Bonjour
Disclamer : Les personnages, les lieux ne m'appartiennent pas et sont la propriété de J.K. Rowling. Certains passages sont même PRATIQUEMENT copié/collé du roman, comme les discours officiels car je travaille avec les romans pour rester fidèle au récit puisque je reprends chaque année d'Harry Potter sous la vision de Severus. Je rajoute, oublie quelques choses dont Severus n'est pas censé être au courant, donne des explications, mais les scènes où sont Harry et Severus, risque d'être pratiquement copié/collé car je dois être au maximum fidèle. Je remercie donc J.K. Rowling à qui j'emprunte quelques passages de ses romans.
Rating : M.
Résumé : Harry a fait une erreur, cela lui fera endurer une visite au plus profond de l'être qu'est Severus Snape, pour le meilleur et pour le pire.
Pour le Meilleur et pour le Pire
Severus attrapa Quirrell par le devant de sa robe de sorcier violette. Quel honte de se balader ainsi dans les couloirs. Je vois clairement dans son petit jeu perfide. On ne berne pas facilement Severus Snape. L'ancien Serpentard rapprocha son visage de celui de l'autre homme, fixant le turban qui siégeait sur la tête de l'homme avec dégoût. Il prit sa voix la plus profonde et la plus menaçante pour parler à l'homme en face de lui.
- Je vois clairement votre petit jeu. J'ignore ce qui vous motive, car il faut être inconscient pour vouloir s'attaquer au jeune garçon qui, bébé, annihila le plus grand Mage Noir que notre monde ait porté, mais je vous déconseille de faire quoi que ce soit contre Harry Potter. Dumbledore risquerait de l'apprendre. Par votre manque de subtilité ou non.
Quirrell se dégagea, opina, avertie, lança un regard vers Severus alors qu'il quittait la salle de cours du Maître des Potions, leur conversation était achevé. Severus inspira profondément, prenant un parchemin pour pouvoir mettre en place sa partie du sortilège pour protéger plus encore la pierre philosophale. Albus lui avait demandé de concocter un nouveau piège car il avait un mauvais présentiment que la pierre n'était pas assez protégé.
Le potionniste regarda les potions et verres qui s'étendaient devant son regard, trois mortelles, deux de passages et deux verres de vin vides. Severus fit passer sa plume sur son menton alors qu'il écrivait sur son parchemin :
Devant est le danger, le salut est derrière.
Deux sauront parmi nou conduire à la lumière,
L'une d'entre les sept en avant te protège
Et une autre en arrière abolira le piège,
Deux ne pourront t'offrir que simple vin d'ortie
Trois sont mortels poisons, promesse d'agonie,
Choisis, si tu veux fuir un éternel supplice,
Pour t'aider dans ce choix, tu auras quatre indices.
Le premier : si rusée que soit leur perfidie,
Les poisons sont à gauche des deux vins d'ortie.
Le second : différente à chaque extrémité,
Si tu vas de l'avant, nulle n'est ton alliée.
Le troisième : elles sont de tailles inégales;
Ni naine ni géante en son sein n'est fatale.
Quatre enfin : les deuxièmes, à gauche comme à droite,
Sont jumelles de goût, mais d'aspect disparates.
Severus était fier de son écrit, il le relut mainte et mainte fois avant de soupirer. Il le donnerait à Albus dès qu'il aurait concoté les deux dernières fioles. Celles qui étaient destinés à faire reculer ou avancer. Il avait mis dans l'ordre exacte où ses potions étaient étallés sur son bureau. Il pourrait rapidement les retrouver lui-même en relisant son écrit. La logique était quelque chose de si peu développé chez les sorciers qu'il était certain que cela annihilerait les efforts de certains.
Severus se détendit la nuque d'une main. Quirrell semblait dangereux. Avec ses paroles begayantes, il semblait jouer un jeu et Severus n'aimait pas ça. Comme au pocker, l'homme au turban semblait essayer de bleufer. Et Severus n'était pas certain de son jeu. Il semblait avoir le dessus avec sa quinte flush mais il hésitait quand au jeu de l'autre. Un carré ou une quinte royale ? Un microbe ou un réel danger ? Les sourcils de l'ancien Serpentard se froncèrent et il crispa sa mâchoire alors qu'il réfléchissait. Il ne dirait rien à Dumbledore, pas maintenant. Le danger semblait minime, iréel. Il attendrait d'être sûr. Il ne voulait pas passer une fois de plus pour un Gryffondor aux idées saugrenues et aux actes impulsifs.
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- Quinte royale ? interrogea Harry en souriant.
- Vous n'avez jamais joué au pocker Potter ? Harry, se corrigea Severus avant de décider d'expliquer à l'étudiant ce qu'était le jeu dans le moindre détail devant le regard interrogatif du jeune homme. Bien ! Pour battre ses adversaires... le but du jeu est de faire des ... paquets avec vos cartes, des combinaisons. Mais chaque combinaison est gradée. Plus vous avez une combinaison forte, plus vous allez miser de l'argent car vous savez que vous pourriez avoir beaucoup d'argent si vous remportez. Pour la gradation des combinaisons, il y a la carte simple, la paire, deux paires, le brelan qui est trois cartes identiques comme trois dames par exemple, une quinte qui est cinq cartes qui se suivent sans faire attention à la couleur ou signe de la carte, une couleur qui est cinq cartes noires par exemple, un full qui est un brelan et une paire, un carré qui est quatre cartes de la même valeur, une quinte flush qui est cinq cartes de la même famille qui se suivent puis enfin, le plus fort, une quinte royale qui fait le dix, le valet, la dame, le roi puis l'as, de la même famille. celui qui a une quinte royale gagne à plate couture les autres. Bien évidemment, tout ceci était une image.
Harry opina.
- On pourra jouer au pocker quand on reviendra dans notre ... espace-temps ?
Severus soupira, il ne voulait pas décevoir Potter - d'où venait ce sentiment ? Décevoir Potter, Harry, Harry Potter, depuis quand était-ce mal ?
- Je ne vois aucun inconvénient à essayer si je peux vous coller jusqu'à la fin de l'année si vous perdez.
Harry lui fit un sourire éblouissant qui le mit mal à l'aise. Ce genre de sourire devait être réservé à quelqu'un de bien, non à lui. Mais le fait qu'Harry les lui réserve, le rendait heureux, inexplicablement heureux. Il avait l'impression qu'ainsi, il pouvait se sentir pardonné de tout les maux qu'il avait pu commettre. Et le fait que ce soit Harry, la personne qu'il avait le plus blessée, qui lui pardonne tout, le comblait. Il se sentait inexplicablement renaître. Pour se redonner une contenance, il montra de son menton le souvenir suivant à Harry.
- Nous allons bien rire Monsieur Potter, voici notre premier cour de Potion !
Harry eut un sourire ému en voyant le Severus cinq ans plus tôt, rentrer dans la classe dans son tourbillon de robes. Il regarda du coin de l'oeil celui qui était près de lui. L'homme semblait avoir du mal à l'appeler par son prénom, mais cela allait bientôt arrivé ! Harry avait ce nouveau besoin qu'il ne voulait pas s'expliquer, d'être plus proche, plus intime, légèrement, avec son professeur.
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Severus fit l'appel, ses yeux parcourant le parchemin jusqu'à tomber sur la caligraphie d'un nom qui lui fit mal. Il se sentait atrocement coupable. Mais lorsque ses yeux croisèrent ceux de son nouvel étudiant, la ressemblance flagrante avec James Potter lui enleva sa culpabilité, suffisamment pour qu'il puisse lancer d'une voix remplit d'ironie, à peine plus élevée qu'un chuchotement :
- Ah oui, Harry Potter, notre nouvelle... célébrité !
Comme si ce n'était pas de ta faute qu'il était célèbre ! Ne reproche pas à ce gamin d'avoir été victime de ta bêtise Severus Snape. Tu es ridicule, cruel, tu ne mérites même pas de lui adresser la parole. C'est de ta faute, ce qui est arrivé.
Severus eut un sourire cruel alors que tout son être pleurait tandis que ses yeux impassibles fixaient ceux émeraudes du gamin. Emeraude. Il avait tué sa petite soeur, sa Lily. Son coeur sombra une nouvelle fois. Il quitta le regard émeraude pour regarder de ses onyx toutes les petites têtes de sa classe. Il vit rapidement son filleul, sa petite tête platine aux sourires en coin made in Malfoy. Il trouvait triste que le petit ait déjà l'attitude désinvolte et remplit de mépris de son père. Draco Malfoy était un enfant très intelligent et malgré ses apparences, il avait du coeur. Il ne voulait pas, surtout pas, que le jeune garçon devienne aussi amer qu'il l'était et que son père l'était aussi.
- Ici, on ne s'amuse pas à agiter des baguettes magiques, dédicace à ce cher Flitwick je m'attends donc à ce que vous ne compreniez pas grand-chose à la beauté d'un chaudron qui bouillonne doucement en laissant échapper des volutes scintillantes, ni à la délicatesse d'un liquide qui s'insinue dans les veines d'un homme pour ensorceler peu à peu son esprit et lui emprisonner les sens... Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon Draco arrête de faire cet tête de Mister je sais tout ! Tu es décevant. Tu devrais être effrayé comme Potter. Pas émerveillé ! Ton père a déjà déteint sur toi... si vous étiez autre chose qu'une de ces bandes de cornichons à qui je dispence habituellement mes cours.
Severus fut ravis de l'effet qu'il donna à ses élèves. Il voyait l'air effaré de Harry Potter. Cela était jouissif. Il mattait de toutes sa connaissance le jeune étudiant. Il allait même le prouver dans quelques instants !
- Potter, s'exclama t-il en faisant sursauter quelques élèves. Qu'est ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?
Face à l'air perdu de Potter, Severus dût cacher son sourire supérieur alors qu'il se faisait un bien fou à torturer le petit sous les yeux émerveillés de Draco Malfoy. Il ne le regardait pas, mais il reconnaissait le regard de son filleul sur lui. Lorsque Harry répondit qu'il ne savait pas, Severus eut un rictus méprisant qu'il ne put s'empêcher de laisser sortir.
- Apparemment, la célébrité n'est pas tout dans la vie. Essayons encore une fois, Potter. Où iriez-vous si je vous demandais de me rapporter un bézoard ?
Haïs moi, j'ai détruis ta vie.
- Je ne sais pas Monsieur.
- Potter, quelle est la différence entre le napel et le tue-loup ?
Lorsque l'enfant lui demanda d'interroger Hermione plutôt que lui-même, Severus eut un sourire intérieur, Harry venait de lui donner une raison de le punir ! C'était parfait. Il lui donna toutes les réponses à ses questions et passa à autres choses en donnant aux élèves les indications pour la potion contre les furoncles. Il les répartit deux par deux, laissant Potter avec ce Weasley. Neville Longbottom le second pauvre enfant de la prophétie. Ses parents ne se sont pas mieux tirés. avec un certain Seamus Finnigan. Mais lorsque le chaudron du groupe fondit, répendant son fluide dévastateur sur les étudiants et le sol, Severus se demanda si il avait bien fait. Il retira un point à Gryffondor, mettant tout sur le dos de Potter avant d'envoyer Seamus et Neville à l'infirmerie.
Heureusement, dans l'autre heure qui suivit, il n'eut pas d'autre castastrophe de chaudrons explosants. Il laissa les élèves partir.
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- Vous vouliez vraiment que je vous haïsse Severus. Le plus drôle est que cela n'a pas duré très longtemps. Toute ma première année, mais les années suivantes, je trouvais nos batailles ridicules. Sans sens, annonça Harry en se tournant vers son Professeur. Vous m'avez réellement impressionné ce jour là, je ne l'oublierais pas de si tôt. Mais vous ne m'avez pas semblé dangereux. Par la suite, parcontre...
Harry eut un sourire ému en se rappelant à quel point il avait pu tout mettre sur son dos pendant des années.
- J'ai eu tord Severus, vous n'êtes pas quelqu'un de mal. Et cette première année était tellement ... étrange ! Je venais d'un monde sans magie, je voyais des machinations partout, on m'avait presque agressé dès que je suis arrivé. Malfoy m'avait fait dégoûté de la maison des Serpentards. Sachant que vous êtes leur directeur, j'avais déjà de mauvaises pensées sur vous sans vous connaître. Et j'avais tord.
- Vous n'avez pas à vous justifier Po... Harry. J'ai cherché votre haine.
- J'accepte vos excuses si vous ne chercher plus jamais à me faire vous haïr ! énonça Harry en riant.
- Je ne vous fais pas d'excuses, s'offusqua gentiment Severus.
Harry fit une moue boudeuse. Il vit son ainé levé les yeux au ciel avant qu'il n'acquiesce.
- Bien, je ne chercherais plus à provoquer votre haine.
- Merci Severus !
Harry attrapa le bras de son ainé avant qu'il ne puisse réagir, lui embrassant la joue, se détournant pour que l'homme ne voit pas ses joues rougir.
Alors ? Vous en pensez quoi ?
Bisous.
Occlumensia
