Hello tout le monde ! J'ai trainé je sais je sais... Comme d'habitude en fait ! (En plus d'être une habituée des post nocturnes) Le voilà enfin ce mignon petit Hajime. Je vous laisse en profiter sans plus attendre. Bonne lecture !
Akba-Atatdia : Merci vraiment pour cette review... J'ai eu plus que peur en lisant la date alors que je ne te réponds qu'aujourd'hui... Quoique avec le temps c'est comme si c'en était une nouvelle ! ;) J'espère que ce OS pourra te convenir et peut-être à bientôt !
Chapitre 3 : Iwaizumi Hajime – Rêverie
Les couloirs du lycée : point de rencontre de tous les élèves, intersection que j'ai commencé à détester depuis le début de l'année car c'est là que je la croise et que cela m'en remue tellement fort les boyaux que j'en ai des nausées. Heureusement que Oikawa n'est pas là, il se ferait un malin plaisir de m'humilier devant elle. Cette fille est un cliché ambulant mais je n'y peux rien, peut être que je ne suis rien qu'un homme mais je ne peux que succomber à ses charmes.
C'est le genre de fille à sortir avec le capitaine d'une équipe sportive par exemple et pourtant, sa vie intime est plus que mystérieuse. Personne ne sait si elle sort ou est déjà sortie avec quelqu'un. Elle me semble juste inatteignable et moi, ça me rend fou. Bref, j'ai un faible pour la présidente du conseil des étudiants… Cette sportive avérée, ce petit rat de bibliothèque... J'ai plus d'un fantasme à son égard et l'un la met en scène dans son uniforme de kyûdô. Rien que d'y penser…
- Iwaizumi attention !
Une molten ? Une mikasa ? J'ai à peine le temps de discerner les couleurs de la balle qu'elle s'écrase violemment contre ma joue me faisant tourner la tête, telle une claque violente m'arrachant de ma rêverie. Je contemple un instant la balle rouler au sol avant de me retourner pour en déterminer la provenance. Ils font tous comme si de rien n'était les salauds... ça siffle, les mains dans les poches… Je finirai bien par le savoir les gars… et le coupable va souffrir.
- Encore en train de rêvasser Iwa-chan ? Ce n'est pas en te prenant les ballons dans la figure que tu vas impressionner les filles.
Est-ce qu'il ne se moquerait pas de moi là ? Je ramasse le ballon le plus proche avant de le frapper dans sa direction. Il l'évite et me tire la langue. Je le déteste.
Et pourtant… ses habiletés relationnelles concernant la gente féminine me rendraient presque jaloux… Comment fait-il ? Alors que moi, contrairement à lui, je ne sais pas du tout quoi faire à propos de cette fille. Je sais simplement une chose : il faut que cela cesse rapidement car ce genre d'absence me prend de plus en plus souvent et un jour cela me portera vraiment préjudice.
Je jette un œil à la pendule, la sonnerie ne va pas tarder à retentir et il faut déjà retourner en cours. « Elle » est toujours pile à l'heure et encore, je remercie dieu qu'elle ne trouve pas dans ma classe. Il faut que je me dépêche pour arriver juste avant elle et ne pas la croiser… Me changeant en 4ème vitesse, je n'attends pas Oikawa qui ces derniers temps, traine un peu trop avec les filles qui l'attendent à la sortie du gymnase.
Il est moins 10, j'ai toutes mes chances. Je fonce à travers le couloir en évitant les élèves. J'arrive un peu essoufflé à mon bureau mais tout va bien. Je ne l'ai pas vue et tant mieux. Penser à elle m'aurait empêché de rester concentré sur les cours. Peu après moi, Oikawa ouvre la porte de la classe, saluant de la main ses admiratrices. Il me gave celui-là, il est tombé dans une marmite de phéromones quand il était petit ou quoi ? Et là, juste avant de rentrer, quelqu'un l'interpelle et il se tourne sur le côté. Je ne vois pas à qui il s'adresse et pourtant je reconnaitrais cette voix mélodieuse entre toutes. C'est elle, [L/N].
Que pourrait-elle bien vouloir à Oikawa ? Je fronce un peu les sourcils. Il adopte un comportement familier avec elle, ajoutant le suffixe -chan à son nom. Depuis quand ont-ils ce genre de relation ? Il la fait rire – j'adore littéralement son rire-, il a l'air de la conforter dans ce qu'elle dit et la rassure. Pourquoi je n'entends rien ? Ce serait trop louche de m'avancer vers eux maintenant. Je tends alors l'oreille…sans succès.
Oikawa croise mon regard en entrant dès que la sonnerie se manifeste. Sa remarque me fait hérisser le poil et j'essaye de ne rien en montrer.
- Ah, qu'est-ce qu'elle est mignonne cette [L/N]-chan !
Son bureau se trouve derrière le mien, une rangée sur le côté. J'essaye de prendre un ton détaché pour savoir de quoi il en retourne.
- Qu'est-ce qu'elle voulait ?
- Curieux Iwa-chan ?
Il fronce les sourcils un poil suspicieux, essayant de me sonder puis finit par me répondre.
- Elle voulait savoir si le club de volley allait faire quelque chose pour la fête de l'école. Je lui ai dit de ne pas s'inquiéter et que je verrai ça avec toi. Sauf… que je n'ai pas du tout envie de m'en occuper alors je pensais reléguer tout ce travail à mon vice-capitaine.
Son clin d'œil et son sourire satisfait me foutraient la gerbe et je lève les yeux au ciel.
- On en reparlera.
Je me retourne avant que le professeur ne nous fasse une remarque. D'un côté, cela pourrait être l'occasion de l'approcher. Cependant… Ne voulais-je pas me la sortir de la tête ? Le cours est presque terminé lorsque je m'aperçois que, comme je le pensais, le simple fait de la voir m'a complètement empêché de suivre. Des équations ? Des statistiques ? Ouais celles qui me permettraient de calculer mes chances de ne pas bégayer si je vais lui parler… Puis mes pensées se perdent encore plus loin, au fond d'un couloir, dans une classe vide, après les cours… L'idée de la faire mienne est obsédante et à la fois je ne sais pas comment l'approcher. Oikawa fait peut-être bien de se décharger de ses responsabilités… pour une fois.
Nous prenons un moment lors de la pause déjeuner pour discuter avec certains joueurs de ce qu'on pourrait faire pour l'évènement à venir. Le capitaine lui, a complètement fui et tant mieux, c'est un véritable parasite. Après quelques réflexions, nous décidons de faire de courtes démonstrations en petits groupes pour ensuite passer à un match d'entrainement avec des ballons de plus en plus gros. C'est une idée de Kunimi, il en a vu un faisant presque 2 mètres de diamètre sur internet. Ça risque d'être très divertissant. Nous blaguons un peu dans la perspective d'amener ça sur le terrain. Nos éclats de rire sont tout sauf discrets et une main se pose sur mon épaule, me faisant instantanément refermer la bouche.
- Je vois que ça rigole bien ici, lâche la présidente avec un sourire amusé. Iwaizumi, Oikawa m'a dit que ce serait toi qui te chargerais de trouver une animation pour votre club ?
Elle m'a tellement surprise que je sens mon ventre se serrer. Je suis incapable de lui répondre, clairement. J'espère que je ne rougis pas. La seule chose dont je peux me contenter est de hocher la tête, comme un abruti… Heureusement, je dois mon salut à une de ses amies qui l'interpelle pour qu'elle la rejoigne.
- J'ai hâte d'entendre ce que vous allez préparer. Viens me voir quand vous aurez tous les détails, le conseil peut vous allouer une petite somme si besoin. Allez bon app' tout le monde.
Son sourire induit le mien, elle nous salue et va s'asseoir à sa table habituelle. Sa jupe remontant légèrement sur ses cuisses… Elle va le faire… Comme d'habitude elle ramène une mèche de cheveux derrière son oreille avant de commencer à manger. Et moi, je peux enfin respirer.
« Iwaizumi Hajime… » Son nom, [L/N] a appris à le connaitre. Au début ce n'était pour elle qu'un énième lycéen impliqué dans son club… sauf qu'à force de le croiser, elle a bien fini par remarquer ses regards fuyants et la gêne palpable à chaque fois qu'elle restait près de lui. Il aurait été possible que ce soit un de ces grands timides qui n'a jamais parlé à une fille… ce qui parait fort improbable … Non, elle préfère penser qu'il a des sentiments pour elle et elle serait prête à le parier… Une attention qui après deux ans n'a toujours pas faiblie et qui commence à l'intriguer. Au moins lui a l'air plus sérieux que son lourdingue de capitaine… et en plus elle doit avouer qu'il a un sacré physique. Son petit tournoi de bras de fer auquel elle a assisté et qu'il a gagné il y a quelques mois ne la laisse pas indifférente. Il semble avoir une sacrée poigne…
Doucement elle se laisse aller à sa rêverie, tout en écoutant distraitement son amie qui lui parle toujours de cette organisation de la fête de l'école.
Le projet est clair. Il ne manque que le financement et pour cela, c'est à moi de jouer et d'aller voir la présidente. Vu les festivités à venir, elle est débordée pendant ses heures de permanence. Je me retrouve donc à faire la queue devant sa porte tout comme quelques autres élèves.
Adossé au mur, je l'ai plaqué dos à moi sans réfléchir. Presque soumise. Je ne peux pas m'empêcher d'enfouir ma tête dans ses longs cheveux, son cou, pendant qu'elle gémit. Ma main s'est déjà perdue sur le tissu fin de sa culotte, glissant sur chaque relief, pendant que mon genou tient écarté ses jambes à la bonne largeur pour que je puisse m'y faufiler facilement. J'ai accès aux moindres recoins de son corps…
Elle ne peut pas m'échapper car je continue d'encercler sa taille fine de mon bras. Si j'étais d'humeur clémente je la relâcherais tout de suite sauf que je compte bien la faire jouir maintenant, rien qu'avec mes doigts. Elle est tellement humide suite à mes caresses, que je m'enfonce facilement en elle. Son cri de plaisir désespéré me donne des frissons. C'est comme si elle ne savait plus quoi faire de ses bras, de ses jambes, j'embrasse sa mâchoire tendue….
- Iwaizumi ?
Je cligne des yeux et me tourne vers la tête qui dépasse l'encadrement de la porte. [L/N] m'observe. Putain d'absences ! Elles me jouent encore des tours. Je jette un coup d'œil très furtif à mon entrejambe avant de me lever. Heureusement, tout est au calme…
- O-Oui, je venais pour te montrer la liste du matériel dont nous avons besoin.
- Ah, très bien, entre !
La pièce est ridiculement minuscule, comment arrivent-t-ils à faire leur réunion là-dedans quand ils sont au complet ? Son secrétaire qui me salue d'un mouvement de tête m'ancre encore plus dans la réalité, mon imagination a tendance à aller trop loin quand ça la concerne. Je m'assieds et décrit notre programme pour la fête de l'école en gérant le tremblement de ma main tenant le papier. Elle approuve avec un sourire.
- La commande ne devrait pas poser de problèmes, je pense que nous aurons le matériel en temps et en heure. Je te préviendrai lorsque nous réceptionnerons le paquet.
Elle me congédie, perdant son ton chaleureux habituel. Son sérieux me refroidit un peu. Non mais vraiment, à quoi pensais-je ? Pourquoi la présidente s'intéresserait à moi de toute manière. Je suis sûr que ce ne sont pas les prétendants qui manquent… Je détourne les yeux. Au moins j'ai réussi à ne pas me ridiculiser et à gérer mes émotions. Je les remercie avant de repartir. Les cours vont recommencer. Sans raison, je me sens…vide. Pourquoi suis-je un poil déçu ?
La présidente est soulagée lorsque le vice-capitaine part enfin, elle a pu résister à la tentation d'envoyer le secrétaire chercher quelques formulaires ou carrément lancer la commande tout de suite depuis la salle informatique. Elle ferme les yeux un instant.
Le bruit de la porte qui claque marque le départ de son camarade. Iwaizumi est surpris par son audace quand elle s'approche vers lui. Sa propre main glisse d'abord sur son épaule puis son cou, sa joue, elle l'embrasse doucement. Quel goût ont ses lèvres ?
Son expression surprise est délectable. Jouer avec lui est aussi plaisant que de le toucher. Quelle serait sa réaction si elle en venait là ? Entreprenant, passif ? Dans sa tête c'est définitivement un actif, celui qui garde toujours le contrôle. Rien qu'à voir sa façon de gérer Oikawa…a-t-il vraiment le choix ? Essayerait-t-il de rester maitre de lui-même avec elle ? Même si elle se mettait sur ses genoux ? Peut-être qu'il rougirait. Elle aimerait tellement sentir ses mains sur sa taille, descendre jusqu'à ses fesses… Elle rêve de sentir son érection contre son entrejambe et leur corps collés dans un baiser à en perdre haleine.
- Présidente ? Fait-on entrer les prochaines personnes ?
Le poids de sa position se refait sentir, ils ont accumulé un peu de retard aujourd'hui.
- Bien sûr, de qui s'agit-il ?
- Le club de cuisine.
- Ah oui, cela tombe bien, j'avais aussi quelques idées à leur soumettre.
Deux mois plus tard~
L'air frais du printemps souffle à travers les allées, ce qui ne décourage pas les étudiants, au contraire. Tout se déroule comme prévu et les différentes animations ont un réel succès. [L/N] sourit, son tour du festival est terminé et elle est satisfaite, de son côté, elle n'aurait pas pu faire mieux. Encore quelques minutes se dit-elle en jetant un coup d'œil à sa montre… Elle espère encore pouvoir profiter du match de volley. Son pas pressé ralentit quand elle constate qu'elle ne peut pas entrer dans le gymnase tellement le monde s'agglutine. Il y a plusieurs clubs de sports qui sont représentés. Ça aurait été parfait de décaler les créneaux mais le temps ne le permettait pas. Des acclamations concernant Oikawa parviennent à ses oreilles. Toujours le même succès celui-là … et elles n'ont pas totalement tort, il est plutôt beau garçon. Un « o » d'exclamation monte dans la foule et elle comprend vite pourquoi un énorme sourire étire ses lèvres quand elle voit une balle géante passer par-dessus le filet.
- Iwa-chan !
La pauvre vice capitaine se poste sous la balle mais au dernier moment il se rend compte qu'il est tout seul. La balle est trop grosse pour être renvoyée par la force d'un seul homme, l'impact le fait reculer, à la limite de le faire basculer en arrière. Il s'énerve un peu après les autres membres, le capitaine en rajoutant une couche mais la démonstration reprend peu après sous le rire du public et des encouragements demandés.
Le brassard autour du bras de [L/N] lui permet au final d'avancer dans la foule jusqu'à avoir une vue correcte sur le terrain. Elle peut le voir ! Iwaizumi ! Un petit frisson parcourt sa peau, la vision des muscles de ses cuisses, de ses bras en action lui font quelque chose. Elle essaye d'en détacher le regard de temps à autre pour qu'on ne la prenne pas en flagrant délit…
Le match se termine sur une salve d'applaudissements, tout le monde se disperse ou se dirige pour voir la fin des autres activités. L'équipe de volley est aussi fatiguée que si elle venait de participer à un vrai match. Elle leur laisse le temps de s'essuyer, s'hydrater avant de leur faire un signe de tête en guise de reconnaissance pour leur bon travail. Après cela elle décide de faire le tour du gymnase pour voir ce qu'il s'y passe d'autre : art martiaux, basket … Elle en profite pour faire une pause tandis que les derniers visiteurs quittent l'endroit. Elle aide au rangement, pour ne pas encombrer les vestiaires, chacun prend sa douche à tour de rôle. La nuit arrive vite, ceux qui doivent rentrer le font. Iwaizumi fait partie des derniers et arrive ce moment où elle ne peut résister, elle part vers lui pour le féliciter.
- C'est à l'équipe qu'il faut dire ça.
C'est à son tour d'être un peu froid et distant. Un revirement qui la surprend un peu. Il aurait presque l'air agacé par sa présence.
- je l'ai déjà fait tout à l'heure. Je … cherchais une raison pour venir te parler.
Il se met à baliser en se demandant pour quelle raison la présidente voudrait lui parler maintenant. Arrive ce qui doit arriver…il la détaille de nouveau de bas en haut. Une discussion avec les gars lui revient en tête sur ce qui lui sied le mieux entre les bas ou les collants et il avait défendu ardemment les bas… ce qu'elle porte actuellement.
Sa contemplation est interrompue par Oikawa qui arrive habillé normalement, les cheveux mouillés qu'il sèche avec une serviette.
- Tu peux y aller Iwa-chan.
Il arbore un petit sourire en coin quand il aperçoit la présidente. Il prend un malin plaisir à la taquiner avec une petite blague sous le regard dur de Iwaizumi.
- Continuons cette discussion dehors présidente alors, avec lui ça ne va pas être possible.
- Bien sûr, je te suis.
Ils sortent discuter à l'extérieur, la gêne plus que palpable.
- Tu voulais me dire quelque chose en particulier [L/N] ?
Elle hésite, elle était persuadée il y a encore peu qu'il avait des sentiments pour elle mais plus maintenant. Fini les bégaiements, les rougeurs sur les joues, même une simple discussion informelle n'a plus la même saveur… Il lui a montré ces deux mois passés. Elle serre légèrement les poings. Autant tenter le tout pour le tout alors…
- Est-ce que… tu as une petite amie Iwaizumi ?
La question le surprend et lui fait perdre ses moyens.
Mon cerveau s'est arrêté… C'est la dernière des questions que je pensais entendre sortant de sa bouche. Moi ? Une petite amie ? Vraiment ?!
- Non je n'en ai pas…Pourquoi cette question soudainement ?
- Parce que…
Elle ne termine pas sa phrase et baisse les yeux. Je ne l'avais jamais vue dans une telle position de faiblesse auparavant. C'est comme si elle ne savait pas quoi faire et cela me donne envie de la réconforter…
- Termine ta phrase s'il te plaît [L/N]…
- … Parce que tu me plais réussit-elle à dire après un temps.
À ce moment, je ne sais pas ce qu'il me prend, comme si j'avais toujours attendu ce moment, comme un feu vert, je lui prends la main avant de l'embrasser comme pour lui demander une permission avant de prendre sa bouche. La passion prend rapidement le dessus. Il faut vraiment que je me déleste de ce poids. Toute l'année j'ai imaginé pouvoir la faire mienne et enfin cela devient réel… Sa réponse à mon baiser, la façon dont nos corps se rencontrent ne m'encourage que plus… Je ne peux pas résister. Je n'avais pas tort d'en rêver, c'était réciproque… Je la tire avec moi dans le vestiaire vide et nous nous enfermons dans une cabine de douche à l'abri d'un quelconque regard indiscret. Ma main allume l'eau, elle couvre nos bruits. Je ne parviens plus à réfléchir. Je ne suis que sensations. Ma bouche est dans son cou, je ne me rendais pas compte que j'oubliais tant de détails dans mes fantasmes. Sa chaleur, ces gémissements bien réels, le son de sa voix plus aiguë… Je glisse des doigts dans ses bas pendant que ses mains caressent avidement mon torse et mes bras. Elle ne tarde pas à me faire retirer mon maillot et je me retrouve torse nu devant elle. Elle se garde un petit instant pour m'observer, une lueur presque stupéfaite dans les yeux avant de déboutonner sa propre chemise et revenir m'embrasser langoureusement. Nous nous cognons, mordons… Quelqu'un pourrait vraiment nous surprendre et je me sens incapable d'arrêter. J'embrasse sa poitrine, baisse son soutien-gorge et recommence encore. Baiser chaque centimètre de sa peau, descendre le long de son ventre… Je soulève sa jupe de mes mains pour voir une culotte noire en dentelle. Je lève les yeux vers elle, essoufflée, rougie. Elle voudrait dire non et son corps dit oui. Mes lèvres se pose entre ses cuisses. Elle lâche un petit gémissement.
- Il va falloir faire un peu moins de bruit [L/N].
Je glisse ma langue ensuite sur le sous vêtement, l'y appuie fortement. Toute la zone est déjà bien humide…
- Retire la Hajime…
Et je m'exécute pour son plus grand plaisir, j'écarte sa culotte, sa chair est contre ma langue, ses reliefs, ses lèvres, son goût unique… Je suis bien plus qu'excité et elle m'étouffe contre elle pour mieux me sentir. Pour avoir un accès plus simple je passe sa jambe sur mon épaule, l'ourlet de ses bas contre mes doigts et je me reconcentre sur son clitoris. Elle enserre si fort ma chevelure que j'en croirais devenir chauve. Je trouve même une fonction inespérée à mes genouillères de volley. J'entends encore mon prénom dans sa bouche. Je crois devenir fou. Je la regarde depuis en bas, est-ce vraiment moi qui lui fait arborer cette expression ? Haletante, désirable…Elle se pince les lèvres. Je finis par ajouter un doigt à ma bouche pour la préparer. Je remontre en faisant le trajet inverse, jusqu'à sa bouche. Elle se décide à me prendre en main et je grogne en mordillant son épaule. Je mange sa poitrine et elle me demande enfin de la pénétrer. Un coup de rein suffit. Elle est soulevée et plaquée contre le mur, offerte. C'est un rêve.
Soudain j'entends une porte claquer au loin, je m'arrête dans mon mouvement, elle aussi, tout en me regardant avec de grands yeux ronds.
C'est la voix de Oikawa qui résonne.
- Bientôt fini Iwa-chan ?! On rentre ensemble ?
Mon poing se serre d'énervement contre le mur, à côté de la tête de [L/N] que je tiens maintenue grâce à mon autre bras.
- Non ! tu peux rentrer tout seul, t'es grand non ?!
- oui oui… Pas la peine de prendre ce ton… Je demandais juste…fait-il penaud. Bonne soirée alors Iwa-chan… Présidente…
Je suis certain qu'il sourit le salaud.
Ahhhhh cette satisfaction du fraichement écrit, fraichement posté, ça fait plaisir ! je relirai tout ça à froid dans les prochains jours. N'hésitez pas à faire remonter un détail qui n'irait pas. J'accueille avec plaisir toute remarque !
Et maintenant ? Je penchais pour du rated K, Daichi, Akaashi... Mon coeur balance.
Merci de votre attention~
Bonne nuit !
TishaX
