Auteur:
Privatesky ©
Genre:
Drama
Disclamer: toute l'histoire est sortie de ma
tête, tout rapport ou similitude avec la réalité
n'est pas de ma responsabilité.
Avertissement(s):
YAOI - scènes de viol
Paroles de zik utilisées:
The Unforgiven II - Metallica.
.Part.1.02. de verre.
'1
Bill
était encore sur le sol, la pluie tombant de moins en moins
fort, ses yeux étaient engourdits, son corps semblait inerte
et il aurait très bien pu s'évanouir d'une seconde à
l'autre s'il n'avait pas l'esprit préoccupé par des
questions qu'il n'arrivait pas à résoudre. En effet, il
se demandait comme il pourrait faire passer ça comme quelque
chose de peu grave et peu important... comment est-ce que dire que
c'est un incident encore une fois, pourrait être crédible
aux yeux de ses parents, alors qu'il y avait moins de 2 mois, il lui
était arrivé la même chose ? et cette fois, il
n'avait pas fait que le violenté "comme ça",
cette fois, non, il avait fait, ce qu'on appelle un viol. Bill ferma
les yeux, fort, fort, si fort, pour oublier, pour ne pas pleurer. Il
ne voulait pas pleurer, jamais, ces connards, ne méritaient
pas une seule larme ! Il souffla un peu, et rouvrit les yeux,
attrappa ses vêtements, se redressa avec mal et les enfila non
sans difficulté. Il tenta alors de faire un pas, afin de
sortir de cette ruelle sordide, mais la douleur parcourrut son corps
tout entier, il sentit son postérieur plus douleureux que
jamais. Est-ce qu'il saignait ?
Il tenta un deuxième pas,
mais impossible. Il s'appuya contre le mur, les larmes aux yeux.
Qu'est-ce qu'il avait fait ? est-ce que c'était vraiment mal
ce qu'il était ? méritait-il tout ça ?
Non loin de là, à quelques mètres à peine, Tom, Georg et Gustav sortaient donc du centre de Paint Ball, presque en courant, sous la pluie, l'air pressé de rentrer.
-
Bon ! fit Tom en s'arrêtant sous un porche situé juste à
côté de l'entrée de la ruelle. Et si on appelait
Bill, 'savoir où il traine encore ? dit-il en souriant.
-
Ooh ! et si on l'appelait en rentrant ? demanda Gustav', j'suis
congelé moi !
- Ca servirait à que dalle de
l'appeler en rentrant ! remarqua justement Georg. Il avait prévu
de nous rejoindre, l'est sûrement pas loin d'ici, autant
rentrer tout ensemble ! vas-y appelle le, fit-il à l'attention
de Tom.
Il composa alors le numéro, c'est là qu'ils entendirent tous trois la sonnerie retentir. Ils échangèrent un regard mêlé d'interrogation, de surprise et de curiosité.
- Qu'est-ce que fout Bill dans une ruelle en
pleine pluie ? demanda Tom le regard pétillant.
- Neen ?
tu crois que... fit Gustav plein de sous-entendus. Il serait avec une
fille ...?
- Avec qui veux-tu qu'il soit d'autre ? ria Georg en
ouvrant la marche.
Il faisait sombre, notamment à cause des gros nuages qui planaient au dessus de la ville, mais aussi à cause de l'épaisse brume qui s'abattait peu à peu sur la ville. La pluie tombait désormais en fines gouttes, certes abondantes. La ruelle était étroite, le sol était en mauvais état, Georg avait du mal à savoir où il marchait, scrutant le sol, craignant de marcher sur une quelconque défecation d'animaux. Il était suivi de Gustav et de Tom qui fermait donc la marche.
- Biill !! riait Tom. Viens
par ici ! on t'a grillé !
- Ouaaais ! ramène toi par
là ! t'es où ? t'es encore loin ? criait Georg en
plissant les yeux pour tenter de voir à travers la bruit.
Il essuyait les gouttes de pluies qui perlaient sur son front, puis releva la tête et s'arrêta. Figé.
- Mais ! pourquoi tu t'arrêtes aussi soudainement ! se plaignit Gustav qui se cogna contre lui.
Il passa sa tête pour voir ce qui avait arrêter Georg, Tom fit de même. Ils restèrent figés. Sans un mot. Rien. Bill était là, juste devant eux, ses larmes avaient finalement fini par dégringoler involontairement sur ses joues glacées, comme chauffées au blanc. Il n'avait même pas remarqué ses amis qui l'observaient. Georg était abasourdi par l'état de Bill... la coiffure ruinée, le maquillage dégoulinant, les habits trempés, arrachés, oui ça se voyait bien qu'il avait été passé à tabas... mais ce n'était pas ça qui le mortifiait, c'était de voir Bill aussi mal, les bras croisés, comme recroquevillé sur lui-même, l'air autiste. Non, il n'avait jamais vu Bill, ni personne d'autre, dans un tel état, jamais. Et ne disait-on pas que le corps et le symptôme de l'âme ? que tout ce qu'on ressent passe facilement par notre façon d'être ?
La pluie se faisait de moins en moins forte. Mais on entendait qu'elle, elle, pourtant si silencieuse. Le silence était palpable. Gustav ne savait pas où se mettre, Tom, quant à lui, regardait Bill, l'expression de son visage restant indéchiffrable.
- Bill ... ? fit Georg en posant une main sur l'épaule de son ami.
Bill sursauta sur le coup, puis ses yeux remplis de larmes s'asséchèrent. Il voulait paraître normal, mais ça paraissait plus louche encore.
- Hey ! les mecs ! qu'est-ce que vous foutez là
? demanda-t-il en souriant.
Ils ne dirent pas un mot.
- ...bon,
si on rentrait se sécher ...? proposa-t-il finalement, voyant
qu'aucun ne lui répondait.
Il commença un faire un pas, mais il se paralysa, la douleur parcourrant une fois encore, tout son corps, le rendant incapable de faire un pas, un geste, rien. Il grimaça, son corps se crispa, Georg le rattrapa tandis que Bill s'appuyait d'une main contre le mur pour tenter un autre pas.
- Hé ! fit-il alors.
Georg secoua la tête, pour signifier à Bill que ce n'était pas la peine de se forcer. Il prit le bras de son ami et le mis par dessus son épaule, le soutenant d'un côté, Gustav fit de même.
Bill se sentait soulagé. Il marchait désormais avec l'aide de ses amis, même si ça lui faisait encore mal, il était heureux qu'ils veuillent bien l'aidé sans poser de question. Bill releva alors la tête, cherchant son frère du regard.
Tom le regardait toujours, sans un mot, trempé, il ne disait rien, mortifié ? on ne pouvait pas lire en lui, même pas Bill. Leurs regards se croisèrent. Tom lui adressa un faible sourire, Bill lui répondit, les yeux brillants.
- Allez viens, dit-il en lui tournant le dos. On t'emmène aux urgences...
Bill se fit donc soigné. Une fois allongée dans sa chambre, il demanda à parler au médecin qui l'avait soigné.
- M. Kaulitz ? vous désirez ? demanda-t-elle la voix douce.
C'était une femme aux cheveux noirs, métisse, moitié asiatique, moitié occidentale. Elle avait des yeux très clairs, en contraste avec la noirceur de ses cheveux, le regard doux et bienveillant. Bill l'apprécia dès qu'il l'aperçut. Il savait qu'elle ne le jugerait pas et sans savoir pourquoi, il lui faisait vraiment confiance.
- On a appelé vos parents,
dehors vos amis et votre frère patientent, vous voulez les
voir ? demanda-t-elle.
- Hum, oui, tout à l'heure, mais je
vous ai appelé pour vous demander quelque chose. Dit Bill en
fixant les draps blanchâtres comme s'ils étaient
particulièrement intrigants.
Un silence apaisant s'aplanit dans la pièce. Bill releva la tête vers elle, troublé par le regard presque hypnotisant de son médecin.
-
J'aimerais que vous ne parliez pas de... commença-t-il.
-
Vous savez que vous devez porter plainte ? dit-elle alors plus que
sérieuse. Est-ce que vous voulez voir un psy' ...?
- Non.
Rien des deux.
- Pourquoi ? ça vous aiderait ! ceux qui
vous ont fait ça méritent d'être jugés !
-
...merci. Dit-il en lui souriant. Mais je n'y tiens pas.
Elle
n'insista pas. Elle n'avait pas le droit de décider pour
lui.
- Qu'est-ce que vous attendez de moi dans ce cas ?
-
J'aimerai que vous me rendiez un service. Ne dites rien à
personne sur...
- ... votre viol ? acheva-t-elle. Je dois en
avertir vos proches, c'est dans mon devoir de médecin, je ne
peux pas cacher ou mentir sur des sujets importants, je suis
désolée.
- S'il vous plait, j'aimerais vraiment,
vraiment leur dire moi-même... vous devez vous douter que...
'fin pourquoi on m'a fait ça... et...ils ne sont pas au
courant de ça... dit Bill avec difficulté.
- Bien...
comme vous le voulez. Mais vous me promettez que vous le ferez ? je
dirais tout sauf le viol. Ca vous convient ?
- d'accord. Merci
beaucoup madame...
- Mademoiselle Nguyen. Dit-elle en souriant. Si
vous avez besoin de parler, je peux vous recommander quelqu'un,
sinon, si vous avez besoin de n'importe quoi, venez me voir, ou
appelez moi... dit-elle en laissant un papier avec son numéro.
On vous garde cette nuit, vous vous êtes cogné méchament
la tête, on sait jamais si y'a un retournement de situation, si
vous voyez ce que je veux dire. Allez, je vous laisse tranquille.
Fit-elle en s'en allant. Et... ne gardez pas le silence,
jamais.
Elle s'en alla. Bill semblait une fois de plus, soulagé d'un poids. Il n'avait certes pas l'intention d'en parler avec ses proches, ou du moins pas dans longtemps.
La silhouette de Tom se dessina dans l'encadrement de la porte.
-
Alors fréro ? fit Tom en arrivant près de son lit. Ca
va ?
- Béh... ça va, comme quelqu'un dans un hosto !
plaisanta-t-il avec légèreté.
- ah... oui
c'est sûr. 'scuz, cette question était idiote.
- Pas
de mal. Dis, t'as appelé Mam' ?
- Oui. 'fin les médecins
l'ont fait. Elle viendra demain matin, elle peut pas là.
-
ah. d'accord.
- Je vais te laisser. Dit Tom. Tu veux voir Georg
et Gustav ? ils sont dehors.
- ...nen, c'est bon. Je les verrais
demain.
- D'ack. Bah à demain alors, hein ?
Tom s'en
alla sans un mot. Bill s'allongea avec difficulté. Ferma
doucement les yeux. Tom une fois dehors, s'adossa contre le mur et se
laissa glisser sur le sol, la tête entre les mains.
Lay
beside me
Couche-toi près
de moi,
Tell me what they 've
done
dis-moi ce qu'ils ont
fait
Speak the words I wanna
hear
Dis les mots que je
voudrais entendre,
To make my
demons run
pour chasser mes
Démons
Bill
se demandait pourquoi. Même s'il ne disait rien, il aurait
voulu que son frère lui demande ce qu'il s'était passé.
Il aurait voulu que Tom reste plus longtemps, qu'il soit là
pour l'écouter, pour l'épauler. Mais il n'en était
rien. Bill pleura. Il pleura comme jamais il n'avait pleuré.
Est-ce que lui et Tom était arrivé à un
stade de non-retour ? ils n'étaient plus proches au point de
ne plus parler des sujets douloureux ? Bill croyait pourtant qu'il
pourrait toujours lui parler, toujours se confier à lui, et
qu'il serait toujours là dans les bons, comme dans les mauvais
moments. Son frère jumeau, autrefois si proche, et désormais
si loin.
The
door is locked now
La porte
est verrouillée maintenant
But
its open if you're true
mais
elle est ouverte si tu es vrai
If
you can understand the me
Si
tu peux me comprendre,
Then I
can understand the you
alors
je peux te comprendre.
'2
J'voulais aussi dire mercki pour ces personnes qui me laissent des reviews :) ça fait bien évidemment très plaisir. J'espère que vous continuerez à lire jusqu'à la fin ! encore merci
# Privatesky -
