Bonsoir ~ Voici le troisième chapitre de Seconde Chance, en espérant qu'il vous plaise ! Aussi, je vais traiter des sujets pas particulièrement joyeux, je tiens à le rappeler. Je remercie ceux qui ont mis cette histoire en favori ou qui la suivent, ça me touche vraiment !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Haruichi Furudate-san ~
Shiratorizawa était connu comme l'un des lycées les plus difficiles d'accès du Japon, rares étaient les élèves acceptés au sein de cet établissement. Et pourtant, il suffisait de répondre à l'un des trois critères qui pouvait vous assurez une place dans ce lycée prestigieux pour y parvenir.
Le premier était l'argent. La plupart des élèves étaient issus des familles les plus riches du Japon et le directeur n'en avait que faire des notes de ces personnes-ci, du moment qu'elles lui rapportaient énormément d'argent grâce aux dons. Bien sûr, c'était un petit plus si les héritiers de ces familles combinaient ce critère avec un autre.
Le deuxième était bien évidemment l'intelligence. Il n'était pas inhabituel de trouver des élèves boursiers dans l'établissement, à condition qu'ils frôlaient le génie.
Enfin, le troisième était le sport. Mais là, les élèves acceptés étaient plus rares. Si le directeur ne voyait pas en eux un moyen de donner une bonne image à son lycée, il ne voyait aucun intérêt de prendre des sportifs sans capacités. C'est pourquoi, seuls les meilleurs des meilleurs avaient la chance d'obtenir une bourse grâce à l'option sport. Et le club le plus populaire de Shiratorizawa était sans conteste le club de volley-ball qui regroupait une dizaine de joueurs incroyables.
Hélas pour lui, Sawamura Daichi ne correspondait à aucun de ces critères. Il était issu d'une famille pauvre, dans laquelle il avait vécu la misère, n'avait pas une intelligence au dessus de la moyenne. Quant à sa capacité sportive, bien qu'impressionnante, ne pouvait rivaliser avec celle de joueurs comme Ushijima ou encore Bokuto. Et cela l'agaçait grandement. Shiratorizawa avait toujours été son principal objectif. Il avait voulu montrer à sa famille que même sans eux, il pouvait amplement se débrouiller et entrer dans la plus prestigieuse école du Japon. Daichi avait même fait appel à son ami d'enfance, Sugawara, pour l'aider à intégrer le lycée. Mais cela s'était soldé par un échec total, au contraire de Suga qui avait reçu avec étonnement une bourse due à ses notes plus que parfaites. Dire que Daichi avait été jaloux était un doux euphémisme. Mais il avait trouvé sa réaction purement égoïste et avait fini par se réjouir de la réussite de son ami. Ami qui, au fil des mois, était devenu bien plus.
Leur relation avait débutée en première année de lycée, peu après la rentrée de printemps. Il faillait dire qu'au départ, le lien qui unissait les deux adolescents semblait indestructible. Daichi s'était rendu compte que ses sentiments pour le gris avait pris de plus en plus d'ampleurs et qu'il avait fini par en tomber véritablement amoureux, ce qui était réciproque. Mais en deuxième année, tout avait changé. Daichi avait pris conscience qu'être dans des lycées différents n'était pas un avantage pour son couple, loin de là. Un soir, à la sortie du lycée, il était venu récupérer Suga pour l'inviter à passer le week-end chez lui mais c'était aperçu que ce dernier n'était pas seul. Un autre adolescent, Morisuke Yaku, était en train de discuter avec lui. Et leur proximité avait rendu Daichi vert de jalousie. Une seule pensée avait traversé son esprit à cet instant : Ne t'approche pas de ce qui m'appartient.
Dès lors, Daichi s'était mis en tête de surveiller les moindres faits et gestes de son petit-ami. Or, il ne savait pas comment s'y prendre. Ce fut Oikawa qui lui offrit une solution. Par il ne savait quel moyen, le Grand Roi avait pris connaissance de son existence et s'était empressé de venir le retrouver pour lui proposer un marché : Sawamura devait l'autoriser à embêter un peu son petit-ami et, en échange, Oikawa le prévenait au moindre contact qu'entretenait Suga avec un autre homme. Daichi avait vu là une opportunité à ne pas gâcher. Il ignorait ce que Oikawa faisait subir à son petit-ami, mais cela lui importait peu tant qu'il avait l'intime conviction que le gris lui appartenait entièrement et qu'aucun autre homme ne pouvait l'approcher.
Pourtant, le message qu'il avait reçu, quatre jours auparavant, l'avait plongé dans une rage folle. « Dai-chan ~ Il semblerait que ce cher Suga ait pensé à te remplacer. Il s'est lié d'amitié avec un certain chat noir et un hibou un peu trop enjoué à mon goût d'après les dires d'un de mes informateurs... Je suis désolé pour toi ~ ». Il ignorait ce que ce Oikawa entendait par « chat noir » et « hibou enjoué », mais cela ne lui disait rien qui vaille. Daichi soupira puis inspira profondément alors qu'il attendait face à la porte d'entrée. Aujourd'hui, Suga devait le retrouver pour passer le week-end chez lui, comme à leur habitude. Et il devrait avoir une longue conversation avec son petit-ami.
Sugawara souriait. Il ne savait pas depuis combien de temps sourire aussi naturellement ne lui était pas arrivé. Et la cause se résumait à deux noms : Kuroo et Bokuto. Il avait été grandement surpris quand le noiraud avait proposé qu'ils se mettent en groupe tous les trois, au vu de sa réputation. Quand on savait qu'il était la victime de Sa Majesté Oikawa, on préférait l'éviter que d'avoir des problèmes avec lui. Alors l'initiative de Kuroo avait été plus que étonnante. Mais il ne regrettait pas d'avoir accepté. En quatre jours, il avait pu en apprendre un peu plus sur ces deux adolescents si étranges.
Kuroo, contrairement à ce qu'il avait pensé la première fois, était quelqu'un de très attentionné, mais seulement avec ceux qu'il considérait comme ses amis, et, plus particulièrement avec Kenma, son ami d'enfance. Aussi, c'était quelqu'un d'amusant et de sarcastique qui n'avait de cesse de donner le sourire à Sugawara. Et puis, il fallait l'avouer, le noiraud avait tout de même un charme irrésistible. Bokuto, quant à lui, paraissait très enfantin à côté de son meilleur ami mais était doté d'une extrême gentillesse. Il s'adressait à lui comme s'ils étaient des amis de longues dates et ne le jugeait jamais quand il s'exprimait. Bon, évidemment, Suga avait été un peu surpris de « l'emo mode » de Bokuto, qui survenait assez régulièrement quand le joueur de volley ratait quelque chose. Mais à chaque fois, Akaashi parvenait à lui faire reprendre confiance en lui. Akaashi. Même si Suga parvenait à s'entendre avec les trois autres du groupe, entre Akaashi et lui, c'était une autre histoire. Il lui semblait que le plus jeune n'acceptait pas sa présence et il croisait souvent son regard empli de dégoût. Cependant, Suga ne s'en était pas plaint, ne voulant pas se mettre à dos ses nouveaux amis. Et puis, ce n'était pas comme s'il n'était pas habitué aux regards de ce genre.
Le jeune homme se stoppa face à la porte d'entrée de son petit-ami et prit une profonde inspiration. Il espérait que Daichi était de bonne humeur afin de ne pas gâcher la joie que lui avait procuré ses quatre derniers jours. Jusqu'ici, même les insultes virulentes d'Oikawa à son égard n'avait pas entaché sa bonne humeur, mais avec son petit-ami, c'était une autre affaire. Il frappa timidement à la porte et celle-ci s'ouvrit à la volée. Sugawara croisa les deux orbes furieuses de Daichi et perdit aussitôt son sourire. Son petit-ami s'empara avec force de son bras, peu inquiet de lui faire mal et referma la porte dans un claquement. Soudain, un main s'abattit sur son visage, laissant sur son passage une marque sombre. Les larmes commencèrent à monter aux yeux du gris. Mais qu'avait-il bien pu faire pour mériter ça ? Un nouveau coup, cette fois dans le ventre, le fit tomber à terre. Les coups s'enchaînèrent de plus en plus avant de s'atténuer. Sugawara était toujours au sol, en pleurs. En voyant l'état du gris, Daichi se pencha sur lui avec inquiétude.
-Oh mon dieu, Koushi, je suis désolé, si désolé ! Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, je te promets que cela ne se reproduira plus, je t'en supplie, pardonnes-moi ! Mais te savoir ami avec d'autres hommes que moi me terrifie... Et si un jour tu venais à me quitter ? Je n'ai plus que toi Koushi, je suis désolé, tu es tout ce qu'il me reste, je t'aime, je ne te referais plus de mal. Oh je t'aime tellement Koushi, pardon...
-Ce... Ce n'est rien Daichi, sanglota Sugawara en se recroquevillant, ce n'est rien...
-Assure-moi que tu ne me quitteras pas, que tu ne partiras pas pour un autre homme... JURE-LE MOI KOUSHI !
-C'est promis, Daichi, c'est promis... Je t'aime.
Depuis longtemps, ces trois mots n'avaient plus aucun sens pour Koushi. Il avait aimé Daichi, et ce, sincèrement. Mais la jalousie de ce dernier l'avait détruit. Il savait que les promesses de Sawamura n'étaient que des promesses en l'air, après tout, ce n'était pas la première fois qu'il le battait pour ensuite lui assurer que jamais plus il ne le recommencerait. Mais Suga restait à ses côtés, car, comme l'avait énoncé son petit-ami, il n'avait plus que lui. Et Sugawara ne pouvait se résoudre à l'abandonner, quand bien même il le faisait souffrir. Après tout, Daichi n'en restait pas moins son ami, son tout premier ami, le seul qui l'ait jusqu'à présent compris. Il tressaillit lorsqu'il sentit deux bras puissants l'entourer mais se laissa faire, peu désireux de se recevoir de nouveaux coups. Sugawara ferma les yeux. Désolé Kuroo, désolé Bokuto, mais il va mieux falloir que je ne vous approche pas davantage...
-Hey ! Hey ! Hey ! Akaashi !
Akaashi soupira à l'entente de la voix surexcitée de son senpaï mais ralentit l'allure pour permettre à Bokuto de le rattraper. Ce dernier venait de finir les entraînements de volley mais ne semblait pas aussi joyeux qu'à son habitude. Akaashi fronça les sourcils. Il examina un instant son ami avant de découvrir sur sa nuque une marque violacée. En captant le regard de son cadet, Bokuto s'empressa de cacher la marque.
-Qui t'as fait ça, Bokuto-san ?
-P... Personne ! Je me suis pris la porte de mon casier !
-Bokuto-san, grinça Akaashi d'un ton menaçant.
-C'est Ushijima...
Au fond, le plus jeune s'en doutait. Tout au long des quatre jours qui s'étaient écoulés, il avait attendu avec inquiétude une intervention d'Oikawa contre ses deux amis. Et la voilà finalement. Il aurait du s'en douter que ce serait Ushijima qui s'en chargerait. Et tout ça était de la faute de Sugawara. Dès le départ, Akaashi avait su que ce serait une mauvaise idée de l'intégrer au groupe, mais comme d'habitude, Kuroo n'en avait fait qu'à sa tête et leur avait imposé Sugawara. Enfin, Akaashi semblait être le seul que ça dérangeait véritablement. Mais il ne pouvait s'empêcher de détester le gris. Traîner avec lui était synonyme de soucis, et il ne voulait, pour rien au monde, que son aîné soit impliqué dans ses histoires. Même s'il ne l'avouerait jamais à voix haute, Bokuto avait une certaine importance dans son cœur. Il était sans doute celui qui se rapprochait plus d'un meilleur ami pour le brun. Alors, il était normal qu'Akaashi veuille que son ami puisse terminer son année sans problème. Mais voilà, maintenant que Sugawara était avec eux, ce n'était plus possible.
-Akaashi ? A quoi tu penses ? Tu as l'air énervé... C'est ma faute ?
-Non Bokuto-san, ce n'est pas de ta faute. Le seul responsable est Sugawara-san.
-Tu ne l'aimes pas, hein, chuchota tristement Bokuto d'une voix enfantine.
-Non, je ne l'aime pas.
Le fait qu'il n'apporte que des malheurs n'était pas la seule raison de cette haine qu'éprouvait Akaashi à l'égard du gris. Son orientation sexuelle jouait aussi en sa défaveur au yeux du plus jeune. Venant d'une des plus grandes familles du Japon, Akaashi avait toujours été éduqué de façon à correspondre à l'image parfaite que s'attendait à voir la société du futur héritier des entreprises Akaashi. Par conséquent, l'homosexualité était un sujet tabou dans sa famille. Depuis tout petit, on lui avait enseigné qu'une relation entre deux personnes du même sexe était contre-nature, que c'était une maladie impossible à soigner et qu'il fallait juste considérer les personnes comme « ça » tels des parias de la société. C'est pourquoi, Akaashi aimait encore moins Sugawara. Pour lui, un individu dans son genre ne devrait pas imposer comme il le faisait sa sexualité aux yeux de tous.
-Je ne comprends pas, vous vous ressemblez un peu pourtant, vous êtes aussi discret l'un que l'au-
-Ne me compare pas à quelqu'un comme lui, Bokuto-san ! Ce n'est pas un compliment de se savoir ressemblant à une erreur de la nature !
-C'est ce qu'il est, une erreur de la nature, à tes yeux, demanda Bokuto, soudainement plus sérieux.
-Oui, lui comme tous les autres de son genre.
Bokuto baissa la tête à l'entente de cette phrase et s'excusa auprès d'Akaashi avant de partir en courant en direction de chez lui. Il voulait s'enfuir loin, loin de ce regard dégoûté que ne cessait d'afficher son cadet lorsqu'il mentionnait les homosexuels, loin de cet adolescent qui faisait battre son cœur et de qui il était tombé fou amoureux, loin de cet ami qui ne le serait plus s'il venait à découvrir sa véritable orientation sexuelle. Bokuto en venait parfois à détester ce qu'il était, à se trouver anormal. Et c'était des gens tel que Akaashi ou Oikawa qui renforçait ce sentiment de honte.
Quand il arriva chez lui, Bokuto se précipita dans sa chambre et se jeta sur son lit pour déverser toute sa peine. Il n'en pouvait plus de tout ça, il n'arrivait plus à cacher celui qu'il était réellement... Il prit son portable, prêt à composer le numéro de celui qu'il considérait comme son frère de cœur, mais se ravisa. Bokuto ne voulait pas embêter Kuroo avec ses problèmes, le noiraud avait déjà suffisamment de mal à gérer les petites humiliations que lui faisait subir Oikawa depuis quelques jours... Il reposa son portable mais celui-ci vibra aussitôt, faisant sursauter le décoloré. « Pardon Bokuto-san, je ne sais pas ce que j'ai dit qui ait pu te vexer, mais je le regrette. J'espère que tu ne m'en voudras plus demain... Bonne nuit. - Keiji ».
-Tu es vraiment un idiot, Akaashi, sanglota le plus vieux avant de s'endormir.
Le lundi suivant, Kuroo s'étonna de voir son meilleur ami déprimé. Il avait bien tenté à plusieurs reprises de lui remonter le moral, le complimentant sur le fait que sa coiffure ressemblait toujours autant à celle d'un hibou, en vain. Bokuto ne prononça pas un mot de la matinée. Même Akaashi avait essayé de lui parler, mais rien à faire, le plus jeune ne faisait qu'empirer son état. Le noiraud avait passé la dernière heure de cours avant la pause de midi à alterner son regard entre Sugawara et Bokuto.
Le premier ne lui avait pas rendu son salut quelques heures auparavant et s'était contenté de l'ignorer, à la plus grande incompréhension de Kuroo. Il avait bien retenté de lui reparler entre deux cours, mais le gris semblait l'éviter pour une raison qui lui échappait. Avait-il fait quelque chose de mal ? Le deuxième, de son côté, était toujours plongé dans une profonde dépression et Kuroo remarquait parfois ses yeux se recouvrir de larmes. Mais bon sang, que leur arrivaient-ils à tous ce matin ? Lorsque la pause de midi arriva enfin, Kuroo vit du coin de l'œil Sugawara partir précipitamment de la classe. Même s'ils s'étaient plus ou moins rapprochés cette dernière semaine grâce au projet, Sugawara avait toujours refusé de déjeuner avec eux à l'heure de midi.
Décidé à mettre les choses aux clairs, Kuroo s'empara du col de Bokuto et partit à la recherche du gris. Il croisa en chemin Kenma et Akaashi mais leur demanda de ne pas les attendre cette fois-ci, ce qui les déconcerta un instant. Kuroo ignorait où pouvait se trouver Sugawara. S'il voulait manger seul sans être dérangé, où irait-il ? Sur le toit. Le toit était strictement interdit aux élèves, sous peine de renvoi. C'est pourquoi, on n'y trouvait en général personne. C'était donc l'endroit idéal pour pouvoir être au calme, sans peur d'être dérangé. Il s'y précipita, un Bokuto un peu mou à sa suite, et s'arrêta devant la porte entrouverte. Des voix s'y échappaient et elles n'étaient pas totalement inconnues aux oreilles du noiraud. Tiens, tiens, si ce n'est pas Chibi-chan et le Petit Roi que j'entends là... Kuroo ouvrit grand la porte et découvrit une scène à laquelle il ne s'attendait pas.
Là, assis non loin des grilles de sécurités, se trouvaient trois adolescents. Le plus jeune, Hinata Shoyo, était installé sur les jambes croisées en tailleur de Sugawara, tandis que face à eux se tenait un Kageyama Tobio un peu énervé. Mais ce qui l'interpella le plus ce fut l'expression tendre, presque paternelle, qu'avait Sugawara lorsqu'il regardait les deux secondes. Kuroo connaissait bien ce duo étrange que formait Hinata et Kageyama étant donné qu'ils faisaient partis des rares secondes à être inscrits dans l'équipe de volley du lycée. Le Petit Roi pour ses passes de génie et Chibi-chan pour sa détente et sa vitesse surnaturelle.
Quand les trois adolescents remarquèrent leur présence, Kuroo aperçut une lueur de peur s'inscrire dans le regard des plus jeunes, avant de s'envoler aussitôt pour Hinata quand il vit Bokuto.
-Bokuto-senpai, cria le rouquin en sautant sur le joueur en question pour lui faire un câlin.
-Hey ! Hey ! Hey ! Comment va mon disciple préféré, répondit Bokuto en ébouriffant les cheveux d'Hinata, regagnant par la même occasion un peu de sa joie habituelle.
Au volley, Hinata avait été pris pour cible par ses aînés qui lui enviait un peu son talent alors qu'il était plus petit qu'eux. Bokuto, ne supportant pas ça, avait décidé de prendre le rouquin sous son aile, éloignant les plus âgés qui ne voulaient pas se retrouver confrontés à Bokuto. Depuis, tous deux s'étaient extrêmement rapprochés et Kuroo ne doutait pas un instant que Hinata considérait son ami comme un grand frère qui était toujours là pour le protéger.
-Que faites-vous là, Kuroo-san, Bokuto-san, questionna Sugawara en fronçant les sourcils.
-Je te cherchais, Suga ! Tu m'as évité ce matin et je voulais en savoir la raison. Mais je ne savais pas que je te trouverais en compagnie de ces deux-là.
-Si c'est pour humilier Sugawara-senpai, tu peux partir, Kuroo-san, rétorqua Kageyama avec hargne.
-Ce n'est pas mon attention, mini-roi.
Kageyama grogna au surnom mais détourna simplement le regard. Kuroo vit Sugawara soupirer puis sourire tristement avant de les inviter, lui et Bokuto, à manger avec eux. Contrairement aux habituels repas que partageait Kuroo avec ses amis, celui-là avait été particulièrement bruyant et animé. Mais l'ambiance qui régnait lui plaisait grandement. Il aurait voulu interroger Sugawara sur la raison pour laquelle il l'avait évité tantôt, ou encore sur pourquoi il mangeait avec Hinata et Kageyama, mais se retint. Il aurait ses réponses, mais pour cela, il fallait laisser du temps au gris à apprendre à lui faire confiance. La sonnerie marqua la fin du repas, et ce fut sur une promesse de revenir manger avec eux, en compagnie de Kenma et Akaashi, que partirent les deux plus âgés en cours, rapidement suivi de Sugawara qui prenait soin de mettre une certaine distance entre eux. Oui, pour l'instant, Kuroo ne comprenait pas le comportement du gris auquel il avait fini par s'attacher durant ces sept jours, mais il finirait par y parvenir, et ce, bien avant la fin des deux prochaines semaines.
