Salut à tout le monde ! Voici le troisième chapitre !

J'espère qu'il vous plaira ! n'hésitez pas critiquer :)

Bonne lecture :)

Reviews ?

Le lendemain Tatiana se réveilla avec un horrible mal de crâne. Elle se leva et alla directement dans la salle de bain pour trouver une aspirine. Elle gagna ensuite le salon où la Patron se trouvait déjà, en train de lire une pile de documents.

-T'es déjà là Patron.

Il leva la tête vers elle avec un sourire ironique puis regarda sa montre avant de lâcher d'un ton moqueur.

-Il est très précisément onze heure et quarante-deux minutes, je crois pas être trop en avance gamine, et quand bien même, je suis chez moi.

-Rooo ça va, il va se calmer le boss.

Elle se masse doucement les tempes du bout des doigts et le Patron relève un sourcil.

-T'as pas fait semblant hein… T'as vraiment une sale gueule chérie !

Elle le foudroya du regard.

-Et tu toi tu t'es regardé, chéri ?

Puis elle alla dans la cuisine pour se servir un verre de jus d'orange et prendre son aspirine.

-Dis, Patron, tu pourrais me redonner un paquet de cigarettes j'en ai plus.

-Hein ?! Déjà ? T'es vraiment accro gamine…

Tatiana prit le paquet qu'il lui tendait en riant.

-Est-ce que c'est vraiment toi qui me dis ça ?

Le Patron la regarda un peu surpris et sourit vaguement avant de se lever et de ranger ses papiers. Il alla les poser sur l'étagère du salon puis se tourna à nouveau vers la brune.

-Bon j'y vais. Comme hier tu ne sors pas compris ? De toute façon personne ne te laissera passer à l'accueil.

Il la planta là sans un mot de plus. Tatiana soupira bruyamment, elle en avait marre que ce mec lui donne des ordres et elle en avait surtout marre d'être enfermé toute seule. Elle attendit quelques minutes puis considéra sa cheville. Elle avait mal mais elle pouvait marcher. Elle ne pouvait plus rester ici. Elle avança vers la chambre pour aller s'habiller et trébucha une fois de plus.

-Putain de bordel de merde ! Tant pis je sors pas mais il faut que je m'occupe ou je vais devenir dingue !

Elle choisit de porter la robe puis se mis à la recherche d'une distraction. Elle commença par regarder les quelques livres disposé sur la commode et en feuilleta quelques-uns. Il ne s'agissait que d'ouvrage sur différentes pratiques sexuelles. Intriguée, Tatiana les regarda un à un en rougissant presque lorsqu'elle lut certaines pages. Cependant elle ne parvint pas à s'en détacher et en lut deux d'une traite, apprenant comment réaliser telle ou telle position, comment se positionner, comment se mouvoir. Tout était très précis. Elle se laissa aller à imaginer les corps en mouvement, les peaux humide et les visages marqués par l'expression du plaisir. Son esprit divagua et elle se vit elle-même dans ces situations indécentes. Elle sourit étrangement à cette pensée. Sourire qui disparut pour laisser place à une expression plus troublée quand ce fut le Patron qui envahit son espace mental. Elle se visualisa avec lui, dominatrice ou soumise à se pervers au sourire sadique. Elle sentit ses mains glisser sur sa peau brulante. Elle put même humer son odeur qui lui était si particulière, si magnétique. Elle visualisa presque son regard caché derrière ses verres noirs. Elle frissonna, qu'est-ce qui lui prenait ? Perturbée par ses idées étranges et ayant un peu mal à la tête à force de lire, elle quitta la chambre pour retrouver le salon. La journée était maintenant bien avancée et le Patron n'allait pas tarder à revenir. Où vivait-il d'ailleurs ? Peu importait. Tatiana coupa court à son raisonnement alors que ses yeux se posaient sur la chaîne hi-fi. Elle s'approcha et sélectionna une musique parmi la multitude de CD.

Le Patron traversa la grande salle du bordel qui accueillait déjà les premiers clients. Il prit l'ascenseur, appuyant en soupirant sur le bouton « 3 ». Il se demanda si il allait encore trouver Tatiana en train de ramper sur le parquet où pire… Il sourit, le criminel devait bien s'avouer qu'elle lui plaisait. Elle lui ressemblait en fait, avec son sale caractère et elle n'était pas facilement intimidable. Il ferait d'elle quelque chose de bien et il le savait, mais avant toute proposition il voulait qu'elle se rétablisse. On prend soins du matériel, toujours. La porte de l'ascenseur s'ouvrit sur l'appartement et le Patron resta immobile.

Tatiana avait choisi une musique sans paroles, une musique tournante. Elle dansait au milieu du salon, faisant de petits pas aléatoires, suivant la mélodie, elle se mit à tourner sur elle-même en fermant les yeux. La fumée de la cigarette qu'elle tenait dessinait d'étranges arabesques atour d'elle, troublées par les mèches de ses longs cheveux détachés.

Le Patron le regardait, un sourire sur les lèvres, pour une fois dénué de perversité. Il restait immobile devant l'ascenseur qui c'était refermé, admirant la jeune fille qui tournoyait au rythme de la musique.

Tatiana se laissa finalement glisser au sol où elle resta allongée, les yeux toujours clos. Elle les ouvrit doucement alors que la musique s'arrêtait. Elle aperçut le Patron et se leva d'un coup, manquant de s'étaler une nouvelle fois sur le sol. Elle se sentit gênée un instant en se rappelant ses lectures.

-Oh là doucement gamine ! T'es à moitié handicapée je te rappelle !

Il la soutint en passant un bras dans son dos. Tatiana frissonna imperceptiblement au contact.

-C'est toi l'handicapé sale pervers…

Elle avait répondu par habitude, pour se donner une contenance. Le Patron souriait toujours et elle poursuivit.

-Qu'est-ce que tu fous toute la journée dehors, Patron ?

-Ça te regarde ?

-Toujours aussi aimable le boss !

-Parles pour toi gamine !

-Alors ?

-Putain tu lâches jamais l'affaire hein ? je suis chez moi et je gère le bordel ça te va ?

-C'est pas ici chez toi ?

-Si mais pas que.

-Mmmm… Tu as une famille ?

-Ouais.

Elle le regarda avec étonnement et une pointe de moquerie.

-Si tu me dis que tu es marié…

Le criminel éclata de rire.

-Hein ?! N'importe quoi… Je vis avec mes… frères.

-Je me disais aussi…attends, tu m'emmènes où là ?

-Salle de bain. Tu vas te laver.

Tatiana se mit à râler et essaya de faire demi-tour mais elle fut retenue par la poigne ferme du Patron.

-Où est-ce que tu vas comme ça gamine ?

-J'y vais pas ! J'arrive pas à sortir de ta baignoire à la con !

-On fera comme la dernière fois.

-C'est ça ! Tu vas en profiter pour mater putain de voyeur !

Il sourit.

-C'est pas faux cocotte ! Aller !

Elle se déshabilla et il l'aida à entrer dans la baignoire. Tatiana ne cessait de protester, parlant tantôt français tantôt roumain tandis que le Patron se marrait devant son air révolté.

-Aller arrêtes de bouger bordel faut bien que tu te laves !

-Oui c'est bon ça va ! tu peux sortir maintenant !

-Rappelles-moi quand tu voudras sortir grand-mère.

Elle grogna et le regarda partir. Elle l'aimait bien dans le fond ce pervers qui l'avait récupérée.

Plus tard, alors qu'elle était propre et rhabillée, elle vint s'asseoir sur le canapé à côté du Patron qui lui tendit une cigarette. Ils fumèrent un moment dans le silence qu'elle finit par briser.

-Je voudrais sortir…

Il la fixa un instant puis lui tapota le bras.

-Viens par-là gamine.

Elle avança à sa suite vers la grande fenêtre du salon qu'il ouvrit.

-Viens, Tatiana. Je t'aide à monter.

Surprise qu'il l'appelle par son prénom elle s'approcha. Le Patron la saisie par les hanches pour la soulever et elle se retrouva dehors, sur le toit de l'immeuble mitoyen. Si elle frémit au contact des mains du Patron, elle trembla en sentant le vent froid lui transpercer la peau.

-Voilà t'es dehors maintenant.

-Mouais…

-Arrêtes de râler cinq minutes et lèves la tête.

Elle obéit et leva les yeux vers le ciel nocturne. Puisqu'ils étaient au-dessus des lumières de la ville, ils pouvaient distinguer les étoiles. Tatiana sourit et tourna la tête vers l'homme en noir.

-Pas mal Monsieur le Patron, pas mal.