Note de l'auteur: Encore merci aux commentateurs, suiveurs et/ou liseurs ! Ce chapitre là est plus amer et plus noir que les deux précédents sur certains gags. D'ailleurs, ça doit le rendre moins drôle que les autres, je pense... Merci à Belette pour m'avoir aidée sans m'avoir aidée, puisqu'elle m'a permis de décider entre deux gags quasiment identiques : je les publie tous les deux !

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LES BONNES MANIERES.

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De Hudson à John : Bonjour ! Quelle belle journée, vous ne trouvez pas ? Ca me rappelle le jour de ma communion quand j'étais petite !

De John à Hudson : Tiens ! Vous avez un portable, maintenant, Mrs. Hudson ?

De Hudson à John : Oh, oui ! Tout le monde en avait, de ces machins là, et ma voisine – vous savez, celle qui héberge un couple marié – m'a assurée que c'était très pratique, alors je me suis laissée tenter. Après tout, ça me permet de savoir où sont mes locataires préférés, n'est-ce pas ?

De John à Hudson : Ah, c'est sûr, Mrs. Hudson. Par contre, j'aimerais bien savoir comment vous avez eu mon numéro de portable ?

De Hudson à John : Oh, c'est Sherlock qui me l'a donné. Un garçon charmant ! Enfin, mis à part le sale tour qu'il m'a fait ce matin.

De John à Hudson : Bon, j'apprécierais grandement qu'on cesse de donner mon numéro personnel à tout le monde... Mais comment ça, il vous a fait un sale tour ? Qu'est-ce qu'il a encore fait ? Il a laissé des bouts de cadavre dans la pièce ?

De Hudson à John : Oh, ça, je suis habituée !

De John à Hudson : Il a renversé de l'acide sur le sol ?

De Hudson à John : Oh, ça, je suis habituée !

De John à Hudson : Il a démoli le mur ?

De Hudson à John : Oh, ça, je suis habituée !

De John à Hudson : Il a ramené des ivrognes pas très propres qui ont vomi partout ?

De Hudson à John : Oh, ça, je suis habituée !

De John à Hudson : ... Là, je sèche. Qu'est-ce qu'il a fait ?

De Hudson à John : Il n'a pas retiré ses chaussures en rentrant, alors que je venais de laver le hall ! Vous vous rendez compte du manque de bienséance de ce pauvre garçon ? !

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LE TEXTO ARABE.

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De Lestrade à Donovan : On vient d'apprendre que Moriarty a monté un trafic de manteaux en poils de singes du Gabon. Faudra l'épingler !

De Donovan à Anderson : On vient d'apprendre que Moriarty a monté des manteaux en poils de singes du Gabon. Faudra l'épingler !

D'Anderson à Hôpital Barts : On vient d'apprendre que Moriarty a monté des manteaux en poils avec un singe du Gabon. Faudra l'épingler !

De Hélène à Molly : Ici la standardiste de Barts. On a reçu un message d'un policier : « On vient d'apprendre que Moriarty a monté des manteaux en poils avec un singe du Gabon. Il veut l'épingler ! »

De Molly à Sarah : On vient d'apprendre que Moriarty a monté des manteaux, à poil, avec un singe du Gabon. Il veut l'épingler !

De Sarah à John : On vient d'apprendre que Moriarty a monté des manteaux, à poil, avec un singe du Gabon. Il vient de les épingler !

De John à Sherlock : On vient d'apprendre que Moriarty a monté des chameaux, à poil, avec un singe du Gabon. Il vient de les épingler !

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Science de la déduction : Mais vous êtes un véritable porc, ma parole ! ! ! Pauvres bêtes ! ! ! Je vous garanti que c'est à l'asile que vous atterrirez, une fois qu'on vous aura mis le grappin dessus !

Moriarty : Bon, ça y est : qu'est-ce que j'ai encore fait ?

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NE JAMAIS TENTER LE DIABLE !

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De Moriarty à John : Hellooooo, chien-chien ! Ca boume, ça claque, ça explose ?

De John à Moriarty : Mais c'est pas vrai ! Comment vous avez eu mon numéro, vous ? ! Tout le monde se refile mon numéro, ça devient pénible !

De Moriarty à John : J'ai hacké le portable de Molly. Je te rappelle que je suis un expert en informatique, mon mignon.

De John à Moriarty : Bon, ça va ! Qu'est-ce que vous me voulez ?

De Moriarty à John : Eh bien, je voulais vous demander de faire gaffe à ce que vous écrivez dans votre blog. Figurez-vous que vos commentateurs écrivent des « fanfictions » sur moi à cause de vos articles. Oh, je ne dis pas que je ne suis pas flatté : certains rendent hommage à mon talent. Mais d'autres me font passer pour un pervers total, voire pour un violeur ! Je vous dis pas le nombre d'histoires où je vous viole, ou où je viole Sherlock ! Alors que d'autres fictions me montrent comme étant répugné par le viol. Faudrait savoir !

De John à Moriarty : Dans ce cas, vous n'avez qu'à me dire si vous êtes un violeur ou non, et je l'inscris sur mon blog. Ca me permettra peut-être d'avoir la paix ! Alors, vous êtes capable de violer, ou non ?

De Moriarty à John : Ben, à dire vrai, je ne sais pas trop ! Je ne me suis jamais retrouvé en situation pour le savoir... Mais si vous voulez, je peux passer chez vous, au 221b, et on voit ce qui se passe ! D'accord ?

De John à Moriarty : Bien essayé.

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UNE AVALANCHE DE COMPLIMENTS.

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Sherlock : John, tu tiens vraiment à ce que j'envoie un virus sur ton blog, ou quoi ? !

John : Allons bon ! Qu'est-ce qu'il y a, encore ?

Sherlock : Je viens de lire ton nouvel article, et en particulier ce passage (je cite) : « Sherlock Holmes est un maniaque nul en littérature, philosophie, astronomie et politique. Bref, ses connaissances sont très limitées, et bien qu'il s'essaye au violon tous les jours, il ne parvient à en tirer que des crins-crins stridents. Un bien piètre musicien, en somme. De plus, il occupe tout l'espace de l'appartement sans se soucier des autres ni des voisins qu'il dérange à coups de revolver. De façon très triviale, on pourrait même le qualifier d'emmerdeur. »

John : Tu es injuste : à la fin, j'ai écrit « mais au fond, c'est un chic type » ! Pas la peine d'être aussi susceptible...

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LE REPAS DE FAMILLE.

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De Sherlock à John : Je veux mourir. Là, maintenant. C'est inhumain d'infliger autant de souffrances à un être vivant !

De John à Sherlock : M'enfin, Sherlock, c'est Noël ! Tu vas pas me dire que tes vacances chez tes parents se passent si mal que ça, quand même ?

De Sherlock à John : Tu veux que je te dise ? Mon père n'arrête pas de hurler que je suis la honte de la famille depuis mon arrivée, ma mère pleure depuis trois heures parce qu'elle n'aime pas que Mycroft travaille pour le gouvernement, mon frère m'a offert le livre « Le danger des drogues » et je lui ai offert en retour le bouquin « Comment perdre du poids en dix leçons ». Je te raconte pas l'ambiance...

De John à Sherlock : Ca doit pas être triste, effectivement.

De Sherlock à John : Du coup, pour détendre un peu l'atmosphère, Mycroft a fait croire qu'il a saupoudré par erreur le pudding de poison au lieu de sucre glace.

De John à Sherlock : Mais quel humour à deux balles ! Et qu'ont dit vos parents ?

De Sherlock à John : Ils ont répondu qu'eux aussi l'avaient empoisonné. Sauf qu'eux, ils l'ont fait pour de vrai. On est tous aux urgences, là.

De John à Sherlock : Famille de barges...

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LES PETITS CADEAUX.

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De Sherlock à Lestrade : C'est gentil de m'avoir envoyé un cadeau pour Noël, Lestrade !

De Lestrade à Sherlock : De rien ! Et merci pour le tien ! C'est... original. J'ai toujours rêvé d'avoir un kit de seringues à la maison... Bref. Ton cadeau t'a plu, alors ?

De Sherlock à Lestrade : Bof, vous savez, ça fait jamais que sept ans qu'on se connaît et la septième loupe que vous m'offrez...

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LES PETITS CADEAUX II.

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De Sherlock à John : Merci pour ton cadeau de Noël, John, mais... Tu sais que j'ai déjà une bonne dizaine d'écharpes dans le placard ? !

De John à Sherlock : Mais c'est une écharpe tricotée maison ! Je l'ai faite moi-même !

De Sherlock à John : Hein ? ! Oh bah... C'est... Merci, quoi. Elle est très jolie... Mais tu sais tricoter, toi ? !

De John à Sherlock : A ton avis, pourquoi j'ai autant de pulls en laine ? Fallait bien que je m'occupe pendant les temps morts en Afghanistan !

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LES PETITS CADEAUX III.

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De Sherlock à John : Tu sais quoi ? !

De John à Sherlock : Non, mais tu meurs d'envie de me le dire, alors pourquoi essayer de deviner ?

De Sherlock à John : Moriarty m'a envoyé un cadeau de Noël.

De John à Sherlock : QUOI ? ! Ne l'ouvre surtout pas ! Si ça se trouve, c'est une bombe !

De Sherlock à John : Il est quand même un peu plus fin que ça, John ! Allez, ouvrons la boîte à surprises...

De John à Sherlock : NE FAIS PAS CA, CRETIN ! ! !

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Science de la déduction : Je pensais que vous étiez plus fin que ça, quand même ! J'ai tout juste eu le temps de jeter votre « cadeau » par la fenêtre avant qu'il n'explose ! A une seconde près, il me pétait à la figure ! Cela dit, ça a mis de l'ambiance au 221b : Mrs Hudson doit changer tout le papier peint qui a été expédié façon puzzle.

Moriarty : Je sais, la bombe, c'est très classique... Mais je ne sais jamais quoi offrir aux gens à Noël, alors j'essaye de leur envoyer quelque chose d'artisanal... Vous avez vu, j'ai fabriqué la bombe moi-même !

Science de la déduction : Quelle délicate attention.

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LES PETITS CADEAUX III bis.

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De Sherlock à John : Tu sais quoi ? !

De John à Sherlock : Non, mais tu meurs d'envie de me le dire, alors pourquoi essayer de deviner ?

De Sherlock à John : Moriarty m'a envoyé un cadeau de Noël.

De John à Sherlock : QUOI ? ! Ne l'ouvre surtout pas ! Si ça se trouve, c'est une bombe !

De Sherlock à John : Il est quand même un peu plus fin que ça, John ! Allez, ouvrons la boîte à surprises...

De John à Sherlock : NE FAIS PAS CA, CRETIN ! ! !

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Science de la déduction : Merci beaucoup pour le cadeau, Jim ! Depuis tout petit, j'adore les puzzles ! Et là, vous m'offrez un « 60 000 pièces », c'est vraiment trop gentil !

Moriarty : De rien, mon chou ! Ah, par contre, il manque peut-être quelques pièces : j'ai ordonné à mes hommes d'être très méticuleux en les ramassant, mais on a peut être oublié un bout d'oreille ou de rein quelque part...

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PROFESSIONNELLE EN TOUTE CIRCONSTANCE.

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De Mycroft à Anthéa : Comment se passe la surveillance de Sherlock Holmes et John Watson ?

D'Anthéa à Mycroft : Pour l'instant, c'est très tranquille, Monsieur. Le docteur aide leur logeuse à réparer la sonnette de la porte que Mr. Holmes a détraquée la veille. Quant à Mr. Holmes, il n'est pas sorti de l'immeuble.

De Mycroft à Anthéa : Des fois, je me demande comment vous faites pour surveiller deux hommes alors que vous êtes toujours accrochée à votre portable... D'ailleurs, je vous supplie pour la énième fois de cesser de m'envoyer un texto toutes les minutes !

D'Anthéa à Mycroft : Mais c'est parce je veux que vous sachiez que je suis toujours vivante ! Dans notre métier, c'est primordial !

De Mycroft à Anthéa : Je suis très impressionné par votre professionnalisme, ma chère. Mais ça commence à jaser sec au Bureau ! Surtout après la fois où vous m'avez envoyé une photo de vous en tenue légère...

D'Anthéa à Mycroft : Mais que vont-ils imaginer là ! C'était pour vous montrer que j'étais intacte ! Dans notre métier, c'est primordial !

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LA BOTTE SECRETE DE JOHN.

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LUNDI

De Sherlock à John : J'ai encore trouvé le mot de passe de ton ordinateur ! C'était « occiput » !

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MARDI

De Sherlock à John : Aujourd'hui, c'était « transaminase » !

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MERCREDI

De Sherlock à John : Cette fois, c'était «super califragilistic expialidocious ». Je ne pensais pas que tu étais fan de Mary Poppins à ce point.

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JEUDI

De Sherlock à John : «Llanfair pwllgwyngyll gogerychwyrn drobwllllanty siliogogogoch ». Tu t'améliores !

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VENDREDI

De Sherlock à John : Il était plus coriace, celui-là : « efkdjfbhehg eyzgjzekfgk nfjnldkzkhfj5 454dfdnjdnjk ». J'ai mis 36 secondes à le casser au lieu de 29.

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SAMEDI

De Sherlock à John : « I love you sarah my beauty ». Tu devais vraiment être désespéré pour essayer ce mot de passe-là.

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De John à Lestrade : Inspecteur, j'ai une nouvelle fracassante ! J'ai réussi à trouver le mot de passe que Sherlock n'arrive pas à casser ! Ca va bientôt faire une semaine qu'il planche dessus. Ca vous intéresse ?

De Lestrade à John : Si ça m'intéresse ? ! Il n'arrête pas de se connecter sur les ordinateurs du Yard, j'en peux plus !

De John à Lestrade : Alors, quoi, je vous le dis ?

De Lestrade à John : Arrêtez de me faire languir et de me taquiner, docteur ! Dites moi, quel est ce mot de passe magique ?

De John à Lestrade : « Sherlock ».

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SOUVENIR DOULOUREUX.

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Moriarty : J'avoue que vous êtes un excellent comédien ! Savoir pleurer sur commande et se déguiser ainsi, c'est pas donné à tout le monde.

Science de la déduction : Bof, vous savez, j'ai pris des cours de théâtre. Etant jeune, j'ai joué le rôle principal de Hamlet, Roméo de Roméo et Juliette, Christian de Cyrano de Bergerac, et d'autres rôles plus contemporains.

Moriarty : Vraiment, je suis impressionné !

Science de la déduction : Vous n'êtes pas mal non plus, dans votre genre. J'aurais jamais pensé que le Jim maladroit et gay rencontré à Barts était en réalité un salopard de première.

Moriarty : Pas tant flatteries, grand fou ! Faut dire que j'ai également fait du théâtre, mais c'était tout le temps des rôles de figurant. Ah, si ! Adolescent, j'ai quand même joué un rôle important dans une représentation de La guerre de Troie.

Science de la déduction : Ah ? Lequel ? Pâris ? Hector ? Achille ? Priam ?

Moriarty : Non... Je jouais Hélène de Troie.

Science de la déduction : ... Si je ris, je risque ma vie ?

Moriarty : J'ai décidé de tuer Carl Powers le jour où il a soulevé ma robe devant tout le monde « pour rigoler ». Ca répond à votre question ?

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ZERO HEROS !

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De Sherlock à John : Ne fais pas des gens des héros, John. Les héros n'existent pas, et même si c'était le cas, je ne voudrais pas en être un.

De John à Sherlock : Etant donné ton ego surdimensionné, je me demande bien pourquoi.

De Sherlock à John : Je ne supporterais pas de devoir porter le justaucorps et une paire de collants.

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UN NOUVEAU HOBBY.

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De Sherlock à Lestrade : Alors, c'est une nouvelle affaire pour moi, le cadavre que vous avez trouvé hier soir ?

De Lestrade à Sherlock : Non merci, ça ira. On s'en tire pas trop mal, pour l'instant.

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De Sherlock à Lestrade : Là, vous devez pédaler dans la choucroute, pas vrai ? Vous voulez un petit coup de main ?

De Lestrade à Sherlock : Non, je t'assure, on a de plus en plus d'éléments et on avance vite.

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De Sherlock à Lestrade : Et là, vous avez besoin de moi ?

De Lestrade à Sherlock : NON ! ! ! Promis, si j'ai besoin de toi, je te sonne ! En attendant, fous-moi la paix !

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De Sherlock à Lestrade : Je suis sûr qu'en fait, vous êtes bloqué. Mais vous êtes trop orgueilleux pour me l'avouer.

De Lestrade à Sherlock : Franchement, tu n'as rien d'autre à foutre que de m'emmerder ?

De Sherlock à Lestrade : Ben non, puisque vous ne voulez pas me donner d'affaire à résoudre ! ! !

De Lestrade à Sherlock : Ben je sais pas, moi ! Va faire ta lessive ! Arrose les plantes de Mrs. Hudson ! Va faire du badminton au centre de sport ! Demande à John de t'apprendre le tricot ! TROUVE TOI UNE OCCUPATION, MERDE ! ! !

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De Lestrade à Sherlock : Tu vas être content : on vient de découvrir une famille entière morte empoisonnée dans un huis clos, sans indice ni témoignage ! Un problème comme tu les aimes !

De Sherlock à Lestrade : Bof, non.

De Lestrade à Sherlock : Comment ça, « bof, non » ? !

De Sherlock à Lestrade : C'est de la triche, je sais déjà qui est le coupable ! Vous vous souvenez quand vous m'avez demandé de trouver une occupation ? Eh bien, je me suis occupé.

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« IL EST BEAU COMME LE SOLEIL... »

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De Sarah à Molly : Je te le dis en tant qu'amie et confidente, Molly : tu devrais laisser tomber, avec Sherlock Holmes.

De Molly à Sarah : Je sais, mais je ne peux pas m'en empêcher ! Chaque fois qu'il me dit « tiens, une nouvelle coiffure », ou « joli maquillage », ça me laisse l'impression que j'ai encore une chance...

De Sarah à Molly : Tout est dans le mot « impression ».

De Molly à Sarah : Mais à ces moments là, j'ai le sentiment qu'il s'intéresse enfin à moi. Qu'il me regarde. Même si la blouse de l'hôpital ne doit pas me mettre en valeur, il parvient à voir ce qu'il y a de beau en moi... Parfois, en entrant dans le laboratoire, je vois sa silhouette mince et noire se dessiner gracieusement sur les murs blancs, pareille à de sombres arabesques sur une mosaïque afghane. Quand ses lèvres fines s'étirent en un grand sourire et que ces yeux se plissent en un air rieur, il est si rayonnant que je ne peux contenir toute mon adoration... Il est parfait. Dès que son regard bleu et perçant se pose sur moi, je sens mon cœur frapper contre ma poitrine comme un oiseau cherchant à s'échapper, et j'ai envie de le prendre dans mes bras... Mais à chaque fois, je me retiens.

De Sarah à Molly : Ma pauvre Molly... Que c'est dur, les amours non réciproques...

De Molly à Sarah : Non, c'est pas pour ça ! Je me retiens surtout parce que j'ai peur de le faire sursauter et qu'il me donne un coup de cravache par réflexe d'autodéfense.

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