Hey :$

Ça fait longtemps, désolée. Merci pour vos reviews, lâchez vous pour ce chapitre, bonne lecture :)

Mes yeux commencèrent sincèrement à me brûler. Mais si je quittais l'écran des yeux, je perdrai la poussée d'adrénaline qui me submergeait et me permettait d'être aussi bonne à ce moment précis. Une multitude de chiffres verts s'affichaient sur l'écran, il était hors de question que j'en perds un seul de vue, la suite de notre opération en dépendait. Heureusement, mes collègues le comprenait et respecter (enfin) mon travail, au point que le seul bruit de mes doigts sur les touches du clavier perturbaient le silence régnant. Je sentais les regards inquiets sur moi, sans même avoir besoin de lever le nez, je sentais la présence des hommes et femmes autour de moi. Comme d'habitude, Leia était debout, à demie assise sur le bureau, les bras croisés, un rictus anxieux crispé son visage fin, c'était elle qui me déstabilisait des fois, perturbant ma concentration digne d'un moine shaolïn. Par exemple, c'est de sa faute que mon doigt ripa et appuya sur le "O" au lieu du 0. Cette fausse grossière me fit froncer le nez et cette frustration ressentie me donna un spasme à mon épaule.

Andrew, un jeune homme, même un gamin, était à quelques mètres derrière moi. L'inconscient c'était d'abord appuyé sur mon dossier, sa tête presque à collée à la mienne, son souffle faisant vibrer mes cheveux était à deux doigts de me faire péter les plombs, jusqu'à ce que, d'un mot stricte et froid que je n'écoutais pas, Alex lui fit comprendre qu'il devait reculer s'il ne voulait pas recevoir mon clavier dans ses dents. Je suis incontrôlable dans ces moments.

Un sourire éclaira mon visage alors que je venais de franchir le dernier pare-feu du serveur, chose sur laquelle je m'activais depuis une heure ou deux. Je me permis pour la première fois depuis cinq heures de lever mon visage vers Alex, un sourire victorieux toujours accroché à mes lèvres. Son sourire qu'elle venait d'avoir fut plus grand que le mien. C'était la boss de l'équipe. Elle avait comprit mon talent pour le crackage, et m'avait fait intégrée dans le Centre. Ça fait 10 ans que je la connais, 3 que je suis rentrée dans l'organisation.

Puis je reportai ma complète attention vers mon piratage. Mes doigts s'agitèrent avec une vitesse folle, néanmoins contrôlée. Je savais très bien que, malgré leurs regards curieux et scrutateurs, ça aurait été impossible pour eux de comprendre ce que je faisais, encore moins de me reproduire. Mais je me sentais quand même flattée face à leur..admiration? C'était à ce moment qu'ils me traitaient comme une des leurs et que leurs yeux devenaient brillants. Ces mêmes yeux qu'ont mes spectateurs quand je me produits sur scène. Car oui, je suis peut-être la plus grande hackeuse que le Centre n'aurait jamais eut la chance d'avoir, mais aussi la chanteuse/comédienne la plus en vogue de Broadway, mais j'y viendrai plus tard.

Alors que mon doigt appuya avec violence et détermination sur la touche "Entrer". Mon dos se détendit et je pus le reposer sur le dossier de ma chaise. Mon visage serein et fier dû se faire remarquer car Alex sourit, Leia aussi en haussant un sourcil et Andrew posa une main sur mon épaule.

"Andrew..menaça Alex.

-Non, ca va Alex, c'est plus la peine. la rassurai-je en posant ma propre main sur celle du garçon et en échangeant un regard avec lui. Alex haussa la tête lentement.

-T'as réussis, alors? me demanda ma chef en se frottant les yeux sous ses lunettes. Je ne fis qu'acquiescer de la tête en m'étirant en arrière.

-C'est pas trop tôt. Râla Leia après un soupire exagéré. Alex leva les yeux sans faire de remarque.

-Bon travail, Rachel. Me félicita t-elle. Nous échangeâmes un regard qui dura plus longtemps que ce que j'aurais imaginé. Je fis l'inspection de sa teinte bleu que ses yeux ont réussit à me faire adorer. Et, sans le vouloir un sourire s'étala sur nos lèvres respectives.

-Trop! s'exclama soudainement Andrew, me faisant sursauter, il se mit en face de moi, à l'opposé de Leia. Faudra vraiment que tu m'apprenne à faire ça, c'était génial et impressionnant! me complimente t-il avec son éternel accent anglais. Je lui souris et le remercia.

-Donc demain à 6H30, la porte devrait s'ouvrir si vous composez le code 2494_PCH.

-D'accord, merci beaucoup, Rachel. Me remercia de nouveau Alex en se levant de sa place. Elle était assise en tailleur sur le bureau, en face de moi, derrière l'ordinateur& et en hauteur. Elle le contourna et je l'observai.

-Bon, je sais pas pour vous, mais ces heures passées à observer Berry m'a donné sommeil. Nous fit remarquer Leia. Malgré son ton hautain, elle n'avait pas tord, j'étais crevée et il était 23H passé.

-Tu as raison. Aller tous vous couchez, mais prévenez les autres des informations que Rachel nous a donné. Leur dit Alex d'une voix stricte."

Leia était déjà partie derrière moi vers la porte de sortie, je m'étais retournée vers elle et comme réponse à sa patronne, elle se contenta d'un vague et nonchalant signe de main, sans lui adresser un regard. Cette fille a un culot qui lui est très charismatique.

Alex secoua sa tête en se passant l'arrête du nez. Elle remonta ses lunettes sur sa tête, empêchant ses mèches de cacher la moité de son visage. Andrew émit un petit ricanement, la chef regarda le garçon.

"Qu'est ce que tu fais encore là? lui demande t-elle en haussant les épaules.

-Euh, je sais pas.. répondit-il, honteux et interloqué par la voix sévère de la brune.

-Vas te coucher.

-Hum okay, bonne nuit... Bégaya il en hésitant à se diriger vers la porte

-A demain."

Il partit l'air penaud, je l'observai s'en aller jusqu'à ce que la porte se referme derrière lui. Mon regard se reposa sur Alex qui me fixait d'un regard grave. Je déglutis.

"Tu ne vas pas te coucher? me demanda t-elle d'une voix incroyablement douce qui ne me fit pas réagir directement.

-Euh, si.. Je me levai avec précipitation et désordre, sans lui adresser un regard, je pris ma veste, posée à gauche de Georges aka l'ordinateur. J'enfilai le manteau et me mis face à Alex, j'allai lui dire au revoir quand son regard me fit perdre ma phrase.

-Dommage... Dit-elle en faisant baisser une demie seconde son regard."

Quand elle le releva, mon cœur rata un battement et j'ouvris la bouche pour trouver de l'air. Sans quitter ses yeux du regard, je vis du coin de l'œil sa main s'approcher de moi jusqu'à se poser délicatement sur ma hanche droite. Elle agrippa ma peau sous mon pull et me fit me rapprocher d'elle. Je me laissais faire. Puis ses lèvres se posèrent sur les miennes. Je mis mes mains des deux côtés de sa mâchoire pour prolonger le baiser. Sa main droite se perdit dans mes cheveux et elle emprisonna ma lèvre inférieur des siennes, la suçât et me fit gémir. Mes mains quittèrent son visage pour se retrouver dans ses cheveux. Elle retira mon manteau, le laissant tomber derrière moi. Une chaleur fulgurante fit son apparition dans mon bas ventre et j'enlevai moi même mon pull. Elle quitta mes lèvres pour embrasser mon décolleté et la naissance de mes seins. Mes mains pressées contre sa tête et la mienne se penchant en arrière sous l'extase, la bouche ouverte, au contraire de mes yeux. Elle continua sa descente sur mon ventre et lécha le contour de mes abdominaux. Ses mains, précédemment sur mon dos, glissèrent jusqu'à retrouver l'ouverture de mon soutient gorge qui se retrouva au même endroit que mon pull, c'est à dire par terre. Elle se releva en prenant mon sein droit avec force et elle me fit me mettre contre le bureau, faisant tomber un gobelet remplit de stylo. Des gémissements remplirent la pièce alors qu'elle s'activait à lécher n'importe quelles partie de ma poitrine. Une de mes mains passèrent dans mes cheveux. Je sentis le tissu de mon jean glissé le long de mes jambes. Ses baisers descendirent jusqu'à se retrouvaient sur la bordure de ma culotte. L'humidité la remplissant. Je croyais venir maintenant tellement la chaleur coulant dans mes veines devenaient brûlante. Jusqu'à ce qu'une musique aiguë me fit ouvrir les yeux avec vivacité.

"Merde.." chuchota Alex avant de se lever. Elle se dirigea vers son sac, posé un peu plus loin. Elle prit son téléphone et appuya sur le bouton sans prendre le temps de regarder qui l'appelait.

"Allô?! s'exclama t-elle. Ah Piper! un sourire éclaira son visage,et mon coeur se serra. Maintenant?!... Tu peux? Vraiment?!... Mais c'est génial!... Oui pas de problème tu peux venir...A tout de suite...Moi aussi." Elle rangea son téléphone et son teint rosi que l'excitation lui avait donné était complètement partie. Son sourire niais et heureux n'avait pas disparu et elle eut même un rire surexcité. Puis, comme si elle avait remarqué ma présence, elle se reprit, son sourire disparu et elle toussa en s'approchant de moi.

"Désolée Rachel, pas cette nuit. Elle me tendit mon soutien-gorge, mon pull et ma veste. Piper vient et ça fait trois mois que je l'ai pas vu, tu comprendras que-

-Ouais, ouais. la coupai-je en me rhabillant. Je sais. Je lui arrachai mon pull de ses mains et elle leva un sourcil.

-Euh, Rachel, ça va?

-Oui. je n'osais pas la regarder dans les yeux alors que je sentais une colère me prendre le ventre. Je vais y aller. Je commençais à partir

-Rachel. Me dit-elle avec sa voix stricte et agacée. je relevai mon regard vers elle, remplis d'amertume qui la déstabilisa. Qu'est ce que tu as?

-Tu veux vraiment savoir ce qu'il ce que j'ai? Tu en ai sûre? Mon ton était menaçant et j'avais découpé chaque syllabe. Elle avait une lueur de peur dans les yeux, mais son visage montrait une impatience qui n'était pas des moindres.

-Aller crache le morceau, dis ce que t'as sur le coeur! Je sentais le boule de colère remontait ma trachée pour enfin dire ses quatre vérités, le ton qu'elle employait me fesait fumer de rage. Mes poings se serrèrent, mes sourcils se froncèrent et je sentais mes joues se rougir.

-J'en peux plus, OK?! Ça peut pas durer encore longtemps comme ça! Elle fronça ses sourcils dans une mine d'incompréhension et de surprise. Ça doit se finir!

-Mais...de quoi tu parles Rachel..? Osait elle à peine me demander.

-Je...mes mains se perdirent dans mes cheveux, les larmes commencèrent à monter alors que j'avais l'impression d'avoir la tête qui tourne. J'en ai marre... Ça devient trop à supporter...Il faut que tu arrête de jouer avec moi comme ça...Je ne savais même plus si je lui parler plus à elle ou à moi. Remarquant sûrement la larme roulant sur ma joue, elle posa sa main sur mon épaule.

-Rachel..Que se passe t-il? Qu'est-ce que j'ai fais?. Mon sanglot lui répondit. Je...je ne voulais pas te faire du mal...Une douloureuse sincérité avait accompagnée sa phrase.

-J'en peux plus...répétai-je en essuyant mes larmes. Alex ne répondit pas, sûrement interloquée. Je tournai difficilement ma tête vers elle, sa bouche était légèrement ouverte, ses sourcils froncés me faisait me dire qu'elle n'avait absolument aucune idée de ce qu'il se passait.

-Je ne comprends pas... Dit-elle. Un rire triste passèrent mes lèvres, je regardai par terre en balançant ma tête. En la relevant, je me mordis la lèvre, j'avais un regard perdu au loin.

-Je t'aime. Alex. On a passé plusieurs secondes dans un malaise horrible. Un hoquet de surprise fut sa réponse. Je tournai mon regard vers l'ordinateur.

-Je...

-Ne sais pas quoi répondre? Je l'avais deviné. La coupai-je avec un rire triste.

-Je ne savais pas...Je suis désolée.

-Chut. Garde ta salive. Je pris une grande respiration. Ça ne sers à rien. Si ce n'est pas pour me dire que c'est réciproque. Tu peux sincèrement te la fermer. Mon ton tranchant était très inhabituel, je regretterai sûrement ces paroles dans une heure ou deux. Au revoir, Alex. Je pris ma veste et me retournai sans lui adresser de regard, sachant que ça allait encore me faire pleurer. Des larmes remontèrent, des larmes de frustration et de colère.

-Dors ici, au moins. Je m'arrêtai. Rachel, s'il te plaît... me supplia t-elle." Je serrais les poings avec force, ma poitrine se soulevant avec rapidité. Je ne lui répondis pas et continuai juste mon chemin. Je crus l'entendre me demander de rester.

La tête baissé, un sentiment de désepoir et de détresse guidant mes pas. Des lunettes noires sur le nez. Mon manteau montant jusqu'à mes joues. J'avançai d'un pas rapide sur la chaussée, mes talons claquant contre la pierre mouillée. Je me suis toujours demandée si j'étais vraiment moins reconnaissable comme ça. Car plus on cache quelque chose, plus les gens sont curieux. Ce qui explique les regards bizarres que l'on me lance. Bien sûre, j'avais l'opportunité d'appeler Alexandre, mon chauffeur, pour qu'il vienne me chercher, mais je n'étais pas d'humeur à rester dans un endroit confiné. Surtout que la voiture met une demie-heure pour venir de mon appartement au quartier Général du Centre. Et vu mon état, je serais devenue folle si j'avais dû rester à attendre. Et puis, j'aime les rues de New-York. Après 5 ans, je ne me lasse toujours pas de la sensation qui me remplie quand je marche dans ces rues. Je me sens vraiment chez moi, la première fois que je suis venue, j'ai sentis que c'était l'endroit pour lequel j'étais destinée. Je suis née pour cette ville, et elle m'attendait.

Une jeune fille, habitant depuis sa naissance dans un coin paumé, est à la une du Times, une semaine seulement après avoir touché les planches de Broadway. Après ça, j'ai multiplié les auditions, j'ai joué dans des comédies musicales, en plus de Funny Girl, -ma première pièce, celle qui a valut mon succès- j'ai même était l'actrice d'une James Bond Girl, et en ce moment, je tourne dans une série, Scream Queens. Sans oublier une apparition dans Pretty Little Liars. Puis en ce moment, j'ai l'idée de créer une série inspirée de ma propre vie, elle s'appellera Glee. Si elle se fait bien sûr, ce dont je ne suis vraiment pas convaincue.

Pour vous dire , tout fonctionne parfaitement bien pour moi. Mes tortionnaires du lycée se bousculent pour me parler! Malgré mon répondeur saturé, le changement de numéro trois fois en un an, les gens que j'ai dû voir une fois dans ma vie se présentant d'eux-mêmes comme mes amis, je n'aurai quand même jamais imaginé mieux. Les seuls personne que je considère comme mes proches forment un petit comité de personnes que je connais depuis le lycée et certaines que j'ai rencontré grâce à mon travail. Tel que Finn. Finn Hudson. Officiellement par l'Etat et médiatiquement par les journaux, mon fiancé. Celui qui me permet de garder une image exemplaire et traditionnelle de moi. Il sait qu'il n'est pas pour moi plus qu'un ami et le respect. A vrai dire, il n'a pas vraiment eut le choix. Car, deux ans après qu'on ne sait pas vu et notamment, deux ans après avoir quitter le lycée, devinez qui je croise, somnolent sur un banc de Central Park? L'ancien quaterback/populaire/roi du bal de promo, Finn Hudson. Je lui ai alors proposé d'avoir un toit sur la tête, de la nourriture dans son assiette, en contrepartie, il jouerait mon petit-ami. Il n'a bien évidemment pas refuser l'offre étrange et n'a pas chercher à en savoir plus, balayant d'un haussement d'épaules ses interrogations. Il n'est pas très futé dans son genre, c'est une des nombreuses causes de notre rupture, durant le lycée. En plus du fait que je sois lesbienne.

En oubliant Finn, tout me sourie, tout est trop..simple. C'est pour cela que j'ai rejoins le groupe d'Alex, qui au début ne constituait qu'un groupe de 5 personnes, dont je n'en faisais pas partie. Vous allez peut-être vous dire que je suis qu'une snob riche qui recherche des sensations fortes, telle la ménagère de 45 ans se tapant le meilleur ami de sa fille pour bousculer son petit quotidien. Vous avez peut-être raison. Mais utiliser un ordinateur dans un but illégal me donne des frissons que seulement ceux de la scène peuvent égaler, et vu que depuis un bon moment je ne suis plus sur les planches, je me suis donnée à une autre activité.

Alors dans l'ombre, j'ai comme une autre vie loin de la Rachel Berry, la génie de Broadway. L'enfant de New York.

Un quart d'heure après la prise de raccourcies dans la ville (tout en restant dans les quartiers chics), je me retrouve devant le gigantesque portail qui a l'air beaucoup plus grand vu hors d'une voiture. Surtout avec ma taille. (Qui est pourtant dans la moyenne!). Je me rapprochai du pilier au bout du portail et, avec ma clé, j'ouvrai un couvercle qui cachait un digicode. Je tapai les 10 numéros, puis posai mon doigt sur une petit face plane. Quelques secondes après, je rentrai dans un des quartiers les plus riches et sécurisés de New York.

J'étais très ordonnée. Ce qui me permis de trouver très vite mes clés dans mon sac alors que celui-ci était rempli. J'ouvris la porte en essayant de faire le moins de bruit possible, ayant peur de réveiller mon colocataire, mais je remarquai la lumière dans la salon.

"Finn? Tu es réveillé? Avai-je appelé mon "fiancé" en refermant la porte derrière moi. Je n'eus pas de réponse. Finn?" Répétai-je, cette fois-ci, plus méfiante. Je posai mon sac sur une chaise un peu plus loin.

Cette scène était bien trop... cliché. Un cliché de film d'horreur.

Je commençai à avoir une boule au ventre. De la peur. Je ne bougeais plus. Dès que je m'avais moi-même fait cette remarque, j'étais tétanisée. Mes yeux fixés sur l'encadrement de la cuisine. Je ne pouvais pas voir l'intérieur. C'était peut-être exagéré comme réaction, mais je travaille dans des milieux où je suis souvent exposé au danger.

"F..Finn?" avai-je réesayé vainement.

Je tournai ma tête vers mon sac, d'un geste précipité et maladroit, je pris la bombe à poivre du ma main droite, mon téléphone de la main gauche. Comme précaution, je commençai déjà a tapé le numéro de police. Puis je ne sais pourquoi, j'avais bloqué sur ce numéro, fronçant le nez. Je composais finalement le numéro d'Alex. Comme si je la sentais plus capable que la police.

Mes membres tremblants, je m'approchai de l'encadrement où sortait l'unique lumière de l'apparte..Quelle conne. Je levai les yeux une demie-seconde devant ma stupidité avant de me précipité sur l'interrupteur de mon salon. Sur le tapis, au centre de la pièce où des canapés mauves l'entouraient, un vase beige avait été brisé. Je déglutis et mon coeur résonnait dans mes tempes. Je redirigeai mon intention sur la cuisine.

Je me plaquai contre le mur, ma bombe contre ma poitrine, fermant les yeux pour essayer de me calmer. Ce qui marcha trois secondes.

Puis mon imagination me colla l'image de Finn, sur le sol, du sang dégouliant de son torse pour s'étaler sur le sol. J'avalai difficilement ma salive. Mes jambes tremblaient sous mon poids.

D'un geste aussi vif que mon état mental me le permettait, je me retournai devant l'encadrement, la bombe pointée devant moi, je l'activai, plissant les yeux.

Il n'y avait aucun bruit, aucune personne ne criait de douleure devant mon attaque. J'ouvirs en grand les yeux pour voir plus clairement l'intérieur de la cuisine . C'est-à-dire, rien.

Tout était normal. Tout était en ordre. Aucun cadavre sur le sol. Pas de fouillis. Rien. Mais je n'étais pas sereine pour autant. Il y avait quelque chose qui clochait, visiblement. J'ai une voix qui porte et Finn n'a pas un sommeil lourd. Il m'aurait entendu. Et s'il aurait fait tomber le vase, il l'aurait nettoyé. Je sortis de la cuisine et inspectai le salon. Rien d'autre n'était cassé. Peut-être que le vase avait été brisé par un chat?

Mon Dieu j'espère que j'ai raison...

La véritée me transperça -enfin- me faisant perdre l'équilibre un instant: Il n'y avait aucune preuve que Finn était là. Je me rattrapai avec mon bras contre le mur. A contrario, une personne était clairement rentrée dans mon appartement. Je n'étais plus en sécurité dans mon propre chez moi. Dans un quartier ultra-sécurisé. Où serai-je en sécurité alors? Ma tête me tournait. Je remarquai, pour la première depuis mon emménagement, les ombres menaçantes des arbres se mouvoir sur les vitres.

D'une voix plus terrifiée que je n'aurai voulu, en presque un sanglot, je m'exclamai de nouveau le nom de mon colocataire. En vain, encore une fois. Ma voix résonna dans le silence angoissant de mon appartement, mon écho me répondant. Je n'avais jamais remarqué la résonance ici, ni les ombres des branches d'ailleurs.

Je me rendais compte que je n'étais pas rationnelle. J'avais peur d'un fantôme. Seul le stresse me faisait trouver l'endroit soudainement lugubre. Chaque possible échappatoire me semblait être un piège: si je sortais par la porte d'entrée, il se trouverait de l'autre côté; si je montais à l'étage, il me pousserait dans les escaliers. Je déglutis. Toutes ces idées, dignes de la paranoïaque que j'étais, me firent rester paralysée, le dos tendu par la tension contre le mur.

Alors que, jusqu'à présent, ma respiration était précipitée et irrégulière, j'essayais de prendre sur moi et de retrouver un certain calme, inspirant une bouffé d'air qui, au premier essaie, me resta bloquer dans a gorge. Je tournai ma tête vers la gauche, faisant face à l'escalier moderne aux dalles blanches menant à l'étage que je devais rejoindre pour enfin trouver Finn et être sereine.

Ou, ne pas le trouver et être terrifiée.

Ne m'empêchai-je de penser d'une façon sarcastique. Je secouai ma tête, ce n'était pas le moment d'être négative si je voulais tirer cette histoire au clair.

J'agrippai le rebord du mur pour me donner un élan, que ce soit physiquement ou mentalement. Le bruit de ma respiration se mêlait à celui du vent. Quelques pas mal assurés plus tard, j'arrivai en bas des escaliers, que je grimpai, la main toujours cramponnai à la rambarde. Mes jambes me semblaient plus lourdes que d'habitude, comme si elle devaient supporter le poids de ma peur accrochés à mes chevilles, telles des parpaings que mettent les gangsters à leurs victimes pour que celles-ci restent au fond de l'eau. Ma peur ralentissait mes fonctions motrices. Et la fatigue n'arrangeait rien.

Reste rationnelle.

J'étais presque en haut, les ténèbres gagnaient de plus en plus d'ampleur, la lumière du salon ne suffisait plus. Je grimpai sur la dernière marche et balayai du regard le couloir peint dans des teintes bordeaux, rendant la pièce plus inquiétante. Je m'élançai presque sur l'interrupteur après cette constatation, illuminant les murs d'une lumière tamisée. Le couloir était long mais large, pas très impressionnant et bizarrement, je me sentais plus à l'aise dans cet endroit où mon champ de vision me permettait d'avoir une vue d'ensemble.

Il s'y trouvait trois portes sur le mur de droite, une autre sur le mur opposé. Celle-ci menait à mon endroit personnelle. Les trois autres menaient à nos chambres et à la salle de bain. Finn et moi ne dormions pas ensemble, je dormais dans la plus grande chambre, avec un lit double, quant à lui, il se servait de la chambre d'ami. Pour y accéder, je devais ouvrir la première porte. Le stresse me reprit en me rendant compte du nouvel effort psychique dont je devais faire preuve. J'avalai ma salive qui se coinça dans ma gorge, me faisant mal à la cage thoracique.

Seulement quelques pas, Rachel.

M'encourageai-je. Je serrai les poings. Les mains crispés dans cette position, j'effectuai ma dernière épreuve, me rendant face à la porte. Je posai ma main sur la poignée grise et la tourna, poussai la porte, faisant attention à rester dans le couloir. Mon sang battait dans mes articulations, dans la veine de ma tempe, gonflée. Je donnai une petite pression à la porte pour qu'elle s'ouvre complètement. Les yeux écarquillés, je regardai le sol maculé, les murs rouges pâles, l'ordre aussi parfait que celui de mon sac. Mais, au plein milieu de ce tableau, gisait, sur le sol, un oiseau. Mes sourcils se soulevèrent et se rejoignèrent dans une mine terrifiée Le petit corps ne bougeait pas, et était posé, presque confortablement, sur le parquet, ce qui rendait le tout macabre. Tout en fixant l'animal, -au cas où , il aurait l'idée de revenir d'entre les morts- je levai ma main pour atteindre l'interrupteur, j'appuyai. Je hoquetai de dégoût quand je remarquai -ou justement-, quand je ne remarquai pas les yeux. Deux trous noirs, profond comme deux billes, avaient remplacé les globes oculaires. Je mis ma main sur ma bouche en ayant un élan d'empathie pour l'animal.

Mais au moins, ce n'est pas Finn.

Me suis-je néanmoins fait la réflexion. Et un soupir de soulagement franchir mes lèvres. Je tournai pour la première fois, le regard de l'oiseau. Je devais vérifier les autres pièces. Prise d'un regain d'énergie face à cette moitié de victoire, je me retournai pour inspecter les trois autres pièces. Toutes dans le même état que je les avait laissées. Finn n'était pas là. Définitivement absent.

Ma main gauche était toujours serrée autour de mon portable, le numéro d'Alex affiché, je l'effacé et rechercha celui de mon colocataire dans mes contacts.

Après une bonne dizaines d'appels qui ne menèrent à rien et et de ronds dans le couloir plus tard, j'appelai Alex. Me rongeant les ongle et jetant un regard méfiant à l'oiseau, toujours en plein milieu de la chambre de Finn.

Plus que Santana ! Je tenais à faire garder à Rachel son statut de star XD