Bonjour! Cette fois, je ne traîne pas à poster (vous pouvez le voir dans mon profil, j'ai des fics qui n'ont que 3 chapitres et qui sont presque à l'abandon, honte a moi…) MAIS, je compte faire avancer cette fic jusqu'à la fin des vac, j'ai du temps à perdre (beaucoup de temps d'ailleurs xp)

Bref! Avant de vous lancer dans la lecture de ce chapitre, autant vous remercier pour vos reviews du chapitre II, ça ma va droit au cœur!

Note: 1. petit clin d'œil à Click (la mégalo;p) et aussi un très minuscule clin d'œil à Bidibou (GSPR mm que tu t'en rendras compte…)

2. Présence d'un loooooooong dialogue! Tâchez de pas vous perdre en chemin;)

Voilà. Bonne lecture;)

Chapitre 3: piment

Apparemment il avait pris son boulot de rééducateur très au sérieux et très à cœur. Car le lendemain matin, il était vraiment là. Ce n'était pas un caprice d'un jour, non. À 8 heures, il se pointait dans la chambre n°426 avec un journal sous le bras. James Potter était d'excellente humeur quoiqu'elle pouvait en dire.

«C'est ton chéri qui va être content!» stipula-t-il en guise de bonjour, en étalant le journal sous les yeux de Lily.

Les prunelles vertes parcoururent rapidement l'article de journal. Et la photo. Elle l'interrogea.

«C'était avant que la médicomage ne me mette dehors, hier matin», signala-t-il. «Tu te souviens… quand les journalistes ont débarqués? Ce n'était pas pour votre équipe mais parce qu'ils me suivaient. Au début, quand ils ont vu que je débarquais à pied à Sainte Mangouste, ils ont cru qu'on m'avait lancé un sort ou que j'avais eu un problème, un accident ou je ne sais quoi. Alors que je rejoignais Remus qui travaille pas loin… J'avais juste besoin d'un peu d'air frais et alors que…»

«Stop! Potter! J'ai compris…» badina-t-elle.

Coupé dans son élan, il se renfrogna.

«Tu seras heureux d'apprendre, James, qu'un médicomage est déjà passé. Je suis donc déjà habillée! On commence?»

«En fait, si tu te rappelles, j'avais dis «piscine»… C'est le meilleur moyen de retrouver l'usage des jambes. D'ailleurs, une demi-heure par jour, c'est l'idéal. Une fois, dans un film moldu, j'ai vu un gosse avec un dauphin. Donc considère-moi comme un dauphin, Lily…»

Elle perdit toutes ses couleurs. Devenue blanche, Lily respira difficilement.

«Oui, bon, je sais qu'un dauphin n'est pas très glorieux quand tu verras mon corps de. Quoi?» demanda-t-il alors qu'elle le fixait intensément. «Allé, promis je ne regarderai pas si tes fesses sont grosses, c'est pas parce qu'on parlait du chocolat hier que je …»

Elle leva la main.

«Arrête, James.»

Elle l'implorait. L'eau était toute sa vie. Nager, son métier et plus encore, son plaisir. Une passion, un rêve. Elle l'avait découvert relativement tard mais elle imaginait qu'elle aimerait toute sa vie… mais Lily, mieux que quiconque, savait que la vie réservait parfois des mauvaises surprises; et son accident plaçait son monde d'eau à plat. Tout faisait à présent partie du passé. L'idée de se retrouver dans l'eau sans pouvoir en percevoir la sensation d'ondulation fraîche lui faisait bien trop peur. Ce n'était pas pour elle.

L'eau, la piscine et la compétition; n'étaient plus qu'un souvenir…

«Lily? Tu développes s'il te plaît?»

Il la regardait intensément, et ce qu'il discernait dans les yeux émeraude de la jeune femme, c'était de la crainte. Bien sûr, se dit-il.

Finalement James enleva ses lunettes et joua avec. Baissant les yeux, il sembla réfléchir à toute vitesse à la meilleure façon d'opérer. Après tout, il devait agir en tant que médicomage qualifié.

«Okay. On évite l'eau et ses composés… si on allait respirer l'air frais?» conclua-t-il.

Elle se précipita de hocher la tête, heureuse qu'il réponde à ses caprices.

oOo

Alors que l'état de Lily restait stationnaire, Bill rappela James sur le terrain de Quidditch. Un match amical imprévu et le coach, soucieux de montrer ce que son équipe valait, avait immédiatement fait appelé le poursuiveur-vedette. Après tout c'était le coach lui-même qui avait envoyé Potter à Sainte Mangouste, il était donc normal qu'il le rapatrie dès que nécessaire.

James Potter s'absenta pour deux semaines. Et il était loin de s'imaginer que 15 jours loin de Lily Evans feraient ressortir son titre de joueur le plus sexy de l'année. Il était de retour dans son élément: le quidditch et les filles

James transplana chez lui, à Godric Hollow, le manoir appartenant aux Potter depuis des générations. Il y vivait seul depuis la disparition tragique de ses parents, deux ans plutôt.

Potter avait encore plusieurs heures devant lui avant de rejoindre les Flèches d'Appleby. Une fois sa douche terminée, il lança la poudre verte dans l'âtre en marbre nacré et appela une vieille connaissance. Dix minutes plus tard, une jolie brune tranplana dans le salon du manoir. L'hôte l'accueillit avec un soin particulier: un minuscule essui entourait sa taille d'athlète. La fille, complètement accro, l'observa trois secondes et s'écria:

«Jamesiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!»

Parce que James Potter aimait autant les filles que le quidditch, il ne manqua pas son entraînement quelques trois heures plus tard…

oOo

«Tiens, James.»

Remus Lupin lui tendait une bièraubeurre.

«Sirius…» (il donna un second verre).

«Merci Remus…»

«Alors raconte Cornedrue», dit Sirius.

«On attend pas Queudver?» demanda Remus.

«Bonjour Rosme'», sourit Sirius, alors qu'une très jeune serveuse descendait de l'escalier en colimaçon, juste à côté de la table attitrée des Maraudeurs. Celle-ci croulant sous les compliments de Sirius.

«Tu crois qu'il changera un jour cet abruti?» demanda James, puis il hurla dans les oreilles de l'abruti «BLACK

«Quoi?» demanda-t-il en appuyant ses mains sur ses oreilles. «Je suis sûr que je suis sourd maintenant. James, merci…»

«Sirius!» appela Remus.

«Oui?»

«Tu vois? Tu n'es pas sourd! Arrête de faire le gamin. Nous sommes ici pour écouter la vérité sur James.»

«Ah oui, quelle sale affaire, le pauvre chou… le faire souffrir ainsi en inventant une histoire où il serait le héros de Lily…» expliqua Sirius.

«Okay… les gars, ce qui est écrit dans la Gazette est vrai.»

«Quoi!»

«Je m'occupe de la rééducation de Lily!»

«C'était sérieux?» articula Remus tandis que Sirius se jetait sur James.

«Hé oui…»

«Mais… pourquoi? Jamesie! Mon poussin, voyons!» minauda Sirius.

«Heu, Patmol… lâche-moi, tu me fais peur là.»

«Sirius, je suis jaloux», révéla Remus.

«C'est pas le moment Lupin. Jamesie, explique immédiatement la connerie que tu es entrain de faire», alors que James recrachait sa bièraubeurre.

«Je vous l'ai dis: je m'occupe de Lily! A Sainte Mangouste.»

«Lily est la fille qui t'a jeté au moins mille fois de suite, Jamesie. T'es pas sérieux! Elle t'a déjà fais des sales coups…»

«Elle t'a même envoyé à l'infirmerie!» ajouta Remus, triomphant.

«Elle t'a même fait pleurer mon gars…»

«Euh… Elle est toujours aussi belle les copains. Et je crois qu'elle m'apprécie… c'est un …» commença James, cherchant ses mots.

«Nouveau départ?» proposa Remus.

«Je le pense.»

«Et moi ce que je pense, c'est que tu es sincèrement siphonné, mon coco», exposa clairement Sirius.

«Tu ne peux pas être encore amoureux d'elle!» s'étonna Remus.

«Heu non, je ne crois pas.»

Remus haussa un sourcil.

«Bon okay. Je ne suis plus amoureux d'elle depuis longtemps, mais comprenez-moi, Sophia était idiote, Tamera n'aimait que ma bouche, Elizabeth voulait m'épouser alors qu'on a passé une seule nuit ensemble, Megan gloussait dès que je disais trois mots et je ne parle pas des …»

«50.000 autres, ça va, James, on a compris», dit Remus.

«Tu pourrais leur donner mon adresse, Jamesie?» proposa Sirius.

«Sirius!» intervient Remus.

«Oh, oui, pardon, 'Mus», fit Sirius, un innocent sourire étalé sur ses lèvres.

«Remus? Sirius?» demanda James, perdu. «Vous avez décidé d'être amoureux?»

«Non!»

«Sisi l'impératrice me drague et je rentre dans son jeu. Mais je n'aime que les vraies filles. Sirius est trop poilu.»

«Oh! Tu peux parler toi!» rétorqua Sirius.

oOo

Tard dans la nuit, James regagna le Manoir, il avait passé une très bonne soirée entre Maraudeurs. Il n'avait plus qu'à faire la grasse matinée jusqu'à l'heure du match de quidditch.

Il revêtit sa robe bleu pâle ornée d'une flèche d'argent –le symbole de l'équipe- et alla écouter le discours de Bill. Il s'agissait d'une rencontre amicale avec l'équipe des Frelons.

«Bon, on ne va pas faire patienter les supportrices de Potterplus longtemps! Allons-y! Bonne chance à vous tous!» lança joyeusement le coach à la fin de son petit discours.

oOo

«eeeeeeeeeeet Potter fait une passe d'enfer! McBeni tire et marque! Oh! Oh! Les attrapeurs piquent vers le vif. Merveilleux! les Flèches l'emportent haut la main, oui! Nous n'attendons plus que les fangirl pour chanter l'hymne des Flèches! Ah, voilà Magali…»

Une grande blonde poussa le commentateur et commença à chanter à plein poumon, suivie par une marrée d'autres admiratrices, la célèbre Potter-chanson!

Les Flèches faisaient le tour du terrain, les joueurs se posèrent enfin et serrèrent chaleureusement la main aux Frelons. Bref, un match de quidditch complètement ordinaire…

La quinzaine de jours qu'avait passé James avait été assez bien. C'était lui-même qui s'en persuadait. Après tout, disait-il à qui voulait bien l'entendre –c'est-à-dire ses copains les Maraudeurs- profiter de la vie en jouant au quidditch le jour et en flirtant la nuit était vraiment un plaisir. Tout le monde rêvait de ça.

À l'opposé, dans une petite chambre de l'hôpital des sorciers, une jeune femme pensait le contraire. Mais loin de juger celui qui lui avait rendu la vie si dure à Poudlard tout un temps, et qui, maintenant, l'aidait dans sa rééducation; elle ne voulait pas mettre des mots sur la vie que menait James Potter. Parce que, avec le temps, il grandirait. Elle en était presque sûre.

Elle acheva de faire le test dans Sorcière Hebdo et d'un coup de baguette magique, les résultats s'affichèrent. À chaque coup, la réponse était violette, signifiant qu'elle avait la tête sur les épaules, qu'elle était une fille réaliste, calme et réfléchie.

«Jaune!» s'exclama-t-elle, surprise de la réponse inhabituelle au questionnaire.

Elle s'empressa de se rendre en dernière page où elle lut: «Quel type d'homme pour votre vie?»

Et en dessous du titre, une ribanbelle de qualificatifs y étaient inscrits. Lily aimait ce genre de test car ils étaient plus complets que ceux dans les magasines moldus. Elle avait tellement été impressionnée que dès qu'elle le pouvait, elle cochait les petites cases de personnalité dans Sorcière Hebdo. Ses yeux accrochèrent enfin le petit triangle jaune et, surprise, constata que le jaune était une très bonne couleur…

«Celui qui mettra …du piment

Satisfaite de la solution, elle rangea le magasine sous son oreiller (elle avait écorné une page qu'elle lirait plus tard) elle avait décidé qu'il était l'heure de rejoindre la salle de jeux, histoire de parler avec Julien, qui était grincheux la veille. Elle déposa sa tasse de thé sur sa table de nuit et se souvint qu'elle avait écrit une lettre à ses parents. Elle n'avait qu'à faire un arrêt au bureau des médicomages, pas très loin de la salle des passe-temps.

Parée, Lily appuya sur le bouton noir de la commande magique et la porte face au lit s'ouvrit. Elle dirigea ensuite adroitement son lit jusqu'au bureau où elle pourrait envoyer sa précieuse lettre dans laquelle elle donnait de ses nouvelles. Lorsqu'elle y arriva, de nouveau elle mit le lit face à la porte et maintint le petit bouton anthracite. La porte s'ouvrit doucement et Lily eut tout le temps d'observer ce qui se passait dans l'étroite pièce peinte à la couleur des uniformes des médicomages. C'est peut-être pour cela qu'elle ne distingua pas immédiatement qu'une médicomage était collée au mur. Et elle n'était pas seule.

Gênée, Lily voulu faire marche arrière, mais comment être discret lorsqu'on a un lit à manœuvrer? Enfin la médicomage tourna la tête, rouge de honte de s'être fait prendre –en plein la pause déjeuner- par une patiente. Lily laissa échapper un petit rire malgré elle. La situation était vraiment comique. Pourtant, lorsque le compagnon de la médicomage se retourna, le rire de Lily mourut dans sa gorge. Elle avait failli s'étrangler en voyant qu'il s'agissait de James Potter.

- Lily… marmonna-t-il.

Elle était déjà loin et elle ne savait pourquoi elle avait l'impression qu'elle partait.. en colère.

oOo

«Pic ou touche?»

C'était le lendemain. Il avait réintégré son poste de rééducateur et était décidé à paraître sérieux. Il ne ferait plus un pas de travers. Plus depuis qu'il avait vu le regard de Lily. James s'était senti misérable de s'être fait découvrir ainsi. Surtout que quelques jours plutôt, il expliquait aux Maraudeurs qu'il ne voulait plus des aventures d'une nuit. Il avait été bête de se laisser tenté de la sorte. Mais, il le savait, personne ne change du jour au lendemain. Bien sur, il n'avait rien laissé paraître. À quoi bon? Il n'avait pas de compte à rendre à Lily Evans.

C'était juste qu'elle le faisait se sentir coupable de n'avoir rien fait d'intelligent de sa vie de grand séducteur. Mais elle n'en saurait rien du tout.

«Touche… oui, non, plutôt pic», répondit-elle après une intense concentration.

Il fit un signe de la tête encourageant. Il se dit que maintenant il serait plus raisonnable dans sa vie.

…Un peu d'amour?

«Oui touche.»

«D'accord», dit James. «Essai suivant.»

Il piqua avec la petite aiguille la cuisse musclée de Lily. Ses jambes bronzées (autant qu'une peau crémeuse de rousse le pouvait) étaient parfaites. Car, avec la vingtaine de pommades qu'elle devait s'appliquer toutes les deux heures, la morsure s'était effacée. Il ne restait que la paralysie.

«Pic?»

«Je recommence.»

Elle ferma les yeux et il laissa courir ses doigts sur les jambes douces de la belle. Il piqua ensuite la plante de son pied gauche. «Pic ou touche?». Elle plissa les yeux. Il s'attendait à un nouveau mensonge.

«Touche!» explosa-t-elle.

«Ah oui? Tu sens? Je t'ai touché où?»

«Sur le genoux. J'en suis sure.»

«Lily…il ne sert à rien de mentir. C'est pas grave si tu ne sens encore rien. Tout vient avec le temps.»

«Potter! Tu m'accuses de mentir?»

Il arqua un sourcil. Jouer la sincérité avec Evans, c'est ce qui fonctionne encore le mieux.

«Hé bien, oui. Je t'ai piqué le pied gauche.»

James s'attendait à une autre insulte. Il y était habitué depuis Poudlard, bien qu'elle s'était calmée. Mais apparemment ses nerfs ne suivaient plus, à Sainte Mangouste: elle craqua, les yeux embués. Alors, pour une fois, James décida à sa place.

oOo

Il l'avait ramené dans sa chambre. Il l'avait engueulé. De quel droit? Quel culot! James lui avait d'abord expliqué qu'il lui fallait du temps. Il lui avait demandé la définition pour être certain qu'elle la sache. Évidemment qu'elle la connaissant! Elle n'était pas cruche à ce point.

«Très bien», avait-il dit par la suite. «Tu as été mordue et tu es paralysée partiellement. Uniquement aux jambes. Sois-en heureuse, bordel! D'autres n'ont pas eu ta chance Lily! Et même si tu y mets tout ton cœur, il te faut t'armer de patience. Alors ARRETE de faire ta forte tête, ce n'est pas dramatique de ne pas sentir si je te pique la cuisse. AU NOM D'UN DRAGON t'es humaine comme les autres, si tu ne veux pas retourner dans la piscine, c'est ton droit. MAIS je t'ai prévenue que c'était le meilleur moyen de guérir.»

Et blabla bla… Il avait crié les mots. Furieux à la fin de son discours même. Il s'était emporté. Et il avait claqué la porte.

L'incrédulité de Lily s'estompa…pour laisse place à un seul mot….piment.


Fin du chapitre 3! Qu'est-ce que vous en avez pensé? En espérant que ca vous a plu (j'attend vos petites reviews)

Bisous et bonnes vacances!