Merci à toi akatuki-tsume, pour ton commentaire ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant que le précédent ! Je tiens aussi à m'excuser pour le retard ! ^^'
Bonne lecture !
Chapter 3...
Cet après midi là, Kimiko accompagnait Chizuru au village, pour quelques courses. Les deux jeunes femmes étaient devenues amies très rapidement, à la suite de son arrivée. Elles marchaient dans l'allée principale, à la recherche de légume pour le dîner, il devait y avoir de la visite d'après ce qu'avait entendu Kimiko le matin-même. Elles s'arrêtèrent devant un marchand de tomate et Chizuru en commanda un kilo. Kimiko était arrivé depuis plus de trois jours, elle devait accomplir un devoir que son défunt père lui avait laissé avant de partir pour un dangereux voyage. Malheureusement pour lui, il lui a été fatale. Lorsqu'elle avait appris la mort de son tendre père, Kimiko s'était retrouvée démunie, terriblement seule. Mais un soldat lui avait fait parvenir un mot indiquant dessus le titre exact de : ''Shinsengumi''. Elle ne savait absolument pas ce qu'elle devait faire, mais elle espérait pouvoir rencontrer quelqu'un qui comprendrait la signification de ce message et qui en d'autre terme, pourrait l'aider.
« As-tu quelque chose à faire ici ? » demanda Chizuru, en faisant sortir Kimiko de ses pensées.
« No-non » répondit-elle.
« Tout va bien ? »
« Ou-oui, ce n'est rien, j'étais simplement perdue dans mes pensées » reprit-elle, souriante.
De retour à la ''maison'' Kimiko s'était réfugié dans sa chambre à fin d'essayer d'en découvrir un peu plus sur ce message. Elle sortit le petit bout de papier de sa poche et le fouilla sous tout les angles, à la recherche d'indice. Mais sans espoirs, le petit papier était vierge, seulement le mot de ''Shinsengumi'' était écrit. Désespérée, elle poussa un soupir. Au moment même, où elle rangea le papier, Chizuru entra.
« Kimiko ? » demanda cette dernière, en la regardant appuyée sur la petite commode, « est ce que tout va bien ? »
Kimiko se retourna soudainement, surprise par l'apparition de son amie.
« Ah oui-oui, j'étais juste entrain de ranger mes affaires... » mentit-elle.
« Tu es sûr, on dirait que quelque chose te tracasse ? »
« Non je t'assure tout va bien, mais que viens-tu faire ici ? » questionna la jeune femme, espérant pouvoir changer de sujet.
« Ah ! Je voulais te dire que le dîner était bientôt prêt et j'aimerai te montrer quelqu'un »
Elle opina et sans poser de question, Kimiko suivie Chizuru, qui l'entraînait dans un petit jardin, derrière le grand bâtiment centrale. C'était très beau, des fleurs poussaient de partout et de toutes les couleurs. Une petite rivière coulait au milieu, surmontait d'un pont en bois, qui permettait de traverser de l'autre côté. Elle l'empruntèrent et elles arrivèrent alors devant un grand arbre en fleurs, un cerisier. Kimiko resta émerveillé devant le beauté de cet arbre. Mais quelque chose ou plutôt quelqu'un attira son attention au pied de l'arbre. Une ombre s'avança et Kimiko en resta hébété. Un homme se pointa devant elle, mais pas n'importe lequel. Il s'agissait bien évidemment de son ''sauveur'' ou alors le contraire ? Bref, il statuait devant elle et elle ressenti un étrange frisson. Comme si tout son corps ressentait un appel, un appel à l'aide face à se demi-dieu devant elle. Il était encore plus beau que la dernière fois et en chair et en os se coup-ci... Ses yeux bleus, verts ? Elle n'arrivait même pas réfléchir correctement. Il était vêtu d'un kimono bleu, faisant ressortir la couleur de ses yeux. Il possédait la même coupe de cheveux qu'à leur première rencontre, c'est à dire, la moitié attaché en chignon, le rendant encore plus magnifique. Tellement qu'il était beau, Kimiko prit quelques couleurs aux joues. Mais revenons à la réalité. Il l'avait emmené ici de manière, très peu délicate. Kimiko reprit ses esprits et pointa un doigt sur lui, les sourcils froncés.
« Vous ! Je n'en reviens pas ! Qu'est ce que vous faîte ici ?! La dernière fois que je vous ai vu, vous m'avez traîné ici, de façon très peu courtoise pour un samouraï ! » grogna-t-elle.
L'air surpris, Chizuru cligna à plusieurs reprises des yeux.
« Vo-vous, vous vous connaissez ? » reprit-elle, incrédule.
Oubliant l'espace d'un instant son amie, Kimiko se retourna d'un air débile. Non, à priori, elle ne le connaissait pas, mais ça... c'est secondaire n'est ce pas ?
« Je me présente, je m'appelle Soji Okita, ravis de faire votre connaissance mademoiselle » lança Soji en attrapant délicatement sa main et en y déposant un baiser. Kimiko rougit de plus bel et en calculant le fait qu'il ne connaissait pas son nom, elle se ravisa.
« J-je... Je m'appelle Kimiko... »
Le regard fier, Soji se retourna vers Chizuru.
« C'est moi qui est emmené cette femme ici, elle semblait être perdue. » reprit-il, un sourire au lèvres.
Non mais OH ! Perdue ?! Moi ?! Non mais je rêve ! C'est lui qui s'est pointait devant moi et qui m'a kidnapper, je ne lui ai rien demandé !
Reprenant son calme, Kimiko se mordit la joue et tourna les talons pour se diriger vers la salle pour manger. C'était décidé, elle détestait cet homme. Même s'il était le plus beau samouraï, elle s'en contre fichait, jamais plus elle ne parlerait à cet individu sournois.
…
S'installant confortablement sur le tatami, Kimiko inspira profondément. Quelqu'un se plaça à côté d'elle. Elle tourna son visage et...
Oh non... pitié !
Soji prit place. Elle grinça silencieusement des dents et fit mine de rien.
« Nous n'avons pas pu parler correctement la dernière fois, j'attends toujours... » souffla-t-il contre son oreille.
Tout son corps frissonna. Elle se retourna brusquement. De quoi parlait-il ?
« Que voulez-vous dire ? » dit-elle, fronçant un sourcil.
« Eh bien, j'attends toujours vos remerciement »
Kimiko à cinq reprises, cligna des yeux. N'y croyant toujours pas, elle se répéta la phrase à plusieurs reprises. Soudain, elle comprit. Une colère noire l'envahit. Il croyait vraiment qu'elle allait le remercier, pour avoir faillit la tuer à trois ou quatre reprises ?!
S'il n'y avait pas eu autant de monde, elle lui aurait sûrement jeter son bol de riz à la figure. Mais il fallait se raviser et la jouer rusé. Cet homme voulait jouer avec elle ? Ok, il allait être servi.
« Oh... Ne me dîtes pas que vous n'attendiez que ça ? » reprit-elle, d'une voix suave.
Il lui lança un sourire indescriptible et répondit :
« Non, mais en tant que femme honnête, vous me devez au moins un remerciement, sinon vous seriez encore entrain de chercher votre route »
Contrôle toi Kimiko, ne faiblit pas devant lui, il le fait exprès, contrôle toi...
Kimiko inspira profondément et continua :
« Eh bien, j'aurais très bien pu demander mon chemin à un autre, surtout que je ne vous ai jamais vu. Et de toute façon, vous l'avez fait de vous même, je ne peux rien y faire »
« Disons que votre regard était tellement désespéré, que j'en ai eu pitié »
« Pitié ? Ah... Alors pourquoi vous attendre à des remerciements, lorsque vous sauvez quelqu'un par pitié. »
« Il s'agit simplement de diplomatie. »
« De diplomatie ? Alors pour vous la diplomatie, signifie soulevez une jeune femme et la transporter comme un poids mort sur votre épaule et de la trimbaler de toit en toit ?! »
Kimiko se mordit la langue, sentant qu'elle perdait son calme. Qu'est ce qu'il voulait ? Qu'elle lui promettre de se soumettre à lui tout le reste de sa vie ?!
« Si je n'étais pas arrivé, vous serez probablement morte, tuée par ses soldats » reprit-il, soudain l'air sérieux.
Elle se figea. Il avait raison, elle tentai bien de fuir quelqu'un ce jour là...
« Je suppose aussi, que votre défunt père, ne l'aurez guère appréciez »
Une colère s'intensifia en elle et les larmes lui montèrent aux yeux, les brûlants au passage. Elle ne le supportait plus. Sans dire quoi que se soit, elle se leva de table et sortit de la pièce. En sortant, elle rencontra Chizuru et Toshizo, marchants doucement pour ne pas le brusquer Il commençait tout juste à se remettre de ses blessures.
« Kimiko où vas-tu ? » demanda Chizuru.
« Je n'ai plus faim, je vais dans ma chambre, merci pour le repas... »
Sa voix était tremblante. Chizuru échangea un regard avec son compagnon.
« Va la voir Chizuru, tu me rejoins à table »
« Tu es sûr ? »
« Va, je me sens beaucoup mieux grâce à tes remèdes »
Souriante, Chizuru l'embrassa sur les lèvres et se dirigea vers la chambre de Kimiko. Elle tapa doucement à la porte, mais elle n'entendit que des sanglots.
« Kimiko... c'est moi... »
Rien.
«... Je peux entrer ?... »
Toujours rien, alors hésitante, elle ouvrit doucement la porte. Elle trouva la jeune femme, effondrée sur son futon, les larmes coulant à flot. Elle se posa à côté et ne dis plus rien, se contentant de caresser chaleureusement les cheveux brun de son amie.
« Il... Il est injuste... » pleura-t-elle au bout de quelques minutes.
« De qui parles-tu ? »
« So-Soji... »
« Que s'est-il passé ? »
Kimiko lui raconta alors, toute l'histoire. La mort de son père, le mot, l'attaque des soldats, l'arrivée de Soji et leur dernière altercation. Chizuru nota quelques points communs, comme par exemple le fait, qu'elle ai, elle aussi perdu son père ... De plus, il était mort devant elle...
« Connaissais-tu Soji avant cela ? » demanda soudain Chizuru.
Kimiko, releva la tête et réfléchit un moment.
Non, je ne le connaissais pas... Mais, mais attend ? Comment est-il au courant de la mort de mon père ?! Peut être que lui était au courant de la signification du mot, peut être que c'est lui, l'homme que j'attendais, l'homme qui pourrait m'aider à accomplir ce devoir ?
« Non... Chizuru, penses-tu que Soji puisse avoir un rapport avec ce mot ?! »
« Eh bien, peut être bien, je veux bien t'aider moi aussi, si je le peux. Donc si je peux faire quoi que ce soit, n'hésite surtout pas ! »
Reprenant espoir, elle sécha ses larmes et remercia son amie, en la gratifiant d'un sourire.
…
Le lendemain matin, Kimiko marchait, à la recherche de Soji. Elle le retrouva, devant le cerisier. Elle s'arrêta, attendant qu'il capte sa présence. Ce dernier se retourna.
« Tiens donc, que me vaut l'honneur de ta présence, me chercherais-tu ? » demanda-t-il avec son sourire indescriptible.
« Ne joue pas à ça avec moi, je veux savoir » dit-elle, froidement.
« Savoir quoi ? » reprit-il, d'un air interrogateur.
« Comment sais-tu que mon père est mort ? »
Il la regarda, sans rien dire. Le moment qu'elle avait tant attendu était enfin arrivé. Son cœur s'emballa et tapa fortement contre sa poitrine. Un long silence s'installa entre eux, et Kimiko commençait à perdre patience . Allait-il un jour se décider à parler ?! Oui, il remonta sa main à ses cheveux, relevant sa frange avant de la refaire tomber sur ses yeux.
« Cela se voyait dans ton regard. Et puis, lorsque tu m'as ''connu'', je n'étais qu'une âme et les âmes ont une particularité. Elle peuvent lire à travers vos pensées »
Son espoir se brisa en mille morceaux. Il n'était pas celui qu'elle attendait... Elle repartait au point de départ.
Déçue, elle se retourna sans rien dire et repartit en direction de sa chambre.
« Attend ! » s'écria Soji, en la rejoignant.
Elle s'arrêta, sans pour autant se retourner, elle ne voulait pas lui parler, pas après ce qu'il s'était passé la veille. Il s'arrêta derrière elle, attendant qu'elle se retourne.
« Retourne toi »
« Non. »
« Non ? » répéta-t-il abasourdi.
« Non, je ne veux plus te voir, je ne veux plus te parler »
Puis elle partit en courant, le laissant seul.
…
Chizuru se réveilla lentement. Elle tourna la tête et vit Toshizo dormir encore profondément. Ne voulant pas le réveiller, elle sortit du futon le plus doucement qu'elle le put. Une fois debout, elle s'étira et sortit prendre l'air. Il faisait bon, le soleil commençait à monter dans le ciel et les oiseaux chantaient des champs mélodieux. C 'était une belle journée. Elle fit quelques pas dans le jardin et tomba sur Soji, assis face au cerisier. Elle le rejoignit.
« Que fais-tu ici, tout seul ? »
« J'attends... » dit-il, le regard perdu dans l'immensité de l'arbre.
« Tu attends ? »
« Que le temps passe » finit-il.
« Que ce passe-t-il ? » s'enquit-elle, en rapprochant ses jambes de sa poitrine.
Il tourna la tête vers elle.
« Tu ne devrais pas t'occuper de ton capitaine ? » tenta-t-il pour détourner le sujet.
« Il dort encore, Soji qu'y a-t-il ? »
Il soupira, puis se leva, toujours en regardant le cerisier. Puis il posa son regard sur elle.
« Je sens un grand danger » lâcha-t-il
Chizuru écarquilla les yeux, que voulait-il, par ''un grand danger'' ?
« Que veux tu dire ? »
Soji hésita un moment, puis déclara : « Un Oni... »
A SUIVRE...
Un petit commentaire, svp ? ^^
