranquillement de lire le chapitre, vous entendez soudainement le cri désespéré d'une auteur en détresse : Revieeeeeeeeeeeeeew !
