Chapitre 2:

POV Harry

Il est là.

Dans l'encadrement de la porte. Il me regarde, il nous regarde. Son regard…. au mon dieu! Les larmes commencent à couler alors que l'autre continue de me besogner. Le plaisir continue à augmenter, comble de l'horreur je sens l'orgasme me prendre. Je vais le faire, la devant celui que j'aime. Je vais le trahir, faire ce que je lui avait promis de ne plus jamais, ne serai ce qu'imaginer.

Je sens la bête en moi qui commence à prendre possession de mes membres. Les crocs sortent.

Et la je ne pense plus à rien, plus rien n'existe sauf les battements de son cœur que je perçois par sa jugulaire palpitante. Cette veine qui ressort de son cou me semble être la seule chose importante sur terre. Cette veine qui pourrait mettre un terme à mes tourments. Je m'en approche, ma langue la lèche, je le sens frissonner à ce contact, sa ne fais que renforcer mon envie. Je la déchiquette, la lui arrache, je sens le liquide rouge se rependre dans ma bouche, se mêlant aux larmes. Je le savoure quelque seconde avant de m'en repaître, d'aspirer la vie hors de son corps, sauvagement, sans aucun état d'âme. Il s'affaisse sur moi, il n'a pas eu le temps de crier. Je reprend lentement conscience avec la réalité, je rouvre les yeux.

Il est toujours la, toujours avec cette même expression.

- Sev', ma voix n'est qu'un murmure.

Il se retourne, sort de la pièce, sans aucun regard en arrière. Je m'élance à sa poursuite, faisant fis de ma nudité, du sang qui coule encore de ma bouche. Je ne sais mène pas si j'ai repris forme humaine, mais qu'es-ce que je m'en fous. A ce moment, je ne pense qu'a lui, qu'à le retenir, l'empêcher de partir.

-Severus, je…. Laisses moi t'ex….

Il s'arrête se retourne lentement vers moi. Je sursaute, son regard à changer.

Froid, glacial….. Sans amour.

-Potter, je souhaite, non, j'ordonne que vous soyez partis quand je reviendrais. Sa voix était comme ses yeux, sans aucun sentiment. Elle ne laissait aucune possibilité de pardon. Les larmes dégoulinaient sur mes joues, je me demandais si elles s'arrêteraient un jour. Mon cœur n'existe plus, déchiqueté par ces paroles. Il me regarde encore, une dernière fois. Je ne détourne pas le regard. Je plante mes yeux dans les siens, ce sera sans doute la dernière fois. J'aurais préféré mourir sur place. Je peux lire dans ses yeux la trahison, l'amour déçu, mais surtout du dégoût. C'est tellement paradoxale, dans un moment pareil, être sur la même longueur d'onde, j'en rirais si je pouvais encore. Il se retourne, pour de bon cette fois et sort de ses appartements. J'aurai voulus crier, l'appeler, le retenir. Mais je ne peux pas, ce que je viens de voir m'a retiré toutes mes forces.

Je sens la crise d'angoisse s'emparer de mon corps. La douleur m'étreint, mes poumons se bloquent, je m'écroule sur le sol dur et froid, laissant les spasmes posséder mon corps. La douleur est si forte que je sens qu'elle peux me tuer, j'espère qu'elle va me tuer. Je ne peux plus vivre sans lui, je ne veux pas vivre sans lui. Le noir m'enveloppe de sa bienveillante douceur, je le regrette presque.

Je me réveil à l'infirmerie, Mme Pomfresh me dit que je suis passé à côté de la mort. Elle ne veut pas me dire comment je suis arrivé là. Je regarde autour de moi, espérant follement… Mon cœur, enfin ce qu'il est reste se ressert dans ma poitrine.

Il n'est pas là.

Je suis un fantôme. Livide, squelettique.

Trois semaines que j'ai cessé d'exister, de vivre. Trois semaines sans lui, sans aucun regard, aucune parole.

Inexistant.

Je ne suis resté que deux jours à l'infirmerie. Deux jours, pour accepter l'inacceptable:

il ne m'aime plus.

Les larmes sont devenues partie intégrante de mon être, quand elles ne coulent pas c'est que je dors. Parfois, même la barrière du sommeil ne suffit pas pour les empêcher de se manifester. Expression visuelle de mon mal être intérieur.

Après cet épanchement sentimental, s'en suivit un état comateux. Étanche à tout sentiments j'erres, hagard dans les couloirs menant à mes différents cours. C'est comme si j'avais épuisé mon quota de larmes, mon corps refuse désormais d'en produire.

Sans doute un stupide instinct de survie, me refusant la mort par déshydratation. Le parfait exemple du non contrôle de soi.

J'ai renoncé à expliquer la situation à mes amis. Ils ne comprendraient pas, comment le pourraient-ils? Je ne me comprend pas moi même. Ils refusent de me laisser sans surveillance, ils ont peur de ce que je pourrais faire. Les idiots.

Je crois que Ron est même aller voir Sev… le professeur Rogue pour le persuader de me voir, ou au moins, me crier dessus, espérant sans doute me faire réagir. Le pire, c'est que ça aurait marché, s'il avait daigné ouvrir sa porte.

Les mots, ils peuvent faire très mal, pourtant les seuls moments où ils blessent c'est quand ils ne sont plus là.

Je me laisse aller, je ne mange plus, ne bois que lorsque ma gorge me brûle.

Les larmes me refusant désormais leurs présences, je me plonge dans des transes espérant en retirer le même soulagement. Durant ces courts laps de temps, continuer à vivre me semble un choix envisageable.

Je me rends dans sa classe pour je ne sais quelles raisons. Je crois que j'ai oublié mon livre. Zombi parmi les ombres, j'avance silencieusement dans les couloirs que j'avais si régulièrement arpenté, avant...

Mon cœur émet des sonorités, inexistantes pour moi depuis longtemps. Se resserrant dans ma poitrine un peu plus à chaque pas me ramenant à lui.

La porte c'est ouverte avant que je frappe. Il est là, me dominant de toute sa stature, impressionnant.

Il me plaque violemment contre le mur, je sens ses mains enlever ma chemise, sa bouche prendre possession de la mienne.

Il bloque mes poignets au dessus de ma tête avec je ne sais quel sort, puisque ses mains s'activent sur mon pantalon.

Il m'embrasse plus violemment, resserrant sa prise sur moi. Son genou remontant masser mon entrejambe, plus que réceptive. Je le sens me mordre la lèvre.

Je ne prends conscience de son geste que lorsque je sens le sang se répandre dans ma bouche, en même temps que la douleur. Mon sang.

Je reprends possession de mon corps, le repousse brutalement. Je ne comprends pas, il sait ce que cela implique. Déjà, mes membres tremblent.

J'essuie rapidement ma bouche, essayant désespérément de me reprendre. J'ai peur.

Ses yeux brillent d'une lueur sauvage, inquiétante. Il ne s'est pas éloigné malgré mes bras le repoussant toujours.

Que cherche t'il à faire? il a pourtant été clair, je ne fais plus parti de sa vie. Je l'ai trahi. Pourquoi cette mascarade? dans quel but? Les pensées s'entrechoquent dans ma tête.

Il ne m'a pas lâché.

Son corps prêt du mien, le goût du sang encore bien présent dans la bouche, je ne sais pas si je vais résister à « son » apparition. Je veux m'enfuir, ne pas lui faire de mal. Je le supplie du regard, n'osant parler de peur d'accentuer la présence du liquide dans ma bouche.

Je le sens se resserrer contre moi, frottant son corps lascivement, mettant en contact nos deux érections. Je ne pus retenir un gémissement, ce qui semblât l'encourager à accentuer le mouvement. Sa bouche avait repris le travail d'exploration qu'avait inauguré ses mains. Celles-ci maintenant fermement mes poignés.

C'est lorsqu'il me lécha intensément à un niveau du cou, que je ne connaissais que trop bien, que je crus comprendre.

La panique remplaça la peur.

Non, ce n'est pas possible. Je me débats frénétiquement, essayant de me détacher de son corps. En vain.

Je ne veux pas. Je ne veux pas Severus! Il se recule légèrement, mettant son visage en face du mien, yeux dans les yeux. Je frissonne. Son regard m'indique que j'ai parlé à voie haute.

- Pourquoi fais tu s…? Je tressaillis. Je viens d'avaler du sang. (le sang remplis ma gorge)

Mon corps est agité de soubresaut, j'espère fugacement que c'est une nouvelle crise d'angoisse. Mon espoir s'envol, Severus sourit. Se rapprochant dangereusement de moi.

- Tu n'a pas le choix. Murmura-t-il contre mon oreille. Le souffle chaud frôle ma nuque. J'ai la chair de poule.

Je n'es pas le temps de m'attarder sur sa cause, il a repris ses caresses, plus violentes, presque… bestiales.

A suivre