Bonjour, voici une petite histoire à 4 chapitres que j'ai écrite hier. Juste le temps d'une petite relecture rapide (qui n'enlèvera malheureusement pas toutes les fautes, je le crains) et je la poste. J'écris sans bêta donc je vous pris d'excuser les fautes.

Maintenant, soyons clair, j'écris pour mon plaisir et, tout en souhaitant que ça vous plaise, ce n'est pas mon but premier. Si ça vous plait et que vous pensez que ça mérite une review, avec plaisir. Si vous voulez laisser une review pour critiquer, passez votre chemin, je n'en veux même pas, ça ne m'intéresse pas.

Il s'agit donc d'une modeste fic ou l'on suit l'évolution des relations entre John et Sherlock de l'enfance à l'âge adulte.

Il y a de la violence sur enfant et du yaoï, vous êtes prévenus. Si ça ne vous plait pas, passez votre chemin.

Chapitre 3

10 ans

Le téléphone sonna. Madame Holmes, passant par là, décrocha puis cria :

-Sherlock, John pour toi au téléphone !

Puis elle posa le combiner sur le meuble du téléphone et retourna à l'épouillage du courrier lorsqu'elle entendit la cavalcade de son cadet dans les escaliers. Elle souri, vraiment, c'était étonnant cette capacité qu'avait John de faire agir son fils différemment. En famille, Sherlock devenait de plus en plus froid et détaché, s'autoproclamant sociopathe à cause de ses camarades de classes qui n'étaient pas tendre avec lui. Encore une fois, elle déplora que John ne soit pas dans le même établissement mais les parents de John n'avaient pas les moyens de le mettre dans une école privée aussi huppée que l'était celle de Sherlock et Sherlock avait besoin d'un environnement bien plus stable qu'une école publique. Pour en revenir au sujet, autant avec tout le monde, il était totalement détaché mais avec John, Sherlock était toujours à son maximum d'excitation, à faire des découvertes, des déductions, les 400 coups, mais heureusement que John le freinait sinon il en serait à son 40 000ème coup ! John rendait Sherlock plus humain de la même manière que Greg agissait sur Mycroft. Quand elle avait rencontré John, elle s'était faîte à l'idée qu'elle n'aurait pas non plus de petits-enfants naturels de la part de Sherlock mais peut-être adopteront-ils ! Elle gardait espoir.

Sherlock arriva et prit le téléphone :

-John, ou es-tu ? Tu as un quart d'heure de retard, nous devions aller au parc pour trouver le cadavre d'un écureuil et essayer de trouver comment il était mort !

-…

-Comment ça, tu ne peux pas venir ?! Non, ce n'est pas acceptable, John, je comptais sur toi, tu …

-…

-…

Sherlock se tourna vers sa mère et, la bouche bée et les yeux brillants, il tendit le combiner à celle-ci. La matriarche se dépêcha de prendre le combiner pour comprendre la réaction inhabituelle de Sherlock.

-John ? Est-ce que tout va bien ?

-Je suis désolé, je ne vais pas pouvoir venir jouer avec Sherlock pendant quelque temps, madame.

-Pourquoi ?

-… ma maman est morte ce matin. Je suis désolé, je n'ai pas pensé à appelé plus tôt.

-Oh, non, John, ne t'excuse pas. Tu … tu n'as pas à t'excuser pour ça, enfin. Comment te sens-tu ? Je sais que la question est stupide car tu te sens mal, bien évidemment, mais … tu sais que si tu as besoin de quitter ta maison, tu peux venir chez nous quand tu veux ! En effet, au cours des années qui suivirent la rencontre de madame Holmes avec John, ils avaient constatés des preuves que John continuait à être maltraité par son père, malgré la présence de Greg en uniforme de police à chaque fois qu'ils ramenaient l'enfant chez lui. Mais John les avait toujours suppliés de ne pas prévenir la police ou les services sociaux alors ils s'étaient tu, malgré l'envi qui les prenait chaque fois que John revenait panser ses plaies chez eux.

-Oui, je sais … merci mais je crois que je vais rester un moment à la maison, avec Harry … elle n'est vraiment pas bien.

-Très bien mais souviens toi que tu es toujours le bienvenu ici, d'accord. Tu vas nous manquer, John. Prends bien soin de toi … et je suis vraiment désolée pour ta maman.

-Merci madame … Au revoir. Et le jeune garçon raccrocha.

Madame Holmes se tourna vers son fils qui était bien calme et adossé au mur derrière elle. Elle lui prit la main et l'emmena dans le salon où Mycroft et Greg prenaient le thé. Elle le fit asseoir sur le canapé à côté d'elle puis, ce tournant vers les 2 adultes :

-La mère de John est morte ce matin.

-Oh bon sang.

-C'est terrible.

-Oui. Que devons-nous faire, à votre avis ? Aller à l'enterrement ? Envoyer une couronne ?

-Une couronne serait le plus approprié à mon avis. C'est sobre mais cela signifie que nous seront là s'ils en ont besoin … Enfin, si John en a besoin.

-Tu as raison, maman, ça suffira.

-Qu'en penses-tu, Sherlock ?

-… j'm'en fiche.

-Sherlock ! C'est de ton ami dont on parle. Il va être très triste pendant très longtemps. Il va compter sur toi pour lui remonter le moral.

-… mais … et si je ne sais pas faire ? Et si quand il revient, il a changé ? Qu'il n'est plus mon ami ?

-John sera toujours ton ami, Sherlock. Mais pendant les prochaines semaines, les prochains mois, il faudra moins penser à toi et plus à lui, d'accord ? Il faudra que tu sois présent pour lui, que tu l'aides et que tu fasses ton possible pour qu'il ne soit pas trop triste. Ok ?

-Ok. Déclara Sherlock pas très convaincu puis il sauta sur le canapé et s'écria :

-Je sais !

-Tu sais quoi ?

-Je sais ce que je vais faire pour l'aider. Je vais faire ses devoirs et l'avancer dans ses leçons, comme ça, même si il est triste, il n'aura pas a les faire, c'est tellement ennuyant !

Puis Sherlock, sans attendre, se précipita à l'étage sous l'œil amusé de sa mère et de son frère.

13 ans

Il était tard, presque minuit, quand madame Holmes entendit un discret coup à la porte. Par chance, elle n'arrivait pas à dormir et était parti dans la cuisine pour se faire du thé. Elle regarda par le judas de la porte puis la déverrouilla et l'ouvrit à la volée, découvrant par la même John Watson, en teeshirt tâché de sang au mois de novembre à Londres et les larmes aux yeux.

John, à peine la porte ouverte, se précipita dans les bras de celle qui l'avait traité comme son fils ses 3 dernières années. Il ne pleura pas, ce n'était pas l'envi qui lui manquait, c'était surtout qu'il n'avait plus de larme, les ayant toutes versées. Madame Holmes ferma rapidement la porte, la verrouilla puis cria :

-Sherlock, ramène la trousse de secours au salon, tout de suite ! Et appelle ton frère et Greg !

Elle savait pertinemment que, même si son cadet feignait de dormir, il n'en était rien. Il ne se couchait jamais avant 3 ou 4 heure du matin, ayant visiblement peu besoin de sommeil. Elle traina plus qu'elle n'emmena John sur le canapé du salon et le fit s'allonger sur le ventre. L'enfant gémit mais resta sage et sans bouger. Sherlock arriva rapidement avec la trousse demandée puis, voyant qu'il s'agissait de son meilleur ami, il s'approcha du canapé, se mit à genou, et essaya de le faire parler. Pendant ce temps, sa mère découpa le teeshirt du garçon avec des ciseaux puis demanda :

-Sherlock, tu as appelé ton frère ?

-Maman …

-Je veux que tu le fasses tout de suite, que tu lui dises de venir avec Greg, nous aurons besoin d'un agent de police.

A ses mots, John commença à remuer mais sa mère de substitution lui murmura des choses apaisantes à l'oreille pendant que Sherlock appelait son frère et son ami.

Une fois ce coup de téléphone passé, Sherlock se rapprocha du canapé et vit sa mère, armée d'un coton imbibé de désinfectant essayer de soigner le dos couvert de coups de ce qui semblait être une ceinture, de John. Mais le garçon essayait de se débattre tout en sanglotant. Des sanglots dur car il n'avait plus de larme. Sherlock ne su d'abord pas quoi faire puis il souleva doucement la tête de John et se glissa dessous, faisant de sa cuisse un oreiller pour son ami. Il passa ensuite ses mains dans les courts cheveux blonds, le massant légèrement alors qu'il lui parlait à voix basse. Une voix douce et calmante, câlinante, propre à apaiser son meilleur ami. Lorsque les effets apaisants de la voix de son fils commencèrent à faire effet, madame Holmes recommença a soigner John qui ne fit que frissonner, attentif aux mains et aux paroles de son ami.

Mycroft et Greg arrivèrent 30 minutes plus tard. Madame Holmes avait fini de soigner le dos de John et mettait à présent un gel apaisant sur les plaies. Les deux hommes approchèrent doucement du canapé, ne voulant pas interrompre les paroles et câlins du cadet des Holmes.

La matriarche se leva et s'approcha d'eux. Elle murmura :

-Il est arrivé sur les coups des minuits, couverts de sang. Son père l'a encore battu mais cette fois, il à utilisé une ceinture. C'est la première fois qu'il utilise autre chose que ses poings pour le frapper. Cette fois, on est passé à un autre stade. Il faut appeler les services sociaux.

-J'ai de bons contacts à la brigade de protection des mineurs, je vais les appeler.

-Non, ne faîtes pas ça !

-John …

-Non, s'il vous plait …

-John, ça deviens bien trop dangereux pour toi de vivre là bas, un jour, il te tuera !

-Ah oui, et qu'est-ce qu'il va se passer si vous appelez les services sociaux ? D'après vous ? Si mon père m'a battu si fort aujourd'hui, c'était parce qu'il était contrarié, il a été viré de son travail. Et Harry lui a avoué qu'elle était lesbienne alors il a beaucoup bu ce soir. Mais si jamais vous appelez les services sociaux, je serai mis dans un orphelinat, ou dans une maison d'accueil, et Harry, elle est majeure maintenant, ils ne la prendront pas en charge, on sera séparés, et je ne pourrais sans doute plus non plus venir ici, alors ne dîtes rien, s'il vous plait ! Ce n'est pas grave s'il me bat, j'ai l'habitude, maintenant !

-John …

-S'il vous plait ! Les supplia le jeune homme aux grands yeux, la joue toujours sur la cuisse de son ami, les mains de celui-ci toujours dans ses cheveux et sur sa nuque. Sherlock aussi les suppliait du regard. Ses yeux disaient « ne m'enlevez pas mon ami ! »

Démunis devant ses deux regards suppliants, les trois adultes acquiescèrent, tout en se promettant de chercher de leur côté un moyen de soustraire John à un tel bourreau.

En attendant, il semblait évident que John allait venir chez eux très, très souvent.

17 ans

John toqua à la porte de la maison des Holmes pour se faire ouvrir. Même si il habitait quasiment là, il ne se sentait toujours pas le droit d'ouvrir la porte de lui-même. Greg, passant par là, ouvrit la porte. Il fit renter le jeune homme dans le salon où tout le monde était réuni.

-Ah, John, pile au bon moment, Greg vous a demandé de nous réunir pour nous annoncer une grande nouvelle … je croise les doigts pour que ce soit son futur mariage avec Mycroft !

-Maman !

-Quoi, mon chéri, ça fait longtemps que vous êtes ensemble, normalement c'est la prochaine étape, maintenant que vous habitez ensemble ! S'amusa la matriarche alors que le gouvernement britannique et son amant rougissaient.

-Non, désolé mais ce n'est pas pour ça que je vous ai demandé de vous réunir. Servez-vous ! Déclara Greg tout en distribuant des coupes de champagne. Une fois que tout le monde fut servi, il lâcha enfin la bonne nouvelle : Vous avez devant vous le nouvel inspecteur principal de Scotland Yard ! J'ai eu une promotion !

-Oh, formidable, félicitation ! S'exclama madame Holmes en se levant pour serrer son peut-être futur beau-fils dans ses bras. Mycroft ne se leva pas, étant déjà au courant et peu habitué aux effusions en publique, mais il avait une lueur fière dans le regard et Greg savait que son amant le féliciterai bien mieux en privé. Mycroft leva tout de même sa coupe, comme pour trinquer. John se leva et serra chaleureusement la main de son ami dans la sienne :

-Félicitation, Greg, vraiment, tu l'as mérité ! Pas vrai Sherlock ? Demanda John en se tournant vers son ami. Sherlock ne s'était pas donné la peine de se lever mais déclara :

-Oui et bien, bien évidemment, j'étais déjà au courant, après tout, tu es le meilleur parmi les pires de Scotland Yard, c'était donc la suite logique. De plus, quand je t'ai vu pénétrer dans la maison, tu avais une démarche très satisfaite de toi, un peu comme celle que tu arborais la première fois que Mycroft et toi avez couché ensemble, i peu près 13 ans …

-Sherlock !

-Tu veux dire que tu savais ?

-Bien sur que je savais ! Donc, félicitation, Greg, n'oublie pas de faire appelle à moi régulièrement si tu veux résoudre des énigmes complexes …

-Sherlock ! s'exclama sa mère alors que son frère le fusillait du regard et que Greg paraissait fortement gêné. Pour alléger l'ambiance plombée par son ami, John décida de faire une déclaration :

-ça tombe bien que vous soyez tous là, j'avais aussi une annonce à vous faire.

-Ah ? Nous t'écoutons, John.

-Je sais que je ne pourrais jamais assez vous remercier pour ce que vous avez fait pour moi pendant toutes ces années, mais je ne vais bientôt plus être une charge pour vous. Je me suis engagé dans l'armée. Je rejoins l'école de formation dès lundi prochain.

Cette nouvelle abasourdie tout le monde et ils le regardèrent tous avec de grands yeux.

Sherlock fut le premier à réagir :

-Non, tu ne peux pas, tu es encore mineur.

-C'est vrai, mais l'armée accepte les mineurs de 17 ans avec une autorisation parentale …

-… Ton père n'a sans doute pas …

-Bien sur qu'il a accepté, il veut se débarrasser de moi alors c'était un bon moyen pour lui de ne plus m'avoir à sa charge, même si je n'habite plus vraiment à la maison.

-Mais tu voulais être médecin !

-Mon père refusait de me payer la fac de toute façon, et je ne voulais pas dépendre encore plus de vous, j'ai déjà assez abusé !

-John, non ! s'exclama, horrifiée, madame Holmes.

-J'ai passé un marché avec mon recruteur. Je lui ai promis que je passerai mon A-level en candidat libre et si j'ai une mention au moins égale à Bien, alors il me poussera pour que je passe les tests pour devenir médecin militaire. Si je les réussi, l'armée me payera mes études de médecine. En attendant, je dois rester 1 an en temps que simple soldat.

-John … supplia madame Holmes. Sherlock se précipita vers son ami et lui mit son poing dans la figure.

-Espèce d'idiot, tu n'es qu'un … idiot ! Je ne te parlerai plus jamais, tu m'entends. Cria Sherlock tout en montant les marches jusqu'à sa chambre.

John reposa sa flute et couru dans les escaliers après son meilleur ami.

-Est-ce que vous pensez qu'ils vont en profiter pour s'avouer enfin leur sentiment ? Demanda Greg.

-Non, ça ne risque pas, Sherlock à dit qu'il ne lui parlerait plus jamais, il est très têtu, je pense que cette occasion est manquée pour eux deux.

-Mon pauvre John. Je lui aurai payé, moi, ces études de médecine.

-Il le savait, maman, mais il ne voulait pas. Même s'il habite ici depuis tellement longtemps, il a toujours eu le sentiment de ne pas faire vraiment parti de la famille.

-La faute à ton frère, il se serait déclaré plus tôt, John aurai fait parti intégrante de la famille, au même titre que moi.

-Tu ne peux pas demander à un être autoproclamé sociopathe de faire sa déclaration comme moi je l'ai fait.

-Moui, tu étais tellement romantique. Déclara l'inspecteur de manière ironique.

-Greg ! Bref, il est trop tard, Sherlock a laissé passer sa chance. Une prochaine fois, avec de la chance, il se déclarera. Déclara Mycroft tout en buvant sa flute.

2 heures plus tard, John descendait finalement les escaliers, plus que frustré :

-Grrr, il ne veut pas m'ouvrir, quand il a dit qu'il ne me parlerait plus, je crois qu'il était sérieux … mais qu'est-ce qu'il est bête ! Je n'ai pas le temps de rester plus longtemps ici, papa a dit qu'il acceptait de m'acheter les quelques fournitures dont j'ai besoin avant de rentrer dans l'armée lundi, donc il vaut mieux ne pas le faire patienter. Je reviendrais récupérer mes affaires demain, d'accord ? Bon, je dois y aller … encore félicitation pour ta promotion, Greg, et désolé que l'annonce ait été gâché par Sherlock et moi.

-Ne t'en fais pas pour ça, John.

-Nous ferons un grand repas dimanche midi pour te souhaiter au revoir, d'accord ?

-Désolé mais je dois être au centre d'entrainement lundi de bonne heure, donc le mieux c'est que j'arrive la veille … mon train part dimanche à 10h …

-Alors samedi soir, garde ton samedi soir pour nous, d'accord ? Un bon repas de famille … je ferai en sorte que Sherlock soit là.

-Même si, le connaissant, il ne me parlera pas … merci madame Holmes, j'accepte avec plaisir. A samedi alors.

-Au revoir John.

-Au revoir.

A suivre.