Les auteurs : Denis, Guillaume et Thomas.
Thème : Fanfic Final Fantasy 7, aventure/action/comédie/humour (déconseillé aux âmes sensibles)
Statut : démarrée le 01/09/2005
Chapitre : modifié le 12/11/05
Emails
:
Denis : denis(underscore)predator(a)hotmail(point)com
Guillaume
: maitredestenebre(a)hotmail(point)com
Thomas :
kaihansen3004(a)hotmail(point)com
Remerciements à Lilalou10 pour ses corrections.
Résumé du chapitre précédent : Après avoir découvert qu'ils étaient vraisemblablement dans l'univers de Final Fantasy 7, les trois compagnons ont également découvert qu'ils étaient pourvus chacun d'un sac à dos au contenu hétéroclite, ce qui a d'ailleurs permis de sauver Guillaume d'une mort atroce… Encore que…
Final Fantasy Beta 7.0.3 reloaded 2 la résurrection
Chapitre 2 : Une histoire de classe
- Arrête-toi connard !
- Je te sauve la vie et c'est comme ça que je suis remercié ?
- J'aurais moins souffert en mourant !
Denis était assis dans les herbes sur le bord de la ruelle, regardant Guillaume poursuivre Thomas depuis plus d'un quart d'heure. D'abord intéressé par le spectacle, il avait fini par se lasser et explorait donc plus profondément son sac…
- Un sac de couchage… Les piquets de tente qui vont avec la toile… les ficelles… une carte d'état-major, une carte tactique des différentes villes, une boussole, des jumelles, des vision de nuit, un crayon avec un carnet… une trousse de premier secours… des rations… Mais c'est quoi ce bordel ! Y a que des trucs inutiles ! Je vais me faire chier sans ma PSP !
Denis inspecta avec rigueur le fond de son sac et fut à peine rassuré par les autres objets qu'il put y trouver. A défaut d'être intéressants comme les premiers, ils étaient bien au contraire encore tous plus inutiles les uns que les autres. Heureusement, il vit quelque chose qui attira soudainement toute son attention…
Guillaume et Thomas décidèrent alors d'un cessez-le-feu temporaire pour pouvoir aller voir ce qui faisait pousser tous ces cris de joie à Denis.
- Qu'est-ce qui te prend ?
- Tu vois pas que tu nous déranges alors que j'allais pouvoir l'étrangler !
- Ha ha ha ! Vous verrez bien !
Denis partit alors comme une flèche en direction du magasin de fringues en face de la petite place. Thomas et Guillaume se regardèrent curieusement.
- C'est moi ou il avait des fringues sous le bras, avec son sac ?
- Il a dû les sortir de son sac, justement… On devrait vérifier les nôtres aussi, conseilla Thomas.
Une petite minute de fouille plus tard…
- Attends… dit Thomas dépité. C'est tout nul ce qu'il y a dans ce sac…
- Ha bon ?
- Un téléphone portable, le spray de soin à 90°, une paire de gant en tissu, un baladeur CD, les CD qui vont avec, un multitap PS2, une… pelote de laine, des… heu…
- Quoi ? Quoi ? s'écria Guillaume.
- Et bien… Des paquets de bonbons…
- Non ! Fais voir ! Envoie-moi un paquet !
- Non, c'est bon !
- Allez ! Qu'est-ce que tu caches d'autre !… Mais… Mais ! Y a une peluche Hamtaro là !
- Ouais, bon, ça va ! T'as quoi de beau, toi, au lieu de te foutre de moi ?
- Moi j'ai la classe avec mon couteau ! s'exclama Guillaume.
- Ouais, ben arrête de faire l'andouille et replie-le avant de te recouper. Je suis sûr que t'as pas envie que je te soigne à nouveau.
- Ouais, ça j'ai vu que t'étais naze en premier secours ! J'ai plein de trucs moi, une paire de roller, une clef à écrou, des balles de ping-pong… heu… un sachet d'engrais ?
- Tu m'avais caché tes passions de jardinerie…
Guillaume usa alors d'un habile stratagème pour détourner la conversation…
- Regarde ! J'ai aussi un PC portable, des CD de jeux et de films, et la souris qui va bien avec !
- Et tu vas faire marcher ça comment, dis-moi ?
- Quelle question stupide ! Bon sang, tu me fais peur des fois.
- Parce que tu as l'espoir que tu puisses recharger ta batterie sur le secteur, peut-être…
- Ha tiens c'est pas con ça… Tu crois que c'est compatible avec de l'énergie Mako une batterie ?
- A ton avis ?
- Hum. Etant donné que l'univers est japonais, on risque de se retrouver avec du courant secteur en 110 Volts, ça va être chiant quoi… Hé, mais ton téléphone portable aussi.
- On s'en fout pas mal, de toute façon il ne capte pas ici… Ca m'aurait surpris de toute manière… Tiens… Mais c'est quoi là dans mon sac ?
- Hey ! s'exclama la voie de Denis dans leur dos. Regardez la classe !
Revêtu d'un treillis et d'une veste camouflés vert et kaki, auquel venait s'ajouter les rangers et les genouillères, Denis regardait ses amis avec un air blasé de mercenaire endurci. Une classe terrible, mais assez éphémère tout de même, dès qu'il se mit à commenter sa tenue…
- Vous ne trouvez pas que le sac à dos est trop gros ? Et puis il n'est pas exactement camouflé de la même couleur. Ca casse un peu tout…
- Pousse-toi !
Thomas partit comme une flèche en direction du magasin en sortant de son sac les vêtements qu'il venait d'y trouver, immédiatement suivi par Guillaume qui avait renversé le contenu de son sac pour en atteindre le fond… Il lui fallut d'ailleurs une bonne minute pour réussir à tout refaire rentrer correctement… A condition qu'on désigne par « correctement » le désordre le plus complet…
Et donc, quelques secondes d'essayage plus tard…
- Y a pas à dire, constata Guillaume, le sac est vraiment nul… pour le reste…
Guillaume arborait un regard ténébreux, le sourire presque démoniaque, recouvert par son épais et long manteau noir qui laissait à peine entrevoir les vêtements tout aussi sombres qu'il portait dessous.
- Ha ha ha ! Je sais pas comment on est arrivé ici, mais rien à foutre.
Thomas portait avec une classe décontractée une magnifique chemise à fleur bleue et blanche, tout en contraste avec son pantalon noir sur lequel remontaient des flammes qui partaient chacune de la face extérieure du pied et remontaient jusqu'au niveau des genoux.
- Ouais, bof… dit Denis. J'ai quand même plus la classe.
- Avec les sacs, je dis pas, lui répondit Guillaume. Mais sans le sac je t'assure que je suis l'incarnation d'un dieu.
- Non mais laissez tomber, moi j'ai les lunettes de soleil assorties, vous êtes éclatés à plates coutures.
- Ouais peut-être mais…
- Ho ! s'exclama Thomas. C'est bon, on s'en fout en fait, on a mieux à faire que parler de ça !
- Ha oui ? Comme quoi ?
- Comme aller taper la causette avec Tifa dans son Bar au secteur 7 ! s'écria Thomas.
- Ha mais oui ! ajouta Guillaume. Si on est dans le jeu, on doit pouvoir voir les héros !
Alors que Thomas était déjà en train de baver, Denis regarda autour de lui et conclut :
- Bon, on est sans le moindre doute possible au Wall Market du Secteur 6… donc la porte d'accès au Secteur 7, c'est par là…
Le groupe se dirigea donc dans la direction que Denis avait indiquée. Qu'il ait un bon sens de l'orientation et une bonne mémoire visuelle pouvaient être des arguments qui justifiaient qu'on ne discutât pas sa proposition. Mais pour être exact…
- Ca va c'est pas trop dur, dit Guillaume. De toute manière y a toujours qu'un seul chemin possible pour aller d'un point à un autre, et comme le Secteur 6 et 7 sont côte à côte ça simplifie.
- Faut voir, répondit Thomas. Dans le jeu y a pas de problème, mais c'est peut-être pas exactement pareil une fois qu'on se retrouve dans l'univers lui-même…
- Ha ouais ? Du genre ?
- Je sais pas moi. Les héros ne saignent pas, par exemple.
- Et puis on n'est pas en train de se voir en vue de dessus non plus, ajouta Denis
- C'est des détails, soupira Guillaume.
- Ca change tout quand même.
- Mais non, mais non, soupira-t-il à nouveau. Regardez un petit coup de spray et ça repart. Les passants ont l'air aussi abrutis que quand on jouait, et puis… et puis cette putain de musique d'ambiance commence à me saouler sévère !
- Elle n'est pas si mal, répondit Denis. Y a pire je pense…
L'équipe arriva à la porte de séparation des Secteurs. Juste à côté se trouvait le petit parc avec le toboggan et les balançoires. Après une petite tentation d'aller faire un coup de toboggan, ils continuèrent en direction du bar nommé « le Septième Ciel » (on est plus des gamins quand même…).
- J'espère qu'on n'est pas en train d'arriver au mauvais moment, s'interrogea Guillaume.
- Comment ça ? lui demanda Denis.
- Au moment de la destruction du pilier, répondit Thomas. Ca serait con de finir écrasé avec le Secteur 7 comme trois bouffons alors qu'on viens juste d'arriver dans ce monde.
- Ha, okay, répondit alors Denis. Pas de risques, je serais capable d'entendre le moindre coup de feu à 5 kilomètres à la ronde, et pour l'instant c'est le calme plat.
Pour accompagner les paroles de Denis, un grondement sourd retentit soudainement, suivi immédiatement par les vibrations du sol qui l'accompagnaient. Un léger sentiment de panique survola le groupe, mais finalement le grondement se tut et la plaque ne s'écroula pas. Ce moment d'adrénaline passé, il fut décidé de prendre une petite pause pour faire le point.
- C'était quoi à votre avis ? demanda Thomas.
- J'aurais dit que c'était mon estomac qui criait famine, mais en fait non, pas aussi fort, répondit Denis.
- Parle pas de bouffe, s'il te plaît, dit Guillaume. C'était proche d'une explosion, non ?
- Y a quoi comme explosion possible à Midgar ?
- Le réacteur 1 et 5 ? proposa Denis.
- Ouais, ça nous laisse encore du temps alors…
- Dites, s'exclama Guillaume. C'est moi ou…
- Ou quoi ?
Guillaume tendit le doigt vers un tas de terre qui semblait remuer de lui-même à quelques mètres.
- C'est quoi ce machin ? s'interrogea Denis.
Le tas de terre sembla exploser, et au milieu de la poussière apparut une ignoble sangsue violette avec des pattes, qui semblait également avoir très faim. Il y eut alors deux autres explosions et ce fut autant de congénères de la première créature qui se dégagèrent du sol en gesticulant leurs mandibules et leurs pattes acérées.
- Ca répond à ta question ? questionna Guillaume.
- Merde, s'écria Thomas, ces trucs sont dans le chemin. Faut les dégommer !
- Heu… s'interrogea Denis avec perplexité. Comment ça ?
- Comme ça ! cria Thomas en enfilant ses gants et chargeant comme un bourrin.
- A moi l'exp ! hurla Guillaume en se précipitant sur une bestiole, tout en faisant tournoyer son couteau.
Thomas sauta si vite sur la pauvre créature qu'elle n'eut pas la moindre chance de l'esquiver. Elle se prit un enchaînement de directs et de crochets qui ne lui laissa aucune chance de contre-attaque.
La seconde bestiole eut tout juste plus de chance, étant suffisamment prompte à bloquer les attaques d'arme blanche avec ses pattes. Le duel aurait put durer longtemps en suivant les règles de l'art. Néanmoins le violent coup de pompe que la sangsue se prit sur la tronche brisa sa garde et fit pencher la balance de l'équilibre du combat.
Denis vit par contre la troisième créature lui foncer dessus à pleine vitesse, et dans un soudain éclair d'instinct de survie, eut juste le temps de prendre son sac à dos pour la repousser d'un violent coup.
- Vous êtes marrants, s'écria-t-il, j'ai rien pour me battre !
- Je m'en fous, lui répondit Thomas, démerde-toi !
- Patiente deux secondes, ajouta Guillaume, je finis celui-là et je vais leveler sur le tien.
Denis avait dû poser un genou à terre, déséquilibré par son contre. La bestiole se retourna alors, visiblement peu dérangée par le coup de sac à dos, et commença une charge pour attaquer à nouveau. Denis attrapa alors le caillou sur lequel se trouvait sa main, et le lança droit sur la bestiole. Cette dernière n'apprécia pas vraiment le traitement et se recula en couinant. A son grand malheur, ce fut bientôt une véritable grêle de cailloux qui s'abatit sur elle.
- Va crever, saloperie !
Thomas fit preuve d'un talent au combat qui le surprit lui-même, les années d'expériences d'entraînement au catch démontrant soudain toute leur puissance. Aucun coup de poing ne ratait sa cible, et pareil pour les coups de pieds. Le restant des techniques devrait ne lui poser aucun problème, espéra-t-il.
Pour Guillaume, il n' y avait finalement rien de bien différent à d'habitude en ce qui concernait son maniement de l'arme blanche, une cible vivante en plus, ainsi que peu de différence avec sa patience et son fair-play habituel.
Quant à Denis… bon… hum, on va pas dire qu'il excellait dans le lancé de caillou, mais on pourra comparer ça à un lancé de grenade. Et Denis était bon pour lancer les grenades…
Un coup de coude violent écrasa la première sangsue, accompagné d'une projection violente contre un mur qui acheva de la pulvériser en un tas visqueux. La seconde créature manqua de peu de finir trépanée, mais son funeste destin la frappa quand même, ou plus exactement une lame qui finit par toucher un ou deux autres organes sensibles. Pour la troisième bête, une mort par lapidation fut évitée de justesse, mais elle ne put échapper à l'impact malencontreux entre sa tête et la semelle de ranger qui se précipita à sa rencontre…
- Yeah ! Victory !
Joignant le geste à la parole, Thomas prit la pose, la main droite sur la hanche et le doigt de la main gauche sur la monture de ses lunettes pour les remettre en place, bien qu'elles n'aient pas bougé d'un millimètre. Guillaume fit tournoyer son couteau d'une main à l'autre en se retournant pour faire voleter son long manteau. Quant à Denis…
- Et merde, j'ai pas de pose de victoire…
- Putain ! hurla Guillaume. C'est quoi ce bordel !
- Ben quoi ? Il a pas eu le temps d'y penser c'est tout.
- Non mais ! Mais ! MAIS ! Ils laissent pas de Gils en crevant ! Ni d'objets ! continua de hurler Guillaume.
- Ô mon Dieu ! ajouta Thomas.
- Et en plus ils ne fondent pas en devenant rouge quand ils meurent… constata Denis.
- On s'en fout de la façon qu'ils crèvent ! Le problème c'est qu'on ne va pas avoir de thune si le lattage de monstre n'est pas rentable !
- Regardez dans vos sacs ! C'est peut être apparu !
Malgré une fouille, rien ne semblait avoir changé. Après de nombreux jurons et deux ou trois autres génocides de sangsues, le groupe arriva donc dépité au quartier habité du secteur 7.
- Rhaaaa j'ai faim, je veux bouffer quelque chose, soupira Denis.
- On n'a pas un rond, on est dans la merde.
- Ha mais je suis con, j'ai des rations dans mon sac, se rappela soudain Denis.
- Ouais, lui répondit Guillaume. Mais ça nous permettra pas de se payer un verre chez Tifa. J'hallucine, comment c'est trop naze…
- Finalement c'est pas si cool que ça d'être dans Final Fantasy…
Denis n'écouta pas la dernière remarque de Thomas, car il s'était mis à courir vers un bâtiment sur le bord de la rue. Thomas s'étonna :
- Qu'est-ce qui lui prend encore ?
- Il va racketter quelqu'un ? C'est pas con.
- Venez voir, on est sauvé ! cria alors Denis au loin.
Le bâtiment avait une enseigne peinte sur de la tôle ondulée. « Bounty Hunter » s'inscrivait en larges lettres bleues sur un fond couleur rouille. Denis s'était déjà précipité à l'intérieur, aussi les deux autre le suivirent, plutôt sceptique. Une fois que Thomas et Guillaume furent rentrés à l'intérieur, ils purent voir un vieil homme derrière un comptoir qui discutait avec Denis. Les murs avait des affiches placardées un peu partout, parlant toutes plus ou moins de boulot plus ou moins dangereux à rémunérations généralement plus ou moins proportionnelles. Ce qui faisait certainement beaucoup de plus ou moins dans la même phrase. Le plus intéressant tout de même, était la liste des rémunérations pour la « chasse ». Le patron du magasin entassait des Gils.
- Nous disons donc quatorze « Whole Eater ». Ca nous fait donc 750 Gils et 3 Potions.
- Moi aussi je veux ma thune ! s'écria soudain Guillaume.
- Eh mais d'où ça sort ça ? demanda Thomas.
- Je sais pas, mais je pense qu'avec ça doit y avoir moyen de s'acheter une arme correcte, et peut-être même à boire.
Le patron du « Bounty Hunter » continua tranquillement :
- Alors. 950 Gils, 2 Potions et 2 Queux de Phénix. Voila.
- Direction le Septième Ciel ! s'exclama survolté Guillaume.
- Attends-nous quand même, soupira Thomas. D'où provient l'argent des primes, dites-moi ?
- Une partie vient des financements de la Shinra, une autre partie des commerçants et habitants du Secteur, lui répondit le patron.
- Je veux bien que les habitants du coin payent pour leur sécurité, mais pourquoi la Shinra ?
- Ca fait partie du budget « maintien de l'ordre »… Il paraît que c'est le maire qui a trafiqué les budgets pour qu'on puisse faire ça. Mais si vous voulez mon avis, ça ne lui ressemble pas, il est trop feignant pour ça. Ca doit être son assistant. Ca vous fera donc 900 Gils, 1 Potion et 2 Ethers.
Denis et Thomas sortirent alors du bâtiment, et commencèrent à courir.
- Bon faut rattraper l'autre poivrot.
- Ha merde, jura Denis. J'ai oublié de demander un truc !
- Pas le temps. C'était quoi ?
- Comment il a su que j'en avais tué quatorze ?
- Et alors ? Le mec dans la grotte qui te file le Mythril, tu crois qu'il fait comment pour deviner le nombre des combats qu'a fait Aerith ?
- Ouais, laisse tomber, question stupide.
