Chapitre 3 :
Hermione essuya la sueur qui perlait sur son front du dos de la main, il faisait une chaleur étouffante. La jeune femme retint un soupir, elle n'était pas habituée à ce climat. Elle pensa avec nostalgie qu'il devait faire bien plus frais à Poudlard. Et pour ne rien améliorer, le bus dans lequel Dean et elle voyageaient était une véritable fournaise.
Les jours avaient filé, et le mois de septembre était déjà bien entamé. Après des recherches infructueuses à la bibliothèque des congrès, ils avaient décidés d'aller à Danvers. Après tout, c'était là que tout avait commencé, à Salem Village, comme la ville s'appelait autrefois. Leurs valises miniaturisées et glissées dans leurs poches, ils avaient repris la route.
« N'aurions nous pas dû aller à Salem en premier ? La questionna Dean.
- Non, c'est à Salem Village que tout à commencé, c'est le procès qui s'est déroulé à Salem. C'est à Salem Village qu'elles ont vécues, si il y a un endroit où on peut trouver quelque chose, je pense que c'est ici. Si nous ne trouvons rien, nous nous rendrons à Salem, mais j'aimerais commencer par là, si ça ne t'ennuie pas, lui répondit son amie.
- Pas du tout je me posais simplement la question et puis tu as sans doute raison. C'est là qu'elles ont grandit, vécues. »
La ville n'était plus très loin. Une demi-heure de trajet plus tard, le bus pénétra dans Danvers. Hermione observa les bâtiments autour d'elle, et le découragement s'insinua en elle vicieusement. Tout semblait si récent, où pourraient-ils donc trouver quoi que ce soit, un lieux de culte, un simple renseignement alors qu'il ne restait plus rien de Salem Village de 1692 ? Qu'elle avait été bête, évidemment, ça ne pouvait pas être aussi simple.
« Par quoi est-ce qu'on commence ? Je t'avoues que je n'en ai moi même aucune idée, dit-elle en tournant la tête vers son camarade.
- Pourquoi ne pas commencer par l'église ? Après tout, deux des accusatrices, Betty Parris et Abigaïl Williams étaient apparentées au Révérend Samuel Parris. Tout était plus ou moins lié à l'Eglise. Ils étaient persuadés que les sorcières étaient des créatures du diable.
- C'est une bonne idée, de toute manière il faut bien commencer quelque part. »
Ils quittèrent le bus en plein centre ville, non loin de l'église. En pierre grise, le bâtiment se tenait juste devant une petite place, entouré d'arbres et de parterre de fleurs multicolore. Ils traversèrent la place et grimpèrent les quelques marches menant à la bâtisse. Ils passèrent les lourdes portes en bois de chêne.
La fraîcheur des lieux les soulagea immédiatement, et Hermione retint un soupire de bien-être. Le parfum de l'encens leur parvint, probablement celui utilisé pendant l'office, un mélange discret d'ambre et d'une plante que la jeune fille n'arrivait pas à définir. Des rangées de banc en bois faisaient face à l'autel. Et de son centre, le Christ sur sa croix leur faisait face.
La jeune fille venait souvent dans ce genre d'endroit lorsqu'elle était enfant. Mais elle n'y était pas retourné depuis son entrée à Poudlard. Et au fil du temps, elle avait cessé de croire qu'un Dieu existait, après tout, ce n'était pas dans les croyances des siens. Personne ne jurait sur Dieu, mais sur Merlin, ce Mage légendaire.
Ils empruntèrent le couloir central, en regardant autour d'eux, ne sachant pas vraiment ce qu'ils étaient censés chercher. A part quelques représentations du Christ et de la Vierge Marie, il n'y avait pas grand chose d'intéressant.
« Je peux vous aider ? Entendirent-ils. »
La voix grave provenait d'un des côtés de l'église. Dean tourna la tête vers la personne qui venait de parler. C'était un homme d'une quarantaine d'année, le pasteur à en juger par sa tenue.
« Nous visitons la ville et nous avons vu cet endroit. Mon ami et moi ne sommes pas d'accord sur la période de construction de cet endroit. Je lui assure qu'elle est a été construite après 1700, lui me maintient qu'elle est plus ancienne. Peut-être pourriez-vous nous départager, lui exposa Hermione.
- Vous avez raison Mademoiselle, cet endroit a été construit en 1764 pour être précis.
- Et il n'y a pas une autre Eglise plus ancienne à Danvers ? Ou même d'autres lieux plus anciens ? Je suis très intéressé par l'histoire. Interrogea le jeune Gryffondor. »
Il essayait de ne pas montrer son anxiété, en effet, s'il ne restait plus rien des années 1690, ils ne s'en sortiraient jamais.
« Pour tout vous dire, l'ancienne église a entièrement brûlée dans un incendie, il n'en restait plus que des cendres. Et je ne crois pas qu'il reste grand chose d'ancien dans cette ville. Beaucoup de choses ont été détruites. A ma connaissance le bâtiment le plus vieux est l'ancien hôpital psychiatrique qui date de 1878, mais il est actuellement laissé à l'abandon, je doute que ça soit d'un grand intérêt pour vous. »
Les deux gryffondors étaient dépités. Ils n'en montrèrent rien, pour ne pas se montrer impoli. Ils remercièrent le révérend et sortir de l'église entraînant des pieds. Ils se lancèrent un regard, n'osant pas dire tout haut ce qu'ils pensaient tout bas.
« Et maintenant, on fait quoi ? Demanda finalement Dean.
- Honnêtement ? Je n'en ai pas la moindre idée. »
Danvers se révélait n'être apparemment qu'une impasse de plus. Hermione se prit la tête entre ses mains, espérant se dépêtrer de ce casse tête. Et si ils ne trouvaient pas, et si...
« Et si les sorcières de Salem n'était qu'un mythe Dean, que ferions-nous ? Demanda t-elle.
- Nous rentrerons en Angleterre, et nous nous battrons. Nous nous battrons Hermione, c'est aussi simple que ça. Et si nous survivons à tout ça, on essayera de vivre, de vivre vraiment. Mais ce n'est pas qu'un mythe, je le sens. On va y arriver, tu verras. »
Il la prit maladroitement dans ses bras et elle s'accrocha à son T-shirt, se laissant aller dans cette étreinte réconfortante. Elle était tellement reconnaissante envers Dean, d'avoir accepté de l'accompagner, d'être là pour l'épauler.
« Merci. »
Elle s'éloigna du garçon en lui souriant, rassérénée. Ils ne pouvaient pas baisser les bras à la première difficulté. Ils pouvaient toujours demander conseil à Remus ou Kingsley, peut-être allaient-ils avoir des idées.
« Et si nous allions prendre un café quelque part, pour essayer de réfléchir ? Je pense qu'on a besoin de se poser un peu, nous venons à peine d'arriver en ville, proposa Hermione.
- Si tu veux mon avis, c'est d'un bon whisky-pur-feu que nous avons besoin, mais bon, va pour un café. »
Hermione esquissa un sourire, ne sachant pas trop si il plaisantait ou pas. D'après elle, il était à moitié sérieux. Ils longèrent le trottoir jusqu'à un petit café. Ils entrèrent à l'intérieur préférant la fraîcheur à la chaleur de la terrasse. L'atmosphère était chaleureuse, de nombreuses petites tables rondes entouraient un bar central. Le rouge-orangé dominait sur les murs et des cadres très colorés avaient été accrochés un peu partout. La jeune sorcière apprécia immédiatement cet endroit.
Les deux amis s'installèrent à une table dans un coin, de cette manière ils s'assuraient d'une certaine intimité. Une serveuse vint prendre leur commande et ne tarda pas à revenir avec leurs consommations.
Hermione sirota son milk-shake à la fraise songeuse. Elle observa son camarade avaler une gorgée de café, remarquant au passage qu'il avait des traits fins et qu'il était plutôt beau garçon. Elle comprenait pourquoi Ginny était sortit avec lui. En plus il était grand, plus que Ron même. Il releva les yeux croisant son regard fixé sur lui.
« Tu ne savais pas qu'il était impoli de fixer les gens comme ça ? Lui demanda t-il.
- Désolé, c'est juste que...
-Juste que quoi ?
- Je me rends compte qu'on a passé les dernières semaines littéralement collés l'un à l'autre et je ne sais pratiquement rien de toi. »
C'était vrai, elle ne savait pratiquement rien sur son ami et lui même ne connaissait pas grand chose sur elle. Et ce fait la dérangeait.
Dean la dévisagea un instant avant de poser sa tasse de café sur sa petite assiette.
« Que veux-tu savoir, demande moi ce que tu veux. Après ce sera à moi de te poser une question sur toi. »
Hermione hocha la tête. Elle réfléchit quelques instants et finit par se lancer.
« Je sais que tu as des frères et des sœurs, mais je ne sais même pas combien, ni même leur prénom. Ca t'embêtes de me parler un peu de ta famille ?
- Pas du tout ! Pour satisfaire ta curiosité, j'ai trois sœurs et deux frères. Ils sont tous plus jeune que moi. Mary a quinze ans, elle est en pleine crise d'ado, elle passe son temps à se maquiller devant son miroir et à minauder dès qu'elle adresse la parole à un garçon. Elle est très jolie et je n'aime pas trop voir ses amis lui tourner autour comme si elle n'était qu'un morceau de viande. »
Dean fronçait les sourcils, sans doute soucieux de ne pas être dans les parages pour empêcher les membres de la gente masculine de s'approcher de sa sœur.
« C'est bizarre, je n'aurais jamais pensé que tu étais du genre grand frère sur-protecteur. Mais à t'entendre, je crois que tu serais un peu comme Ron, du genre à frapper le premier qui lui fera du mal.
- Bien sûr, c'est ma petite sœur, le premier qui la touche... »
Il laissa sa phrase en suspense mais la suite était assez explicite, impliquant des mâchoires abîmées et des nez cassés. Hermione esquissa un sourire, Dean avait l'air très protecteur avec ses proches et c'était une facette de lui qu'elle ne connaissait pas avant. Et elle l'aimait bien cette nouvelle facette, lui donnant même envie d'en savoir d'avantage.
« Ensuite il y a Lucas, il a treize ans. On passe notre temps à nous disputer mais c'est normal entre frères. Il n'a que le basket en tête. Et on ne peut pas dire que l'école soit d'un intérêt palpitant pour lui. Ma mère passe son temps à lui hurler dessus à propos de ses résultats scolaires. Comme quoi, il y a un avantage à être en pension pendant l'année, au moins elle ne me fait pas de reproche quand je suis là. »
Il rigola un peu en y repensant, même si la chaleur du foyer familiale lui semblait à des années lumières de là où il se trouvait. Il lui parla de Betty sa sœur de onze ans qui passait son temps à écrire dans son journal intime, même si personne ne savait ce qu'elle avait de si palpitant à écrire. Il lui explique que Greg son petit frère de huit ans passait son temps à faire son casse-cou, et qu'un jour il allait bien finir aux urgences, une jambe dans le plâtre. Mais la personne sur laquelle il disserta le plus longuement était la petite dernière de la famille, Amber. Elle n'avait que six ans, mais ils avaient de nombreux points communs.
« Elle adore dessiner, comme moi, continuait-il. Et c'est très drôle mais dès que je suis à la maison, personne d'autre que moi n'a le droit de s'asseoir près d'elle à table. Greg en a fait les frais une fois. Elle adore m'écouter raconter les histoires sur Poudlard aussi. »
Son visage s'était illuminé lorsqu'il avait commencé à parler de sa famille. Le pli soucieux qui barrait son front depuis le début de la mission avait disparu. Pendant un moment, il pensa à autre chose qu'au danger qui les menaçait en permanence, cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête.
Ils avaient tous grandit trop vite pensa alors Hermione, entourés par des choses qui les dépassaient complètement, des choses qu'ils n'auraient pas dû avoir à affronter. Et maintenant il fallait se rendre à l'évidence, leur enfance leur avait filé entre les doigts.
Ils discutèrent longuement, parlant de tout et de rien. Elle lui raconta son enfance. Le fait qu'elle aurait tant voulu avoir un frère ou une sœur, mais que leurs parents n'avaient jamais pu avoir un second enfant. Il lui raconta sa vie, côté moldu.
Le temps passa rapidement, sans qu'ils le voient passer. Le sujet revint pourtant à un sujet plus grave, contrastant avec la légèreté précédente.
« Dean, je pense que nous devrions nous entraîner à l'occlumentie.
- Je doute d'en être capable, j'ai déjà du mal avec certains sorts de sixième année, alors une magie qui ne fait même pas partie du programme...
- Je sais que c'est une branche très complexe de la magie, mais nous devrions au moins essayer. Imagine que Tu-sais-qui nous capture, il ne doit pas être en mesure de lire nos esprits. Ce serait une catastrophe, tu le sais aussi bien que moi, expliqua-t-elle. »
Un frisson d'horreur la parcouru lorsqu'elle y songea. Sans l'occlumentie, il était facile pour Voldemort d'entrer dans leur esprit et de leur soutirer les informations en lien avec leur mission. L'angoisse lui tordit l'estomac, ça ne pouvait pas arriver, ça ne devait pas arriver. Elle s'en assurerait.
« Tu as raison, mais je ne te promets rien. J'essayerais mais je doute d'y parvenir un jour.
- On s'entraidera, je t'avoue que je n'y connais pas grand chose moi non plus. »
Dean hocha la tête, peu sûr de lui. Il se demandait comment il allait s'en sortir, après tout cette branche de la magie n'était même pas enseignée à Poudlard. Elle faisait plutôt partie de l'enseignement avancé dans les études d'auror.
Ils échangèrent quelques mots encore et décidèrent de quitter le café. Ils se promenèrent dans les rues du centre, jusqu'à ce qu'Hermione montre du doigt une vieille boutique.
« J'aimerais m'arrêter là si ça ne te dérange pas, s'exclama t-elle. »
Dean réprima un rire moqueur, il ne pouvait même pas dire qu'il était étonné. Ils se rapprochèrent de la devanture et pénétrèrent dans le magasin.
La cloche tinta lorsqu'ils ouvrirent la porte. Hermione avait à peine franchi le seuil, qu'elle fut assaillie par une odeur familière et apaisante. Le parfums des vieux livres embaumait la pièce, la ramenant pendant un instant dans la bibliothèque de Poudlard. Elle revoyait les innombrables rayonnages, l'odeur de la cire que les elfes de maisons utilisaient sur les meubles. Un sourire vint fleurir sur ses lèvres, alors qu'elle se remémorait les heures passées assise à la table près de la fenêtre. De là, elle avait une vue direct sur le parc, lui permettant de souffler quelques instants lorsqu'elle n'arrivait plus à se concentrer. Et l'hiver, elle admirait les flocons de neige virevolter dans les airs, et se déposer sur le sol. La vue avait tout d'un paysage de carte postale.
Elle s'approcha des étagères, promenant doucement ses doigts sur la tranche des ouvrages. Elle avait toujours adoré les livres et les trésors qu'ils recelaient, en particulier ceux de son école. Elle avait été tellement émerveillée en découvrant ce nouveau monde qui s'ouvrait à elle alors qu'elle n'avait que onze ans. Mais à présent, ce monde qu'elle chérissait sombrait peu à peu et elle était prête à tout pour le protéger.
« Bonjour jeunes gens. »
La voix rocailleuse la sortit de ses souvenirs. Elle se tourna vers l'origine de la voix, faisant face à un vieil homme aux cheveux grisonnant. Il tenait dans ses mains une pile impressionnante de livres qui vacillait dangereusement.
« Que puis-je faire pour vous ? »
Il la posa difficilement sur une table près de lui, déjà bien encombrée par de nombreux volumes poussiéreux. Et Dean se fit la réflexion que certaines piles ne tenaient en place que miraculeusement. Il reporta son attention vers le bouquiniste, un homme grand et élancé malgré son âge. Le gryffondor lui donnait environs soixante ans. Manifestement, il tenait cet endroit depuis une éternité.
« Bonjour, le salua Hermione. Je voulais savoir si vous n'aviez pas des livres sur Salem Village. Nous cherchons plus précisément des renseignements sur la période de 1690, lui exposa t-elle. »
Le vendeur frotta son menton du bout des doigts, semblant réfléchir, puis se dirigea vers une étagère semblant sur le point de s'écrouler sous le poids des épais ouvrages. Il en saisit deux et les lui tendit. La jeune fille s'en saisit, et les feuilleta quelques instants. Rien d'intéressant, ils étaient bien trop récent.
« Vous n'auriez-rien de plus ancien ? Si vous possédiez des livres d'époque, nous sommes prêt à y mettre le prix. C'est vraiment très important ! N'importe quoi, un journal, un carnet de bord... »
Le vendeur sembla hésiter un instant, indécis. Il la regarda droit dans les yeux et elle soutint son regard. Ce qu'il y lis sembla le convaincre.
« J'ai bien quelque chose qui pourrait vous intéresser. C'est un journal qui fait partie de ma collection privée à vrai dire. Je vais vous le chercher, ne bougez pas. »
Il dirigea vers le fond de la boutique, et poussa une porte que les deux amis n'avaient même pas vu avant. Il revint quelques instants plus tard, portant un coffret en bois ouvragé. Il le posa sur le comptoir, et souleva le couvercle. Il en sortit un objet enveloppé dans du tissus blanc, qu'il déroula délicatement.
« Il est très vieux, les pages sont très fragiles aussi, il faudra faire attention en le manipulant. »
Hermione hocha la tête, et le regarda poser le précieux contenu sur le tissus. Les pages jaunis étaient cornées par endroit et reliées par épais fil.
« Il est dans ma famille depuis les années 1692, mon ancêtre connaissait la femme qui l'a écrit. Dans notre famille, les gens ont toujours dit qu'il en était amoureux, mais il n'est pas vraiment possible de vérifier. Elle parle beaucoup de la chasse au sorcière dans son journal, de la psychose collective autour de toute cette histoire.
- S'il s'agit d'un ouvrage de famille, pourquoi acceptez-vous de nous le vendre ? Demanda la brune en caressant du bout des doigts la couverture.
- Vous savez, je n'ai pas d'enfant, personne à qui le transmettre. Et je préfère qu'il aille à quelqu'un qui en prendra soin et qui en a besoin plutôt qu'à quelqu'un qui pourrait l'abîmer. »
Le gryffondor glissa sa main dans son sac et en retira son porte-monnaie.
« Combien nous devons vous ?
- Un livre comme ça, je ne peux pas vous le vendre. Je vous le donne, gardez votre argent. »
Les deux amis se lancèrent un regard, surpris. Un tel objet historique devait valoir une véritable fortune, cet homme voulait-il vraiment leur donner.
« Vous êtes sûr ? Demanda Dean.
- Absolument certain. »
Il l'enveloppa de nouveau prudemment et le tendit à Hermione. Elle la rangea dans son sac sans fond, prenant mille précaution pour ne pas l'abîmer.
« Merci, vraiment, vous ne savez pas à quel point c'est important pour nous, le remercia la jeune fille. Si nous pouvons faire quoi que ce soit pour vous, n'hésitez pas à demander.
- Et bien pour tout vous dire, si vous pouviez m'aider à ranger un peu cette pièce, je vous en serais vraiment très reconnaissant, c'est un vrai capharnaüm. »
Ils passèrent le reste de leur journée à ranger, déplacer des piles de livres et astiquer. Mais à vrai dire, cette petite pause leur fit beaucoup de bien. Leur complicité ne fit que se renforcer.
« Attention ! »
Malgré l'avertissement de son amie, Dean ne vit pas le petit tabouret en bois, la vision masquée par le gros carton qu'il transportait. Il trébucha, s'étalant par terre, le carton lui échappant des mains. Le rire de Hermione résonna dans la boutique, sans qu'elle puisse le contrôler.
« J'aurais pu me cogner la tête et mourir d'un traumatisme crânien et toi ça te fait rire ! »
La jeune fille ne pouvait même pas répondre, des larmes commençaient même à perler au coin de ses yeux. Elle essaya vaguement de s'excuser, mais le rendu était incompréhensible. Par chance, Dean réussi à se relever sans aide et visiblement sans traumatisme crânien.
L'après-midi touchait à sa fin lorsqu'ils finirent de ranger la pièce, le vieil homme les remercia chaleureusement. Et ils finirent par prendre congé. Les deux jeunes gens quittèrent la bouquinerie, le saluant une dernière fois.
Souriante, Hermione se disait que ce journal pourrait l'aider à connaître l'état d'esprit de l'époque et qu'ils avaient peut-être trouvé une piste. Elle sentait son impatience grandir. Ce journal pourrait-il vraiment les aider ? Elle l'espérait, car depuis qu'ils étaient arrivés aux Etats-Unis, ils étaient toujours au même point, à savoir la case départ. Peut-être pourraient-ils enfin avancer leur pion d'une case.
Ils marchèrent un instant, prenant la direction d'un abri de bus. Dean, plongé dans ses pensées, sursauta lorsque son amie le tira vivement sur le côté, l'entraînant dans une petite ruelle adjacente. Elle se plaqua contre le mur et observa discrètement la rue principale, prenant garde à rester caché.
« Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Lui lança t-il. Tu n'as tout de même pas l'intention de m'agresser sauvagement en pleine rue ?! »
Elle le bâillonna avec sa main, pour l'empêcher de parler à nouveau.
« Tais-toi ! Il y a des mangemorts dans la rue ! Murmura t-elle. »
Je sais que j'ai mis du temps avant de poster un nouveau chapitre, pour ma défense (médiocre) j'avais complètement zappé que je publiais cette fiction sur ce site... -_- , mais bon tout fini par arriver pas vrai? En espérant que vous avez aimé la suite. Kiss Miriallia
