Le troisième chapitre tant attendu (ou pas). Je sais que le "rapprochement" S/M est un peu rapide mais c'est sans compter sur l'ego de chacun, donc y a encore du boulot :) en tout cas, n'hsitez pas à me donner vos avis en reviews (négatives ou positives, tant que ça m'aide un peu). Voilà, bonne lecture (j'espère)


Le lendemain matin, la brune fut réveillée par une voix douce qui susurrait son nom. Madison ouvrit ses yeux et fut aveuglée par la lumière. Elle se releva difficilement et jeta un coup d'œil autour d'elle. Apparemment elle s'était endormit dans la salle commune et n'en avait pas bougé. A ses côtés Lily la regardait d'un air bienveillant.

- Merde, il est quelle heure ?

- L'heure de te magner et d'aller te changer avant que les cours commencent.

Madison s'aperçut que, malgré le ton pressant de son amie, la salle commune était encore vide. Lily était encore en pyjama à vrai dire, donc il ne devait pas être très tard. Mais la brune ne dit rien et se contenta d'aller dans son dortoir en baillant de toutes ses forces. Au fur et à mesure qu'elle se préparait, les évènements de la veille lui revenait en tête. Chemise. Le pari. Collants. Avec Black. Jupe. Deux semaines. Pull. Esclave durant un mois. Chaussures. Joshua. Coiffure. Ses parents. Lorsqu'elle fut fin prête, tout était tellement mélangé dans sa tête qu'elle commençait à faire n'importe quoi. Elle essaya de mettre son balai dans son sac de cours avant de se rendre compte que ce n'était pas son livre de métamorphoses. Elle réussit tout de même à redescendre sans avoir blessé quelqu'un. Voyant la tête de son amie, Lily essaya du mieux qu'elle put de lui remonter le moral.

- Aller Maddie, t'inquiète pas. Je suis sûre que ça va aller. T'es mignonne, je vois pas pourquoi tu ne trouverai personne.

- C'est surtout que je ne connais personne.

- Simple obstacle. Louise en connait bien une bonne centaine, tu trouvera l'heureux élu là dedans.

- Mouais.

Peu convaincue, la jeune brune tenta au moins d'adopter un air indifférent. « Je ne veux pas faire cette joie à Black. » Lorsqu'elle arriva dans la Grande Salle, elle vit que les quatre Maraudeurs parlaient à voix basse, et elle alla s'assoir le plus loin possible. Elle rendit tout de même son sourire à Rémus qui paraissait fatigué.

- Peut être qu'il a oublié, fit-elle pleine d'espoir.

- A ta place j'y compterai pas trop Maddie, Black est connu pour ne jamais oublier un pari. Enfin d'après Thomas Gootman.

- Je vais me tuer Lily.

Elle se servit une tartine de pain qu'elle grignota du bout des dents, cherchant un moyen de se sortir de cette galère, sans mettre fin à ses jours ou à ceux de Black. Mais elle n'en trouva aucun. Il fallait qu'elle trouve un petit ami, c'était sa seule chance.

- Alors Sinclair, tu veux pas abandonner ? La nuit ne t'a pas porté conseil ?

La brune se retourna lentement et lança un regard noir à un Sirius Black beaucoup mieux levé que la veille.

- Black, tu me gâches déjà la vie tous les jours, ne viens pas gâcher en plus mon petit déjeuner.

Mais apparemment, ce n'était pas une bonne excuse pour qu'il parte car il s'assit très délicatement « Dénotez l'ironie » à côté de la brune. Il se servit ensuite une part de gâteau « A cette heure ci, beurk » qu'il engouffra dans sa bouche avant de reprendre.

- Sinclair, je sais que je suis le soleil de tes jours et de tes nuits.

- Y a pas de soleil la nuit Black.

- Très drôle, tu sais bien ce que je veux dire.

- Non, je ne sais pas alors dégage.

Mais il ne bougea pas du banc, regardant Madison avec un sourire qu'elle n'aimait pas beaucoup. Alors elle se retourna et entama une conversation avec son amie rousse, sans prêter plus d'attention à Sirius que si il avait été une bouse d'hippogriffe. Finalement, les deux filles se levèrent, suivies de près par les Maraudeurs. Apparemment Sirius avait convaincu ses amis de l'aider à pourrir la vie de Madison « Rémus, sale traître. » Bientôt, Lily fut accosté par un James visiblement prêt à revenir à l'attaque. Quand à Madison, elle n'adressa pas un mot à qui que ce soit jusqu'à la salle de métamorphose. Elle ne parla pas plus lorsqu'ils entrèrent, et n'ouvrit pas plus la bouche lorsque les deux filles s'assirent sur un banc, toutes deux énervées. Deux rangs devant, le cou de Sirius lui apparaissait comme facile à étrangler, et elle passa toute l'heure du cours à penser aux façons les plus discrètes de se débarrasser de lui. La sonnerie retenti plus vite que d'habitude « Ça aide quand on pense à éliminer cette erreur de la nature » et les deux filles sortirent en trombe de la salle, évitant du mieux qu'elles le pouvaient les quatre garçons.

- Par la culotte à pois de Salazar, je ne le supporte plus !

- Je sais Lily, je sais. Il te colle comme … non, y a rien de comparable à ça.

- Il ne comprend pas quand on dit non ?

- Ils sont pas habitués, c'est tout. Ils pensent que tout va leur tomber dans la main.

- Et bah ils se trompent !

La mauvaise humeur de Lily dura toute la matinée, mais de toute façon Madison n'était pas d'humeur plus joyeuse elle non plus. Elle était en état de zombie à vrai dire. Elle pensait aux garçons qu'elle pouvait approcher mais ses listes étaient souvent très courtes. La sonnerie qui indiqua l'heure du déjeuner fut une libération pour elle, et elle se précipita hors de la salle, courant presque jusqu'à la Grande Salle. Lily était derrière elle lorsqu'elle pénétra dans la salle, cherchant des yeux sa verte préférée. Elle la vit, entourée de sa bande habituelle. « Bon, j'y vais, j'y vais pas ? J'y vais pas, j'y vais ? » Mais Lily ne lui laissa pas le temps de faire demi-tour. Elle lui attrapa la main et se précipita vers la table des verts et argent.

- Maddie ! Lily ! Qu'est ce que vous faites là.

Le sourire éclatant de Louise contrastait fortement avec les regards noirs des autres verts, regards que la jeune rouge ne se priva pas de rendre, avec les intérêts.

- Et bien, Madison a un petit problème, et on a besoin de toi, répondit Lily, légèrement gênée. Après tout, elle était née moldue, est tout le monde savait que les verts et les moldus, c'était une longue et grande histoire d'amour.

- Ah, je vois. J'arrive alors.

Elle se leva, rejetant sa longue chevelure châtain derrière elle et suivit les deux rouges. Madison lança un dernier regard tueur derrière elle, puis se dirigea vers l'entrée de la Grande Salle. Elle ignora royalement quelques personnes, de toute façon trop plongée dans ses pensées.

- Alors, qu'est ce qui ce passe ?

- Madison a …

- LOUISE JE SUIS MORTE !

Les deux autres filles furent momentanément sous le choc, tandis que Madison semblait sur le point de se ronger les ongles jusqu'au sang.

- J'ai fait un pari avec Black. Oui, Sirius Black, ajouta-t-elle devant l'air surpris de la verte. Faut que je me trouve un mec dans les deux semaines à venir, où sinon je serai son esclave pendant un mois. FAUT QUE TU M'AIDE, MA VIE EST FOUTUE

- Calme toi Maddie.

- J'essaye, répliqua-t-elle, au bord des larmes.

- Donc si je comprend bien, il te faut trouver un petit-ami en deux semaines. Mmmmh.

- Je vais me tuer, adieu monde cruel.

- Mais arrête, c'est pas si difficile que ça.

- Facile à dire pour toi, t'as tous les mecs que tu veux. Mais moi, regarde moi bien s'il te plaît, j'ai une tête à avoir un petit-ami par semaine ?

- Arrête de dire n'importe quoi, tu es très jolie. Bref, c'est possible à faire. On arrange vite fait ça, elle toucha les cheveux bruns de Madison, un peu de maquillage là, elle montra ses yeux, et le tour est joué. Je te présente deux trois amis, et hop hop hop, tu gagne ce pari, Black est ridiculisé et toi victorieuse. Parfait non ?

Elle souriait de toutes ses dents, et Lily fit un signe de tête en signe d'approbation.

- Tu crois que c'est possible ?

- Bien sûr que oui ! Rendez-vous ce soir devant votre salle commune. Ramène moi toutes tes trousses de maquillage, je fais deux trois bricoles, et hop c'est dans le sac. Et demain t'as un petit-ami. Je suis un génie, ne me remercie pas.

Mais Madison était déjà en train de sauter au cou de Louise. Son moral remontait en flèche.

- Maddie, tu m'étouffe.

- Désolée.

- Bon aller, moi j'y vais. Ce soir, 18h devant votre salle commune. Et ne me faites pas attendre hein.

La jeune rouge regarda la verte repartir dans le sens inverse. Elle faisait confiance à Louise. Si elle lui avait dit que c'était possible, c'était possible. Plus heureuse, Madison attrapa le bras de Lily et entra de nouveau dans la Grande Salle pour prendre son déjeuner. A vrai dire, elle avait véritablement une faim de loup. Et en parlant de loup, Rémus rentrait à son tour dans la salle, accompagné de ses trois amis. La rousse baissa la tête afin que Potter ne la voit pas, mais c'était peine perdue. Il vint s'assoir à côté d'elle, et Madison leva les yeux au ciel. « Il va jamais lâcher l'affaire ? »

- Madison.

- Mmmh ?

La brune se retourna pour faire face à Rémus. Vu d'aussi près, il avait l'air vraiment fatigué. Ses paupières semblaient vouloir se refermer d'elles même, ses yeux étaient cernés et il avait la voix pâteuse.

- Dis moi Rémus, c'est quand même pas bientôt la ple... commença-t-elle en baissant la voix pour que personne ne l'entende.

Elle savait depuis longtemps que Rémus était un loup-garou « Bah quoi, je suis sa meilleure amie quand même. » mais Rémus n'avait jamais accepté qu'elle lui vienne en aide, qu'elle le voit dans cet état. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, même si elle se sentait un peu vexée. Mais après tout, qu'aurait-elle pu faire ?

- Si, malheureusement. Mais c'est pas pour ça que je voulais te parler.

- Ah. Pourquoi alors ?

- A propos du pari que t'as fais hier avec Sirius.

La brune eut l'impression qu'une pierre venait de tomber dans son estomac.

- Je crois que tu as fait une erreur. Je connais Sirius, et à ta place je ne lui ferais pas vraiment confiance.

- Je sais, je sais. Mais je suis pas prête à le laisser gagner.

- Maddie, je plaisante pas.

- Moi non plus, loin de là. T'imagines, devoir laver ses chaussettes sales pendant un mois ? Merci bien !

Rémus ne dit plus rien, et se contenta de se servir une cuisse de poulet qu'il mangea sans grand appétit. Le repas continua comme ça, les Maraudeurs parlant entre eux, Potter draguant Lily et Madison restant seule dans son coin. Jamais elle ne s'était sentie aussi seule et aussi mal. Même Rémus lui tournait le dos, occupé à rire aux blagues stupides de Black. Dès qu'elle eut finit de manger, la brune se leva sans un mot et sortit en trombe de la Grande Salle.

- Madison où est ce que tu vas ? Questionna Lily, mais elle ne lui répondit rien, hâtant le pas.

Ses yeux lui piquaient et elle sentait que les larmes n'allaient pas tarder à couler sur ses joues. Jamais elle ne pleurerait, elle se l'était juré depuis longtemps. Elle ne voulait plus être faible comme elle l'avait été auparavant. Mais là, c'était trop pour elle. Ça faisait à peine deux jours qu'elle était à Poudlard et elle se sentait encore plus mal que lorsqu'elle était chez elle.

Montant quatre à quatre les marches jusqu'au septième étage, elle donna le mot de passe de la salle commune avant de s'y engouffrer. Comme elle s'y était attendu, elle était vide. La brune se précipita vers le divan, lança son sac et s'allongea, les larmes coulant sur ses joues. Rémus avait sa bande, Lily était sur le point de les rejoindre (car Madison n'était pas dupe, Lily finirait tôt ou tard par tomber dans les bras de James), et elle resterai toute seule, comme d'habitude. Il fallait savoir quelque chose à propos de Madison Sinclair : elle était très sensible au fait d'être seule. Toute sa vie n'avait été qu'un enchainement de moment de solitude et elle ne le supportais plus. Dès qu'elle se sentais à l'écart, toutes ses anciennes années lui revenaient en mémoire, et c'était trop pour cette pauvre jeune fille. Les larmes coulaient sur ses joues, sa gorge était enrouée et son corps était secoué de sanglots qu'elle voulait silencieux.

- Si je n'avais pas vécu tout ça, je n'en serai sans doute pas là. On va dire que c'est la faute de mes parents. Deux sorciers. Deux cons de première plutôt. Ma mère est une sang-mêlée, une véritable conne qui me pourrit la vie. Mon père, n'en parlons même pas. Sorcier de sang-pur qui ne fait que coucher avec toutes les femmes qu'il rencontre. Pas étonnant qu'il soit parti quand j'avais dix ans. Mais il a du revenir, trop de pression de la part de ses parents. Un sorcier de sang-pur s'enfuir avec une jeunette de vingt-cinq ans ou je ne sais quel âge, abandonnant femme et enfant. C'était un comble, une horreur. Alors il est revenu, l'affaire a été étouffée. Mais ça n'a plus jamais été la même chose. Mes parents passent leur temps à se crier dessus, et ils ne se privent pas pour me pourrir la vie. Je pensais que ça allait aller mieux en revenant ici, mais je me suis trompé apparemment. Je suis condamnée à être seule.

Ses mots étaient coupés par ses sanglots, mais elle continuait. Finalement, la boule qu'elle avait dans la gorge l'empêcha d'aller plus loin. Elle entendit le portrait de la Grosse Dame pivoter et se releva en toute hâte, essuyant ses larmes du revers de sa manche. Elle ne voulait pas qu'on la voit dans cet état, c'était hors de question.

- Sinclair, tu vas bien ?

C'était le comble. Elle était en train de pleurer, et il fallait que ce soit lui qui la voit dans cet état.

- Dégage Black.

Mais il n'en fit rien, s'approchant d'elle et allant s'assoir sur l'un des fauteuils.

- Tu nous as fait peur en partant comme ça.

- Je t'ai dit de dégager. Qu'est ce que tu comprends pas là dedans ?

- Si tu as un problème, tu peux m'en parler tu sais.

C'était la meilleure. Toute la rage qu'elle avait en elle remonta, bouillonnant sous sa peau. Il se foutait d'elle ou alors il ne faisait que s'amuser avec elle, comme avec un jouet. Elle n'allait pas se laisser faire. D'un bond, elle se leva et commença à hurler à travers la salle commune.

- Tu te fous de moi Black ? Tu sais bien que si j'ai un problème tu sera la dernière personne à qui j'en parlerai. Tu veux que je te dises, tu es méprisable. Tu ne penses qu'à ta petite personne, les autres autour n'ont qu'à te manger dans la main. Tu crois que parce que t'as eu la chance de naître avec le nez au milieu de la figure, tu va devenir le roi du monde ? Tu me dégoûtes, et arrêtes de vouloir jouer avec moi. Tu comprends ça ? NON ! Tu comprends pas quand on te dit non, alors casses-toi, dégages, je ne veux pas te voir !

Elle avait dit tout cela d'une traite, sans reprendre son souffle. Sa respiration était saccadée et elle soutenait le regard de Sirius. Et, mais était-ce vraiment possible ?, son regard semblait triste. Sans dire un mot de plus, il se leva et sortit de la salle, laissant la brune seule. « Laissez moi mourir Merlin, je vous en supplie. » Et les larmes coulèrent de nouveau à flots, sans qu'elle puisse les arrêter.

POV Sirius

Madison est partie depuis dix minutes minimum. Mais personne ne semble faire attention. Bon, j'avoue que Cornedrue empêche Lily de bouger, mais quand même. Faudrait peut être que j'y aille, vu que même Rémus ne semble pas vouloir se bouger. Pourquoi je fais ça moi en plus ? Je l'aime même pas. Cette petite peste qui passe ses journées à m'insulter, me provoquer, ou rester avec des verts. Mais bon, je tiens ma revanche. Elle va perdre notre pari, et je serai trèèèès imaginatif quand elle sera mon esclave. Je suis démoniaque, ça doit être les gênes Black qui remontent. Mais maintenant que j'y pense, où est-ce qu'elle est allée ? Parce que rester en plein milieu du hall comme un con ne va pas m'aider. Salle commune sans doute. Au pire j'aurais eu une excuse pour m'éloigner de la tentative numéro cinquante-neuf de James vs Lily. On pari que le score va d'être Lily -59, James-0 ? Ça me fait mal de dire ça, mais là ça devient alarmant, va falloir faire un truc. Je donne le mot de passe à la Grosse Dame qui me fait un clin d'œil. Elle m'a toujours bien aimé. Je rentre et voit Madison qui tente avec mal de cacher les larmes qui coulent sur ses joues. Bah alors, un chagrin d'amour Sinclair ? Je m'avance, vais m'assoir et lui demande si elle veut de mon aide. Mais apparemment non. M'en fout, j'insiste, je suis un chieur et j'assume. Apparemment c'est pas au goût de Madison qui se lève, tandis que j'aborde mon sourire le plus énervant. Oups, erreur fatale. Tandis qu'elle ouvre la bouche et qu'elle déverse sa colère sur moi, mon sourire se fane sur mes lèvres, laissant place à un air blessé. Je la regarde quand elle s'arrête. Elle est super mignonne en fait, avec ses grands yeux bleus (bon ok, là pas tellement vu qu'elle est au bord des larmes.) Mais pourquoi je penses à ça moi ! Non, c'est Madison Sinclair, elle est moche, grosse, hideuse, ressemble à un troll (comment ça j'exagère ?) Je me lèves et part, lui lançant tout de même un dernier regard qu'elle ne voit pas, les larmes recommençant à couler sur ses joues. Et bien mon vieux Patmol, tu viens de te prendre la raclée de ta vie, par Sinclair en plus. Jamais j'aurais cru qu'elle pourrait s'énerver autant que ça. Qu'est ce que je fous moi maintenant ? Je vais redescendre, voir où ils en sont les deux tourtereaux. J'arrive dans la Grande Salle, je sens que Rémus me regarde mais il ne dit rien, et moi non plus. Mais je sens que ça va pas durer. Bingo, t'es vraiment trop fort mon vieux Patmol, tu dois avoir le troisième œil.

- Patmol, qu'est ce qui s'est passé ?

Je regarde à côté. Peter regarde James en pleine approche en souriant, donc personne ne peut nous entendre.

- Rien. Répondis-je en me servant un bout de pain et en mordant dedans férocement.

- Oui bien sûr et Lily va embrasser James dans la seconde qui suit.

- Lunard, lâches moi un peu steuplait.

- Patmol, c'est à cause de Madison.

- Mais merde ! Je l'ai pas touché ta chérie, lâches moi.

Bingo, il parle plus. Par contre il me regarde méchamment, ou bizarrement, je saurais pas vous dire. Il a plutôt l'air de me prendre pour un gros con en fait.

- T'es vraiment con en fait Sirius.

Ah, déjà il m'appelle plus Patmol, ça veut dire qu'il m'en veut. Super, vraiment super, c'est le plus beau jour de ma vie. Une folle qui me crie dessus, un de mes meilleurs amis qui me prend pour un con.

- Ah ouais ? Dis-je d'une voix vraiment irritée. Merci, ça fait vraiment plaisir.

- Madison n'est pas ma petite amie et le sera jamais. C'est ma meilleure amie.

- Tu devrais les choisir plus consciencieusement.

- Je viens de m'en rendre compte en effet.

Il me regarde comme si il était déçu par ce qu'il voyait, et je soutient son regard. Puis il quitte la table sans un mot. Merde, c'est une habitude dans leur petit couple là ou bien ? James m'accorde enfin un regard, et me lance.

- Qu'est ce que t'as fais à Lunard ?

- Mais vous allez me lâcher aujourd'hui ?

Prenant mon sac sous les yeux ébahis des autres rouges, je pars d'un pas furieux. Je hais cette peste de Sinclair, tout ça c'est de sa faute. J'aurais sa peau, jamais elle ne gagnera ce pari foi de Black.

POV normal

Madison était montée dans son dortoir, s'était passé de l'eau sur le visage et regardait à présent sa montre. Elle avait cinq minutes pour aller en cours de botanique, c'est à dire de l'autre côté du château. « Et merde. » Elle s'empara de son sac et se mit à courir de toutes ses forces à travers les couloirs, emprunta un passage secret et arriva enfin dans le parc ou elle finit les derniers mètres en sprint. Résultat, elle arriva au moment même où le professeur Chourave faisait entrer ses élèves. « I'M THE BEST. Merci merci, ce n'était rien. Je tiens à remercier mon doudou qui m'a donné la force d'arriver jusque là. »

- Madison, ouhou t'es avec nous là ?

La brune sortit de ses pensées, très intéressantes, pour regarder la rouquine qui passait sa main devant ses yeux.

- Pas de soucis, je suis à fond là. Allons nous attaquer à cette chose bizarre qui se trouve sur notre table.

Au fur et à mesure qu'elle parlait, sa voix diminuait tandis qu'elle regardait avec effroi la plante qui se trouvait sur la table. Elle n'avait jamais rien vu d'aussi moche, et dangereux apparemment. Le professeur Chourave était en train d'expliquer qu'il s'agissait d'une plante au nom trop compliqué pour la rouge, dont il fallait extraire des boules ou un truc comme ça. « Super, j'ai toujours rêvé de mourir bouffée par une plante » Elle inspira fort tout en mettant ses lunettes de protection et commença à se mettre au travail avec Lily qui ne cessait de lui crier des informations et des consignes. C'était tellement drôle que la jeune brune ne parvint pas à se retenir. Les deux filles passèrent tout le cours à rire, essayant de ne pas se faire remarquer. Elles étaient tout de même parvenues à extraire quatre des espèces de boules étranges de la plante. Mais malgré cette joyeuse humeur, la brune pouvait sentir le regard noir de Black sur sa nuque. Elle ne voulait pas se retourner, mais elle espérait que cet « incident » de tout à l'heure empêcherai le brun de continuer leur pari. C'était avec cette idée joyeuse qu'elle sortit des serres. Mais Sirius voulait lui pourrir la vie, c'est pourquoi, lorsqu'il passa à côté d'elle, il lui cria.

- Plus que 14 jours Sinclair. Avec un sourire vraiment méchant sur son visage.

Ce qui lui valut un regard noir non pas de Madison, mais de Rémus. Ce qui était tout de même étonnant de sa part. D'habitude il se contentait de soupirer, mais là il en avait vraiment contre Black. D'ailleurs, maintenant qu'elle en parlait, elle n'avait pas beaucoup entendu les Maraudeurs durant l'heure de botanique. Peut être était-ce à cause des cris des autres élèves, mais quand même.

- Rémus ! Cria-t-elle à l'intention de son meilleur ami qui se retourna et s'arrêta.

« Ah oui en effet, il a pas l'air content »

- Dis moi, qu'est ce qui se passe avec Black. Rupture conjugale ?

- Rien, laisse tomber Maddie.

« Sympathique comme tout. » pensa-t-elle tandis que Rémus lui disait au revoir de la main et retournait avec sa bande d'amis, la laissant toute seule. Elle fut vite rejointe par une Lily compatissante. Madison décida de penser à autre chose et questionna la rouquine à propos de l'attitude de James aujourd'hui.

- Il commence vraiment à me taper sur les nerfs.

- Je compatis, Lily-Jolie.

- Arrêteuuuuuuh

Et les deux filles rentrèrent dans le château en éclatant de rire. La brune n'avait plus de cours mais Lily avait encore un cours de runes avant d'être libre. Elle laissa donc la rouge seule et se dirigea vers sa classe. Madison lança un regard à sa montre. Il lui restait deux heures à tuer avant de devoir voir Louise, dont une heure seule. Ne cassant pas avec les bonnes habitudes, la jeune fille monta jusqu'au septième étage où elle rentra dans la salle commune. « MERLINNNN, JE TE HAIS » En face d'elle se trouvaient les quatre Maraudeurs. Mais apparemment, l'humeur n'était pas à la fête. Rémus était debout, pointant sa baguette sur un Sirius qui brandissait lui aussi son bout de bois. A côté, James tentait de séparer les deux adversaires et Peter …. ne servait à rien, comme d'habitude. Les quatre rouges se stoppèrent net quand ils virent quelqu'un entrer, et Sirius poussa un reniflement méchant lorsqu'il vit qui était la nouvelle venue.

- Euh ….

Un lourd silence s'installa dans la salle commune. James suppliait Madison de faire quelque chose en la regardant. « Mais qu'est ce que tu veux que je fasses ? La danse des canards ? » Son cerveau marchait à toute allure, mais elle n'eut pas l'ombre d'une idée.

- Y a de l'ambiance ici.

« Stupide Madison, stupide stupide stupide. » James semblait au bord de la crise de nerfs. Il fallait qu'elle fasse qu'elle fasse quelque chose, mais quoi ? « Bon, quand faut y aller, faut y aller. »

- Rémus.

Le jeune homme parut étonné qu'elle s'adresse à lui, et tourna les yeux qu'il avait rivé sur la baguette de Sirius.

- J'ai besoin de toi pour mon devoir de potions. J'ai rien compris.

- Mais t'es la meilleure en potions Maddie.

- Mais pas du touuuut ne te sous-estime pas voyons.

Ne lui laissant pas le temps d'ouvrir la bouche, elle approcha de lui à grand pas, lui attrapa le bras qui tenait sa baguette et alla l'assoir sur le canapé. Elle lança un coup d'œil à James qui semblait sur le point de lui baiser les pieds en pleurant et la remercier. « Vas-y mon brave, ne te gênes pas ma bonté est grande aujourd'hui. » Le reste de l'heure se passa tranquillement : c'est à dire que Rémus et Madison travaillaient, Peter écoutait les blagues de James pour que Sirius esquisse un sourire, mais lui restait bras et jambes croisés sur son fauteuil, lançant des regards mauvais à Rémus (que ce dernier lui rendait, soit dit en passant) Finalement, le portrait de la Grosse Dame pivota et Madison vit Lily entrer. Ni une ni deux, elle s'empressa de lui sauter dessus, manquant de la tuer sur le coup.

- Alors on va à la bibliothèque.

- Hein, pourquoi ?

- Bah tu m'avais dit que tu voulais y aller.

- Mais de quoi tu parles Maddie, j'ai jamais dis ç...

Mais la brune l'empêcha de finir sa phrase car déjà elle l'emmenait hors de la salle commune. Dans le couloir, elle se mit à genoux et commença à prier Merlin pour l'avoir sortit de cette horreur – même si elle n'oubliait pas qu'il la haïssait.

- Qu'est ce qui s'est passé là dedans ? Questionna la rousse.

Et Madison commença à tout lui expliquer tandis qu'elles se dirigeaient vers la bibliothèque. Lily fut quelque peu surprise par le combat Rémus/Sirius, surtout que ce n'était pas du tout le genre de Rémus d'agir comme ça. Mais elle promit à la brune de lever le voile sur ce mystère, et les deux filles durent stopper leur conversation puisqu'elles arrivèrent à la bibliothèque. L'heure passa, la jeune fille fignola ses devoirs, et à dix-huit heures moins dix elle prévint Lily qu'il fallait remonter. Elles arrivèrent dans la salle commune, montèrent dans le dortoir pour aller chercher ce dont elles avaient besoin et descendirent. La salle commune était bondée à présent, donc Madison n'avait pas à subir les regards des Maraudeurs. Elle sortit suivit de Lily, et découvrit la verte qui attendait devant le portrait.

- Enfin ! J'ai vu au moins trois rouges qui me regardaient bizarrement. Comme si j'allais les bouffer.

- Désolée, on a pas vu le temps passer.

- T'inquiète, bon aller, on va dans les toilettes.

- Hein ? Pourquoi faire ?

- Tu verras bien?

Mais le sourire en coin de son amie ne lui disait rien qui vaille. Elle commençait à se demander si ce pari valait vraiment la peine d'endurer tout cela. « Bien sûr que oui, tu ne veux pas être esclave de Black quand même ! » Oui, sa tête avait raison. Elle suivit donc Louise, remerciant au passage Lily de l'accompagner dans toute cette galère. Finalement les trois filles arrivèrent devant les toilettes. Louise entra la première, virant les deuxièmes années qui y étaient, et fit signe aux deux rouges d'entrer à leur tour. Lily s'occupa de verrouiller la porte et elles regardèrent toutes deux Louise qui farfouillait dans son sac. Elle finit par sortir une énorme paire de ciseaux. Comprenant ce qu'elle voulait faire, Madison recula de quelques pas.

-Non non Louise, je ne couperai pas mes cheveux.

- Ne fais pas l'idiote, tu en as bien trop, alors qu'ils sont magnifique.

Elle fit claquer les ciseaux dans sa main, et Madison déglutit difficilement en observant les lames argentées.

- Je voulait faire ça au sortilège de découpe, mais j'ai pas vraiment la main experte avec ma baguette, donc ciseaux. Ajouta-t-elle, un énorme sourire aux lèvres.

- Ce n'est pas nécessaire, je te jure.

- Bon Madison, tu veux vraiment être l'esclave de Black , si oui alors on ne fait rien, sinon vient ici et assied toi sans rien dire !

Ne trouvant plus rien à redire, la jeune brune s'avança doucement vers Louise et alla s'assoir sur l'un des lavabos, dos au miroir. La verte se mit alors au travail et commença à couper, sous les yeux de la rouquine qui regardait toute la scène. « Adieu Ô longue chevelure que j'avais mis de longues années à avoir. Je t'aimais, je ne vais plus avoir un seul cheveu, mais c'est peut être ma destinée. Être une vielle fille chauve. » Finalement le bruit des ciseaux s'arrêta et Louise recula de quelques pas pour admirer son travail. Lily quand à elle, regardait Madison en souriant.

- Je peux regarder maintenant ? Questionna la brune

- Ttttt, pas encore.

Louise sortit sa baguette et la pointa sur la tête de Madison qui sentit brusquement ses cheveux se soulever. Puis ils descendirent et elle ressentit à la fois une grande chaleur et un froid intense.

- Voilà, tu peux t'admirer.

« Je dirais pas ça comme ça. » Mais elle se retourna quand même vers le miroir et retint une exclamation. Ses cheveux, avant longs et ondulés, lui arrivaient à présent au niveau des épaules et étaient vraiment bien lissés, mais avec un beau volume. La brune passa la main dans ses cheveux, se tournant pour regarder où était l'arnaque. Mais il n'y en avait pas.

- Je sais, je suis une coiffeuse en herbe. Bon maintenant, voyons voir ce qu'il y a là dedans.

Tandis qu'elle parlait, elle fouillait dans les trousses amenées par les deux rouges. Elle jeta bon nombre des produits de la brune dans le lavabo, en rajouta quelques uns dans les trousse, et au bout de dix minutes, les rendit à la rouge.

- Voilà, une trousse complète et parfaite. Je t'ai mis quelques uns de mes produits, donc ça va aller. Pour ce qui est de ça - elle pointa le lavabo remplit de maquillage – brûle les.

Une heure plus tard, les trois filles étaient enfin sortit des toilettes. Louise avait tout passé en revue, tout tout tout. A présent elle se dirigeait vers les cachots tandis que les rouges montaient vers leur salle commune, non sans que Madison ait remercier mille fois Louise. Arrivées dans la salle commune, elle montèrent dans leur dortoir avant de descendre manger – la vie des jeunes tourne autour de la nourriture, c'est comme ça. Lorsqu'elle s'assit à la table des rouge et or, la brune sentit quelques regards peser sur sa nuque mais n'y fit pas attention et se contenta de se servir à manger, comme si de rien n'était. Deux minutes top-chrono plus tard, les Maraudeurs faisaient leur entrée dans la Grande Salle. « Y a de la joie, y a de la joie » Rémus et Sirius étaient le plus loin possible, se lançant des regards noirs, et au milieu se trouvait un James dépassé et au bord des larmes. Derrière eux trottinait Peter. « Sérieux mon gars, essaye de servir à quelque chose » Lorsqu'il vit les deux rouges, James eut comme des étoiles dans les yeux et se précipita vers elles. Mais à la surprise générale (c'est à dire celle de Lily et Madison) il s'assit non pas à côté de la rouquine, mais de la brune.

- Madison sauves moiiiiiii

- Pardon ?

- Ils vont me rendre fous ! Ils arrêtent pas de se sauter à la gorge, je vais mourir.

- Mais qu'est ce qui s'est passé, Rémus à volé le gel de Black ?

- Je sais pas, ils veulent rien me dire. PITIEEEEEE

James semblait vraiment au bord de la crise, se qui fit pouffer Lily qui le cacha en allant chercher sa soi-disant pomme de terre sous la table. Madison lança un regard à son meilleur ami qui s'était assis quelques assiettes plus loin, regardant Black d'un air qu'elle ne lui avait jamais vu. Elle préférait ne pas s'en mêler pour tout dire.

- Laisse les. Reste avec nous ce soir, ça leur passera bien ces deux gros gamins.

- Mais …

- Je ne ferai rien de plus, j'ai pas envie de mourir dans d'atroces souffrances, désolée.

James regarda ses amis, puis les deux filles (Lily était remontée de dessous la table) et prit finalement sa décision. Poussant un long soupir, il se servit des pommes de terre. Mais on ne peut pas dire que la soirée fut vraiment joyeuse, car personne n'ouvrit la bouche. Les deux rouges restèrent avec les Maraudeurs tout au long de la soirée, mais personne ne prononça un seul mot. Et ils finirent par tous aller se coucher. Dans son lit, la brune pensait à ce pauvre James obligé de supporter ça toute la journée, mais aussi à ce qu'elle avait dit à Sirius. Si c'était de sa faute ? Mais pourquoi Rémus alors ? Et elle s'endormit sur ces pensées.

POV Sirius

Une journée parfaite, vraiment. Oui je sais, je suis le roi de l'ironie. Je me passes la main dans les cheveux – vieux réflexe, que vous voulez vous – et récapitule ce que j'ai vécu aujourd'hui. Au début je pensais avoir une bonne journée, mais non. De un l'autre gros thon me crie dessus (ok j'exagère un peu, ce n'est pas un gros thon, mais une garce de première) résultat je suis énervé, résultat je m'en prend à Rémus, résultat il m'en veut, résultat je n'ai qu'une envie : lui foutre mon poing dans la tête. Tout ça devient légèrement violent, je l'avoue. Mais après tout, je l'ai pas beaucoup provoqué. A peine. Un peu. Moyennement. Bon ok j'ai été un vrai connard, mais bon quand même il devrait avoir l'habitude ! Je lui ai juste dit que (et là je cite mes merveilleuses paroles) « tu va pas tarder à la mettre dans ton lit si tu continue comme ça, peut être que c'est un bon coup hein ». La tête de James quand j'ai dis ça (je crois bien qu'il est un peu largué, il a rien compris le pauvre). Par contre Rémus s'est levé, je l'avais jamais vu aussi énervé. Et là, elle est arrivée, comme une fleur. Bon ok, elle as sauvé la vie de Rémus parce que parti comme j'étais. Bon ok elle m'a aussi peut être sauvé la vie parce que un Rémus énervé. Brrrr. Le résultat est là : je vais gagner mon pari, elle va le perdre, elle sera humilié, et moi je serai de nouveau copain avec Rémus. Je lève la tête, j'ai entendu du bruit. J'ouvre les rideaux de mon lit et je vois que Rémus n'est toujours pas couché. Il a l'air de réfléchir lui aussi.

- Lunard ?

Oups, il me lance un regard noir.

- Quoi ?

Hey ! C'est moi qui aboie normalement.

- Tu m'en veux encore ?

- Non Sirius, à peine. Je te dirai si c'est un bon coup !

- Rooh, mais arrête, les mots ont dépassé ma pensée, dis-je avec une voix de philosophe. Et puis c'est qu'une fille quoi !

- C'est ma meilleure amie, je la connais depuis que j'ai onze ans. Mais qu'est ce qu'elle t'as dis pour que tu sois aussi en colère ?

- Moi aussi je te connais depuis que j'ai onze ans. Et on va dire qu'elle n'a pas été très … aimable. Elle m'a, entre autres, traité d'égocentrique, de con, de chose inutile à la vie. Bref, c'était sympa.

Je ne rajoute pas qu'elle était en pleurs, mieux vaut ne pas la mettre encore plus en colère contre moi, parce que je sens que cette peste peut aussi me traiter d'autres choses. Et là, comble du désespoir, Rémus explose de rire devant mes yeux ébahis. Oui, il rit. La grosse blague, pourquoi il rit d'abord ?

- Désolée Patmol, mais faut dire que t'as pas l'habitude. Je comprends mieux maintenant. Aller, on oublie tout ça ?

- Oui, on oublie.

- Ah, et dernière chose : t'inquiète pas, je te la laisse ta Madison, sois pas jaloux.

- Que .. quoi ? Mais tu n'as … t'as rien compris.

Je sens mon visage s'empourprer tandis que Rémus me lance un sourire plein de sous-entendu et ferme les rideaux sur lui. Raaaah, que ça peut m'énerver. Madison Sinclair, je vais te prouver que tu n'es rien, RIEN, pour moi. Tu va perdre ce pari, et tu seras mon esclave durant un mois. Fais tes prières vipère !


J'espère que ça vous as plus. A la revoyure ! :D