Chapitre 2 : Archipel Sabaody :
La jeune fille n'eut pas peur, non. Et si elle fut troublée, elle n'en montra rien. Elle se tourna doucement et darda ses yeux d'or dans ceux du chirurgien, de la malice dans les yeux, du défi dans les prunelles, un éclat de je ne sais quoi dans ses iris. Et quand, dans son dos trois individus s'approchèrent, elle n'eut même pas besoin de se tourner. C'était comme si elle les voyait, et d'un signe de la main elle les arrêta. Elle le leurs dit : Elle n'avait pas l'intention de faire une bataille. Elle n'avait pas l'ambition de toucher, ne serait-ce qu'a un seul de leurs cheveux. Elle était là pour la dague. Elle ne voulait qu'elle. Rien de plus, rien de moins.
Mais ils étaient désormais plus d'uns à vouloir connaître la valeur de cette dague. Certes, elle était ornée d'une très belle pierre, couleur d'ambre. Belle comme un astre. Belle à conversé avec la lune et le soleil. Et l'acier de la lame était fin et tranchant, travaillé de main de maître. Et la garde de la dague portait toutes sortes de dessins et de formes. Sur le cuire qui enrobait la garde de cette dague la, une histoire était raconter. Une histoire de celle que racontent les vieux conteurs sous leurs tentes en toile, à qui veut bien les entendre. Aussi, Trafalgar percevait que ce n'était guère la valeur marchande de l'objet qui intéressait la jeune fille. Mais cette dernière garda le silence, et autour d'elle tous se concertèrent du regard.
De son côté, Law se rappelait maintenant parfaitement les événements. Il y a près de 2 ans, à l'archipel sabaody, un corps était présenté à la vente aux enchères. À la manière d'un conte de fées, le corps était mis dans un cercueil en or et en argent comme l'on en fait plus de nos jours. Aussi, les enchères avaient commencé à quatre-cents millions de Berry. Et pourtant des offrants en meute, tous des dragons célestes, avaient surenchérit. Cela avait continué jusqu'à ce que Mugiwara décide de frapper un des nobles présent, semant ainsi la zizanie et stoppant toute activité commerciale dans le bâtiment. Aussi, avant de sortir, s'était-il emparé de la dague. Seulement, il ne l'avait jamais vendu comme il l'avait prévu au début, et elle était restée dans un tiroir de sa cabine. Quelle imprudence.
Il ne voulait pas demander comment elle avait su ou était la dague. C'était de loin le moins important. Il y avait tant de question autrement plus fascinante.
-tu n'étais donc pas morte. Une évidence, mais l'incongruité de la situation le forçait presque à s'en assurer. Bien que ce ne fût pas tout z fit une question.
Elle sourit avec indulgence.
-non cette lame n'a pas à vocation de me tuer, juste de me plonger dans le coma. Une fois retirée, j'ai retrouvé mes esprits.
Évidemment Law se demandait comment cela était possible, qui de la dague qui ne tue pas ou de la jeune fille qui ne meurt pas était le plus extraordinaire. Mais le regard de la jeune fille, ce regard buté et intransigeant, lui affirmait qu'il n'en saurait pas plus.
-Pourquoi ne pas m'avoir arrêté à ce moment-là ?
-Je ne sais pas combien de temps, j'ai "dormi" et j'ai mis plus de deux heures pour être capable de marcher correctement.
- Pourquoi veux-tu la récupérer ?
-Va savoir, souffla-t-elle de nouveau munie de son sourire.
Un soupir s'éleva autour de la table, elle se tourna de nouveau et vit que bien qu'ils soient toujours sur leur garde, tous avaient des mines, presque déçut. Ils avaient écouté son histoire, qui finalement, avait à portée plus de questions que de réponses. Elle émit un rire, un petit rire taquin qui fit danser des éclats moqueurs dans ses yeux. Et tous entendirent ce rire la, et tous furent comme ensorcelés par ce rire-là. Et maintenant que l'anticipation du début, c'était un peu dissipé, ils prirent le temps de la regarder véritablement. Et elle les laissa faire, sans timidité et sans leur rendre la pareille. Attendant juste qu'ils eussent fini ou que quelqu'un dise quelque chose. Mais quelque chose la troublait, elle sentait toujours le regard de Law dans son dos, ça la brulait presque, c'était un sentiment étrange, elle se sentait comme menacé, mais si elle tournait la tête, elle lui donnerait un indice, quelque chose qui disait qu'elle n'était pas en parfaite confiance. Alors elle s'abstint, attendant que ça soit lui qui se trouble par son indifférence. A celui qui jouerait le plus finement.
Il finit par la contourner, alors elle se balança un peu sur la gauche de manière a le frôler, avant qu'il na passe, assez légèrement pour que ce soit pratiquement invisible comme démarche, sauf pour le concerné évidement. Il retourna vers son siège sans s'arrêter. Mais elle sentit, le temps d'un dixième de seconde, un trouble, un pas qui avait flotté en l'air un peu plus que l'autre, un doute. Mais le jeu était de montrer à l'autre que rien ne l'atteignait. A qui jouerait le plus finement.
Et pendant ce temps, elle eue une idée, une idée folle ! Mais maintenant qu'elle était là elle avait tout son temps ! Aenyh la belle Aenyh. Elle était belle à en faire pâlir la pleine lune et le soleil de midi. Elle avait des cheveux de jais et des sourcils fins et arquées, de la même couleur. Des yeux d'or, fondu dans le plus pur des lingots, ombragé par des cils de longs cils noirs. À ses lèvres ourlées à la courbe capricieuse, on pouvait tout céder. Ses traits étaient fins, avec quelque chose de racé. Elle avait le visage fier et les yeux fougueux la belle Aenyh.
On ne pouvait dire si elle était angélique ou démoniaque, bonne ou mauvaise, pur ou souillée. Elle troublait qui la voyait.
Soudain, un piaillement s'éleva, et une jeune fille sauta presque de sa chaise.
-L'avis... L'avis de recherche !
