Désolée je n'ai pas prit le temps de me relire mais il est tard, j'ai encore pleins de trucs à faire mais je voulais publier. J'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes.
Sherlock passa une main dans ses boucles brunes, il était plongé dans un bain chaud et réfléchissait à l'enquête. John n'était pas coupable c'était certain, mais qui avait pu faire ça? Pour l'instant il n'avait pas trouvé la solution, mais il ne comptait pas perdre plus de temps. Après tout, son colocataire était en prison alors qu'il était innocent. Sherlock sortit de l'eau et se sécha. Il alla ensuite s'enrouler dans son drap et récapitula tous les faits dans sa tête. Pour l'instant ils avaient tous des raisons d'avoir tué cette vieille femme. Sherlock ne pouvait pas s'empêcher de penser à son ami enfermé dans une cellule, il se doutait que John devait être stressé mais qu'en tant que soldat il devait se raisonner et prendre son mal en patience.
Le grand brun se mit à faire une expérience, ça l'aidait à réfléchir. Il essayait de tirer tout ça au clair, mais pour ça il aurait encore quelques interrogatoires à faire. Il retournerait à la maison de retraite dès le lendemain. Il se doutait que c'était quelqu'un du personnel qui était coupable et non un résident, il en était certain. Il avait juste à creuser dans cette direction. Sherlock était plus décidé que jamais, il connaissait à peine John mais il voulait l'aider. Il voulait le sortir de cette situation impossible.
John se passa une main sur le visage, il sentait le picotement de sa barbe naissante. Il détestait cette sensation mais il n'avait pas d'autre choix, il se leva et alla dans le coin «toilettes» qui consistait en une espèce de bidet crasseux dans un coin. Il se soulagea avant de retourner s'asseoir sur le banc. Il n'avait pas dormit de la nuit et mourrait de faim. Lestrade lui apporta un plateau avec un petit-déjeuner consistant en un café qui avait déjà refroidis et une espèce de bouillie. John soupira et avala ce maigre repas. Gregory le regarda:
«-Je suis désolé, je sais que ce n'est pas un festin mais je ne peux pas vous apporter mieux. Je sais que vous êtes le colocataire de Sherlock. Je pense que vous êtes amis, et je doute que vous soyez coupable.
-C'est la procédure je sais.
-Vous avez l'air très sympathique en tout cas.
-C'est gentil… mais bon, je suis suspect vous ne devriez pas trop vous apitoyer sur mon sort.
-Vous avez raison.»
Gregory retourna dans son bureau, laissant John seul. Le docteur soupira et ferma les yeux, il espérait que Sherlock allait le sortir vite d'ici. Il avait confiance dans le grand brun, il savait que même si il était spécial, Sherlock était quelqu'un de bien. Il n'avait jamais ressentit ça avant, cette confiance énorme alors qu'ils venaient juste de se rencontrer. John essaya de comprendre qui avait pu tuer Daisy et pourquoi. C'était vraiment un mystère pour lui, il n'avait pas la moindre idée de qui pouvait être coupable. C'était impensable, tuer une vieille personne innocente. Un homme en costard arriva devant la cellule, il tenait un porte-documents en cuir dans sa main. Il regarda John:
«-Monsieur Watson?
-Oui c'est moi.
-Je suis maître Nobs, je suis le notaire de madame Fitzwiller. Je viens car comme vous le savez peut-être, vous êtes sur son testament.
-On me l'a dit oui, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi.
-Elle m'avait parlé et m'avait dit que vous étiez comme un fils pour elle. Elle m'avait dit que vous étiez le meilleur animateur de la maison de retraite. Selon elle vous étiez le seul à vous occuper d'elle sans attendre quoi que ce soit en retour, sans attendre de compensation de quelque sorte que ce soit.
-Comment ça?
-Vous vous moquiez de savoir si elle avait de l'argent ou non, vous étiez tout simplement gentil et serviable. De plus vous avez eu un passé difficile, elle vous aimait beaucoup.»
John chassa une larme qui roulait sur sa joue. Il ne s'était douté de rien, il savait que Daisy l'appréciait, mais il ignorait que c'était à ce point. Monsieur Nobs continua:
«-Donc pour l'instant nous gardons votre héritage, étant donné que vous êtes en garde à vue, mais dès que vous sortirez vous pourrez toucher l'argent.
-Euh… d'accord.
-Elle vous a légué un million de livres.»
John en eut le souffle coupé, il ne s'attendait vraiment pas à ça. Monsieur Nobs hocha la tête et lui tendit une carte:
«-Voilà pour vous, vous n'aurez qu'à m'appeler en sortant.
-Bien, merci monsieur.
-Pas de problème.»
Le notaire repartit comme il était venu, laissant John à ses réflexions.
Sherlock retourna à la maison de retrait à la première heure. Il interrogea les autres membres du personnel et quelques autres pensionnaires au cas où. Un certain monsieur Haron le regarda:
«-Méfiez vous de Joy, il n'y a que son nom de joyeux.
-Ah oui?
-Oui, mais je ne sais pas si c'est elle la coupable.
-Pourquoi devrais-je me méfier d'elle?
-Simplement parce qu'elle est fausse, elle est sournoise.
-Je vois. Nous verrons bien ce que l'enquête donnera. Mais merci pour votre aide.»
Sherlock retourna voir cette fameuse Joy:
«-Bonjour.
-Bonjour, en quoi puis-je vous aider?
-J'aimerai qu'on reparle de madame Fitzwiller.»
La jeune femme leva les yeux au ciel:
«-Encore?! Mais on arrête pas de parler de ça!
-Je sais, mais il faut trouver le coupable.
-C'est pas moi, maintenant foutez moi la paix et laissez moi travailler!»
Sherlock arqua un sourcil et la regarda s'éloigner. Il alla ensuite voir Hugh:
«-Bonjour, alors dites moi, vous vous occupiez souvent de la victime?
-Oui, comme tous les autres. Elle était très gentille et je suis triste que quelqu'un ait pu lui faire du mal.
-Vous en étiez incapable?
-Oui, je n'arrive même pas à tuer une mouche!
-D'accord.»
Sherlock voyait qu'Hugh n'était pas coupable en effet. Son regard ne mentait pas, les autres membres du personnel par contre n'était pas sortit d'affaire. Il alla voir Verra:
«-Bonjour, alors, vous vous entendiez bien avec la victime?»
L'aide soignante hocha la tête, elle était de nature timide, Sherlock pu le voir. Toutefois il sentait que cette timidité n'était qu'une façade. Elle n'avait pas l'air d'être aussi gentille que cela. Il demanda:
«-Avez-vous déjà eu des différents avec madame Fitzwiller?
-Non.
-Je vois… depuis combien de temps travaillez-vous ici?
-Depuis un peu plus d'un an.
-D'accord, je vous laisse travailler.»
Il continua encore de faire ses interrogatoires, observant tout au passage et rentra chez lui. Il avait déjà sa petite idée sur le coupable, il allait continuer ses observations pour être sûr de son idée.
Sherlock marchait dans la rue pour rentrer à Baker Street. Un homme cagoulé le frappa. Sherlock tomba au sol sous la surprise, l'inconnu lui mit des coups de pieds dans le ventre et dans le visage. Le détective avait mal mais il était content, ça signifiait que le coupable commençait à paniquer. Il attendit patiemment que son agresseur parte, ce qui arriva quelques minutes plus tard. Sherlock se redressa et cracha du sang. Il alla jusqu'au commissariat et entra. Greg arriva en courant:
«-Sherlock! Mais qu'est-ce qui s'est passé?
-Le coupable a engagé quelqu'un pour me tabasser.
-Il t'a bien amoché en tout cas.
-J'avais remarqué. Je peux voir John?
-Euh… oui. On y va.»
Lestrade accompagna Sherlock jusqu'à la cellule de son colocataire. Le grand brun regarda le médecin:
«-Bonjour John.»
Le blondinet releva la tête et bondit du banc:
«-Bon sang Sherlock qu'est-ce qui s'est passé? Laissez moi l'examiner!
-C'est impossible docteur, il peut vous parler mais pas entrer, désolé.»
Lestrade partit, Sherlock lança joyeusement ce qui n'étonnait même pas John:
«-Le coupable commence à paniquer, c'est bon signe.
-Tu as déjà une idée du coupable?
-Oui je commence à en avoir une oui. Mais là ça me le confirme.
-D'accord mais je ne prend pas de risques inutiles hein.
-Non ne t'en fait pas. Tu va bientôt sortir d'ici.»
Sherlock sourit, ce qui lui arrivait rarement. John sourit à son tour:
«-J'ai confiance en toi.
-Je sais, et j'espère que tu ne sera pas déçu.
-Je suis sûr que non.»
Les deux hommes échangèrent un sourire, Sherlock se sentait bien avec John, le blond le comprenait. Sherlock entendit son portable sonner, indiquant qu'il avait un message. C'était son frère qui lui demandait de venir. Sherlock leva les yeux au ciel et rangea son portable dans sa poche. Le grand brun regarda John:
«-Tu va vite revenir à Baker Street!
-Je sais.»
Sherlock regarda une dernière fois John et partit.
John regarda son colocataire partir et sourit. Il savait que Sherlock faisait son maximum pour le faire sortir. Il avait simplement peur pour lui, car il prenait beaucoup de risques. Il ressentait de plus en plus de sympathie pour Sherlock. Il savait que le détective n'avait pas d'amis et ça lui paraissait étrange, le grand brun méritait vraiment d'être apprécié car il avait beaucoup à offrir. John ferma les yeux, il adorait le sourire de Sherlock, c'était un sourire sincère dont seul lui pouvait bénéficier.
John resta à réfléchir à tout ça, il avait hâte de rentrer chez lui. Il avait hâte de revoir sa chambre, de pouvoir prendre une douche, de pouvoir se changer. Pouvoir faire un bon repas pour que Sherlock mange aussi. Le petit blond sourit à cette idée, il avait envie de prendre soin de son colocataire. Il sentait que derrière son attitude froide se cachait un homme très sensible et vulnérable. John se doutait que Sherlock se sentait seul malgré ce qu'il prétendait.
Sherlock rentra chez lui et prit une bonne douche. Il se mit en pyjama et remit tout en place dans son esprit. Il avait sans cesse des images de John en tête, il les chassa en pestant:
«-Je dois me concentrer s'il te plaît laisse moi tranquille!»
Il se concentra à nouveau comme il pouvait. Quelques minutes plus tard Mycroft entra, accompagné par madame Hudson. Celle-ci annonça:
«-Sherlock je suis désolée mais il insistait.
-Merci madame Hudson, je sais comment il est.»
Madame Hudson lissa sa jupe d'un air contrarié et repartit en marmonnant des choses inintéressantes. Mycroft regarda son frère:
«-Bonjour mon cher frère, comment vas-tu aujourd'hui?
-Que fais-tu ici?
-Je venais prendre de tes nouvelles. La colocation se passe bien?
-Du peu de temps que nous avons eu oui, mais John est en garde à vue. Toutefois tu connais déjà ce détail.
-En effet, tu as des pistes?
-Oui, je pense avoir bientôt démasqué le coupable.
-Bien, il serait temps car tu n'as pas l'air en forme.
-Sans blague, ce sont les hématomes et les plaies qui te font penser ça, cracha Sherlock avec véhémence.
-Tu sais très bien que je m'inquiète pour toi, soupira Mycroft.
-Je m'en moque. Maintenant laisse moi tranquille, j'essaye d'archiver mes déductions.»
Sherlock se plongea dans le silence, il savait que c'était le seul moyen pour que son frère parte. Ça fonctionna parfaitement, Mycroft partit quelques minutes plus tard. Sherlock se plongea dans son palais mental, il voulait vraiment mettre de l'ordre dans son esprit, tout se bousculait dans sa tête pourtant il devait rester concentré sur son enquête. Il pensait beaucoup à John et c'était très surprenant.
