Titre : Subjective Assessment

Auteur : walkandtalk

Résumé : Petits moments de la vie de Jim et Spock prouvant la logique de l'hypothèse de Senik, se passant entre le chapitre 7 et l'épilogue de Objective Data.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, l'histoire est celle de walkandtalk. Quand à l'univers de Star Trek, nous n'en sommes pas propriétaires.


Note de la traductrice : Bonjour ! Comme vous allez le voir, ce chapitre est un peu plus long que les précédents. En fait, certains OS s'étalent sur deux ou plusieurs chapitres, alors j'ai décidé de les réunir pour que vous n'aillez pas attendre trop longtemps pour des chapitres trop courts ! Certains m'ont demandé quand se passerait la rencontre entre Jim et les parents de Spock, elle arrivera dans deux jours promis :) En attendant, bonne lecture !


Chapitre 3:

T minus 94 days 10 hours 53 minutes

Pour la première fois en deux semaines, Spock et Senik rompirent le jeûne matinal sans la présence de leur humain.

« Où est Jim ? » Demanda Senik. C'était une règle sociale désormais habituelle venant du garçon qui appelait James Kirk Jim, que lorsque celui-ci n'était pas présent. Ce qui arrivait rarement.

Spock reposa son thé en expirant doucement.

« Il est rentré à son dortoir peu après que tu ne te sois retiré pour la soirée. » Dit-il sans se soucier de développer.

Senik ne pouvait être dissuadé facilement. « Ce comportement est irrégulier. Quel est l'instigateur de ce changement ? »

Spock plissa les yeux, suspectant Senik de, peut-être, procéder à une autre analyse secrète de ses choix de vie. « Inconnu. »

« Avez-vous un argument ? » Demanda Senik. « J'ai lu dans de nombreux textes que les relations humaines rencontrent souvent une inefficacité communicative, connue sous le nom de naissain matrimonial ou de querelle. La discorde relationnelle se produit souvent quand un ou les deux partenaires ne parvienne pas à décrire leurs – »

« C'était une simple divergence d'opinion. » Dit Spock, empruntant une phrase que sa mère utilisait parfois, lorsqu'elle et Sarek éprouvaient leurs propres moments d'inefficacité de communication. « Il pensait que ce serait préférable qu'il prenne du repos dans sa propre chambre. »

« Vous devez vous excuser. » Dit solenellement Senik.

Spock sentit une étincelle de gêne et tourna son attention vers les œufs brouillés dans son assiette. Il n'avait jamais pensé préparer un jour des œufs brouillés jusqu'à ce qu'il rencontre Jim. Il n'avait jamais imaginer beaucoup de choses avant Jim. Ce qui était sans doute le nœud du problème.

« Le point de désaccord ne t'impliquant pas, et ta présence n'ayant pas été constaté lors de l'échange verbal, je ne vois pas comment tu es arrivé à la conclusion que j'étais en faute. »

Senik se recula sur son siège, comme s'il était satisfait. « C'est la conclusion la plus logique. »


Jim était assis dans le bureau d'aide du Laboratoire de traitements de données Astrométriques, affalé sur son siège, essayant de lire les enquêtes planétaires des civilisations du Quadrant Alpha. Il était fatigué, à cause du manque de sommeil. Il était de mauvais humeur, à cause du manque de nourriture. Et il était frustré parce que les mots sur l'écran n'avaient aucun sens pour lui, les paroles échangées la veille détournant son attention d'eux.

- Tu as honte de nous ?

- Pas honte, non.

Avant qu'il ne puisse laisser ses souvenirs le hantaient à nouveau, l'objet de sa colère apparut à la porte du laboratoire.

Jim se détouna, reconnaissant son amant dans ses habits noirs d'instructeurs. Spock avait l'air tendu, les mains jointes derrières le dos.

« Bonjour. » Dit tout simplement Jim, ne bougeant pas.

« Jim. » Lui retourna-t-il en guise de salutation.

- Jim, notre relation est la notre.

- C'est la notre, mais je ne pense pas que ce soit un secret d'Etat. Je pense que je mérite au minimum d'être évoquer devant tes parents.

- Il n'y a pas de corrélation entre ta valeur et les sujets de conversations que j'ai avec mes parents. J'essayais de garder notre relation privée jusqu'au moment approprié.

- Eh bien, nous ne voudrions pas boulverser ton calandrier prévu concernant cette relation. Peut-être pourrais-je savoir combien d'années je vais devoir attendre avant que tu ne commences à discuter avec mes amis, histoire d'être préparer. Ce sera avant ou après que tu m'ais permis de rentrer chez toi ? Je vais désormais devoir attendre comme chien dehors jusqu'à ce que Senik ou toi vous n'arriviez ?

« Je pensais que ton quart était terminé. » Dit Spock, maladroitement debout au milieu de la pièce, à plusieurs mètres du bureau d'aide.

« Ils m'ont demandé de rester deux heures de plus. » Répondit Jim.

« Je vois. » La voix profonde de Spock contenait une certaine émotion non-définie. « Puis-je revenir une fois ton quart terminé ? »

Jim fit un signe vers la pièce vide. « Dis ce que tu as à dire, je ne suis pas particulièrement occupé là. »

Spock regarda autour de lui et capitula. « Je suis venu te présenter mes excuses. » Déclara-t-il. « Je n'aurais pas dû dire ce que j'ai dis. »

- Je suis pas satisfait par cette conversation.

- Pas satisfait ? Eh bien, peut-être que nous devrions simplement y mettre fin.

- Ce serait pour le mieux.

- Bien !

Un silence étouffant s'installa et Spock fixa Jim attentivement, comme s'il essayer de déterminer son comportement grâce à des équations mathématiques complexes. Il finit par se diriger vers lui et s'approcher du bureau.

« Jim, en repensant à nos paroles de la nuit dernière, je me rends compte que j'ai peut-être mal interprété quelque chose – un grand nombre de chose – dans ce que tu as dit. Sommes-nous toujours engagés dans une relation amoureuse ? »

Jim cligna des yeux comme un hibou. « Oui, je pense. »

Spock laissa échapper une inspiration qu'il ne se souvenait pas avoir retenu. Spectacle étrange de la part de son petit-ami stoïque, pensa l'humain.

« Je ne voulais pas y mettre fin. » Dit doucement Jim. « Je voulais simplement du temps pour y réfléchir. »

« Tu as trouvé la séparation temporaire utile ? » Demanda Spock.

Les lèvres de Jim se retroussèrent. « Pas particulièrement. »

« Nous devrions peut-être essayer de communiquer à nouveau. » Suggéra Spock en espoir.

Jim eut un petit sourire et hocha la tête, et le Vulcain prit cela pour un encouragement pour commencer.

« Je comprends maintenant que ma réticence à parler à ma famille de notre relation était directement liée à mes propres attentes culturelles des relations formelles. Je ne voulais pas te présenter comme mon compagnon tant que nous nous étions pas entendus sur cet engagement. Nous sommes actuellement dans une période de parade nuptial, et la résiliation à ce stade est fréquent chez les humains. Si je devais faire face à la fin de notre relation, je voulais le faire en privé, ne pas décevoir mes parents. »

« Alors, tu ne voulais pas que tes parents le sachent si tu venais à te faire larguer. » Traduit Jim.

« Ce serait leur causer beaucoup d'anxiété. » Ajouta Spock. « Comme cela s'est passé la dernière fois. »

Jim fronça les sourcils, et se souvint de l'histoire que Spock lui avait un jour raconté sur un engagement d'enfance avec T'Pring, qui ne s'était finalement pas terminé devant l'autel. Un tel déshonneur pour un Vulcain.

« Si cette situation, ou mon manque d'attention envers tes besoins sociaux, t'ont blessé, je t'offres mes plus sincères excuses. Je suis prêt à rencontrer tes amis, car c'est important pour toi. » Dit Spock.

Son expression sincère fit culpabiliser Jim.

« Je dois moi aussi te demander pardon. » Déclara-t-il. « Je n'aurais pas dû dire toutes ses choses non plus. Je ne t'ai jamais dit que ça me dérangeait, et je ne devais pas m'attendre à ce que tu sois télépathe. » Devant le haussement de sourcils de Spock, Jim ajouta : « ou m'attendre à ce que tu utilises tes capacités de télépathe sur moi sans ma permission. »

« Tes excuses sont acceptés. » Dit Spock, les mains toujours croisées derrières le dos. « Je t'ai apporté un témoignage de ma sincérité. » Expliqua-t-il en montrant finalement ses mains, une petite boîte en bois au creu de ses paumes. « Ce serait un grand honneur si tu acceptais. »

Si Jim se mit à paniquer un moment, il estima que c'était justifié. Ça ressemblait fortement à une de ces petites boites, après tout. Jim tenta de faire abstraction de cette pensée et accepta la boite. Il ouvrit le couvercle pour trouver une clé en argent brillant, que les humaines utilisaient autrefois pour ouvrir et verrouiller les portes. Il regarda Spock, perplexe.

« C'est purement symbolique. J'ai supposé que tu apprécierais le sentiment. » Dit Spock, un soupçon d'incertitude dans la voix.

« Tu m'as donné la cclé de ta maison ? » Demanda Jim. Spock acquiesça.

Jim s'avança et attrapa Spock par le revers de son uniforme pour l'entraîner dans un baiser passionné.

« Tu es adorable. » Murmura-t-il.

Spock leva un sourcil, mais ne fit aucun commentaire.