Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, tous ?? Non un petit village résiste encore et toujours à l'envahisseur… euh je m'égare désolé !! Tous les personnages appartiennent à !^^


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Chapitre 3 : Te revoir.

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POV Edward.

Une foule d'émotion contradictoire m'envahie. Elle venait. Elle arrivait. J'allais la revoir. Mon cœur battit plus vite dans ma poitrine. Mes yeux s'emplirent de liquide salé.

-Non, murmurais-je à ma mère.

La colère s'insinua en moi. NON, NON, NON !!!! Je ne veux PAS !!! Je ne PEUX pas !!! NON, NON, NON !!!

-Non, dis-je plus fort.

Ils n'avaient pas le droit de faire ça ! C'était ma vie !! La mienne !!! J'en faisais ce que je voulais !! Si je ne voulais pas la voir c'était mon choix !! Et je ne voulais pas la voir !!! Non, non, non. Ils n'avaient pas le droit !!!

-NON, NON, NON, hurlais-je. Vous n'aviez pas le droit ! Non, je ne veux pas la voir !!

J'aboyai tel un chien blessé. La meilleure défense c'est l'attaque ! Alors j'attaquai, encore plus méchamment qu'à l'ordinaire. Je prononçai tous les mots qu'il ne fallait pas, tous les mots qu'une mère ne souhaite jamais entendre. Toutes ces choses qui font mal au plus profond de soi. Je rendais toutes ses plus grandes peurs réelles, tous ces plus horribles cauchemars concrets. Ma mère sortit très vite de la chambre. Je lui avais dit des horreurs, mais c'était pour mon bien ! Je ne pouvais pas voir Bella. Je ne voulais pas ! Malheureusement ma mère resta dans le couloir, je voyais son dos dans la petite fenêtre de la porte de ma chambre. Je ne pouvais plus rien faire. Bella allait venir. Je soufflais un grand coup, courage Cullen.

Tu peux le faire ! Tu as réussi à être odieux avec tes propres parents, tu peux aussi le faire avec la femme de ta vie !! Bah voyons !! Si tu crois ça mon vieux !! Non, non, je devais y croire. Pour Bella, elle n'a pas à être enchaîné à moi. Je ne voulais pas être son boulet. Elle ne devait pas rester auprès de moi. Je refusai d'être celui qui lui gâcherait la vie. Je ne serai pas son bourreau ! Ni le gardien de sa prison. Je voulais qu'elle vive heureuse, et ce bonheur elle ne le trouverait pas avec moi, ça c'était certain ! Je fixai l'horloge accrochée au mur en face de mon lit. Je me demandai combien de temps il me restait. Je décomptai les minutes avant qu'elle n'arrive et que mon cœur soit brisé, par ma propre faute, mais c'était pour son bien à elle, peut être le mien aussi… à long terme, à très long terme. Enfin j'espère… Cullen reprend toi, nom de dieu ! Tu as choisis, ne reviens pas en arrière. Le jour où on t'a appris ton infirmité, tu as choisis de protéger Bella. Parce que tu t'étais juré de toujours vouloir son bonheur, uniquement son bonheur. Et ce jour l'a tu sus lorsque le médecin t'a demandé si il y avait quelqu'un à prévenir, qu'il ne fallait pas la prévenir elle. Tu as refusé de mettre ce fardeau sur les frêles épaules de ta Bella. Alors maintenant assumes !!

Un quart d'heure, voila un quart d'heure que je fixai cette putain d'horloge ! Du bruit dans le couloir, merde, l'heure avait sonné. Prépare-toi Cullen, prépare-toi. Retiens-toi ! Aucun geste, interdiction de bouger, ne laisses pas ton corps réagir à sa présence, ne laisses rien paraitre ! Soit fort une fois dans ta vie. La poignée s'abaissa. Soit fort pour Bella…

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POV Bella.

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Je n'avais pas besoin d'en savoir plus sur la paralysie d'Edward mais pour meubler la conversation dans la voiture de son père je posais des questions.

-Vous êtes médecin n'est-ce pas ?

-Oui.

-Alors parlez-moi de la paraplégie.

Oups, ça ressemblait peut être un peu trop à un ordre, non ? Il ne parut pas s'en offusquer. Et me répondit, il avait à présent la casquette du professionnel, il semblait détaché, comme si durant un instant, il oubliait qu'il s'agissait de son fils, que l'on parlait de la vie d'Edward.

- La moelle épinière, située dans la colonne vertébrale, est le principal canal d'informations de notre organisme. Ce cordon d'un centimètre de diamètre fait partie du système nerveux central. Il assure le lien entre notre cerveau et le reste de notre corps. La moelle épinière transmet les ordres du cerveau jusqu'à nos muscles et leur ordonne de se contracter. Mais elle permet aussi de faire remonter les informations des différentes parties de notre corps jusqu'au cerveau. Ces stimuli peuvent se traduire par des mouvements réflexes ou par des perceptions sensorielles, douloureuses ou non. Si la moelle épinière est sectionnée, les informations ne peuvent plus circuler. Les lésions situées au niveau des vertèbres dorsales, ou en dessous, entraînent une section des nerfs qui commandent les membres inférieurs. On parle alors de paraplégie. Les patients ne peuvent plus bouger leurs jambes.

-Et c'est irrémédiable ??

-Cela dépend, mais Edward a eu de la chance lors de son accident, il a une paraplégie incomplète. Il perçoit encore quelques sensations au niveau de ses jambes, mais plus on avance vers ses pieds, moins il ressent. Et il n'a qu'une paralysie des jambes, ses fonctions génito-sexuelles et vésico-sphinctériennes ne sont pas touchés. On peut espérait que la lésion de la moelle épinière guérisse, mais Edward n'espère pas.

-Donc un jour, il pourrait remarcher ?

-Oui.

Un poids s'enleva de mon cœur, il y avait toujours de l'espoir. Et s'il le valait j'étais prête à avoir de l'espoir pour deux. Peu importe que lui n'en ait pas, tant que moi j'en avais. J'assumerai son fardeau avec plaisir, et cela me mettait en colère qu'il ose me tenir à l'écart de sa vie au moindre problème. Ça me mettait vraiment en rogne ! Son père dut suivre le même fil conducteur dans ses pensées car il me dit :

-Edward a toujours voulu protéger les gens qu'il aime. Quitte à choisir pour eux.

-Quitte à mal choisir, précisais-je.

-Il tient à vous.

-Je sais.

Le silence s'installa, l'hôpital approchait. La curiosité emporta la bataille qui se jouait en moi, j'étais obligée de poser la question, je voulais comprendre.

-Pourquoi étiez-vous en froid, avec Edward ?

-Il ne vous l'a pas dit ? S'étonna son père.

-Non, je ne lui ai jamais parlé de ma famille, hormis mon père, alors je ne lui posais pas de questions. Mais vous ne ressemblez pas à l'homme auquel je m'attendais.

-Et à quoi vous attentiez vous ?

-A quelqu'un ressemblant à ma mère et mon beau père.

Si il voulait éluder mes questions moi aussi je pouvais le faire ! Il essayait de détourner l'attention, sur moi et mes problèmes, mais ce n'était certainement pas à lui que j'allais en parler. Si quelqu'un devait savoir c'était avant tout Edward. Et personne d'autre.

-Alors ? M'impatientais-je.

-C'est à cause de moi. Je voulais qu'il fasse des études de médecine. J'ai mal pris qu'il parte pour le conservatoire. Edward a hérité de mon caractère, ça s'est mal passé et il est partit pour Seattle.

-C'est tout ?

-C'est stupide, mais j'ai mis beaucoup de temps à digérer le fait qu'il ne devienne pas médecin. Je l'avais toujours imaginé prenant ma succession à l'hôpital. Je voulais ce qu'il y a de meilleur pour lui, et puis il était si doué à l'école, je ne pensais pas que le piano était si important dans sa vie.

Un silence plus gênant s'installa. Mr Cullen était honteux de son comportement passé, tout en lui suinté le remord. Il s'en voulait d'avoir pris ses rêves pour la réalité. Il s'en voulait d'avoir pensé à lui avant de penser à son fils. Et dans d'autre circonstance, j'étais certaine qu'Edward lui aurait pardonné.

-Il est méchant avec tout le monde, n'est ce pas ?

-Oui.
-Avoir pitié de lui ne servira à rien, n'est ce pas ?

-Non, ça ne servira à rien. Ça l'exaspérera encore plus.

-Très bien, alors je vous conseille de ne pas entrer avec moi dans la chambre.

On sortit de la voiture. Le parking est plein en ce milieu d'après midi.

-Pourquoi ? Me demanda-t-il, dévoré par la curiosité et… l'amusement ?

-Parce que je ne suis pas du genre à me laissai faire, et je suis déjà très en colère. Je ne voudrais pas que vous soyez choqué.

Un sourire étira ses fines lèvres. Je ne savais pas ce qu'il pensait exactement de moi, car ses lèvres restèrent fermaient, mais son sourire m'indiqua que je ne lui déplaisais pas. C'était déjà ça, le père d'Edward ne me prenait pas pour la folle que j'étais !

On entra dans l'hôpital en silence, je voyais aux regards des infirmières et autres personnels soignant, qu'ils connaissaient Mr Cullen, puis quand leur yeux se posaient sur la personne qui l'accompagnait, c'est-à-dire moi, leurs sourcils se fronçaient. Il ne devait pas être habitué à voir quelqu'un d'autre que Mme Cullen avec Carlisle. On monta dans l'ascenseur, qui s'arrêta au quatrième étage, je ne fis pas attention au numéro de chambre. Je sais juste qu'en sortant de l'ascenseur, on a prit à gauche, puis à droite, et que l'on a continué longtemps avant de retourner vers la gauche et dix mètres plus loin nous étions arrivés.

-Ils n'ont jamais perdu de patient, dans ce labyrinthe ?

Carlisle ria.

-Il ne me semble pas.

C'est là que je remarquais la mère d'Edward, enfin je supposais que c'était elle. Elle lui ressemblait, enfin c'était lui qui lui ressemblait, inlassable débat de la poule et de l'œuf. Je remarquai que c'était des yeux de sa mère qu'Edward tenait cette teinte verte si particulière. Elle semblait épuisée, et cherchait visiblement du réconfort auprès de son mari. Je détournai le regard et fixai cette porte et cette poignée. Courage !

-Souviens-toi Bella…

-C'est un con, je sais, coupais-je le père d'Edward.

Lui et sa femme me sourirent faiblement. Je reportais mon attention sur la porte. Plus besoin de m'encourager mentalement à présent. Le visage des parents d'Edward avait fait ressurgir ma colère. Je lui en voulais de faire du mal aux siens, à son entourage, pas seulement à moi. J'avais souvent été sujette à ce genre de crise de violence dans mon enfance. Surtout à cause de ma mère, en allant vivre chez mon père ça c'était calmé, et j'avais finalement commencé à les contrôler, et depuis qu'Edward était entré dans ma vie, plus rien, elles avaient disparus. Mais en cet instant je la sentais, et j'avais peur. Peur de faire quelque chose de mal, peur de le blesser.

Il t'a bien blessé lui !!! Ce n'est que ce qu'il mérite !!!

Non, calme-toi Bella !

C'est en plein débat intérieur que j'entrais dans la pièce, je pris mon temps pour fermer la porte derrière moi, attendant le dernier moment pour le regarder. Lorsque je n'eu plus rien à faire, je levais les yeux vers lui. Et cela ne m'aida pas à me calmer loin de là, toute la colère que j'avais éprouvé contre lui durant ses trois derniers mois remonta violemment à la surface, et me coupa la respiration. Je m'interdis tout mouvement, les images de mon enfance surgirent de mon esprit et je ne voulais pas revivre ça. Ni le faire vivre à Edward, il ne m'avait jamais vu comme ça, enfin si, une fois, le jour de notre rencontre, à cause de l'affaire Mike Newton. Je serrai les poings, ma peau ne tiendrait pas longtemps contre mes ongles. Il fallait que je me calme. Et vite !

Lui me regardait, le visage froid et inexpressif. Je n'aimai pas cet Edward. Oh non, je ne l'aimai pas, il me rendait encore plus folle de rage. J'aurais souhaité lui arrangé ce masque d'indifférence. Je remarquai cependant les cernes sous ses yeux, et son amaigrissement. Ma respiration était définitivement hors de contrôle. Je me faisais l'effet d'un taureau prêt à charger le pauvre toréro vêtu de rouge. Je ne sais pas combien de temps je suis restée comme ça, mes yeux dans les siens. Aucun de nous deux ne se soumettaient, c'était une guerre de regard, une guerre d'intimidation, alors que je me sentais perdre le contrôle.

Prenant le temps de réfléchir à chacune des options qui s'offraient à moi, je choisis la plus raisonnable et me retournais vers la porte. J'avais la main sur la poignée lorsque je l'entendis ricaner. Que croyait-il ? Qu'il avait gagné ?? Qu'il avait réussi à me faire fuir ? J'en avais assez d'écouter la voix de la raison en sa présence, aujourd'hui Edward Cullen aller rencontrer la Bella qui dort en moi depuis plusieurs années, la Bella colérique, la Bella qui peut détruire un visage, la Bella qui sait où frapper sans laisser de traces, celle qui a vécut son enfance dans la rue. J'avais beau me voiler la face, je savais que j'étais vulgaire, et pas seulement lorsque j'étais de mauvaise humeur, non la vulgarité je l'avais appris dans la rue. Cette Bella existait toujours en moi, malgré moi.

Je lui fis de nouveau face, et son regard changea imperceptiblement. Je fonçais droit sur lui, les poings serrés au maximum, il allait souffrir, il allait souffrir autant que lui m'avait fait souffrir. Je voulais lui faire payer, peu importe les conséquences ! Merde ! C'était un pauvre con ! Tant pis pour sa gueule ! Arrivée à sa hauteur, je fis ce que j'avais rêvé de faire durant ses trois long mois. Je le giflais, j'avais forcé mes poings à s'ouvrir, je ne voulais pas non plus lui faire trop mal.

-Ça, c'est pour les trois mois que j'ai passé sans nouvelle ! Criais-je.

Mon autre main partit à la rencontre de sa joue épargnée. Sa peau claqua encore plus fort contre la mienne.

-Et ça c'est parce que tu n'es qu'un pauvre CON !!

Je sentis les larmes couler le long de mes joues. J'avais envie de frapper encore et encore, les poings de nouveau fermés je m'acharnai sur son torse.

-Tu… tu n'es qu'un monstre ! Qu'est ce… qu'est ce que j'étais sensée faire moi ?? J'étais toute seule ! Tu m'as abandonné ! Tu n'es qu'un… qu'un lâche Edward Cullen ! Je te déteste ! Je me déteste de t'aimer autant pauvre con ! A la première difficulté tu me laisse sur… sur… la touche !! Mais tu n'as toujours pas compris ! Nom de Dieu ! Je ne peux pas vivre sans toi, trou du cul ! C'est si difficile à comprendre, dis moi ??! C'est si difficile à comprendre ?? C'est si difficile… d'admettre que je puisse tenir à TOI ?? Pire que… que je… que je t'aime ?? Parce que oui, Je t'aime !!!! Et je me fous que tu sois paraplégique !! Comme je n'en aurais rien à foutre si tu étais sourd, ou avec un troisième œil au milieu du front !! Tu m'entends ??? Je t'aime !! C'est si mal que ça ??

Alors que j'avais commencé en criant, ma dernière phrase n'avait été qu'un murmure. Je laissai mes larmes couler le long de mon visage. Mon corps était de nouveau secoué de sanglots, et je ne faisais rien pour les lui cacher. Je voulais qu'il voie, qu'il entende toute cette souffrance, toute cette solitude ancrée en moi depuis qu'il avait disparut de ma vie. J'avais la tête baissé, je fixai le torse d'Edward, j'avais arrêté de le frapper. J'avais arrêté tout mouvement. J'étais là, à regarder son pull s'imbiber de mes larmes. Je n'osais pas relever le regard, je ne voulais pas le voir. J'avais dit l'aimer, je l'avais même hurlé. Jamais je n'avais dit cela à qui que se soit, pas même Edward. Certaine fois lorsque j'étais dans ses bras et que nous venions de faire l'amour j'en avais eu envie, mais je n'avais jamais réussi. C'était la première fois. C'était MA première fois. Et je ne supporterai pas qu'il me rejette. Je ne pouvais tout simplement pas affronter son regard indifférent, c'était au dessus de mes forces. Le rejet était pire que tout, pire que la douleur physique, pire que tout ce que j'avais déjà connu.

Je ne sais pas combien de temps on est resté comme cela, certainement le temps qu'il se remette de ses émotions, et moi des miennes. Mon petit monologue avait réussi à faire baisser la pression qui c'était accumulée au cours de ces trois longs mois. Je me sentais vidé, toute forme de colère m'avait déserté, et ça faisait du bien, de ne plus être en colère. Au bout de quelques minutes, j'osai enfin relever la tête. Edward était complètement allongé dans son lit, il avait les yeux fermés, mais des larmes coulaient le long de ses joues, beaucoup, beaucoup de larmes. Il me semblait si vulnérable en cet instant, si faible, si seul, si… abandonné. Mon cœur se serra à cette vision. Je ne voulais pas le voir comme ça. J'approchai ma main de son visage. J'effleurai alors sa joue rougie du bout des doigts. Il n'ouvrit pas ses yeux, mais tourna la tête et colla un peu plus son visage à ma main. Je posai alors ma paume contre sa peau toute rouge, son contact m'avait tant manqué. Comment avais-je pu tenir debout ces longs mois sans lui ?? Comment avais-je réussi à continuer ?? Mes larmes coulaient toujours comme les siennes.

-Edward ? L'appelais-je d'une petite voix.

Je voulais voir ses beaux yeux verts, je voulais qu'il me voie, qu'il me regarde ! Je le suppliai de faire un geste vers moi. Il appuya un peu plus sa joue contre ma main, et ouvrit enfin les yeux. Des yeux pleins de larmes, de souffrance, de désespoir. Je ne bougeai plus, je m'étais figé attendant qu'il réagisse, qu'il fasse un geste. Qu'il me repousse ou pas. Peu importe, mais qu'il fasse quelque chose ! Je fixai ses yeux, Edward je t'en supplie prend une décision, ne me fais pas attendre plus longtemps. Je ne vais pas tenir. Edward, le suppliais-je du regard.

-Pardonne-moi, murmura-t-il d'une voix enrouée.

Sans que je ne puisse faire un geste, il passa ses bras autour de mon corps et me pressa contre lui. Mon visage s'enfoui dans son cou, le sien dans mes cheveux, il inspira profondément. Je réagis enfin et entouré son cou de mes bras, le rapprochant encore un peu plus de moi. Je ne voulais plus être loin de lui. Je voulais que chaque parcelle de ma peau soit en contact avec la sienne. Je frôlai sa joue humide de mon nez, m'imprégnant de son odeur, il sentait le miel comme avant. Que cette odeur m'avait manqué ! Je me sentais enfin bien, heureuse, entière. Le stress, la douleur, le manque, le vide tout cela s'était évaporé pour laisser place à un pur bien-être. Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine au rythme de sa victoire. Je pouvant plus y résister, j'effleurai sa peau rougie de mes lèvres. Un soupire s'échappa de la bouche d'Edward, un soupire de bien-être. J'embrassai plus franchement sa joue.

-Bella ? Je… Pardonne-moi, s'il te plait, pleura-t-il.

-Oui, Edward, oui je te pardonne, m'empressais-je de dire ne supportant pas de le voir pleurer.

C'était la première fois que je voyais un homme laisser librement couler ses larmes, j'étais choqué, et le fait que se soit Edward, me faisait d'autant plus mal. Je parsemai son visage de baisers, évitant soigneusement ses lèvres. Pourquoi ? La peur d'un nouveau rejet peut être ? Non soit honnête Bella, ce n'est pas peut être, mais c'est la peur d'un nouveau rejet, aucun doute la dessus ! Edward prit mon visage en coupe, m'obligeant à fixer son regard émeraude.

-Promet-moi que quand tu ne m'aimeras plus, quand tu en auras marre de moi, tu partiras.

Je fixai durement ses yeux. C'était stupide, il était stupide de me demander une telle chose, car ça n'arriverai pas, j'en étais certaine au plus profond de moi. Même si certaine fois il m'exaspérait, même si je sais que certain jour j'en aurai marre de le voir dans son fauteuil, tout est plus supportable que son absence. Jamais je ne souhaite revivre de tels mois. Jamais. Pourtant malgré mon regard incendiaire, il ne capitula pas. Alors je cédai, que pouvais-je faire d'autre ?? Et puis de toute façon, qui dit qu'un jour j'en aurais marre ??

-Je te promets.

Il sourit, heureux. Et attira mon visage vers le sien, pour un vrai baiser. Un baiser calme, doux et emplis de tendresse. Je ne désirai pas plus, la passion et la violence seraient pour un autre jour. J'avais eu mon compte de violence pour la journée. Je voulais juste être dans ses bras, au calme, sereine. Lorsque nos lèvres ses détachèrent, il souriait toujours. Il déplaça son corps vers la gauche du lit, du côté où je n'étais pas.

-Viens, dit-il en tapotant la place qu'il venait de libérer à ses côtés.

Je souris et grimpai sur le lit. Edward se serra contre moi. Mes doigts retrouvèrent leur place dans ses cheveux, le caressant. Je savais qu'il était fatigué, son corps entier criait son épuisement, moral et physique. Très vite sa tête reposa sur ma poitrine, sa respiration devint lente et régulière. Il était enfin à sa place dans mes bras, il s'autorisait finalement un peu de repos après ces trois mois de calvaire…


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Nouveau chapitre terminé. Bella qui se dévoile un peu plus. Carlisle qui s'explique. Alors comment avez-vous trouvé ses retrouvailles ?? Prochain chapitre, un POV Edward, on saura enfin ce qu'il s'est passé dans sa petite tête lors du monologue de Bella.
Je souhaite bon ciné, à toute les fans (et non pas groupies, nuance !) qui vont au cinéma demain, pour la sortie du film le plus attendu de l'année.

Et je préviens que le chapitre 6 de mon autre fiction « Le Fruit D'une Nuit » sera en ligne dans la semaine !

Kisss

San