Disclaimer : Harry Potter appartient à J. , Avengers appartient à licence Marvel et je ne fais aucun profit sur cette histoire (ou alors on ne m'a pas prévenu lol)

Bêta : Nemesis527 (un gros merci à elle !)

Rating : T

Genre : Romance, Emotional Comfort, Feeling Alone, Implied Torture

Crossover : Harry Potter & Avengers

Warning : Film Avengers + saga Harry Potter (post canon)

Pairing : Loki x Harry

Je commence ce second chapitre avec comme promis, focus sur Harry. On va suivre ce dernier pendant un petit moment, parce que j'ai envie ! Yay ! Ah que je t'aime mon petit Harry ! Sinon, voilà, il y aura des traîtres dans cette fanfiction, je vous préviens ! Mais… vous ne saurez pas tous les noms ! Eh ouais, je vous cache des choses !

Oui, je suis un peu survoltée, c'est vrai… Désolé pour ça.

Outre mon humeur électrique (t'as capté ? « survolté » « électrique » lol Mon dieu je deviens un garçon à faire des blagues de cons !), ce chapitre et l'histoire en général se passe Post T7, mais on oublie l'épilogue, genre complètement ! Comme si c'était possible que Ginny et Harry finissent ensemble, franchement ? D'ailleurs, peut-être que quelques scènes du la saga changeront au fil de la fanfiction, je ne suis pas encore sûre.

En tout cas, tous ceux qui sont morts, restent morts, désolé… RIP Remus, RIP Sirius, RIP Fred, etc, etc.

Allez, bonne lecture :)

°0o0°

Partie I – II : Le Sauveur du Monde Sorcier

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que la guerre qui avait vu la fin et la mort de Voldemort avait eu lieu. La vie avait petit à petit repris son cours. Certains Mangemorts erraient toujours dans la nature, mais la plupart se trouvait derrière les verrous et de nombreux procès s'étaient enchaînés afin de les inculper. Une partie des sorciers estimait que c'était une perte d'argent et de temps, mais Harry avait joué de ses relations pour une fois, afin de traiter l'affaire de son parrain, Sirius Black, qui avait donc été disculpé post-mortem. Cette simple affaire avait suffi pour faire taire les mécontents : sans procès, des innocents pouvaient finir en prison.

Pendant ses nombreuses semaines juridiques, Harry avait plusieurs fois été là comme témoin et défenseur, notamment pour les plus jeunes Mangemorts qui, pour la plupart, s'étaient engagés uniquement à cause de la pression familiale. Mais il avait aussi été le bourreau pour d'autres, comme Lucius qui avait encore une fois tenté de s'en sortir avec des pots de vins. Le nouveau Sauveur avait également fait des pieds et des mains afin de rétablir la mémoire de son ancien professeur de potions, Severus Snape, car il ne méritait pas de tomber dans l'oubli après avoir œuvré dans l'ombre pour eux pendant tant d'années.

Ce fut sûrement le procès le plus compliqué, car le nouveau Ministère et le peuple magique avaient refusé que leur survie ait pu tenir aux prouesses d'un homme que tout le monde traitait de Mangemort, bien que son innocence ait toujours été prouvée. Toutefois, Harry avait encore une fois réussi son coup en permettant à Snape de figurer parmi les héros de guerre, bien que cela ne fusse pas au goût de tous – le concerné aurait sûrement été le premier à refuser cet honneur.

Harry avait encore beaucoup de choses à voir, partout on réclamait son aide uniquement à cause de sa popularité. Cependant il lui fallait une occupation après la guerre, pour l'aider à faire la transition entre Voldemort et la paix, alors cela lui allait parfaitement. Aujourd'hui, il se rendait, à reculons avouons-le, à la succursale Gringotts de Londres. Il n'avait pas oublié qu'il s'était un peu enfui sur le dos d'un de leurs dragons, après avoir cambriolé un coffre et en laissant derrière lui de nombreux dégâts matériels… Il espérait juste que les gobelins ne le tueraient pas à vue !

Prenant une grande inspiration, le jeune sorcier commença à gravir les marches, cherchant à se donner du courage en se disant que toute la malchance de sa vie avait peut-être eu lieu justement pour qu'il puisse survivre à cet instant précis ! … Avant de se rappeler que Voldemort était mort et que son moment de chance était bel et bien passé, après tout il avait survécu face au plus dangereux Mage Noir de son époque, un homme avec plus de soixante-dix ans d'expérience et de connaissances en magie, et il l'avait vaincu avec un simple Expelliarmus… Si ça ce n'était pas de la chance, alors il ne savait pas comment appeler ce moment ! Mais c'était trop tard pour faire marche arrière, les sorciers qui montaient la garde devant la banque allaient sinon se demander s'il allait bien.

Lorsqu'il atteignit la porte de la banque et qu'il la traversa, il se força à ne pas s'arrêter net et s'avança vers un guichet. Le gobelin ne leva pas tout de suite le nez des comptes qu'il vérifiait, mais finalement après une attente silencieuse et respectueuse d'une dizaine de minutes, la créature daigna s'intéresser au sorcier qui ne l'avait pas interrompu. Le Sauveur parvint parfaitement à voir le moment exact où le banquier se rendit compte de l'identité de son client, mais il lui laissa tout juste le temps d'ouvrir la bouche, dévoilant en même temps une dentition un tantinet effrayante :

« Bonjour, pourrais-je voir un conseiller en privé s'il vous plaît ? »

« … Evidemment M. Potter. » Répondit la créature avec une légère grimace, en jetant un coup d'œil aux autres clients qui observaient la scène avec une avide curiosité. « Veuillez me suivre. »

Harry commença alors à déambuler derrière le gobelin qui était descendu de son pupitre. Il apprécia cette petite visite improvisée de la banque, beaucoup plus tranquille que la fois où il était venu la cambrioler… Il espérait sincèrement qu'on ne l'emmenait pas dans un traquenard ! Mais ils arrivèrent finalement dans une petite salle tranquille, plusieurs chaises étaient disposées aux quatre coins de la pièce.

« Veuillez prendre place M. Potter, un conseiller viendra vous chercher à la fin de son rendez-vous. »

« Merci et désolé également d'être venu sans prévenir. »

Le gobelin cligna des yeux, seul signe de sa surprise face à la politesse d'un sorcier face à ce que ces derniers appelaient, une « créature inférieure », peut-être que les sorciers anglais n'étaient finalement pas tous perdus. Au moins, sa rencontre avec la grande célébrité du moment fut très plaisante, bien loin de ce qu'il aurait pu s'imaginer venant d'une telle personne – arrogance, égoïsme, misanthropie, nombrilisme ou narcissisme, des qualificatifs qui ne correspondaient pas du tout à Harry Potter.

« Ce n'est rien M. Potter, vous n'êtes pas le premier. »

L'anglais sembla vouloir répliquer quelque chose, mais il referma la bouche avant de lui faire un petit sourire contrit, lui laissant le dernier mot – une autre preuve de son humilité, vouloir toujours avoir le dernier mot était souvent vu comme une offense car cela plaçait l'interlocuteur en infériorité – et en hochant la tête.

« Passez une bonne journée. »

« … Vous de même M. Potter. »

Le gobelin repartit après l'avoir fixé encore quelques secondes, tandis que le sorcier prenait place sur l'un des sièges mis à disposition. La créature retourna à son poste, tout en s'étonnant encore une fois de l'attitude de leur client : c'était la première fois qu'il voyait un sorcier attendre sagement qu'on s'occupe de lui, au lieu d'exiger un conseiller immédiatement car le « client est roi ». Harry Potter était vraiment un sorcier très étrange !

Au final, le Sauveur, comme les journalistes aimaient l'appeler, n'attendit qu'un petit quart d'heure, un livre d'histoire entre les mains. Il n'avait trouvé que son vieux manuel de cours dans ses affaires lorsqu'il avait cherché de quoi s'occuper. Il avait toujours utilisé les poches de sa robe sorcière pour y ranger toutes sortes de choses, jusqu'à en perdre certaines, mais il n'aurait jamais cru y retrouver un livre d'histoire. Cependant il n'avait rien à faire d'autre à part fixer le mur en face de lui et le plafond, alors autant essayer de lire un peu ce livre.

Le gobelin qui vint le trouver dû s'y reprendre à deux fois afin d'avoir son attention, mais ne sembla pas réellement s'en formaliser, surtout quand le sorcier s'excusa, gêné. Harry marcha donc derrière la créature quelques mètres à peine pour s'arrêter devant la porte d'un bureau. Le gobelin qui l'avait guidé le laissa-là, rendant son salut au sorcier si poli. Ayant de bonnes manières, malgré ce qu'avait pu dire Severus de son vivant – que ce dernier le pense vraiment ou non – il toqua tout de même à la porte pour s'annoncer et n'entra que lorsqu'on lui en donna l'autorisation.

Le bureau respirait la richesse, chaque objet semblait valoir une fortune et les murs étaient couverts de dorures pour lesquelles de l'or liquide avait dû être utilisé, Harry en était certain. Les teintures qui cachaient les murs de pierre et qui réchauffaient la pièce, paraissaient également être d'une qualité supérieure et les meubles semblaient avoir été sculptés à même un tronc. Les gobelins aimaient réellement l'or et le jeune sorcier n'aurait pas été surpris de voir son interlocuteur assis sur une montagne de gallions, mais non, le gobelin était plutôt installé dans un fauteuil, un très somptueux fauteuil.

« Bonjour M. Potter. On m'a informé que vous souhaitiez un rendez-vous privé. »

« Bonjour mon… Hm… Je suppose que si je m'adresse à vous en utilisant le terme « monsieur », vous pourriez être offensé… » Son interlocuteur haussa un sourcil, encore un peu plus surpris. « Est-ce que vous avez une manière spécifique pour… »

Harry en perdait ses mots, il ne savait pas vraiment quel était le terme approprié pour désigner les titres qu'ils utilisaient pour s'adresser à un interlocuteur avec respect… Ah si, il l'avait lu une fois en primaire, lorsque justement ils avaient appris à l'écrire :

« Est-ce que vous avez un titre de… de civilité… particulier ? »

Il ne connaissait plus trop tous les détails qui se cachaient derrière ce terme un peu pompeux, mais il savait que c'est ainsi qu'on nommait ce regroupement de mots qui permettaient aux Hommes de s'aborder entre eux, « monsieur », « madame », « professeur », « docteur », etc. Toutefois, il était fort possible que les créatures magiques ne s'embarrassent pas de ce genre de commodité puisque leurs cultures étaient différentes de la leur.

« Ces titres, comme vous les appelez, seraient intraduisibles dans votre langue. Cependant les créatures magiques ont pris l'habitude de s'adresser à nous en nous nommant « Maître Gobelin » depuis plusieurs décennies. »

« D'accord, je ferais ainsi alors Maître Gobelin. »

Son interlocuteur se contenta d'acquiescer en signe de consentement, puis il reprit :

« Pour en revenir à notre affaire… »

« Oui. Eh bien, je suppose que vous êtes au courant de ce que j'ai provoqué dans la banque en mai dernier… » Commença Harry assez mal à l'aise, surtout en voyant le gobelin se redresser. « Je venais donc m'excuser, bien que je ne regrette pas mes actes puisque cela nous a permis de vaincre Voldemort, et je suis venu vous demander la facture des réparations… »

Cette fois, son interlocuteur haussa un sourcil, réellement surpris et ne le cachant pas. Il ne s'attendait pas du tout à ce que quelqu'un vienne payer pour la casse, surtout en sachant que le Sauveur était venu cambrioler un coffre de la banque, ou que ce soit leur cambrioleur en personne ! La communauté gobeline avait supposé que si jamais quelqu'un venait se présenter dans cette optique, les réparations seraient payées après une collecte ou quelque chose de similaire. Mais non, leur petit cambrioleur venait de lui-même pour payer avec son propre argent.

« La facture est assez élevée M. Potter, car en plus d'avoir occasionné des dégâts matériels, vous avez volé un dragon. »

Harry grimaça en se souvenant de la pauvre bête, il ne savait pas non plus s'il avait réellement des remords à ce propos car le Pansedefer ukrainien était véritablement en mauvais état, et qu'il était plutôt contre la maltraitance en général, celle des animaux également. Le gobelin n'eut aucun mal à deviner le cours de ses pensées et il esquissa un maigre sourire en coin.

« Je m'en doute et je vous renouvelle mes excuses, à vous et à la banque. Mais je tiens quand même à payer, je suis après tout responsable. »

« Vous n'étiez pas seul ce jour-là, M. Potter. » Fit intelligemment remarqué le gobelin.

Harry ne fit que hausser les épaules, comme pour balayer une réplique sans importance : la famille Weasley était pauvre et ils ne pourraient sûrement jamais payer le tiers de la facture qui aurait pu leur être demandé quant à Hermione, ses parents étaient peut-être dentistes, une profession qui rapportait une bonne rente, mais en termes d'argent sorcier cela ne valait pas tant que ça, de plus Hermione comptait poursuivre ses études alors il lui faudrait encore de l'argent et puis même pour une famille aisée, Harry était persuadé que la facture serait difficilement payable sans s'endetter.

Son interlocuteur ne sembla pourtant pas partager son avis car son visage s'assombrit. Il allait peut-être devoir voir ça avec ses supérieurs, mais les gobelins avaient à cœur les valeurs de partage, de répartition des gains et des pertes, et surtout de responsabilité partagée. Il semblait hors de question à ses yeux, que leur client paye aussi la part de ses amis, mais il ne pouvait prendre cette décision seul.

« Bien, je n'ai malheureusement pas cette facture sous la main, mais je ferais en sorte de l'obtenir au plus vite. Je pense que d'ici la semaine prochaine, j'aurais pu retrouver tous les documents liés à cette… esclandre… J'espère ne pas apprendre votre départ d'ici-là M. Potter. »

Cette fois le sorcier se contenta de sourire, sentant bien l'ironie de la créature. Il avait côtoyé Snape pendant six ans après tout, le sarcasme ça le connaissait.

« Cela me convient. Quand seriez-vous disponible pour me recevoir Maître Gobelin ? »

« Semaine prochaine, même jour, même heure si cet horaire est bon pour vous. » Répliqua le banquier après avoir attiré à lui un grand registre d'une armoire en bois, qu'il avait ouvert aux dates de la semaine prochaine.

« Bien sûr. »

Harry commença à se lever, pensant que tout était fini pour cet entretien, mais il eut la surprise d'être interrompu par le gobelin qui l'avait regardé faire en haussant un sourcil :

« Vous n'étiez venu que pour cela M. Potter ? Je pensais que vous aviez demandé un rendez-vous pour faire annuler ou actualiser votre testament. »

Le sorcier blêmit soudain, levant la tête vers l'autre créature. Il resta quelques secondes figé dans son action, avant de se rasseoir, ses sourcils se fronçant d'incompréhension :

« Mon testament Maître Gobelin ? Mais je… Je n'en n'ai écrit aucun… »

D'ailleurs il aurait dû c'est vrai, il avait après tout bien plus de chance de mourir que de survivre à Voldemort. Mais les choses s'étaient enchaînées à une telle vitesse, qu'il n'y avait pas du tout pensé, même après que celui de Dumbledore fut ouvert et lu devant eux. Le gobelin devant lui commença à s'agiter.

« Pourtant nous en avons reçu un, signé de votre main il y a environ deux ans ! »

Cette fois il ouvrit une chemise qui se trouvait déjà sur son bureau, démontrant qu'il avait récupéré le dossier de son client avant que celui-ci n'arrive. Il farfouilla dans les papiers avant de sortir un parchemin spécifique et de le tendre vers le jeune homme.

Harry eut le réflexe de regarder immédiatement la signature du papier. Il sut immédiatement que ce document n'avait pas été rédigé par lui. Il reposa le papier afin de pouvoir fixer son interlocuteur dans les yeux, avant même de s'intéresser au contenu de ce faux testament.

« Je dois dire que la signature est très ressemblante, mais ce n'est pas la mienne. Je pense qu'un sort a été utilisé pour que la calligraphie y ressemble, mais j'ai une manière particulière de signer mes documents, pour éviter justement ce genre de problème. J'ai pris cette habitude après que quelqu'un ait mis mon nom dans la coupe de feu en quatrième année, avec mon écriture. » Expliqua rapidement Harry en voyant le regard curieux du gobelin. « Je signe généralement deux fois, avec deux encres différentes. Une première argentée, puis je signe de nouveau par-dessus avec de l'encre verte, mais je décale légèrement ma seconde signature, donc normalement il devrait y avoir une sorte d'impression de relief en argent, sur cette signature. »

Le gobelin était impressionné par la technique de son client. Ce genre de petit secret était courant chez les Lords de très grandes familles, comme les Black, les Lestrange, les Malfoy ou les Londubat, ou pour les patrons d'entreprises florissantes, mais c'était la première fois qu'il voyait un adolescent en faire autant pour une simple signature. Il se demanda si c'était sa célébrité qui l'avait poussé à prendre ce genre de mesure ou son titre de Lord ? Quoique le jeune homme n'était jamais venu réclamer la direction de sa famille…

« De plus, » continua le jeune homme en sortant le gobelin de ses pensées « j'utilise une petite astuce supplémentaire si jamais quelqu'un remarquait ce détail. »

Alors que le gobelin masquait son étonnement une fois de plus, Harry se mit à fouiller dans ses poches. Pendant une longue minute, il échoua à trouver ce qu'il voulait, son bras s'enfonçant de plus en plus dans sa poche, avant qu'il ne se décide à sortir sa baguette à lancer un Accio pour attirer à lui l'objet de sa convoitise. Le gobelin regarda son client s'armer d'un étrange tube noir avec une sorte de vitre à l'une des extrémités. Il appuya sur un bouton et une lumière bleue-violette jaillit de l'instrument. La créature retint de justesse un sursaut avant de comprendre qu'il devait s'agir d'une technologie moldue. Il regarda avec curiosité et incompréhension, le sauveur passer l'étrange objet sous le faux testament, au niveau de la signature, sans que rien de particulier ne se produise. L'instrument s'éteignit et Harry reposa le parchemin.

« Normalement, je fais un petit dessin sous ma signature, avec une encre spéciale qui n'apparaît que sous un rayonnement particulier. Les moldus appellent ça une encre invisible et ils utilisent de la lumière noire pour la faire apparaître. Comme je sais que les sorciers ne sont pas trop au courant des découvertes moldues, j'ai eu l'idée d'utiliser ça. »

Harry n'ajouta pas que la lampe de poche, qu'il tenait dans les mains, avait été subtilisée à son cousin lorsqu'il n'avait que neuf ou dix ans, car Dudley la lui avait lancée à la figure et qu'il ne l'avait jamais réclamée. La lampe faisait partie d'un kit de détective que son cousin avait reçu en cadeau à l'un de ses anniversaires, mais ce jeu l'avait vite ennuyé et dans sa colère il avait jeté la boîte sur le jeune Potter. Ce dernier avait vu la lampe et pensait qu'il pourrait s'en servir pour lire le soir dans son placard, il l'avait discrètement glissée dans une poche. Il s'était avéré plus tard qu'elle ne pourrait pas lui servir à cause de la lumière très spéciale qu'elle diffusait, mais il l'avait gardée au cas où.

Le gobelin soupira en comprenant que ce document avait véritablement été falsifié et que quelqu'un avait tenté d'obtenir illégalement l'héritage de leur client. Cette affaire s'annonçait délicate… Ils auraient dû pourtant en vérifier l'authenticité, d'ailleurs il était sûr que cela avait été fait. Le gobelin chercha de nouveau dans le dossier de son client, une preuve de ce contrôle. Finalement il trouva le papier et quand il vit que tout était censé être en règle, il eut un étrange pressentiment.

En face de lui, Harry s'était enfin décidé à lire « son » testament et si parfois il fronçait les sourcils, il ne pouvait qu'admettre que dans l'ensemble, le faussaire le connaissait plutôt bien car en lisant le contenu, on aurait pu croire à première vue, qu'il s'agissait bien de ses dernières volontés. Mais certains détails ne collaient pourtant pas. Il était dit par exemple, qu'il léguait le titre de « Lord Black » à son meilleur ami Ronald Billius Weasley, mais il ne savait pas posséder un tel titre et si cela avait été le cas, jamais il ne l'aurait transmis à Ron !

Il aimait beaucoup son ami rouquin, mais il était lucide et jamais le Weasley n'aurait pu gérer un tel patrimoine. De plus, puisqu'il s'agissait de la famille Black, il aurait fait en sorte que ce titre reste à sa place en le léguant à Teddy ou même à Draco. Ron n'avait aucun droit sur ce titre de noblesse. Tout comme le fait que Ginny hériterait du titre de « Lady Potter ». Il aimait aussi beaucoup la plus jeune des Weasley mais il n'aurait jamais fait ça, pour les mêmes raisons qu'avec Ron.

Autre fait notable, il était dit qu'il lèguerait la totalité de sa bibliothèque à Hermione, mais même en connaissant la passion de sa meilleure amie, il savait aussi que certains livres pouvaient peut-être se révéler dangereux et il ne lui aurait jamais fait courir un tel risque, il lui aurait plutôt cédé de l'argent pour qu'elle remplisse elle-même sa bibliothèque. C'était la même chose pour Luna. Cela semblait au premier abord normal de lui léguer de l'argent, mais au vu du caractère de la jeune femme, Harry aurait plutôt octroyé de l'argent au Chicaneur et offert à Luna des terres sur lesquelles elle aurait pu découvrir des créatures mystérieuses ou en protéger d'autres.

Ce testament était à la fois plausible et complètement improbable par de nombreux points et Harry ne voulait pas perdre de temps à tous les énumérer. De toute façon il était clair qu'il s'agissait d'un faux pour lui, comme pour le gobelin puisqu'il lui avait prouvé que la signature n'était pas authentique.

« M. Potter, je dois vous avouer ma confusion, car j'ai devant moi un document de votre main certifiant la véracité de ce testament, suite à une lettre de notre part pour vous informer de son existence. »

« Je n'ai reçu aucune lettre concernant un quelconque testament… »

Oui, cette affaire allait être vraiment très compliquée ! Le gobelin le déplorait déjà. Il mit le document de côté et se pencha plutôt vers son client.

« Pouvez-vous m'indiquez quel genre de lettre vous receviez de notre part, M. Potter ? »

« Je n'ai toujours reçu que des relevés de compte, une fois par trimestre. J'ai supposé que ce n'était pas plus fréquent car je dépensais peu. Je n'ai presque pas touché à mon compte depuis mon arrivée dans le monde sorcier. »

Le gobelin retint son souffle un instant avant de se tourner vivement vers le dossier du sorcier. Une véritable grimace apparut cette fois sur le visage de la créature et Harry commença à s'inquiéter.

« Qu'y-a-t-il Maître Gobelin ? »

« M. Potter… Nous envoyons généralement un relevé de compte chaque mois, peu importe la quantité de dépenses. Le peu de lettres que vous avez reçu est déjà problématique en soi. Mais surtout, vous m'affirmez n'avoir que peu retiré de votre compte et je vous crois. Cependant j'ai devant moi des relevés fait au nom de votre tuteur magique pour vous, qui font état d'une toute autre situation… »

« Mon tuteur magique ? »

Le gobelin retint un soupir, comprenant l'ampleur de la supercherie.

« Un tuteur magique est généralement utilisé pour les sorciers nés de parents moldus ou les Sangs Mêlés ayant vécus dans le monde moldu, sans famille sorcière vivante. Le Ministère désigne une personne de confiance qui sera là pour guider alors le sorcier ou la sorcière et répondre à ses questions. Dans le cas de grandes familles, ces tuteurs peuvent être désignés pour prendre soin du patrimoine familial en attendant que l'héritier soit assez grand pour reprendre les rênes de la famille. »

Harry acquiesça, comprenant le rôle d'un tel personnage. Cependant jamais personne ne l'avait contacté à ce propos ou ne s'était manifesté pour se présenter. Mais visiblement cette personne avait allègrement tiré dans son coffre… Le jeune homme ne savait plus quoi penser à vrai dire.

« Dans votre cas, il s'agit d'Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore. Il a été désigné comme tel à votre naissance, donc je suppose qu'il s'agit de la volonté de vos parents. Je dois avoir leur testament ici normalement. »

Le sorcier pâlit drastiquement. Et dire qu'il avait retrouvé un semblant de couleur auparavant. Personne ne lui avait jamais dit que ses parents avaient laissé un testament… Il n'était toujours venu qu'en coup de vent à Gringotts, la première fois avec Hagrid qui ne l'avait laissé que prendre un peu d'or, puis toujours avec les Weasley qui le pressaient d'aller rapidement car ils devaient encore faire les courses et qu'il n'osait pas s'attarder, leur faisant ainsi remarquer leur pauvreté…

Mais visiblement cela avait été une erreur, une terrible erreur… Le gobelin remarqua la respiration rapide de son client et compris son trouble en supposant que jamais le jeune homme n'avait été au courant de cela, comme pour tout le reste. Dans un rare élan de considération pour autrui, le gobelin lui demanda :

« Vous souhaitez peut-être que l'on reporte certaines choses à la semaine prochaine M. Potter ? »

« N-non. Cela ira… » Sa voix tremblait. « Je préfère tout voir d'un coup. J'aurais ensuite le temps d'y réfléchir. Merci. »

« Bien, comme vous voudrez. »

Sur ce il lui tendit le testament de sa mère et de son père. Harry passa les formalités mais prit le temps de relire au moins deux fois le cours passage qui lui était dédié. C'était la première fois qu'il avait une preuve réelle et matérielle de l'amour de ses parents pour lui et il retint tant bien que mal ses larmes. Il imprima les mots dans son esprit, les inscrivant à l'encre indélébile dans son cœur. Cela lui faisait tellement de bien de voir que ses parents l'avaient aimé. Bien sûr, il avait pu s'en rendre compte à travers quelques souvenirs de son parrain et de Remus, ou avec la pierre de résurrection, juste avant son combat contre Voldemort, mais là il s'agissait de quelque chose écrit par la main de ses deux parents !

Il passa la liste des personnes qui auraient pu être ses tuteurs en revue, mais certains noms comme celui de Sirius ou de Remus étaient barrés. Cela s'était sûrement passé à leur mort… Harry se mordit l'intérieur de la joue pour éviter de fondre en larmes. Ce n'était pas encore le moment. Il savait que c'était un choix de Dumbledore de l'avoir placé chez les Dursley et même s'il voyait bien que certaines personnes étaient encore vivantes et qu'il aurait pu vivre une vie plus heureuse avec eux, il n'en voulait pas au directeur pour ce point-là : sa famille d'accueil aurait pu être en danger à cause des Mangemorts et il avait de véritables protections chez sa tante, même si elles ne l'avaient pas protégé des accès de colère de son oncle, assez rares mais bien existantes malgré tout.

Mais à part cela, le testament désignait bien Albus Dumbledore comme son tuteur magique s'il venait à être placé chez sa tante. Ses parents avaient vraiment pensé à tout pour lui. Cela lui réchauffait le cœur, bien qu'il se sentit encore plus trahi par le vieil homme qui avait eu également la confiance de ses parents. Il reposa le parchemin et remercia le gobelin d'un pauvre sourire. Celui-ci se contenta d'accepter le document et ses remerciements silencieux sans commentaires. Il n'en n'avait malheureusement pas fini avec le jeune homme puisqu'il tendit ensuite le testament de son parrain.

« Vous auriez dû être là à son ouverture, mais nous avons reçu une lettre nous annonçant votre incapacité à être présent ce jour-là. Il s'agit du testament du feu Sirius Orion Black. »

Cette fois-ci, les mains d'Harry tremblèrent, mais il serra les poings quelques secondes pour se reprendre. Il se saisit alors du document et découvrit les dernières volontés de son parrain. Il apprit avec émotion que Sirius avait fait de lui son unique héritier, lui léguant l'intégralité de ses biens personnels et ceux de sa famille, ainsi que le titre de Lord Black. Il le savait déjà par Dumbledore, mais cela lui faisait un petit quelque chose de véritablement lire le testament. Ce dernier était assez court, mais il émanait de chaque mot une chaleur rassurante et bienveillante pour le sorcier. Il ne manqua cependant pas de remarquer que quelques détails semblaient avoir volontairement été omis par son ancien directeur sur ses biens… Notamment ce titre de noblesse.

« Merci Maître Gobelin. »

« C'est tout naturel M. Potter. Je dois également vous informer que depuis mai dernier, vous avez hérité des possessions de la famille Peverell et du titre de Lord de cette même famille. »

« Je n'ai jamais entendu parler… Attendez… Vous avez dit « Peverell » comme dans « Antioche, Cadmus et Ignotus Peverell » … ? Les trois frères du conte de Beedle le Barde ? »

« En effet M. Potter. Votre père était un descendant direct d'Ignotus Peverell et donc les biens de cette famille se sont depuis longtemps mélangée à celle des Potter. Toutefois, Cadmus Peverell avait également un descendant : Tom Marvolo Jedusor. »

« Voldemort… »

« Oui, c'est exact. Et maintenant qu'il est mort, les dernières possessions de la famille Peverell vous revienne en tant qu'héritier direct, puisque M. Jedusor n'a laissé aucun testament. »

Harry hocha la tête, un peu sonné par la nouvelle. Puis il réalisa soudain que cela signifiait que Voldemort et lui étaient… des sortes de cousins à un extrême degré ! Un horrible frisson remonta dans son dos. Cette pensée lui donnait envie de vomir ! Cousin de Voldemort… Merde alors ! Il secoua la tête pour chasser cette nouvelle de sa tête.

« Concernant l'état de vos comptes M. Potter… Je dois dire qu'il ne reste plus grand-chose dans votre coffre. Des retraits pour vos besoins personnels ont été effectués tout au long des années. Les sommes étaient plus ou moins importantes, mais votre tuteur n'a jamais fait le moindre virement. Il ne devait pas vouloir laisser de trace de cet argent. » Commenta le gobelin. « Il est évident qu'il n'aurait pas pu dépenser autant d'argent pour lui-même. »

Le Potter baissa légèrement la tête. Il aurait voulu que ce soit autrement, mais apparemment Dumbledore n'avait pas été le seul à l'utiliser. Un, ou même plusieurs « complices », devaient se trouver dans le testament. Il n'osait cependant pas se pencher plus en détails sur cette liste, car il ne voulait douter d'aucun d'eux, mais il lui était désormais impossible de leur faire confiance ! Il ne pourrait même plus les regarder dans les yeux, sans se demander si il ou elle avait réellement été son ami ou s'il avait été utilisé pour son argent et sa célébrité. Cela lui faisait mal, terriblement mal.

Il ne pourrait plus jamais faire confiance à ses amis après tout ce qu'il venait de découvrir. Il avait même été trahi par celui qu'il voyait comme un grand-père et qui aurait dû veiller sur lui ! Mais après tout… Pourquoi s'en étonnait-il ? L'homme n'avait toujours vu en lui qu'une arme, un sacrifice, un martyr. Il avait eu beau discuter avec un homme se faisant passer pour Dumbledore, après avoir reçu le sortilège de la mort de la part de Voldemort, rien ne lui disait que ce n'était pas seulement une entité supérieure qui avait pris les traits du vieil homme… Dans tous les cas, le directeur avait réussi à le berner, d'autres auraient très bien pu réussir à leur tour… Il ne lui restait plus qu'une chose à faire…

« Je vais partir… » Déclara-t-il dans un soupir désespéré.

Le gobelin cilla, se penchant vers son client.

« Qu'avez-vous dit M. Potter ? »

A suivre…

°0o0°

Et voilà une nouvelle fin ! Un peu plus frustrante que l'autre peut-être ? Ou pas, car vous n'aurez pas la suite du chapitre 1 tout de suite, tandis que celle que du chapitre 2 sera… Dans le chapitre 3 ! Trop fort :)

Bon, Dumbledore est un gros méchant pas beau, pour ne pas dire autre chose, dans ce crossover… Comme dans quasiment toutes mes fanfictions Harry Potter, je l'avoue ! Mais en même temps, j'ai deux excuses !

Déjà premièrement, même quand j'essaye vraiment de le faire gentil ou neutre… Bah il devient méchant… Contre ma volonté en plus, un truc de fou je vous dis !

Et deuxièmement, pour tous les pro-Dumby, je suis désolé mais ce gars est un pu…rée de patate de manipulateur sans cœur ! Faut arrêter de se voiler la face, je ne fais que faire ressortir sa véritable personnalité.

Le vieil homme sage s'en fout de laisser Harry chez une tante qui déteste la magie, il ne va pas même pas voir comment il va ou fait exprès de faire comme si tout allait bien (il avait après tout placé un « espion » donc il savait pu…rée !), en plus en sachant qu'il allait le faire exécuter, il ne lui a même pas laissé la possibilité de vivre heureux dans une famille aimante, car cela l'aurait rendu trop arrogant et imbu de lui-même (donc grosso modo pas facile à manipuler car il aurait pu apprendre à réfléchir par lui-même) et … Il y a trop de choses à dire et ce n'est pas le débat.

Donc oui, je donne la couleur, Dumbledore sera soit inexistant, soit le sal…e homme qu'il est dans la réalité, que ce soit dans cette fanfiction ou dans mes futurs autres.

Sur une note plus joyeuse, à bientôt mes petits sorciers !

Une review ou un sort !