Personnages: Percy/Annabeth (oui, changeons un peu du Solangelo, même si c'est mon OTP dans Percy Jackson), parce que le Percy/Annabeth est juste adorable comme couple.

Notes: OS écrit dans le cadre de la cinquième édition des 24H du FoF

Thème: Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait (proverbe français)


Inquiétudes parentales

Assise sous le porche de la vieille maison dans laquelle Percy et elle avaient emménagé après leur mariage, bien des années plus tôt, Annabeth regardait les deux enfants courir en criant de joie, le frère poursuivant la sœur.

Soudain, le garçon se retourna et souleva une vague d'eau de l'étang proche vers sa sœur. Malheureusement pour lui, celle-ci parvint à maîtriser l'eau et la lui renvoya au visage.

Annabeth sourit. L'arroseur était arrosé, même si dans son cas son petit-fils ne pouvait pas être trempé.

Pourtant, ses yeux ne pouvaient s'empêcher de devenir soucieux en regardant les deux enfants continuer leurs jeux.

Zeus, ils étaient encore si jeunes… Si insouciants…

Elle les revoyait à leurs naissances, si fragiles, si frêles, tandis que sa fille lui avait tendu les deux couffins en rayonnant de fierté. Ils avaient bien grandis, pour devenir les deux enfants, presque des adolescents, qui s'amusaient devant elle.

Tandis qu'elle était devenue si vieille, même si son esprit restait toujours aussi aiguisé que dans sa jeunesse. Elle était même devenue plus sage, même si, tandis que ses cheveux blonds s'étaient entremêlés de mèches grises, avant de devenir d'un blanc de neige, sa force physique n'avait fait que décliner lentement, mais inexorablement…

Son regard et son inquiétude n'échappèrent à son mari, qui vint s'asseoir à côté d'elle en lui tendant une tasse de chocolat chaud.

- Tu t'inquiètes pour eux, n'est-ce-pas ? demanda-t-il en en posant tendrement sa main sur la sienne.

- Un peu, répondit Annabeth en sirotant une gorgée de la tasse de chocolat chaud que lui avait tendu son épaule. Chronos et Gaïa ont été vaincus il y a des décennies et n'ont plus refait surface depuis, mais à la pensée que Chiron les envoie en mission, qu'ils affrontent des monstres puissants… j'ai peur, avoua-t-elle.

- Ce sont nos petits-enfants, les héritiers du sang de deux des plus puissants Olympiens, tenta de la rassurer Percy. Héritier du pouvoir de Poséidon de mon côté et détenteurs de la sagesse des fils d'Athéna par toi. Ils sont jeunes, forts et sages, tous les deux. Ils s'en sortiront parfaitement, ne te tracasse pas. Et puis, Chiron veillera sur eux. Jamais il ne leur confiera une mission qui pourrait représenter un trop grand danger.

- Pourtant ils sont encore si jeunes, si ignorants du monde…

- Chiron leur apprendra tout ce qu'il leur faut connaître. Aller à la colonie est la meilleure chose pour eux, tu le sais… Nous ne pourrons pas toujours être derrière eux, nous ne le pouvons d'ailleurs plus, nous n'avons plus la force de nos vingt ans.

- Si jeunesse savait, vieillesse pourrait, déclara doucement Annabeth.

Percy la regarda, l'incompréhension brillant dans ses yeux océans, toujours aussi beaux malgré le passage des ans.

La fille d'Athéna sourit, nostalgique. Ce regard lui rappelait tellement leur jeunesse…

- Cela veut dire que si les jeunes manquent d'expériences, nous, nous manquons de force, Cervelle d'Algues, lui expliqua-t-elle en reprenant le surnom affectueux dont elle l'avait affublé durant leur adolescence.

Percy se tut quelques instants, la main posée sur le menton, réfléchissant visiblement à ses paroles.

- C'est vrai, finit-il par déclarer quelques instants plus tard, ils sont jeunes et ils ont encore beaucoup à apprendre. Mais ils ont une chose que nous n'avions pas à leur âge, à savoir la présence de parents et de grands-parents qui ont affrontés les problèmes qu'ils seront amenés à rencontrer, qui auront combattus les monstres qui risquent de se dresser sur leur chemin. Cette expérience qui leur fait défaut, nous pouvons la leur donner.

- Serais-tu devenu plus sage avec l'âge ? le taquina-t-elle.

Le fils de Poséidon lui sourit tendrement.

- Peut-être. Ou peut être est-ce l'influence d'une certaine fille de la sagesse, répondit-il en l'embrassant tendrement.