Titre: Drogue, Sexe et RockNroll.

Auteur: Alice

Genre: défi lancé par Idyme. Inclassable. Violence. Sexe. Captivité.

Pairings: Ruki x Reita; Bou x Die.

Disclaim': Les personnes utilisées dans cette fanfic ne m'appartiennent pas. Encore heureux.

Résumé: Etre une star et ne pas savoir se défendre peut se révéler très dangereux, surtout quand les fans deviennent omniprésents Les managers trouvent alors la solution: envoyer leurs stars dans un centre de self-défence.

Drogue, Sexe et RockNroll

Au bout de plusieurs minutes, ils se sont lassés de matraquer la porte à coups de points. Die semble avoir quitté la pièce et je n'entends plus Kyo. Toujours avachis au sol, je sens mon rythme cardiaque qui se ralentis et je ne peux m'empêcher de soupirer d'avoir un peu de paix. Je me lève finalement pour m'approcher du lavabo. Là, je fixe mon reflet dans la glace qui me fait face. Des cernes sont présentes sous mes yeux et des rides d'anxiétés semblent apprécier mon front. Cette histoire de cohabitation et de vacances niquées ne me réussissent vraiment pas...

J'ouvre le robinet d'eau froide pour plonger mes mains dans le liquide et me le projeter sur le visage. Cela me rafraîchit légèrement les idées tout en me délassant. Mais j'avais osé espéré que cette sensation glacée allait pouvoir me remettre les esprits en place. Cela ne me ressemble pas de déprimer comme cela, de me laisser insulter par l'un des Dir en grey. Moi qui, habituellement aurait tout donné pour pouvoir écraser mon point sur la jolie face de l'autre connard blond! Cette abruti de chanteur passe son temps à me piquer mes mimiques, ma coiffure, mon style vestimentaire, allant même à avoir le même accessoire que moi: le cadenas de Sid Vicious. Il va pousser le vice jusqu'où? Ca lui fait prendre son pied de me calquer sur mes moindres initiatives professionnelles?

Bon, d'accord, j'avoue m'être un peu inspiré de l'un de ses clips où son micro m'a littéralement fait de œil et que sa gestuelle était à renverser. Mais cela n'excuse en rien son comportement arrogant vis à vis de moi. Parce que moi, je n'ai fait que m'inspirer de son travail -il devrait d'ailleurs en être plutôt flatté- alors que lui prend ce qui lui plait et l'utilise tel quel! Et il fait le beau, genre 'c'est moi qui l'ait trouvé tout seul'.

Connard.

Mes yeux fixe toujours ce reflet dans ce miroir qui me renvoie un regard flamboyant d'une lueur rageuse, colérique, violente. Je vais l'exploser! Il faut que je l'explose!

Et là, je réalise à quel point ce stage de self-défence est une bonne opportunité, tout compte fait, et un sourire sadique se dessine sur mes lèvres. Je n'avais pas réalisé avant que cela allait me donner une bonne excuse de le frapper sans avoir de procès pour coups et blessures sur le dos. Et non mes chéris, je suis là pour apprendre à me défendre. Alors frapper l'autre au cours d'une leçon, c'est ce qu'on nous demande si je ne m'abuse!

Enfin décidé à voir ce séjour sous un autre angle, je déverrouille avec détermination la porte et sors de là, conquérant Après un rapide état des lieux, je me rends compte qu'ils ont tous les deux effectivement quitté les lieux. J'observe rapidement l'état de mes bagages avant de réaliser qu'ils n'ont touché à rien. J'aurai pensé que, de la part de deux ces crétins complètement immatures, j'aurai eut droit à un bizutage d'arrivée. Il faut croire que je les ai surestimé. Bref, quoiqu'il en soit, j'ai une nouvelle demeure à visiter, un Reita a retrouvé car je n'ai pas eut mon quota pour la journée et deux gamins à surveiller de près.

Je me retrouve rapidement dans le couloir et tente de retrouver mes collègues et amis de la PSCompany. Je tombe sur la chambre du reste de mon groupe juste à côté, reconnaissant les affaires d'Uruha, Kai et Aoi. Ces derniers ont disparu, laissant derrière eux leurs bagages tel quel. Seul la guitare d'Aoi est sortie. Il a surement ressentit l'envie et le besoin de faire écouter à Uruha ses dernières trouvailles musicales. Je referme alors leur porte pour continuer mon investigation.

Avant de toquer au prochain numéro, j'hésite une seconde, ayant cru entendre des bruits suspects. Etant persuadé de ne pas avoir rêvé, je colle mon oreille contre le pan de bois pour m'assurer de la véracité de mes dires. Un son sourd se fait entendre, comme quelque chose qui tombe au sol et qui s'éparpille. Mon coeur s'accélère alors... Et si, derrière cette porte, je trouve le reste du groupe Dir en grey. Ne voulant pas prendre trop de risques, je pose ma main sur la poignée et la tourne lentement, sans faire de bruit. Là, j'entrouvre calmement la porte pour laisser mon regard balayer une partie de la pièce. Le bassiste des Alice nine, Saga, est appuyé contre l'un des bureaux de la chambre, la tête jetée en arrière, la chemise ouverte sur son torse offert. Au sol, des magazines ainsi qu'un radio-réveil éparpillé, comme venant de tomber. Je reporte mon attention sur le visage de Saga dont je ne vois que le menton et sa bouche légèrement entrouverte, laissant échapper quelques gémissements étouffés.

Sur son ventre plat, une main appartenant à une autre personne vient caresser sa peau douce avec insistance. De la où je suis, je n'arrive pas à voir totalement la scène, mais mon corps réagit déjà lentement à ce que mon cerveau imagine. Ne pouvant me retenir, j'ouvre davantage la porte pour découvrir les cheveux blonds de Reita si proche de ce corps offert. Je vois sa bouche venir embrasser la hanche dénudée de Saga qui relève la tête et m'apperçois, les yeux embués de désir. Il m'adresse un sourire pervers puis attrape Reita par les cheveux pour le faire remonter jusqu'à lui. Là, il lui chuchotte quelque chose au creu de l'oreille, chose que je n'arrive à comprendre de là où je suis. J'apperçois juste un hochement de la par de Reita qui me tourne le dos... Il attrape les hanches du bassiste offert pour le déplacer légèrement. Ainsi, au lieu d'avoir Saga face à moi, il est légèrement de profil ce qui me permet de voir son désir et Reita embrasser son torse en descendant petit à petit, faisant courir sa bouche avec une lenteur sadique. Une fois arrivé au niveau du bas ventre, mes yeux ne peuvent plus se détacher de cette langue qui joue avec ce sexe, mon subconscient me jouant des tours.

Je sens un liquide chaud glisser sous mon nez. J'y apporte instinctivement ma main et me rends compte que je saigne du nez. Par réflexe de survie, je referme rapidement la porte avec le plus de discrétion possible pour m'hôter cette vision des yeux et tenter de calmer mes propres ardeurs. Une fois dans le couloir, je tente de reprendre mes esprits et surtout de comprendre pourquoi j'ai eut autant de réaction face à cette scène. Est-ce de voir Saga en pleine extase ou est-ce les gestes de Reita qui m'ont le plus perturbés?

A bien y réfléchir, je recherche continuellement la présence de Reita. Au début, je ne comprenais pas pourquoi j'aimais tellement le voir jouer. J'ai pensé que... j'étais peut-être attiré par la basse, tout compte fait, et que mon premier instrument à savoir la batterie n'était peut-être pas réellement fait pour moi. Oui, mais je ne regarde pas les autres bassistes de la même manière. Je ne les écoute pas jouer aussi attentivement. Et j'ai réalisé depuis peu que je n'étais fasciné que par lui, uniquement son regard noir et doux concentré sur sa mélodie, son jeu.

C'est bien simple... Quand il joue, il vit. Et quand il vit, mon corps, mon esprit s'embrouillent d'une manière incontrôlable, incompréhensible. J'ai longuement essayé de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer. Peut-être que son jeu est tout bonnement unique à mes yeux, et que cela me touche énormément. Mais... cela expliquerait le fait que j'ai cette envie de le voir régulièrement au Lolita Café, uniquement lui et moi? Cela expliquerait-il le fait que ce séjour m'a énormément contrarié au point de perturber mon sommeil car, en réalité, il m'arrachait ces instants d'intimité avec lui...? Car il ne faut pas que je me voile la face trop longtemps: cela m'énerve, que dis-je, me rends hors de moi de côtoyer Kyo... Mais de ne pas pouvoir avoir Reita uniquement pour moi m'attriste.

Une fois dans le couloir, je me mets à accélérer le pas de peur que Saga ait l'idée de me rattraper pour me demander ce qu'il me prend de me barrer comme cela alors qu'il a bien vu l'effet qu'ils me faisaient. Bordel Reita, ne vois-tu pas que je ne me contrôle que difficilement à tes côtés?! Et toi qui ne voit rien... Et moi qui ne comprends rien à ce qu'il se passe dans mon corps. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me contrôler...? Et au lieu d'affronter les choses, au lieu d'essayer de mettre une bride à ces émotions, je fuis! Ah oui, c'est tellement mieux comme cela! Les choses sont tellement plus claires et faciles! C'est vrai, c'est bien connu que la fuite est le meilleur moyen pour mettre un terme à ses problèmes.

Putain, ce que je me déteste!

Dans ma fuite, je me retrouve dans une grande salle aménagée en salon. J'y retrouve le reste des The Gazette et les Dir en grey qui discutent sous forme de petits groupes. D'ailleurs, à mon entrée, Kyo se retourne en sentant ma présence et me foudroie du regard. Avec un sourire pervers, il me regarde attentivement de haut en bas ce qui me perturbe au point de sentir ma colère monter à nouveau.

«- Alors, finit de chialer comme un gamin...?

- Va te faire foutre. »

L'ensemble de l'assemblée se reporte sur nous et je vois Kyo avancer dangereusement vers moi, ondulent des hanches avec sensualité. Tellement contrarié par son comportement aguicheur, ces mots blessant, je ne fais même plus attention à ce qu'il se passe autour de moi, des mots que j'emploie.

Une fois à ma hauteur, il approche sa bouche de mon oreille pour prononcer juste assez fort ces mots que seuls moi puissent entendre.

« T'inquiète pas chéri, ton tour viendra aussi... »

A suivre...