Bonjour tout le monde!

Voici la suite et la fin de "Un enfant de toi".

J'espère qu'elle vous plaira et je suis désolé si le lemon de fin n'est pas très réussit.

J'ai normalement corrigé les fautes, mais n'hésitez pas à me prévenir si il en reste.

Bonne lecture.


Un enfant de toi – Partie 2

Ils ne filaient pas le parfait amour, mais ils s'apprenaient petit à petit. Ils avaient cherché des maisons susceptibles de leur plaire à tout les deux et pouvant accueillir un enfant. Ils s'étaient mis d'accord sur un nom pour garçon ou fille et approchaient lentement d'un idéal.

Mais ce bonheur fut détruit par Voldemort, encore une fois. Il avait réussi à mettre la main sur un membre de l'Ordre et lui avait arroger, à coup de Doloris, l'endroit où se cachait Harry Potter. Lorsqu'il était arrivé dans l'appartement, l'Ordre avait immédiatement été prévenu.

Cependant, lorsque les membres de l'Ordre arrivèrent, Harry avait déjà reçu le sortilège de la mort. Draco se trouvait à côté de lui. Néanmoins, lorsque le jeune homme constata que Dumbledore ne semblait pas inquiet pour Harry, Draco reprit espoir.

Tous les membres de l'Ordre furent soulagés lorsqu'Harry se releva, mais Voldemort était toujours présent et la bataille était loin d'être finie. Alors que tout le monde assistait à la scène, personne, pas même Harry, ne comprit comment celui-ci réussit à vaincre le mage noir le plus puissant du monde sorcier. Dumbledore supposa que la baguette que Voldemort utilisait, n'étant pas la sienne, c'était retourné contre lui et avait jeté le sortilège de la mort non pas à Harry, mais à Voldemort. Dans tous les cas, le mage noir avait péri et Harry survécut.

Là encore Dumbledore expliqua qu'Harry était en fait un horcruxe. Une partie de l'âme de Voldemort s'était incrustée en lui la nuit où ses parents étaient morts.

Mais si l'horcruxe avait empêché Harry de mourir, il n'avait en rien protègé le bébé et Harry fit une fausse couche deux jours plus tard.


Draco soupira en se regardant dans la glace. Il avait fait un énorme effort pour que ses cheveux soient plaqués en arrière comme lorsqu'il était enfant. Cependant, la course poursuite dans toute la maison contre son stupide chat l'avait totalement décoiffé. Il tenta de soigner un peu son allure devant le miroir de l'ascenseur, avant que les portes de ce dernier ne s'ouvrent.

Il avait rendez-vous avec Monsieur Zelt, directeur des entreprises Médico-Potion. Bien que le nom soit peut original, il n'empêche que cette entreprise est le premier fournisseur de potion dans le monde. Au début, la production était uniquement centrée sur les potions de soins, d'où le nom de l'entreprise, mais avec le temps elle s'est développée et propose un choix assez varié.

Draco avait obtenu un entretien d'embauche pour le poste de gérant. Il soupçonnait son parrain, ainsi que Dumbledore d'être à l'origine de ce rendez-vous, mais il n'avait rien dit. La chance qui s'offrait à lui était unique et s'il ne la saisissait pas il se retrouverait au chômage pendant un long, long, très long moment.

Un mois plus tôt, Voldemort avait été anéanti. Deux jours plus tard, Harry perdait leur bébé et le lendemain de la fausse couche le Survivant avez disparu. Pour des raisons qu'il n'avait pas voulu analyser, Draco était devenu le principal suspect dans cette mystérieuse disparition. Heureusement pour lui que Dumbledore avait pris sa défense, sinon il se serait retrouvé à Azkaban.

Draco secoua doucement sa tête, faisant retomber devant ses yeux gris quelques mèches blondes. Il ne devait pas penser à cela maintenant, il devait se concentrer sur son entretien. Il se leva à l'appel de son nom et suivit la secrétaire jusqu'au bureau du directeur.

Lorsqu'il arriva chez lui, le soleil s'était déjà couché et l'on sentait dans l'air frais que l'hiver ne tarderait pas à pointer le bout de son nez. Il venait à peine de s'asseoir dans son canapé, qu'une grosse boule de poil sauta sur ses genoux et se mit à ronronner. Seulement, ce soir-là Draco n'était pas d'humeur pour ce genre de connerie, il attrapa donc le chat par la peau du coup et l'expédiait à l'autre bout de la pièce.

-Lorsque tu auras fini avec tes conneries, peut-être que je serais plus enclin à te câliner, déclara Draco. Mais je préfère les hommes aux chats, Potter!

Un miaulement indigné lui répondit, et le chat noir aux yeux vert émeraude sauta sur la table basse. Il observa l'humain en face de lui et fit lentement rouler ses épaules, se préparant à sauter. Cependant, Draco avait prévu son coup et lui lança un sortilège de stupéfixtion. Il se pencha ensuite lentement vers lui et chuchota:

-Je te laisse jusqu'à demain pour reprendre forme humaine, Potter. Si demain tu n'es pas redevenu un homme, je t'emmène chez les Weasley et nos chemins se sépareront devant cette miteuse maison.

Draco décela une lueur de tristesse dans les yeux verts et les siens devaient sans doute exprimer la même chose. Néanmoins, il se devait d'être réaliste. Si Harry ne redevenait pas humain en sa compagnie alors peut-être que la famille belette parviendra à un meilleur résultat. Il avait essayé de l'aider, mais Harry ne semblait pas enclin à l'écouter et même s'il aimait Potter comme un fou, il ne pouvait pas songer à faire sa vie avec un chat.

Il se leva le coeur lourd et monta se coucher. Ce n'est qu'une fois la porte fermée qu'il annula son sort sur Harry. Le chat ne pourrait pas rentrer dans sa chambre, mais il avait espoir qu'un jeune homme aux cheveux bruns se trouverait à ses côtés le lendemain matin.

Seulement quand le réveil sonna huit heures il n'y avait personne dans son lit. Il descendit le coeur battant dans le salon et réussit de justesse à étouffer un sanglot lorsqu'il vit qu'Harry était toujours sous sa forme féline. Ce n'était pas comme s'il ne l'avait pas prévenu.

Draco ne prit même pas la peine de s'habiller. Il prit le chat dans ses bras et celui-ci ronronna automatiquement, mais lorsque le jeune homme transplana devant le Terrier, les ronronnements cessèrent pour faire place à des miaulements plaintifs. De vrais cris du coeur.

-Monsieur Malfoy...

Molly et Arthur Weasley venaient de sortir de leur... maison et se tenaient devant lui, attendant une explication de sa part.

-J'ai essayé de l'aider, répondit Draco à leur question muette. Mais il ne veut pas redevenir humain. Je ne peux pas le garder avec moi... je n'en ai pas la force. J'espère que vous serez l'aider mieux que moi.

Draco, qui avait jusque là réussi à ne pas pleurer, fondit en larme lorsque le chat enfonça ses griffes dans la laine de son pull pour s'agripper à lui de toutes ses forces. Molly tenta de le caresser et de le prendre dans ses bras, mais rien n'y fit. Excédé Draco s'écria:

-Harry lâche moi! Redeviens humain ou lâche-moi, mais choisis!

Le jeune homme sentit les griffes se rétracter et la douce chaleur du félin quittait son torse. Il regarda une dernière fois les magnifiques yeux verts qu'il avait appris à aimer et qu'il aimerait jusqu'à la fin de sa vie. Un miaulement à vous fendre le coeur résonna dans ses oreilles.

-Je suis désolé, sanglota Draco.

Puis il disparut.


Le temps passe, la terre continue de tournait, le soleil continue de brillait et l'eau s'écoule toujours sous les ponts. On dit qu'il n'y a que le temps pour guérir les blessures, mais comment faire si le temps n'a pas d'impact sur votre motivation?

Le premier mois après avoir laissé Harry, Draco ne trouva pas le sommeil. C'est son parrain qui le força à boire des potions pour le sommeil et pour la nutrition. Tu ne vas pas me refaire le même coup! C'était exclamé le professeur de potion. Draco avait donc pris les potions pour faire plaisir au dernier membre de sa famille.

Le deuxième mois s'écoula et son état de santé ne s'améliora pas.

Durant le troisième mois, il trouva un chaton au pelage noir et aux yeux verts dans un carton tout trempé. Il rentrait de son boulot et la mine triste et perdue du félin le conforta dans sa décision. Il prit le petit animal, ouvrit sa veste en laine et le cala contre son torse. Il sentit le petit boule de poil frémir puis se mettre à vibrer. Le chaton ronronnait de bien-être face à ce torse puissant et protecteur et cette chaleure bienfaitrice. Draco décida de l'appeler Félis.

Cinq mois plus tard, le jeune homme avait repris du poil de la bête et son chaton, qui avait fini de grandir, avait lui aussi une bonne santé. Il se sentait mieux dans sa peau, son travail lui plaisait énormément et il avait même réussi à se faire quelques amis. Mais même après huit mois, l'absence d'Harry dans sa vie était dure pour lui. Il avait bien essayé d'avoir d'autre relation, mais il n'arrivait pas à passer le stade du premier rencard. Six mois ce n'est peut-être pas assez, pensa le jeune homme.

Il était en train de manger lorsque quelqu'un sonna à la porte. Draco se leva pour aller ouvrir, mais il s'arrêta lorsqu'il vit son chat fixer son assiette avec un oeil gourmand tandis que sa petite langue rose et rapeuse lui nettoyait les moustaches. Voyant que son maître ne partait pas, Félis regarda l'homme avec les yeux de l'innocence, mais il déchanta vite lorsque celui-ci place son assiette dans le micro-onde. Pô juste!

Draco ouvrit la porte, ricanant toujours de l'air attristé qu'avait pris son chat. Son rire se coinça dans sa gorge lorsqu'il découvrit la personne qui se tenait debout devant son entrée.

-Harry...

Il était encore plus beau que dans ses souvenirs. Ses cheveux bruns étaient toujours indisciplinés, mais cette fois ça lui donnait un air sauvage et diablement sexy. Sa peau avait la couleur du bronze et son grain de peau était dépourvu de toute impureté. Le rouge de ses lèvres ressortait encore plus sur sa peau bronzée et Draco du faire un effort monstre pour ne pas se jeter sur elle.

-Bonsoir Draco.

Le jeune homme serra un peu plus fort la poignée de sa porte pour s'empêcher de gémir à l'écoute de cette voix sensuelle et grave. Il secoua lentement la tête et ferma les yeux un petit instant. Lorsqu'il les ouvrit de nouveau et qu'il constata qu'Harry était toujours devant lui. Ce n'était pas une hallucination et il devait se ressaisir.

-Je peux entrer? demanda le jeune homme.

Draco s'écarta pour le laisser passé, mais pas trop afin qu'il soit obligé de le toucher en entrant. Il pensait que son petit jeu passerait inaperçu, mais il s'était trompé, car Harry se pencha à son oreille et murmura:

-Moi aussi je rêve de me frotter contre toi et sans nos vêtements, mais ne vaudrait-il pas mieux que l'on discute un peu avant ?

Draco savait qu'il avait raison. Ils ne s'étaient pas quittés dans de bonnes conditions et six mois avaient passé. Ils ne pouvaient pas se sauter dessus comme ça. Il invita Harry dans son salon et lui indiqua le canapé qui faisait face à la cheminée. Pour sa part, il préféra s'asseoir dans le fauteuil qui se trouvait entre les deux. Alou apporta immédiatement du thé et des biscuits et Draco l'en remercia.

-Alors, qu'est-ce que tu deviens Draco? commença Harry.

-Pas grand-chose. J'ai eu un poste de gérant dans une industrie de potion. J'ai adopté un chat également.

Comme s'il attendait ce signal pour faire une entrée fracassante, Félis sauta sur les genoux de son maître et se mit à ronronner. Ses yeux verts se posèrent sur Harry et s'il avait pu parler il aurait dit sa façon de penser à l'humain. C'est mon maître, il est à moi et à moi seul. Un feulement féroce résonna dans le salon, faisant sursauter Draco.

Il regarda Félis, mais son chat s'était recroquevillé sur lui même et tremblait de peur. Il observa Harry et s'aperçut que ses pupilles avaient pris la forme d'une amande propre aux félins.

-C'est toi qui viens de faire ce bruit? demanda Draco avec effarement.

Sa question sembla ramener son invité dans le monde des hommes, car aussitôt qu'elle fut posée les yeux d'Harry redevinrent humains. Il reporta son attention sur Draco et ce dernier sentit son chat se détendre un peu.

-Tu peux m'expliquer ce qu'il vient de se passer?

-Plus tard. Alors comme ça tu travailles dans la potion. Ça te plait?

-Oui. Je m'amuse bien, tu me connais j'aime avoir du pouvoir sur les gens. Je participe même à certaines recherches.

-Et côté coeur?

La chaleur que Draco ressentait disparut instantanément, laissant place à un froid glacial. Son visage avait pâli et ses yeux s'étaient voilés. C'est le froissement d'un tissu près de lui, qui lui fit relever la tête. Harry était agenouillé devant lui et le regardait avec inquiétude.

-Comment peux-tu me poser ce genre de question? demanda Draco, se mordant la lèvre pour ne pas qu'elle tremble et battant un peu plus vite des paupières pour y chasser les larmes naissantes. Après tout ce qu'il s'est passé entre nous.

-Draco... tenta Harry.

-TU M'AS ABANDONNÉ! hurla le jeune homme, faisant sursauter son chat.

Draco le posa par terre et poussa Harry pour pouvoir se lever. Il s'approcha de la cheminée, espérant que la chaleur dégagée par le foyer lui apporte un peu de réconfort. Il regarda un instant les flammes dansaient dans l'âtre. Ce spectacle le fascinait toujours au plus haut point et avait toujours réussi à l'apaiser... un peu.

-J'ai essayé d'être là pour toi, continua-t-il après un certain temps. J'ai essayé de t'apporter un peu de réconfort, mais qu'est-ce que j'avais en retour?! Un chat qui miaulait pour me répondre.

-J'étais malheureux...

-Ah! Parce que moi non peut être?!

-Ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais tu as raison, je n'ai pas été présent pour toi. Je me suis montré égoïste en m'enfermant dans mon chagrin. Tu avais été fort pour moi durant ma grossesse et j'ai bêtement cru que tu le serais toujours. Je suis désolé Draco.

Il s'arrêta, attendant une réponse de la part de son hôte, mais ce dernier continuait de regarder les flammes et ne semblait pas vouloir dire quoi que ce soit. Harry comprit que c'était maintenant à lui d'être fort et il poursuivit malgré le fait que son estomac se contractait à la peur d'être rejeté.

-Je t'aime Draco. Et je suis sincèrement désolé de ne pas être venu plus tôt, mais j'avais des problèmes à résoudre... Je sais que j'ai fait des erreurs et que je t'ai fait du mal, mais je voudrais me racheter. Je veux être là pour toi... aujourd'hui, demain, après demain. Je veux être à tes côtés chaque jour que Merlin fera, parce que je t'aime. Alors... si tu as le moindre sentiment... même infime, pour moi, je t'en prie, laisse-moi une chance.

Draco se tourna enfin vers lui, mais ses gestes étaient fuyants son regard incertain.

-Combien de temps? demanda Harry en comprenant qu'il n'aurait pas sa réponse ce soir.

-La nuit porte conseille... revient demain en fin de mâtiné.


Draco passa la nuit à peser le pour et le contre et ses avec des yeux fatigués qu'il ouvrît la porte à Harry. Le jeune homme préféra ne rien dire lorsqu'il croisa le regard gris. Draco lui prit la main et sans lui laisser le temps de dire quelque chose, il les fit transplaner.

-On est où? demanda Harry.

Il tourna plusieurs fois sur lui même pour inspecter les lieux. Ils se trouvaient en plein milieu d'une clairière où l'herbe était jonchée de fleur aux couleurs variées. Dans cet endroit, la nature semblait être reine.

Harry tendit l'oreille, qu'est-ce qu'il percevait au loin? Était-ce... non impossible ? Il se dirigea d'un pas rapide vers le lieu d'où semblait provenir le bruit et se figea en constatant qu'il ne ce n'était pas trompé. Il s'agissait d'un petit torrent qui zigzaguait entre les arbres.

Soudain, Harry comprit où ils étaient. Il comprit ce que cet endroit représentait et une lueur d'espoir germa dans son coeur.

-Tu t'en es souvenu, murmura Harry avec émotion.

-Oui. J'avais repéré le terrain il y a bien longtemps, avant que... enfin tu voies. Je voulais te l'offrir pour la naissance du... bref, j'ai acheté ce terrain il y a peu et sur un coup de tête j'ai mis nos deux noms sur le contrat de propriété.

-Draco, je ne sais pas comment je dois prendre ces informations. Est-ce que tu me dis tout ça pour me faire comprendre que tu veux revenir avec moi? Où... est-ce que ça signifie autre chose?

-Depuis combien de temps tu es redevenu humain?

Harry comprit que l'heure des explications avait sonné. Il attrapa les mains de Draco et le força à s'asseoir avec lui dans l'herbe verte. Il laissa un instant ses pouces caresser la peau douce du jeune homme.

-Je ne suis pas un animagus.

-Et alors? Je ne vois pas le rapport avec ta tran... Attend un peu, si tu n'es pas un animagus alors comment tu as fait pour devenir un chat?!

-Avec Dumbledore ont en ait arrivé à deux hypothèses. La première c'est que j'ai perdu la tête à la perde du bébé et que j'ai fait un rejet magique.

-Un quoi?

-J'ai rejeté ma magie. En gros, la seule responsable de tous mes malheurs était la magie et je l'ai donc rejetée. Or, comme je suis un sorcier, j'ai également rejeté une partie de moi-même et les conséquences ont fait de moi un chat. Ou alors, c'est ma magie qui m'a transformé pour me protéger.

-Te protéger de quoi? De moi?

-Non! Bien sûr que non, le rassura Harry. Mais en perdant le bébé, j'ai perdu la tête et beaucoup de choses sont remontées à la surface. La mort de mes parents, la mort de Cédric, celle de Sirius et aussi ce que ton père m'a fait subir.

-Quoi! Mais Severus m'a assuré que tu ne t'en souviendrais jamais.

-Je sais, même Dumbledore était surpris. Pour moi, je pense qu'il n'existe aucune potion capable de te faire oublier que tu as été violé. Quand j'étais un chat, je ne ressentais pas grand-chose, sauf un immense bonheur lorsque tu me prenais dans tes bras. Puis tu m'as laissé chez les Weasley et je ne ressentais plus rien. C'est Hermione qui a trouvait les mots justes, comme toujours, pour que je redevienne un homme.

Elle m'a dit que tu devais surement te sentir seul et triste toi aussi, que je ne devais pas m'enfermer dans ma souffrance sinon je risquais de rester un chat toute ma vie et par conséquent de te perdre définitivement. Parce que pour moi, tu m'avais peut être laissé chez les Weasley, mais ce n'était pas fini entre nous pour autant.

-Comment tu as fait pour te retransformer?

-Au début, j'avais beau essayer je n'arrivais à rien. Mon esprit se sentait de plus en plus à l'étroit dans ce corps de félin et la sensation était tellement désagréable et oppressante que j'ai cru devenir fou. Il m'a fallu un mois avant de pouvoir redevenir humain. Ce jour-là, je pensais à toi, à notre première rencontre, à nos années de collège et notre cohabitation. Je pensais à mes sentiments pour toi, puis je dois avouer que mon esprit à dérive vers des lieux pas très catholique, si tu vois ce que je veux dire. Bref... je ne sais pas si c'est dû à mon excitation ou à autre chose, mais je me suis retrouvé tout nu et en érection devant Molly et crois moi que j'ai cru mourir de honte.

-Je n'en doute pas un seul instant, rigola gentiment Draco. Donc si je comprends bien, tu as mis sept mois avant de venir me voir.

-Ce n'est pas ce que tu crois, j'avais peut être retrouvé mon corps, mais comme je te l'ai dit plus tôt, je ne suis pas un animagus. Je n'aurais jamais dû être un chat, donc forcément ma deuxième transformation m'a laissé des séquelles.

-Du genre?

-J'ai été incapable de parler pendant plusieurs jours, je ne pouvais que miauler. Ensuite, les chats sont des êtres très possessifs et j'ai envoyé Ron à Saint Mangouste alors qu'il m'avait seulement emprunté un de mes tee-shirts. Il avait trois côtes fêlées et la jambe cassée. J'ai donc du apprendre à me maitriser et ça, ça m'a pris du temps. Quand j'ai cru en avoir enfin terminé avec toute cette histoire, je me suis mis à entendre des voix. Il ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre que j'entendais les chats parler, je les comprenais. Le pire c'est quand je me suis retrouvé face à Pattenrond, le chat d'Hermione. Ce dernier était en train de lécher la crème anglaise que Molly avait faite pour moi et j'ai vu rouge. Heureusement que Ron et Hermione étaient là sinon il n'y aurait plus de Pattenrond, ensuite Hermione m'a mis devant une glace et j'ai découvert que mes pupilles changeaient de forme, mes canines et mes oreilles également.

-Tu peux avoir des oreilles de chat? demanda Draco en le regardant avec lubricité.

-Oui, mais garde ce genre de pensée pour plus tard, répliqua Harry légèrement amusé. Après ma petite... altercation avec Pattenrond, il a fallu s'assurer que je ne redeviendrais pas un chat. Pour ce faire, on m'a fait passer plusieurs testent qui ont pris du temps. Mais en quatre mois, j'avais réussi à redevenir un être civilisé. Cependant, c'est à cette période-là que j'ai commencé à me souvenir... ou plutôt mon corps a commencé à se souvenir, de ce que ton père m'a fait. Je me réveillais la nuit en hurlant sans savoir pourquoi et j'avais toujours l'impression d'avoir un truc dans... dans le...

-D'avoir comme un sexe en toi, proposa gentiment Draco pour essayer de cacher son envie de vomir.

Il devait être fort pour Harry. Parce que chacun avait traversé des moments très durs qu'ils n'auraient jamais du vivre à leur âge. Il serra les mains d'Harry, lui montrant par cette pression qu'il était là et qu'il n'avait pas à avoir peur ou honte de ce qu'il s'était passé.

-Oui... je pensais vraiment que j'avais quelque chose entre mes fesses... en moi, mais ce n'était qu'une impression. J'ai été voir un psycomage, je lui ai parlé de moi, de toi... de nous. C'est lui qui m'a conseillé de résoudre d'abord mes problèmes avant d'aller te voir. Selon lui, j'aurais pu finir par t'en vouloir pour ce que ton père m'a fait subir. On a donc beaucoup travaillé lui et moi pour que j'aille de l'avant. J'ai réussi le jour où j'ai compris que malgré les horreurs que ton père m'avait faites, sans elles, ont n'auraient jamais été ensemble. Sans elles, je n'aurais jamais appris à t'aimer. Je t'aime Draco et j'aimerais qu'on reparte de zéro toi et moi. On sera ensemble, mais pas parce qu'on y ait forcé. Pas parce que j'attends un bébé. Juste parce qu'on le désire.

-Je t'aime aussi et j'ai encore quelque chose pour toi, répondit Draco les yeux un peu humides.

Il sortit un petit écrin de la poche de sa veste et le plaça délicatement dans une des mains d'Harry. Celui-ci avait bien compris de quoi il s'agissait, mais il ne put s'empêcher d'être ému et surprit lorsqu'il ouvrit la petite boite. À l'intérieur, entourant un petit cousin de soie noire, se trouvait un anneau en or blanc dans lequel étaient incrustées cinq pierres précieuses. Quatre émeraudes de petite taille entouraient un rubis un peu plus gros.

-Inutile de t'expliquer ce que représente le rubis. Pour les quatre émeraudes, elles signifient mon amour pour toi, la vie éternelle ou plus exactement la chance que tu as d'être toujours en vie. La troisième représente la couleur de tes yeux et la dernière l'espoir que toi et moi on soit toujours ensemble jusqu'à la fin.

-Elle est magnifique, répondit Harry en passant la bague à son doigt.

Il choisit exprès de la mettre autour de son annulaire droit, signe qu'il était dorénavant fiancé. Il regarda Draco et le sourire ravi qui s'étirait sur son visage lui fit du bien. Il passa une main derrière la nuque de Draco et le força à s'approcher de lui. Lorsque leurs lèvres furent à quelques millimètres l'une de l'autre, Harry plongea son regard dans les yeux gris de son fiancé.

-Tu veux toujours savoir si je peux avoir des oreilles de chat. Susurra Harry avec sensualité.

Draco se contenta de hocher la tête et Harry se pencha à son oreille pour lui chuchoter son secret. Il avait à peine fini de parler que Draco le plaqua au sol et l'embrassa avec ardeur.


Ils étaient là. Ensemble. Allongé sur l'herbe et s'embrassant comme si leur vie en dépendait. Il n'y avait rien de romantique dans leur échange, seulement l'urgence de retrouver les sensations perdues. L'odeur, le toucher, le désir et le plaisir. Le reste, ils auraient toute la vie pour en profiter. Draco enleva avec brutalité le tee-shirt d'Harry, pour être exacte il le déchira littéralement.

Il n'arrêtait pas de l'embrasser et Harry le lui rendait bien, même très bien puis que ses mains s'étaient glissées dans son pantalon et malaxaient avec ardeur sa queue en érection ! La caresse était bonne, mais les mouvements étaient limités par les vêtements. Draco essaya de déshabiller Harry tout en se déshabillant lui même et il jura lorsqu'il n'arriva à rien de concluant. Si seulement il existait un sort pour enlever tous les vêtements d'un seul coup.

-Déshabille-toi, ordonna-t-il à Harry.

Il ne chercha pas à savoir si son fiancé obéissait ou pas, il enleva rapidement tout ce qui recouvrait sa peau et fut ravi de constater qu'Harry avait fait pareil. Il remarqua alors ses pupilles en amande, et ses oreilles de chat. Il approcha ses doigts et caressa le duvet qui les recouvrait. Aussitôt, un ronronnement s'éleva autour d'eux.

Draco observa Harry dans son plus simple appareil et il du reconnaitre que sans son ventre, il était très sexy. Il se pencha vers lui et l'embrassa. D'abord sur la bouche, puis sur la joue, dans le cou, sur la clavicule. Tantôt, les baisers étaient aussi doux qu'une plume, montrant toute la tendresse et l'amour qu'il ressentait. Parfois, ils étaient plus forts, plus sauvages, indiquant à quel point il avait envie de le prendre, là, maintenant.

Huit mois sans le voir, sans le sentir, sans le toucher l'embrasser, le caresser. Huit mois de désir non assouvi, car il n'était pas là.

Sauf que maintenant, il ne savait plus ou donner de la tête. Alors il alla droit à l'essentiel. Draco se positionna entre les jambes d'Harry et pris son sexe dans sa bouche, l'avalant le plus loin qui lui était possible, avant d'entamer un furieux va-et-vient.

-Oh putain!

La voix grave d'Harry dans ses oreilles, ses gémissements. Parfois, l'homme se contente de pas grand-chose pour être heureux.

De son côté, Harry faisait tout pour garder les pieds sur terre, pour profiter au maximum de cette succulence torture. La bouche de Draco était brulante et cette fellation n'avait rien à voir avec la précédente. Si pendant sa grossesse Draco c'était montré tendre et délicat, cette fois il le l'avaler avec force et passion. Car, c'était bien elle qu'Harry voyait dans le regard de son fiancé elle, qui faisait que ses yeux avaient pris la couleur de l'argent qu'on aurait fait fondre. C'est ce simple regard qui le fit exploser dans sa bouche, remplissant la gorge de Draco de sa semence, laquelle fut rapidement avalée.

Draco se redressa lentement tout en passant un petit coup de langue sur ses lèvres. Harry trouve qu'eux d'eux deux c'était plutôt lui qui ressemblait à un chat. Il s'assit en face de lui et posa doucement ses lèvres sur celle de Draco. Un moment de douceur dans leur rapport brutal.

-Baise-moi, souffla Harry.

Vous savez ce que ça fait quand la chose que vous désiriez le plus au monde s'offre à vous sur un plateau. Vous avez le coeur qui bat à cent à l'heure, vos oreilles ne perçoivent rien d'autre que les battements du sang dans vos veines et la présence de ce que vous avez tant convoité. Vous sentez que votre corps commence à trembler, pris dans une sorte de frénésie surement due aux hormones. Puis vous perdez le contrôle... ou pas. Mais dans le cas de Draco, le contrôle était perdu dès l'instant ou Harry avait prononcé ces deux mots: baise-moi.

Il voulut le préparer, mais Harry l'en empêcha.

-Prends-moi sans préparation. Je veux que la douleur de cet instant remplace celle que j'ai éprouvée à cause de ton père.

Ce n'était pas très romantique et ça avait pas mal refroidi Draco. Néanmois, il comprenait ce qu'Harry voulait dire. Si jamais il avait de nouveau la sensation que quelque chose le pénétré, alors il pourrait penser à cette douleur qu'il allait ressentir. Parfois, le mal se guérit par le mal.

Draco se plaça entre les jambes d'Harry et il posa ses mollets sur ses épaules. Il attrapa son sexe et le guida vers l'anus de son fiancé. Il le regarda ensuite droit dans les yeux et poussa. Harry ne hurla pas, mais les larmes roulèrent en abondance sur ses joues. Une fois totalement en lui, Draco ne bougea pas, se contentant de le caresser doucement, de lui sécher ses larmes, d'effleurer son torse ou de simplement le prendre dans ses bras.

-Ça va? demanda Draco au bout d'un moment.

-Ça me brule.

-Je n'aurais pas dû t'écouter!

-Tu crois que c'est le moment de me faire une crise, réussi à dire Harry en rigolant.

Énerver Draco l'embrassa pour le faire taire. Il commença à bouger des hanches et fut ravi de constater que le corps d'Harry réagissait positivement à ses mouvements.

Ces dans un balancement lent et régulier que Draco lui fit l'amour. La douleur avait disparu, remplacée par quelque chose d'agréable qu'il n'arrivait pas à décrire. Oh! Nul doute, qu'il aurait du mal à s'asseoir pendant un certain temps fut la façon dont Draco l'avait pénétré. Mais maintenant, il voulait profiter de ce moment.

Il fit glisser ses jambes autour des hanches de Draco, encerclant sa taille entre ses cuisses.

Harry chercha un moyen pour que Draco accélère le mouvement, mais ce dernier continua de le prendre lentement. Ce n'était pas pour lui prouver son amour qu'il faisait, ou pour se faire pardonner. Non, toute cette patience n'avait qu'un seul but: lui faire perdre la tête.

-Draco accélère, je ne suis pas en sucre!

-Quel dommage tu aurais fait une friandise de premier choix.

Leurs voix étaient hachées et graves. Le corps d'Harry se couvrit doucement d'une fine pellicule de sueur et la brise du printemps le fit frissonner. Il regarda Draco et constata que lui aussi était humide. Ses cheveux étaient désordonnés, ses lèvres roses brillaient à cause de la salive, ses pupilles étaient dilatées par le plaisir.

Soudain, ses coups de reins s'accentuèrent, allant de plus en plus vite. Harry se demanda comment il allait tenir la cadence, il se retint de justesse de crier grâce. Après tout, c'était ce qu'il voulait et Draco ne se gênerait pas pour le lui faire remarquer.

Cependant, il ne put s'empêcher de crier lorsqu'un le gland de Draco frotta contre sa prostate. Il avait entendu dire que lorsqu'on trouvait cet endroit, les sensations se décuplaient. Force est de constater qu'effectivement, c'était beaucoup plus intense qu'avant. Maintenant que Draco avait trouvé son point g, il le touchait presque à chaque coup de reins.

Les gémissements d'Harry devinrent des cris qui se perdirent dans la nature autour d'eux. Pourquoi se retenir lorsque personne ne peut vous entendre... personne d'humain en tout cas. Harry sentait quelque chose montait en lui. Il avait l'impression d'être comme une bouteille de champagne qu'on aurait trop secoué. Son désir cherchait désespérément une issue et s'en était presque douloureux. Son sexe palpita fortement, ses testicules se contractèrent et il éjacula dans un râle.

Draco n'avait rien raté du spectacle. Il avait vu les yeux d'Harry se fermer, son corps s'était serré autour de lui, ses frissons avaient doublé. Et lorsqu'il c'était enfin libéré, son corps c'était cambre contre le sien et ses son anus l'avait entouré dans un chaud cocon, moite et humide qui l'emporta à son tour.

Il s'écroula sur Harry et il lui fallut plusieurs minutes avant de pouvoir retrouver son souffle. Lorsqu'il se redressa un peu il sourit en constatant qu'Harry s'était endormi. Il les fit transplaner jusqu'à chez lui et il allongea Harry dans son lit. Après s'être glissé à son tour entre les draps, il entoura le jeune homme de ses bras et s'endormit à son tour.


Sept ans plus tard.

-Alistaire et Élise, dépêchez-vous ou l'on va être en retard! s'écria Harry en bas des marches.

Deux rires enfantins lui répondirent, mais aucun enfant ne sembla vouloir descendre. Son mari entra dans le hall, terminant d'attacher ses boutons de manchette.

-Si vous n'êtes pas en bas dans la seconde qui suit, je monte vous chercher, déclara ce dernier d'une voix calme.

Bizarrement, deux chevelures blondes passèrent en coup de vent entre eux et disparurent dans le salon. Quelques secondes plus tard, ils entendirent les bambins s'écrier: "Au Terrier". Harry regarda la porte du salon avec dépit.

-Pourquoi ils ne m'obéissent jamais?

Deux bras l'enlacèrent par-derrière et une bouche vint déposer une multitude de baisers sur sa nuque.

-Ne soit pas triste. Le soir quand ils pleurent après avoir fait un cauchemar, c'est toi qu'ils appellent et quand ils ont besoin de réconfort, c'est toi qu'ils vont voir. Moi je n'ai le droit qu'au mauvais rôle.

Harry se retourna en rigolant.

-Tu as peut-être le mauvais rôle pour l'instant, mais demain quand nos enfants se rendront compte qu'ils ont eu une bonne éducation, alors tu seras leur héros. Et moi, je serais l'idiot qui leur aura tout cédé.

-Hmm... du moment que tu es toujours dans mon lit, moi je m'en fiche d'avoir le mauvais rôle, ronronna Draco. En fait, quand je suis avoir toi j'adore jouait les mauvais garçons.

Harry rigola encore et ils restèrent enlacer quelques minutes de plus, avant que Draco ne s'exclame:

-Allez go! Allons au mariage de la belette et de mise je sais tout!